Dans la droite veine de son cinéma qui dissèque l'espace social par l'absurde, Yorgos Lanthimos nous livre avec The Lobster une nouvelle représentation des contradictions et absurdités de notre société. Mais est-ce-que cela en fait un Prix du Jury cannois mérité ?
Derrière une retranscription très textuelle de l’œuvre, Justin Kurzel fait preuve d’une vraie proposition de cinéma et offre à cette pièce une modernité insoupçonnée [...] Le Macbeth de Justin Kurzel atteint la noirceur et la grandeur du texte, tout simplement.
L'histoire est une parodie du Nouveau Testament racontée au travers de la fille de Dieu, Ea. Elle est l’héroïne de cette épopée et part en quête de six nouveaux apôtres. Entre alors en scène des personnages hauts en couleurs et pourtant banaux, interprétés par des acteurs de renom.
Projeté à la Quinzaine des réalisateurs dans le cadre du festival de Cannes, Much Loved est une oeuvre qui vaut la peine d’être visionnée pour plusieurs thématiques bien analysées et pour un certain souffle nouveau très différent de nos films occidentaux.
Z est un film remarquable, sobre, profond, efficace. Première partie d’une trilogie sur les dictatures (avec L’Aveu et État de siège, film injustement oublié), il montre avec minutie comment une démocratie peut facilement sombrer si on n’y prend pas garde.
Combat sans code d'honneur : le film violent et satirique avec Bunta Sugawara qui a révélé le réalisateur de Battle Royale, Kinji Fukasaku et inspiré la musique de Kill Bill.
Jeudi 21 mai, après près d'une semaine de festival, CineSeries, les yeux collés par le manque de sommeil et les kilométrage de pellicule avalés, s'est octroyé une pause bienvenue avant de monter les marches du palais pour assister à la projection de "Dheepan", le dernier film de Jacques Audiard.
Mercredi 20 mai, CineSeries s’est rendu à l’hôtel Majestic pour rencontrer des femmes de cinéma, les entendre parler de leur parcours et de la place des réalisatrices dans la production mondiale.
Chronique Cannes 2015: Montée des marches : Benicio Del Toro, Emily Blunt à l'affiche de Sicario, "Much Loved" : dans l'enfer des prostituées marocaines et Julien et Marguerite de Ravalet: Amour tabou et conte de fées pop
Cette année, Cannes et la chaîne TMC célèbrent le centenaire d’Orson Welles. Parmi la programmation, présentée pour « Cannes Classics » figure le documentaire de deux sœurs, Clara et Julia Kuperberg, This is Orson Welles.
Etouffant de réalisme, précis dans son sujet, parfaitement incarné par Vincent Lindon, La Loi du marché s’impose comme un outsider idéal dans le palmarès cannois.
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »
Dans "L’Âge des inutiles", David Da Silva croise Donald Trump, la Silicon Valley, l’intelligence artificielle et le cinéma pour poser une question simple mais inquiétante : et si le progrès que nous célébrons préparait déjà notre propre déclassement ? Non pas la grande apocalypse mécanique promise par la science-fiction, mais quelque chose de plus discret et rationnel : un monde où l’humain deviendrait peu à peu l’élément le moins rentable du système.
Un sex-shop, une vendeuse qui en a vu d’autres et Hugo, collègue aussi candide qu’intarissable : il n’en faut guère davantage pour transformer godes, porno, fantasmes et petites misères sexuelles en machine à gags. Sans prétendre révolutionner la gaudriole, cette BD trouve son meilleur carburant dans le télescopage entre la banalité du commerce et ce que ses produits ont de délicieusement embarrassant.