Cannes 2017 : Critiques des films de la 70ème édition du Festival

Voici les critiques à chaud des films en compétitions officielles de la 70e édition du Festival de Cannes, des sélections de la Quinzaine des Réalisateurs, Semaine de la Critique, ACID, Cannes Classics ou Cinefondation. De A Beautiful Day à Mise a Mort du Cerf Sacré en passant par Promised Land, Loveless ou The Square revivez les moments forts du rendez-vous cinématographique le plus couru de la planète.

Nos critiques des films primés.

– Palme d’or : The Square de Ruben Ostlund
– Grand prix du jury : 120 battements par minute de Robin Campillo
– Prix du Jury : Loveless d’Andreï Zviaguintsev
– Prix de la mise en scène : Les Proies de Sofia Coppola
– Prix du Scénario : The Killing of A Sacred Deer de Yorgos Lanthimos
– Prix d’Interprétation Féminine : Diane Krüger dans In The Fade de de Fatih Akin
– Prix d’interprétation masculine : Joaquin Phoenix dans  You Were Never Really Here de Lynne Ramsay
– Caméra d’Or : Jeune Femme de Léonor Seraille
– Palme d’or du court métrage : Xiao Chen Er Yue de Qiu Yang.

SÉLECTION OFFICIELLE : En compétition

=> Cliquez sur les images pour afficher les critiques du festival de Cannes 2017

cannes2017-film-competition-officielle-Lynne-Ramsay-You-Were-Never-Really-Here l-amant-double-francois-ozon-film-review-cannes 2017-selection-officielle-photo2cannes2017-film-compeitition-officielle-good-time-Joshua-Safdie-et-Ben-Safdie-
In-the-Fade-film-Fatih-Akin-cannes2017-competition-officielle loveless-andrei-zviaguintsev-festival-cannes-2017-review-une okja-film-competition-officielle-cannes2017
jupiter-s-moon- Kornel-Mundruczo-film-review-photo2 cannes2017-wonderstruck-film-todd-haynes-en-competition-officielle-julianne-moore cannes2017-the-square-film-Ruben-Ostlund-competition-officielle-
cannes-2017-mise-a-mort-du-cerf-sacre happy-end-michael-haneke-film-review-cannes 2017-selection-officielle-photo2  Cannes2017-competition-120-battements-par-minute-Robin-Campillo-Nahuel-Perez-Biscayart   rodin-jacques-doillon-film-review-cannes 2017-selection-officielle-photo2 Cannes2017-les-proies-competition-officielle-The-Beguiled-film-sofia-coppolas-Nicole-Kidman-Kirsten-Dunstcannes2017-Le-jour-d-apres-Geu-Hu-film-sud-coree-competition-officielle le-redoutable-film-Michel-Hazanavicius-Louis-Garrel-Stacy-Martin-critique-cinema i-am-not-a-witch-rungano-nyoni-film-review-cannes 2017-quinzaine-realisateurs-photo1

Hors-compétition

UN CERTAIN REGARD – SEMAINE DE LA CRITIQUE – QUINZAINE DES RÉALISATEURS –  SÉANCES SPÉCIALES – ACID – CANNES CLASSICS – CINEFONDATION

=> Cliquez sur les images pour afficher les critiques du festival de Cannes 2017

cannes2017-un-beau-soleil-interieur-Claire-Denis-Ouverture-de-la-Quinzaine-des-realisateurs sicilian-ghost-story-film-ouverture-semaine-de-la-critique cannes-2017-avant-la-fin-de-l-ete-film-maryam-goormaghtigh-ACID-Selection cannes2017-film-Valeska-Grisebach-Western-selection-un-certain-regard les-fantomes-d-ismael-film-critique-mathieu-amalric Cannes2017-seances-speciales-Promised-Land-documentaire-Eugene-Jarecki   alive-in-france-Quinzaine-des-Realisateurs-Festival-Cannes-2017-film-Abel-Ferrara  cannes2017-la-familia-gustavo-rondon-cordova-victor-gill-Venezuela  Byung-gil-Jung-film-hors-competition-The-Villainess-cannes2017
Sans pitié (The Merciless (Bulhandang)) de Sung-hyun Byun, un polar qui se démarque par une énergie folle et un style maîtrisé.
La bande dessinée Zombillénium d’Arthur de Pins & Alexis Ducord se paie une version animée en long-métrage et s’inscrit parmi les plus belles réussites de l’animation française.
TesnotaUne vie à l’étroit de Kantemir Balagov est-il le premier choc cannois ?
El Presidente de Santiago Mitre
Nothingwood  de Sonia Kronlund avec Salim Shaheen
Patti Cake$ de Geremy Jasper avec Danielle Macdonald
Après la Guerre, un premier film poignant de Annarita Zambrano
Présenté à l’ACID, Le Ciel étoilé au-dessus de ma tête de Ilan Klipper questionne notre rapport à la société et ce qu’elle attend de nous.
Jeannette, l’enfance de Jeanne d’Arc une relecture musicale des textes de Charles Peguy de Bruno Dumont.
Out de György Kristóf, un premier essai attachant.
Florida Project de Sean Bakerest un film malin dans le regard qu’il porte sur cette jeunesse délaissée dans une Amérique en pleine décadence.
Avec Directions, Stephan Komandarev dresse un portrait critique de la société bulgare actuelle.
La Quinzaine des réalisateurs nous offre Bushwick, un film audacieux, soit 90 minutes de plan-séquence dans un New-York en feu et à sang.
D’Après une Histoire Vraie de Roman Polanski , un thriller psychologique – drôle malgré lui – qui s’impose comme un Misery pour Les Nuls.

