Laurent

Comme un lundi, misoffervescent parmi tant d’autres

« Vous avez dormi ici ? C’est beau la jeunesse. »

Chez Adolf – Tome 4 : 1945 et la défaite allemande

« La musique de sa flûte était si douce et mélodieuse que les enfants, comme hypnotisés, ne songeaient plus à rien d’autre qu’à le suivre. Il les mena jusqu’au bord du fleuve et entra dans son courant et tous les enfants y pénétrèrent et se noyèrent. »

En rémission : dialogue de sourds

« Il faut que je m’occupe de tout ici… Il faut que je gère mon diabète, il faut que je m’occupe de monsieur, des courses, de l’entretien de la maison et j’en passe… Moi aussi, j’aimerais bien prendre du temps pour moi. »

Terre errante dans l’immensité de l’univers

« Plus tard, nous sommes arrivés au bord de la mer, où nous avons pu voir le sommet de gratte-ciels immergés saillir des eaux. Au moment du reflux, des flots d’écume blanche se sont mis à rouler en cascade le long de leurs innombrables fenêtres… »

On va tous crever, mais quand, où et comment ?

« - Bon, j’ai une question. Pourquoi tous les appartements de cet immeuble ont des numéros différents ? En bas, c’était le numéro 12, ici c’est le numéro 18. Comment ça se fait ? - C’était une idée de l’ancien propriétaire de la maison. Il a gagné à la loterie. Avec le pactole, il a acheté cet immeuble. Chaque appartement porte un de ses numéros gagnants. »

Sous la maison… un univers parallèle

« En général, le mur qui ceint le monde physique est impénétrable. Mais, l’histoire recèle maintes descriptions de portails entre notre monde et des mondes voisins. Le plus souvent, ces récits parlent de zones fragiles où le tissu spatio-temporel se déchire légèrement. Même s’il n’est pas aisé de les franchir, ces régions offrent u accès direct au royaume de l’esprit. De tels portails sont rares, et indécelables pour la plupart des humains. Toutefois, on pense que certains êtres particulièrement purs et innocents ont la faculté de percevoir ces passages sacrés. »

Blue Summer (A Song Sung Blue), par une Chinoise de 26 ans

A Harbin (nord-est de la Chine) aujourd’hui, Xian, adolescente de 15 ans vit avec sa mère, médecin dans un hôpital. Pour raison professionnelle, la mère part pour l’été en Afrique et laisse Xian chez son père. « Mieux vaut compter sur soi-même que sur le destin. »

Milkman : vrai ou faux laitier ?

« Donc éclatant, ça n’allait pas, et « trop triste » ça n’allait pas, non plus que « trop joyeux », en substance il fallait traverser les jours en n’étant rien du tout ; et sans penser non plus, du moins pas trop fort, c’est pourquoi tout le monde gardait ses pensées intimes par-devers soi, à l’abri de recoins secrets. Quant à p’pa et m’ma, p’pa se complaisait trop dans la mine longue et m’ma mettait trop d’entrain à se mettre en marche, de l’avant, et à intervalles réguliers p’pa déprimait et devait être hospitalisé, et m’ma en conséquence oubliait son en marche, de l’avant et se fâchait après lui qui l’avait abandonnée avec nous dans ce pétrin. »

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