Quelle nous laisse sans voix, quelle nous laisse en larmes, quelle nous déçoive ou nous mette en colère, quelle nous plonge dans le désarroi ou que l'on ait besoin de la regarder une deuxième fois pour la comprendre, pour l'accepter ou pour l'admirer, la fin d'un film est souvent un grand moment de cinéma et d’émotion. La rédaction du MagduCiné vous confie la suite de sa sélection, forcément subjective et servie avec spoilers, de ces dernières minutes de cinéma qui ont chaudement marqué leur sensibilité et leurs esprits.
On en reste coi. Le souffle court, d'où percent parfois, malgré tout, quelques paroles mal assurées à l’attention de son entourage, ou de soi-même, quand les lumières se rallument. Le film vient de se terminer et, si nous connaissons désormais la destination du voyage, le sol se dérobe malgré tout un peu sous nos pieds : pris par une fin inspirante, galvanisante, jamais vue… et qu’importent les superlatifs, puisqu’elle est tout simplement inoubliable. L’extrême pointe d’une œuvre qui cristallise son essence et la grave dans nos souvenirs de cinéphile. La rédaction du MagduCiné vous propose sa sélection, forcément subjective, de ses apothéoses de cinéma préférées. Vous êtes prévenus : les spoilers sont inévitables.
Les données sont des formes de mémoire qui peuvent prendre n'importe quelle forme », dit Refik Anadol. Des filtres TikTok aux NFT de Beeple, du photoréalisme de Love Death & Robots aux prompts Midjourney : l'image n'est plus surface fixe mais processus vivant, hallucination contrôlée.
La peinture est des boîtes de chair liquide", dit Jenny Saville. De Black Swan à Titane, d'Euphoria aux défilés Balenciaga, l'art contemporain dissout les frontières entre corps et matière picturale. Chaque surface devient territoire à transformer.
Agnès Martin et le silence mystique du minimalisme : de ses grilles contemplatives aux espaces vides de Her, Lost in Translation et Drive, jusqu’au purisme de Jil Sander et The Row. Une quête de plénitude intérieure dans un monde saturé
Un homme seul face à l'immensité glacée. De Friedrich à Lubezki, le cinéma contemporain réinvente l'esthétique romantique du sublime et de la nature hostile.
Et aussi : 6 mini entrées de l'Abécédaire artistique. Lorsqu'on souhaite travailler dans l'art ou la culture, on se doit de connaître les termes, le "jargon" du métier... Mais pourquoi nous réserver ces mots ? Pourquoi ne pas les partager ? Que ce soit pour se cultiver, pour avoir un meilleur vocabulaire technique, pour briller en société ou tout simplement pour connaître de nouveaux concepts, cet abécédaire artistique est là pour être découvert.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.