The Dead don’t die, de Jim Jarmusch, ouvrira le Festival de Cannes

C’était une rumeur depuis quelques jours, et voilà que c’est confirmé. Un des films les plus attendus de l’année fera l’ouverture du Festival de Cannes, où il sera présenté en Compétition. Il s’agit de The Dead don’t die, le film de zombies signé Jim Jarmusch.

Jarmusch, cinéaste à l’oeuvre très personnelle, s’est lancé régulièrement dans des relectures de films de genre : le western avec Dead Man, avec Johnny Depp, sur une musique de Neil Young (la musique aura toujours une importance capitale dans les films de Jarmusch) ; le film de vampires avec Only Lovers left alive. Le revoilà donc en train de surfer sur la vague des films de zombies, pour une œuvre que l’on devine à nouveau très personnelle et, apparemment, fort drôle. La bande annonce, présentée il y a temps de peu, laisse pressentir l’humour du film.

Le casting sera sans aucun doute un élément fort de The Dead don’t die : Bill Murray (on se souvient tous de la précédente rencontre entre cet acteur et des zombies, dans le culte Bienvenue à Zombieland), Adam Driver, Chloe Sevigny, Tilda Swinton, Steve Buscemi, les chanteurs Iggy Pop et Tom Waits (qui avaient déjà joué sous la direction de Jarmusch), et tant d’autres.

Jarmusch est un habitué de Cannes, où quasiment tous ses films furent sélectionnés. Stranger than Paradise avait reçu la Caméra d’Or en 1984. En 1989, Mystery Train reçoit le prix de la meilleure contribution artistique et, en 2005, c’est Broken Flowers (déjà avec Bill Murray) qui est récompensé du Grand Prix.

De plus, il fut en Compétition officielle pour Down by Law, Ghost Dog, Only Lovers left alive, Paterson. A quand une Palme d’Or ?

Tout cela augmente encore chez les fans du cinéaste l’envie de voir comment ce réalisateur singulier va aborder le sujet des zombies.

La Cérémonie d’ouverture aura lieu le 14 mai.

The dead don’t die : bande annonce

Festival

Deauville 2026 : Méli-Mélo, dessiner pour ne pas oublier

"Méli-Mélo" suit une fille qui refuse d'oublier sa mère emportée par l'Alzheimer. Leah Nelson tire du livre de Sarah Leavitt une animation adulte, dure et lumineuse à la fois, portée par un dessin qui résiste à l'effacement. Rare incursion de l'animation en compétition à Deauville.

Deauville 2026 : Django Unchained – Once upon a Time (in) America

Pour célébrer les 250 ans de l'indépendance des États-Unis, le Festival de Deauville propose cette année une rétrospective inédite de 15 films dans la sélection "Once upon a Time (in) America". De "La Ruée vers l'or" de Charlie Chaplin à "Here" de Robert Zemeckis, il nous invite à un voyage dans l'histoire du cinéma et d'un pays bâti sur la liberté, la conquête, mais aussi la violence et la ségrégation. "Django Unchained", le premier western de Quentin Tarantino, témoigne ainsi du passé esclavagiste américain à travers un récit de vengeance à la fois brutal, émouvant et jubilatoire.

L’Étrange Festival 2026 : Sicko, la folie des menteurs

"Sicko" suit un couple kazakh qui simule un cancer pour échapper à ses dettes, avant que le mensonge ne tourne au thriller sanglant. Aitore Zholdaskali signe une satire féroce du capitalisme et de la cupidité, entre drame social et horreur.

L’Étrange Festival 2026 : Tormento, souviens-toi le jugement dernier

"Tormento" raconte la nuit de Brenda, agente de sécurité rongée par la culpabilité après avoir fui la scène d'un accident. Mutée dans un hôpital mexicain hanté, elle affronte ses fantômes intérieurs comme extérieurs. Un huis clos sobre, tendu et étonnamment maîtrisé.