Pronostics toutes sélections confondues, bilans et Palmarès

cannes2017-pronostics-filmincourtounables-palmares-festivalcannes2017-You-Were-Really-Never-Here-promisedland-nothingwood cinefondation-palmares-laureat-Paul-est-la-de-Valentina-Maurel-Deux-morts-sont-egares-de-Tommaso-Usberti-Heyvan-AniMal-des-iraniens-Bahram-Bahman-Ark
cannes-2017-the-rider-Quinzaine-des-realisateurs Cannes2017-competition-120-battements-par-minute-Robin-Campillo-Nahuel-Perez-Biscayart

 Chroniques quotidiennes : les actualités cannoises

À trois semaines du début des festivités, le jury du festival de Cannes 2017 vient d’être annoncé
L’actrice fétiche de Tarantino Uma Thurman sera la présidente du jury Un Certain Regard au festival de Cannes 2017
Section parallèle de l’édition du Festival de Cannes 2017, la Semaine de la Critique vient de dévoiler sa sélection
La Quinzaine des Réalisateurs a dévoilé les 19 films de sa 49ème édition
L’annonce de la sélection officielle du 70ème Festival sous l’égide de Thierry Frémaux et Pierre Lescure
Monica Bellucci sera la maîtresse de cérémonie d’ouverture et de clôture, les 17 et 28 mai prochain
Après George Miller, c’est un autre visionnaire du cinéma qui tiendra la Présidence du Festival de Cannes 2017, Pedro Almodóvar
Jour d’ouverture de la 70ème édition du Festival de Cannes, et la polémique Netflix est sur tous les fronts
La septième édition de Cannes Soundtrack – Une façon de réunir officiellement l’indissociable : la musique et le cinéma
Avec Cannes Classics profiter de nombreux joyaux du septième art avec notamment Le Salaire de La Peur de Henri-Georges Clouzot, Madame de… de Max Ophüls, La Ballade de Narayama de Shohei Imamura ou bien encore Belle de Jour de Luis Bunuel
Tous les films à voir sur la croisette
Makala d’Emmanuel Gras a obtenu le Grand Prix Nespresso
Palmarès complet des partenaires de la sélection Quinzaine des Réalisateurs 2017
Le musicien expérimental Oneohtrix Point Never a remporté le Cannes Soundtrack Award 2017, pour sa B.O. de Good Time des Frères Safdie

CANNES 2017 : Nos articles connexes

portrait-realisateur-pedro-almodovar-cannes-2017 Festival-de-Cannes-2017-Fremaux-Lescure-Edito-Cinema-netflix-film-selection-polemiquemusique-generiques-palmes-d-or-cannes-festival

Festival

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.

Reims Polar 2026 : Mi Amor, noyé dans le bruit

Ce jeudi 2 avril au soir, l’impériale Cécile Maistre-Chabrol a remis le Prix Claude Chabrol à Thomas Ngijol pour "Indomptables", polar camerounais dans lequel le réalisateur-acteur réussit une mue radicale et convaincante — quitter la comédie pour plonger dans un thriller âpre, ancré dans la réalité de Yaoundé, entre enquête policière et portrait d'une paternité qui déraille. Une belle soirée pour le genre, achevée par Guillaume Nicloux et son nouveau film, "Mi Amor". Le contraste est cruel, d'autant plus piquant que Nicloux n'est pas un inconnu des festivals de polar. Il s’était déjà fait connaître au Festival du Film Policier de Cognac, ancêtre direct de Reims Polar, avec Une affaire privée. Et ce film-là racontait déjà... une disparition de jeune femme.

Newsletter

À ne pas manquer

Aaahh Belinda : pépite féministe du cinéma turc

Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.

Mortal Kombat II : Flawless Surrender

Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.

Mon grand frère et moi : portrait d’un homme encombrant

Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.

Die My Love : Au bord de soi

Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.

Sorda : des liens au-delà du silence

Après son court-métrage éponyme, Eva Libertad étend l'histoire de "Sorda". Un nouvel opus nécessaire qui interroge la parentalité, dans le bruit du silence.

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.