« Et l’amour, c’est pas comme une tarte. T’en as pas un stock limité. C’est… C’est plus… Un peu comme les masques à oxygène, ceux qui tombent du plafond des avions quand ils doivent atterrir en extrême urgence : tu ne peux pas aider les autres si tu n’as pas respiré dans le tien avant. »
« Alors je lui ai dit que j’étais marié, a poursuivi Nick.
Tu devais tout de même bien avoir une idée de ce qu’elle te voulait, a dit Derek.
Non, je t’assure, a dit Nick. Les gens prennent tout le temps des cafés ensemble, alors non, ça ne m’a pas traversé l’esprit.
Ça ferait une bonne histoire à raconter dans un magazine, ça, a dit Evelyn. Si tu avais eu une aventure avec elle.
Elle était jolie ? a demandé Bobbi.
Nick a ri en montrant ses paumes, l’air de dire, qu’est-ce que tu crois ?
Ravissante, a-t-il répondu.
Melissa a ri, et il a souri la tête baissée, comme s’il était content de l’avoir distraite. Sous la table, je m’écrasais les orteils avec mon talon.
Elle était aussi terriblement jeune, non ? a dit Derek. Vingt-trois ou quelque chose comme ça.
Peut-être qu’elle savait que tu étais marié, a dit Evelyn. Il y a des femmes qui aiment les hommes mariés. Pou elles, c’est une sorte de défi.
Je m’écrasais le pied si fort que la douleur est remontée dans ma jambe et que j’ai dû me mordre la lèvre pour m’empêcher de crier. En levant le talon, j’ai senti mes orteils palpiter.
Je ne crois pas, a dit Nick. Elle avait l’air très déçu quand je le lui ai dit. »
Étrange film, présenté à la Quinzaine des cinéastes du festival de Cannes 2024, dont la durée (2h17) ne se justifie jamais et qui se clôt par une scène qui illustre son titre de manière énigmatique. Pour son second long métrage après "Amiko", la très jeune réalisatrice Japonaise Yôko Yamanaka met en scène la vie d’une jeune tokyoïte prénommée Kana (probablement son double) dont on comprend assez rapidement qu’elle vit avec un homme qu’elle envisage de quitter pour s’installer avec un autre.
« Horus : Je propose de remonter vers le nord, Le Caire, pour réactiver Khéops…
Bastet : Bonne idée Horus… Je ne t’en croyais plus capable.
Horus : … et je vous exposerai chemin faisant certaines de mes idées sur un nouvel ordre mondial, régi par nous…
Bastet : On fait sauter l’O.N.U. alors ? »
« JOHN N’A PAS EU LE TEMPS DE CHANGER DE CABINE…… JOHN N’A MEME PAS EU LE TEMPS DE RACCROCHER…… CAR J’AI ENTENDU L’EXPLOSION…… ET SON CRI…… SON CRI D’ALPHERATZIEN, QU’IL AVAIT PARFOIS EN SE BLESSANT AVEC LA LUMIERE, OU, LES PREMIERES FOIS, EN FAISANT L’AMOUR……….. »
Pour son quatrième long métrage, Sean Baker décide de surprendre tout en restant fidèle à ses méthodes et principes. Il met donc en scène une jeune femme nommée Jane qui a tout de la starlette, comme son comportement l'indique dès le début. Mais le réalisateur nous réserve quelques surprises…
Alors qu’il vit dans des conditions assez précaires, Lucky (le chanceux…) doit faire face à une situation particulièrement inattendue : une femme qu’il avait perdu de vue vient le trouver un beau jour pour lui dire que c’est son tour de s’occuper de leur jeune fils. S’il se rappelle avoir eu une histoire avec cette Linda (Kat Sanchez), il doute franchement d’être le père de cet enfant qui lui tombe sur les bras sans crier gare.
« - Les journalistres racontent n’importe quoi sur ma vie privée. Ils n’hésitent pas à inventer des bêtises sur ma vie dans le seul but de vendre leurs magazines. « ... »
- Pourquoi Ava Gardner ne conteste-t-elle jamais ces fausses informations ? Vous en auriez le droit.
- C’est précisément ce que cherchent les journalistes : que je m’empêtre dans les démentis. Cela ne ferait qu’augmenter leurs ventes ! »
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.