Cannes Soundtrack Award 2017 : Le vintage de Oneohtrix Point Never

Il y a quelques jours, on vous parlait de Cannes Sountrack Award, l’évènement musical de la Croisette. Hier, les membres du jury se sont réunis afin de nommer le lauréat 2017 : Oneohtrix Point Never, un musicien expérimental.

oneohtrix-point-never-cannes-soundtrack

L’exploration technique et artistique aura une nouvelle fois séduit le jury de Cannes Soundtrack. En 2016, Cliff Martinez avait remporté l’Award grâce à sa B.O électro dans The Neon Demon. Visuellement proche de cette œuvre, Good Time, le thriller névrosé des frères Safdie, s’est imposé hier, comme le coup de coeur musical de l’année.

Synthétique et vintage, la musique de Daniel Lopatin alias Onehtrix Point Never est considérée comme « un miroir craquelé qui reflèterait les sons du passé ». Cet artiste est avant tout un créateur, qui puise son inspiration dans la simplicité des choses. Son pseudonyme, il le doit à une station de rock commercial du Massachusetts. Influencé par Julia Kristeva, Stanley Kubrick, et les cassettes de jazz-fusion qu’écoutait son père en voiture, Onehtrix Point Never est un artiste éclectique, à l’univers contemporain.

Ce musicien expérimental nous livre, au côté de l’icône rock par excellence, Iggy Pop, un duo virevoltant. La main sur le synthétiseur et la décomposition musicale commence. Dynamique, électrique et envoûtante, la bande-originale de Good Time provoque tout comme ce film, une profonde montée d’adrénaline.

La modernité musicale de Onehtrix Point Never a aujourd’hui un prix.

The Pure And The Damned : Bande-Originale de Good Time

https://www.youtube.com/watch?v=B9aXnPkRnIU

 

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Megane Bouron
Megane Bouronhttps://www.lemagducine.fr/
Obnubilée par le cinéma indépendant, je passe la plupart de mon temps à rechercher de nouvelles pépites cinématographiques. De la psychose en passant par la tristesse pour arriver aux éclats de rire, tous les états d’âme sont bons pour apprécier à sa juste valeur un film… Si je devais n’en choisir qu’un ? Mr. Nobody de Jaco Van Dormael (2010).

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