« Ah ! J’ai oublié… Nous avons aussi les aveux de votre femme concernant son agression à coups de cendrier envers notre ami commun… Il nous les a donnés pour faire bon poids bonne mesure… Vous voyez que vous avez tout à gagner en coopérant avec nous… »
« - Vous croyez au Père Noël, M. Burma ?
- Oui, madame !
- Vous avez raison, c’est la saison ! Le petit Jésus va bientôt sortir de son étable et tout ira mieux… Vous croyez au Père Noël ?
- Mais non !
- Vous avez tort ! »
« Je pleure au cinéma. Parfois pour pas grand-chose, une réplique ou une scène suffisent.Je ne crois pourtant pas être plus sensible que la moyenne ; je ne me suis jamais retrouvé en larmes dans un musée ou une salle de concert, encore moins à la fin d’un roman. J’ai même parfois du mal aux enterrements. Mais, terré dans la pénombre d’une salle, le téléphone en « mode avion », le regard rivé à l’écran… Disons pour faire court que les cartes sont redistribuées. Une région de mon cerveau prend le dessus sur les autres, les assiège puis les soumet à sa loi. »
« A cette époque-là, le nom que mes mères me donnaient la plupart du temps et me donnent encore, c’est Burl. Nell dit que c’est un nom qui me va bien, même si je n’arrive pas à voir pleinement le lien, puisque les burls sont les bosses qui se forment sur les troncs des arbres après qu’ils ont subi un genre de blessure, et que des arbres tout neufs poussent à partir des burls d’un vieil arbre. Je ne connais aucune blessure de laquelle j’ai grandi, et les seules choses qui poussent en moi, ce sont mes cheveux et mes poils. »
« - Entre, Jack.
- Ça aurait pu être Tim.
- Tim ? C’est pas le genre à venir exposer ses petits problèmes dans la chambre de sa mère. Le jour où il entrera ici, ce sera pour me tirer dessus avec son fusil. »
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.