La Danseuse en DVD, Blu-ray et VOD le 1er février 2017

Porté par l’interprétation de Soko et la force de ses images, La Danseuse est un film-performance d’une grande beauté derrière la cruauté des sentiments dépeints.

Biopic détourné

Contrairement à Isadora Duncan à laquelle la fin du film se consacre en partie, Loïe Fuller n’avait aucune prédestination à recueillir la lumière. C’est d’ailleurs sous des draps de soie qu’elle se cache pour danser ou plutôt livrer une performance enivrante de mouvements et de lumières. Conçu dans son cœur et dans son corps, ce numéro ne lui appartient déjà presque plus quand elle le montre sur scène. Flanquée d’un double masculin et plus ou moins négatif (campé par Gaspard Ulliel), Soko, alias Loïe, se dessine un destin. Les chorégraphies finissent par retranscrire, parce que parfois tournées en plein air, la liberté des premières séquences du film, lorsque l’on découvre Loïe dans un paysage de l’Ouest américain.

« Toutes les villes où elle a passé et Paris lui sont redevables des émotions les plus pures, elle a réveillé la superbe antiquité », Auguste Rodin à propos des spectacles de Loïe Fuller

Femmes de l’ombre 

La réalisatrice a l’habileté de faire un film à l’image de la performance physique de l’artiste, en mêlant son drame intime, sa peur de se montrer, à cette force de l’art qui transcende tout. La force du film est d’avoir donner une visibilité à une artiste oubliée, qui a pourtant marqué par sa création et qui a fait naître une future artiste, Isadora Duncan. Que dire de cette danseuse vampirique et un brin destructrice qui donne à Lily-Rose Depp un de ses premiers rôles ? Qu’il marque la fin d’une époque, la capitulation de Loïe face aux sentiments. Stéphanie Di Gusto propose ici ce que Martin Provost proposa avec Séraphine et Violette, des portraits d’artistes féminines majeurs, puissantes, libres, mais injustement oubliées par la postérité. On les redécouvre ici avec intérêt et émotion, cachées derrière leurs figures tutélaires ou celles qui prirent leur place : Simone de Beauvoir pour Violette Leduc et Isadora Duncan pour Loïe, notre héroïne. A noter : l’ascension de cette danseuse visionnaire a été tournée sans aucun effet spécial pour ce qui concerne la performance. Une vraie prouesse cinématographique !

Pour en savoir plus : lire notre critique, publiée à l’occasion de la sortie du film en salles. Nous avions également rencontré Soko et Stéphanie Di Gusto

En DVD, Blu-ray & VOD le 1er Février

La Danseuse nous plonge dans l’intimité et l’univers créatif d’un génie avant-gardiste à la volonté de fer. Une femme passionnée et éprise de liberté au destin romanesque, admirée de Rodin et Mallarmé…Gaspard Ulliel (Juste la fin du monde), Mélanie Thierry (Largo Winch) et la nouvelle icône Lily-Rose Depp (Planetarium) composent un casting au diapason, autour de la vibrante Soko (Voir du pays). Habitée par Loïe Fuller, son incroyable performance physique est à la hauteur de cette artiste visionnaire injustement oubliée du grand public. Puissant et lumineux.

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES DVD

Format image : 2.40, 16/9ème compatible 4/3 – Format son : Français DTS 5.1 & Dolby Digital – 2.0 – Sous-titres : Français Sourds et Malentendants

Durée : 1h47.

Prix public indicatif : 19,99 € le DVD

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES Blu-ray

Format image : 2.40 – Résolution film : 1080 – 25p – Format son : Français DTS HD Master – Audio 5.1 – Sous-titres : Français Sourds et Malentendants

Durée : 1h59

Prix public indicatif : 19,99 € le Blu-ray

Compléments ou bonus : Les personnages principaux (durée 14 minutes) : Loïe, Isadora, Gabrielle, Louis
Et en exclusivité dans l’édition Blu-ray : making-of (durée 51 minutes) et 10 scènes coupées (durée 22 minutes)

La Danseuse : Bande-annonce

Synopsis : Fille de ferme née dans l’Ouest américain, rien ne destine Loie Fuller à devenir la gloire des cabarets parisiens de la Belle Epoque. Et pourtant…Cachée sous des mètres de soie, les bras prolongés par de longues baguettes en bois, Loïe réinvente son corps sur scène. Elle est prête à tout sacrifier pour son art, y compris les sentiments. Jusqu’à sa rencontre avec la belle Isadora Duncan, jeune prodige de la danse. 

Festival

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Chloé Margueritte
Chloé Marguerittehttps://www.lemagducine.fr/
Diplômée en journalisme de l'ESJ Paris, je suis passée par mille et une péripéties culturelles et littéraires au cours de mes études : théâtres, ciné et prépa avant de débarquer à Paris pour me lancer dans le journalisme et la communication. Passionnée par l'art en général et par le cinéma en particulier, j'écris principalement des critiques et autres analyses filmiques.

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