Nos années folles, Mother!, Good Time… Les films à voir ce week-end

Barry Seal, Les Grands Esprits, Home, Le Redoutable, The Party, Colombiennes, Mary… Chaque semaine, une dizaine de nouveaux titres se partagent l’affiche. Que faut-il voir cette semaine au cinéma ? La rédaction fait le tri pour vous. Ce week-end on vous conseille…

Nos années folles, drame français d’André Téchiné, avec Pierre Deladonchamps, Céline Sallette, Grégoire Leprince-Ringuet (1h43).

En adaptant la vie de Paul et Louise Grappe à l’écran, Téchiné fait de cette histoire de transformation, de travestissement et d’amour déchu, un film sensuel, près des corps de ses acteurs, sans chercher à juger ni à expliquer. Porté par deux formidables comédiens, Pierre Deladonchamps et Céline Sallette, Nos années folles est une histoire de trouille autant que de désir de liberté.

Barry Seal, drame américain de Doug Liman avec Tom Cruise, Sarah Wright (1h55).

Comédie déjantée autant que portrait à charge d’un establishment reaganien en proie à la corruption, la success story de ce pilote de ligne un brin opportuniste narrée dans Barry Seal est un vrai rafraîchissement. Un peu comme si Doug Liman, qui n’a rien perdu de son mordant, mélangeait l’âpreté et le cynisme contenu dans Lord of War à l’absurdité de Pain and Gain. Un succès qui n’est possible ceci dit qu’avec la partition délurée d’un Tom Cruise impérial.

Good Time, polar américain de Josh et Benny Safdie, avec Robert Pattinson, Benny Safdie, Jennifer Jason Leigh (1h40).

Good Time est un film électrisant qui démarre sur les chapeaux de roues et qui ne s’arrête jamais. Un rythme effréné, des acteurs investis, une photo sous acide ultra-soignée, une ambiance survoltée, une course contre la montre en temps réel avec une tension permanente, un message social : ce film réunit tout ces ingrédients et bien plus encore, avec une histoire de braquage, des losers magnifiques, une bande originale à tomber et, accessoirement, Robert Pattinson. Un trip efficace.

Mother!, film fantastique américain de Darren Aronofsky, avec Jennifer Lawrence, Javier Bardem, Michelle Pfeiffer, Ed Harris (1h55).

Avec Mother!, Darren Aronofsky n’entend pas créer un consensus. Son film, comme son précédent le décrié Noé, va diviser mais cela est le prix d’un cinéma hystérique et d’une proposition artistique totalement folle. Il vient clôturer un triptyque entamé par The Fountain et poursuivi avec Noé, sur l’acte de création et la transmission humaine à travers le regard du couple, fondement de la vie. Vous ne verrez probablement pas un film aussi radical et furieux cette année. À voir pour son message nécessaire même au risque de le rejeter.

The Party, drame britannique de Sally Potter, avec Patricia Clarkson, Timothy Spall, Kristin Scott Thomas (1h08).

The Party réussi le pari de mêler comique et drame pour créer un tout intelligemment écrit. Sans oublier les acteurs qui excellent dans leur rôles, victimes de leurs mensonges. Allez voir ce film, vous ne le regretterez pas.

Festival

Festival Lumière 2026 : Ray Gunn, le miracle de Brad Bird

Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.

Festival Lumière 2026 : Peking Opera Blues, Tsui Hark en maestro

Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

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Vous ne savez pas quoi voir ce week-end ? Profitez du romantisme et de la sincérité d'un Beau soleil intérieur. Plongez dans le portrait poignant d'un adolescent dans Stupid Things ou dans la folie du dernier film de Noémie Lvovsky.