"My Sunshine" est un film japonais touchant qui raconte l’histoire de Takuya, un adolescent timide et bègue, et de Sakura, une patineuse talentueuse, qui se rapprochent à travers la danse sur glace. Entre émotion, maladresse et quête de confiance, ce film explore les premiers amours et les ambitions personnelles dans un décor hivernal. Une romance douce-amère où la glace fond à mesure que le printemps approche, mais où les sentiments restent fragiles.
« Depuis la fin de la guerre, notre pays manque de bras. Cela fait dix ans que le gouvernement invite des ressortissants de nos colonies à venir travailler dans les usines. Le secteur minier des Cornouailles, en particulier, a eu cruellement besoin de main-d’œuvre et beaucoup d’immigrés d’Inde et d’Afrique y ont été employés. Lorsque ces immigrés sont devenus aussi nombreux que les locaux dans certaines régions, les nationalistes ont commencé à exiger le renvoi des travailleurs étrangers. Et les tensions ont commencé à croitre avec les exploitants des mines. »
« - Mais enfin, où veux-tu que je sois ? Je te l’ai déjà dit cent fois : si je réponds pas au téléphone pendant plus de deux ou trois heures, c’est que je suis en… ? En ?
- Garde à vue ?
- Voiiiilà !
- Oh, une histoire idiote de commande de café par satellite. Je t’expliquerai. »
« Et l’amour, c’est pas comme une tarte. T’en as pas un stock limité. C’est… C’est plus… Un peu comme les masques à oxygène, ceux qui tombent du plafond des avions quand ils doivent atterrir en extrême urgence : tu ne peux pas aider les autres si tu n’as pas respiré dans le tien avant. »
« Alors je lui ai dit que j’étais marié, a poursuivi Nick.
Tu devais tout de même bien avoir une idée de ce qu’elle te voulait, a dit Derek.
Non, je t’assure, a dit Nick. Les gens prennent tout le temps des cafés ensemble, alors non, ça ne m’a pas traversé l’esprit.
Ça ferait une bonne histoire à raconter dans un magazine, ça, a dit Evelyn. Si tu avais eu une aventure avec elle.
Elle était jolie ? a demandé Bobbi.
Nick a ri en montrant ses paumes, l’air de dire, qu’est-ce que tu crois ?
Ravissante, a-t-il répondu.
Melissa a ri, et il a souri la tête baissée, comme s’il était content de l’avoir distraite. Sous la table, je m’écrasais les orteils avec mon talon.
Elle était aussi terriblement jeune, non ? a dit Derek. Vingt-trois ou quelque chose comme ça.
Peut-être qu’elle savait que tu étais marié, a dit Evelyn. Il y a des femmes qui aiment les hommes mariés. Pou elles, c’est une sorte de défi.
Je m’écrasais le pied si fort que la douleur est remontée dans ma jambe et que j’ai dû me mordre la lèvre pour m’empêcher de crier. En levant le talon, j’ai senti mes orteils palpiter.
Je ne crois pas, a dit Nick. Elle avait l’air très déçu quand je le lui ai dit. »
Étrange film, présenté à la Quinzaine des cinéastes du festival de Cannes 2024, dont la durée (2h17) ne se justifie jamais et qui se clôt par une scène qui illustre son titre de manière énigmatique. Pour son second long métrage après "Amiko", la très jeune réalisatrice Japonaise Yôko Yamanaka met en scène la vie d’une jeune tokyoïte prénommée Kana (probablement son double) dont on comprend assez rapidement qu’elle vit avec un homme qu’elle envisage de quitter pour s’installer avec un autre.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.
Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.