Laurent

When the Light Breaks : une douleur indicible

"When the Light Breaks" de Rúnar Rúnarsson plonge dans la fragilité de la vie à travers l’histoire d'Una, une jeune artiste en pleine quête d’identité. Ce film islandais explore les thèmes du deuil, des relations humaines et de la douleur à travers un groupe d’amis confrontés à la perte brutale d’un proche. Avec une mise en scène lumineuse et une réflexion profonde, il offre une vision émotive de la vie, de l’amour et de la séparation.

L’abîme de l’oubli : les surprises de la fosse 126

« Pour ce qu’on en sait, l’être humain est la seule espèce du règne animal qui enterre ses morts. A partir du moment où Neandertal et Sapiens ont pris conscience de la finitude de la vie, ils ont prêté à la mort un sens mystique. On a alors commencé à faire des offrandes aux défunts et à les enterrer dignement, comme s’il fallait qu’ils soient bien rangés pour la postérité. Les rituels funéraires prétendaient faciliter le passage du défunt vers l’autre monde… tout en aidant les vivants à supporter la douleur de la perte. Déterrer un corps, étudier son emplacement et les objets trouvés à ses côtés… Tout cela donne des indices sur les modes de vie et de pensée de nos ancêtres. Les tombes en disent beaucoup d’une société. »

Fire !! : L’histoire de Zora Neale Hurston

« - Bon, si j’devais partir, promets-moi s’y te plait qu’tu laisseras personne enlever le coussin de derrière ma tête… Ou r’couvrir l’horloge ou l’miroir… - ? Pourquoi qu’on f’rait ça ? - C’est la coutume chez nous… Des superstitions idiotes pour tout dire… Ton père essaiera aussi d’tourner mon lit pour qu’mes pieds soient à l’est… - Pourquoi ? - C’est une tradition baptiste… Et vu qu’l’est pasteur y s’sentira obligé… Même si j’lui ai d’mandé d’pas l’faire. - J’vais m’disputer avec p’pa à cause de ça ? - Rappelle-lui juste mes dernières volontés, c’est tout… au cas où il oublierait. »

Ici (Here)

« Chaque jour le facteur arrive, le chien aboie, le facteur repart. Et le chien croit qu’une fois de plus, il nous a protégés contre un intrus. C’est une relation symbiotique. Un petit rituel, un numéro qu’ils effectuent à deux. »

La ligne de vie : raccourcie, celle de Corto ?

« - Un truand qui a roulé les indigènes pour mettre la main sur leurs terres. Un charlatan qui a fondé ses fouilles sur un faux manuscrit, un conte pour enfants. - La relation des choses du Yucatan de l’inquisiteur Diego de Landa est un témoignage de première main des sacrifices rituels mayas ! - C’est vous qui avez raison. Le manuscrit original se trouve à la bibliothèque nationale de Madrid. Mais je n’ai pu lire que la version traduite en français par l’abbé Brasseur de Bourbourg. »

Au travers du rayon, de la fiction à la réalité ou inversement

« Le décor, la lumière, les voix et les sons ne font qu’un avec lui. Il se laisse absorber par la fiction. Ses mots se mêlent à ceux du personnage. La passerelle vers la diégèse du film est alors créée : une fenêtre vers d’autres histoires s’ouvre. »

Maja, une épopée finlandaise : une scandinave au XIXe

Réalisé par Tiina Lymi, actrice finlandaise et metteuse en scène de théâtre, "Maja, une épopée finlandaise" est son premier long métrage visible en France, après en avoir écrit et dirigé cinq autres. Il s’agit d’une grosse production où elle adapte librement une saga familiale écrite par Anni Blomqvist dans les années 60 et très réputée en Finlande.

Céline : Une enquête en trompe-l’œil

« Aimer les paysages de montagnes er de vallées du Sud du Wyoming, ça s’apprend. Céline n’avait jamais appris. Quelques jours plus tard, elle écrivit à Hank : « Les kilomètres de collines et de bigelovie puante, les mouchetures surprenantes d’antilopes pareilles à des taches de peinture, rouges et blanches, les montagnes rocailleuses en fond et le vent incessant, tout ça semble distant, presque inaccessible. Du coup, moi aussi je me sens mise à distance. On dirait de vraies montagnes privées d’humidité et de couleur, même si je sais que les gens en font des tonnes sur la subtilité des nuances de cette région. Comme pour compenser, pour s’excuser. Bref, ça me fatigue. Ça ne m’a jamais intéressée de rencontrer un paysage ou quelqu’un à moitié. … »

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