Barbara, Une famille syrienne, Jeannette… Les films à voir (ou pas) ce week-end

O KA, Dans les pas de Trisha Brown, Otez-moi d’un doute, Napalm…Chaque semaine, une dizaine de nouveaux titres se partagent l’affiche. Que faut-il voir cette semaine au cinéma ? La rédaction fait le tri pour vous. Ce week-end on vous conseille Barbara, Une famille syrienne, Jeannette et Pop Aye.

Barbara de Mathieu Amalric. Comédie française, avec Jeanne Balibar, Mathieu Amalric, Aurore Clément, Grégoire Colin, Pierre Michon (1h37)

Se démarquant du biopic traditionnel, Barbara est une immersion aussi intime qu’artistique dans l’esprit nébuleux de la chanteuse. Mais aussi de Jeanne Balibar, qui l’incarne. Mathieu Amalric, avec émotion, crée alors un jeu de miroir assez étonnant, une mise en abîme feutrée. Il se dépêtre des barrières habituelles du genre pour façonner un faux biopic qui embrasse avec beauté le vestige de Barbara.

Une famille syrienne de Philippe Van Leeuw. Drame franco-belge, avec Hiam Abbass, Diamand Bou Abboud (1h26)

Une famille syrienne est une bouleversante et oppressante plongée au cœur de la guerre en Syrie depuis l’intérieur d’une maison de famille où sont enfermés des femmes, un homme et des enfants. Ce huis-clos est une œuvre presque théâtrale très intense. Une fresque de violence et de rébellion sourde portée notamment par Hiam Abbass.

Pop Aye de Kirsten Tan. Comédie thaïlandaise, avec Thaneth Warakulnukroh, Bong, Penpak Sirikul (1h42).

Premier film singapourien sélectionné et primé au Festival du film de Sundance, Pop Aye est un road-movie rempli d’humanité. Réalisé par la jeune Kirsten Tan, ce conte lyrique dépeint avec délicatesse la perte de repère de Thana, un homme désormais perdu au beau milieu d’une société modernisée. Un beau voyage dans l’intimité de la Thaïlande, à découvrir sans plus attendre !

Jeannette, l’enfance de Jeanne d’Arc de Bruno Dumont. Comédie musicale française, avec Lise Leplat Prudhomme, Jeanne Voisin (1h45).

Jeannette l’Enfance de Jeanne d’Arc, ou ce mixage intriguant entre chant médiéval et techno Breakcore. Dans ce film, symbole de la France et destruction du symbole se mélangent pour offrir ce spectacle singulier mêlant danse moderne, poésie et décibels. Les landes pâles de la côte d’Opale et l’amateurisme voulu des acteurs, s’ajoutent au reste pour nous faire plonger dans cet étrange rêve éveillé. A découvrir pour les amateurs de curiosités !

https://www.youtube.com/watch?v=GuqENb11uac

Festival

FIFAM 2026 : la programmation et l’affiche se dévoilent

Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

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Mutiny : castagne en haute mer

Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.

Sanjuro (1962), d’Akira Kurosawa : « Le meilleur sabre est celui qui reste dans son fourreau »

Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.

Wake in Fright : les sirènes de la Yabba

"Wake in Fright" a électrisé Cannes en 1971, disparu pendant 40 ans, puis ressurgi comme le mythe fondateur du cinéma australien. Un instituteur s'enlise dans une ville minière où l'hospitalité se boit comme une sommation. 55 ans après, sa brutalité n'a rien perdu de son mordant.

« Soudain », un chemin patient vers l’intime

L'amitié entre une directrice française d'EHPAD et une metteuse en scène japonaise. De cet argument simple, Ryusuke Hamaguchi tire un film épuré et pourtant foisonnant, aussi sensible que politique, sans jamais forcer le trait si ce n'est dans quelques redondances. Analyse.

Oklahoma Honey : le chant de la ruche

Andrew Patterson filme l'Oklahoma rural dans "Oklahoma Honey", une fable inspirante et généreuse portée par le retour de Matthew McConaughey en apiculteur charismatique, six ans après "The Gentlemen". Entre bluegrass, communauté et vengeance, Angelina LookingGlass fait des débuts marquants face à Kurt Russell.

Elvis, de Baz Luhrmann, avec Austin Butler et Tom Hanks : un nouveau genre de biopic magistral

Elvis est sorti le 22 juin 2022. Réalisé par Baz Luhrmann, le long-métrage a pour têtes d'affiches Austin Butler dans le rôle-titre et Tom Hanks dans celui du colonel Parker, l'imprésario exclusif du musicien. Pendant presque trois heures, le réalisateur australien nous conte le mythe Elvis, superbement interprété par le jeune acteur, et aussi bien mis en scène. A voir et à retourner voir.

Blade Runner 2049, Le Sens de la Fête… les films du week-end

Si vous ne savez pas quoi voir ce week-end, rattraper votre retard avec l'inratable Blade Runner 2049, le grand film de science-fiction par Denis Villeneuve. Ou bien faites-vous plaisir avec la comédie de la semaine, Le Sens de la Fête par les réalisateurs d'Intouchables et de Nos Jours Heureux. Moins rigolo, mais plus grinçant, Michael Haneke revient avec Happy End avec une flopée de bons acteurs. Enfin, le documentaire de la semaine est Latifa, le coeur au combat, poignant et nécessaire.

Un beau soleil intérieur, Stupid Things… les films du week-end

Vous ne savez pas quoi voir ce week-end ? Profitez du romantisme et de la sincérité d'un Beau soleil intérieur. Plongez dans le portrait poignant d'un adolescent dans Stupid Things ou dans la folie du dernier film de Noémie Lvovsky.