« Chaque jour le facteur arrive, le chien aboie, le facteur repart. Et le chien croit qu’une fois de plus, il nous a protégés contre un intrus. C’est une relation symbiotique. Un petit rituel, un numéro qu’ils effectuent à deux. »
« - Un truand qui a roulé les indigènes pour mettre la main sur leurs terres. Un charlatan qui a fondé ses fouilles sur un faux manuscrit, un conte pour enfants.
- La relation des choses du Yucatan de l’inquisiteur Diego de Landa est un témoignage de première main des sacrifices rituels mayas !
- C’est vous qui avez raison. Le manuscrit original se trouve à la bibliothèque nationale de Madrid. Mais je n’ai pu lire que la version traduite en français par l’abbé Brasseur de Bourbourg. »
« Le décor, la lumière, les voix et les sons ne font qu’un avec lui. Il se laisse absorber par la fiction. Ses mots se mêlent à ceux du personnage. La passerelle vers la diégèse du film est alors créée : une fenêtre vers d’autres histoires s’ouvre. »
Réalisé par Tiina Lymi, actrice finlandaise et metteuse en scène de théâtre, "Maja, une épopée finlandaise" est son premier long métrage visible en France, après en avoir écrit et dirigé cinq autres. Il s’agit d’une grosse production où elle adapte librement une saga familiale écrite par Anni Blomqvist dans les années 60 et très réputée en Finlande.
« Aimer les paysages de montagnes er de vallées du Sud du Wyoming, ça s’apprend. Céline n’avait jamais appris. Quelques jours plus tard, elle écrivit à Hank : « Les kilomètres de collines et de bigelovie puante, les mouchetures surprenantes d’antilopes pareilles à des taches de peinture, rouges et blanches, les montagnes rocailleuses en fond et le vent incessant, tout ça semble distant, presque inaccessible. Du coup, moi aussi je me sens mise à distance. On dirait de vraies montagnes privées d’humidité et de couleur, même si je sais que les gens en font des tonnes sur la subtilité des nuances de cette région. Comme pour compenser, pour s’excuser. Bref, ça me fatigue. Ça ne m’a jamais intéressée de rencontrer un paysage ou quelqu’un à moitié. … »
« Le hasard n’est que le nom que l’on donne à des évènements que l’on ne comprend pas. Or il y a une explication logique, rationnelle à toute chose et il y en a certainement une à la disparition de mes clés. En fait, à bien y réfléchir, tout a commencé avec ce billet d’entrée pour le Châtelet. Si je ne l’avais pas trouvé, je ne serais pas sorti ce soir et rien ne serait arrivé. A l’heure qu’il est, je serais au fond de mon lit, bien au chaud, sous mes couvertures. Vraiment, les choses n’arrivent pas par hasard et tout dans l’univers obéit à des lois de causalité. »
« Tu voudrais savoir si tu seras capable de rester dans le rang quand les premiers tirs vont s’abattre, c’est ça ? Si tu auras les tripes de ne pas fuir comme un lâche ? Bon sang ! Quel genre de soldat suis-je, au fond ? Quel genre d’homme ? »
« Derrière elle, un paquet de neige tomba d’une branche qui rebondit de joie, débarrassée de sa charge hivernale, fêta d’un jet de gouttelettes sa liberté retrouvée, et s’immobilisa en angle aigu. »
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.
Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.