Newsletter

À ne pas manquer

Salvation, un petit cru d’Emin Alper

En Turquie, la tension monte entre deux villages. Paranoïa et manipulations religieuses attisent la violence. Adoptant les codes des films de genre, Emin Alper ne parvient guère à convaincre, malgré une photographie de qualité, une interprétation impeccable et un final malin.

L’Âme des guerriers (1994), de Lee Tamahori : une tentative de réaffirmation identitaire

Œuvre sur le déclin culturel des Maoris, ce premier long-métrage de Lee Tamahori propose un portrait sans concession de la misère et de la violence dans lesquelles patauge une communauté déracinée. Aux côtés de La Leçon de piano de Jane Campion, sorti un an plus tôt, cette tragédie grecque doublée d’une œuvre choc a permis de mettre la Nouvelle-Zélande sur la carte du cinéma mondial.

La frappe : Sans les mots

La frappe explore avec une caméra au plus près des visages les cicatrices laissées par un père abuseur. Julien Gaspar-Oliveri signe une œuvre tendue et rugueuse, entre drame intime et chronique familiale. Un film qui déroute par son refus de trancher mais finit par séduire lorsqu'il renoue avec une narration plus ferme. Une proposition fragile, parfois monotone, mais qui s'essaye à une certaine forme.

Utu Redux : quand la vengeance devient un incendie sans fin

Le western maori de Geoff Murphy plonge dans la guerre de Te Kooti, tourné à cru dans le bush néo-zélandais. Entre villages incendiés, humour noir et camps jamais figés, le film capture un engrenage de vengeance coloniale où personne ne reste épargné, jusqu'à une scène finale qui vide le mot "utu" de son sens.

Smash Palace : au pays de la casse

Dans une casse automobile perdue en Nouvelle-Zélande, un ex-pilote confond amour et possession jusqu'à traiter sa fille comme un trophée. Son couple se déchire, son garage déborde de carcasses, et le paysage tout entier se referme sur lui comme un piège dont personne ne ressort.
Herve Aubert
Herve Auberthttps://www.lemagducine.fr/
"professeur de français, j'ai découvert le cinéma grâce aux films de Spielberg des années 80, mais je suis vraiment devenu cinéphile avec John Huston (Quand la ville dort) et Akira Kurosawa (Le Chateau de l'Araignée), Humphrey Bogart (Le Faucon Maltais) et Marlon Brando (Sur les quais). Appréciant aussi bien le cinéma classique que moderne, les séries des années 60 que celles des années 2010, c'est de la diversité que je tire mes plaisirs."

Deauville 2026 : Méli-Mélo, dessiner pour ne pas oublier

"Méli-Mélo" suit une fille qui refuse d'oublier sa mère emportée par l'Alzheimer. Leah Nelson tire du livre de Sarah Leavitt une animation adulte, dure et lumineuse à la fois, portée par un dessin qui résiste à l'effacement. Rare incursion de l'animation en compétition à Deauville.

Deauville 2026 : Django Unchained – Once upon a Time (in) America

Pour célébrer les 250 ans de l'indépendance des États-Unis, le Festival de Deauville propose cette année une rétrospective inédite de 15 films dans la sélection "Once upon a Time (in) America". De "La Ruée vers l'or" de Charlie Chaplin à "Here" de Robert Zemeckis, il nous invite à un voyage dans l'histoire du cinéma et d'un pays bâti sur la liberté, la conquête, mais aussi la violence et la ségrégation. "Django Unchained", le premier western de Quentin Tarantino, témoigne ainsi du passé esclavagiste américain à travers un récit de vengeance à la fois brutal, émouvant et jubilatoire.

L’Étrange Festival 2026 : Sicko, la folie des menteurs

"Sicko" suit un couple kazakh qui simule un cancer pour échapper à ses dettes, avant que le mensonge ne tourne au thriller sanglant. Aitore Zholdaskali signe une satire féroce du capitalisme et de la cupidité, entre drame social et horreur.