Cannes 2017 : La sélection de la Quinzaine des réalisateurs est tombée

Ce jeudi 20 avril, soit à quatre semaines de son ouverture, la Quinzaine des Réalisateurs, organisée annuellement par la Société des Réalisateurs de Films en marge du Festival de Cannes, a dévoilé les 19 films de sa 49ème édition.

Une sélection éclectique, faites de 5 films français, 5 films américains, 3 films italiens et 6 venus d’autres pays. On retrouve notamment, I am not a Witch, un film zambien, un pays dont le cinéma est rarement visible dans les festivals internationaux.

Au-delà de cette volonté de choisir des œuvres issues d’horizons divers et variés, une tendance se dessine dans cette sélection, celle de vouloir dépeindre les conflits qui déchirent le monde moderne, sous différentes formes. Qu’il s’agisse d’un documentaire sur le conflit israélo-palestinien, d’une fable dystopique imaginant Brooklyn en proie à une guerre civile ou bien encore de la thématique des tensions sociales qui semble commune aux 3 long-métrages italiens, il semblerait à première vue que l’heure ne soit pas à la franche rigolade.

Ceci aurait été sans compter sur des films plus légers, et en particulier ceux venus de France. Comédies populaires, telle que celle de Corine Tardieu, ou œuvres plus anticonformistes,  puisqu’une des œuvres qui s’annonce d’ores et déjà comme l’une des plus clivantes de cette sélection est la comédie musicale signée par Bruno Dumont.

À noter aussi la présence de plusieurs documentaires dont deux partagent un sujet commun : un cinéaste, et donc à travers eux leur art respectif. L’un d’eux est en effet un autoportrait d’Abel Ferrara fait à l’occasion de sa tournée  musicale en France, tandis que le second suit un célèbre réalisateur afghan.

En parallèle à cette sélection de longs-métrages, deux programmes de 5 courts-métrages ont également été choisis.

La Quinzaine des réalisateurs débutera le jeudi 18 mai par un hommage à Werner Herzog à qui sera décerné le Carrosse d’Or et dont le film Bad Lieutenant sera diffusé. Après quoi, le film d’ouverture sera Un beau soleil intérieur, une réalisation de Claire Denis qui s’essaie à la comédie avec, parmi son casting, on retrouve Juliette Binoche, Gérard Depardieu ou encore Josiane Balasko.

10 jours plus tard, le film de clôture sera lui aussi, et à sa façon, musical puisqu’il s’agit de Patti Cake$, un drame social américain avec Danielle Macdonald en rappeuse.

Pour rappel, celles et ceux d’entre vous qui n’auront pas la chance de voir ces films à Cannes pourront les rattraper, à commencer, comme chaque année dès le début du mois de juin, par des programmations à l’Alhambra à Marseille et au Forum des Images à Paris.

La sélection complète de la Quinzaine des Réalisateurs :

Un beau soleil intérieur, de Claire Denis (film d’ouverture)

A Ciambra, de Jonas Carpignano

Alive in France, d’Abel Ferrara

L’Amant d’un Jour, de Philippe Garrel

Bushwick, de Cary Murnion & Jonathan Milott

Cuori Puri, de Roberto De Paolis (1er film)

The Florida Project, de Sean Baker

Frost, de Sharunas Bartas

I am not a Witch, de Rungano Nyoni (1er film)

Jeannette, l’enfance de Jeanne D’Arc, de Bruno Dumont

L’Intrusa, de Leonardo Di Costanzo

La Denfensa Del Dragon, de Natalia Santa (1er film)

Marlina si Pembunuh Dalam Empat Babak, de Mouly Surya

Mobile Home,s de Vladimir de Fontenay

Nothingwood, de Sonia Kronlund (1er film)

Ôtez-moi d’un Doute, de Carine Tardieu

The Rider, de Chloé Zhao

West of the Jordan River (Field Diary Revisited), d’Amos Gitai

Patti Cake$, de Geremy Jasper (1er film), (film de clôture)

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Julien Dugois
Julien Dugoishttps://www.lemagducine.fr/
Sans jamais avoir voulu me prétendre du statut pompeux de cinéphile, je suis un dévoreur acharné de films, de tous genres, de tous horizons. J’admets vouer un culte aux œuvres de Kubrick, Chaplin, les frères Coen, Kurosawa et Jarmusch, pour ne citer qu’eux. De cette passion, devenue addiction, est née mon envie de passer un diplôme en audiovisuel pour poser un regard plus professionnel sur ce que je vois, mais aussi de rédiger des critiques. A l’origine, je n’écrivais que pour moi, me faisant des fiches pour combler ma mémoire défaillante, mais j’essaie aujourd’hui d’étoffer mes écrits pour être lu de ceux avec qui j’aimerai partager mon avis et débattre intelligemment.

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