Les 5 films d’Épouvante-Horreur de 2017 à découvrir absolument

2017 fut une année de qualité pour l’Épouvante-Horreur. Notre Top 20 des meilleurs films de cette année ayant passé sous silence les bons titres du genre, nous vous proposons de découvrir ici 5 films d’Épouvante-Horreur sortis en 2017 qui méritent votre attention.

Comme tous les ans à la même période, les critiques s’amusent à choisir et à recommander les meilleurs films de l’année achevée. Tradition ennuyante par sa répétition, bien que nécessaire pour les personnes qui n’auraient pas vu le meilleur du cru de l’année en question. Cela dit, on y retrouve souvent les mêmes titres des films qui ont fait l’unanimité critique ou qui ont simplement le plus rapporté au box-office. L’Épouvante-Horreur est ainsi souvent lésé par ces articles en raison de sa faible présence dans les salles de cinéma et par son caractère relativement dénigré par les critiques. Pourtant, ce genre connaît un véritable nouveau souffle depuis 2015, et l’année 2017 semble en être une confirmation. C’est pourquoi nous vous proposons ici une liste de 5 films d’Épouvante-Horreur sortis en 2017 qui se sont distingués par leur qualité et dont vous n’aviez pas forcément connaissance. Vous n’y trouverez donc pas la nouvelle adaptation cinématographique de It  par Andrés Muschietti ou Annabelle : Création de David F. Sandberg. Non pas parce qu’ils ne sont pas bons, mais parce qu’ils ont été deux gros succès au box-office de cette année avec respectivement 700 millions et 307 millions de dollars de recette. Nous avons également privilégié pour cette liste les films dont la date de sortie initiale fut en 2017. The Greasy Strangler, un de nos coups de cœur de 2016, n’y apparaît donc pas, malgré sa sortie française en direct-to-video le 24 janvier 2017.

[toggler title= »Ils auraient pu y être: »]

The Bye Bye Man : un concept horrifique original, mais servi par des mécaniques parfois grossières.

Clown : Eli Roth revisite le clown dans l’Horreur avec ce film qui a mis 3 ans à nous parvenir (après une date de sortie italienne le 13 novembre 2014). [/toggler]

5 – The Babysitter

Le home-invasion a un nouveau visage, et ce visage est sorti sur la plateforme Netflix le 13 octobre 2017 : The Babysitter. Réalisé par Joseph McGinty Nichol (McG pour les intimes), le film est d’autant plus surprenant qu’il n’a jamais eu d’égal dans sa filmographie au niveau qualité et soin de la production (comme quoi Netflix, ça paye!). Choisissant la comédie horrifique comme crédo, on y retrouvera notamment les influences de Sam Raimi dans sa réalisation ou encore de Quentin Tarantino dans ses dialogues et ses artifices de mise en scène. Les nombreuses références au cinéma de genre dans le scénario de The Babysitter renforce davantage l’accointance avec la réalisation de Tarantino. Le film sait faire passer un excellent moment à ses regardeurs avec beaucoup de générosité, et pour cela, il mérite que vous y jetiez un œil.

https://youtu.be/6qCqrODw1nM

4 – Transfiguration

Imaginez Morse (2008) dans un ghetto américain et vous aurez Transfiguration. Réalisé par Michael O’Shea et filmé dans le quartier de Queensbridge à New York, ce film pourrait se résumer en une seule démarche (que le personnage principal évoque d’ailleurs à plusieurs reprises dans les dialogues) : faire un film de vampire réaliste. Transfiguration tombe ainsi inévitablement dans le Drame et l’Horreur à la fois, deux genres qui se sont finalement assez rarement rencontrés. S’incluant dans une démarche des plus réalistes, en privilégiant la caméra à l’épaule et en ne tombant jamais dans le Fantastique, tout en se drapant de l’héritage des classiques : Transfiguration est une œuvre que tout cinéphile appréciera.

3 – The Void

The Void est le film le plus lovecraftien de ces dernières années, reprenant les grands thèmes du maître de l’Épouvante, H.P. Lovecraft, tout en s’ancrant dans une démarche esthétique que l’on pourrait qualifier de « neo-eighties » : entre stylisme contemporain et hommage aux années 80. Impossible donc de ne pas faire un parallèle entre ce film et la filmographie de John Carpenter. The Void est sans conteste l’une des meilleures surprises de cette année, et a tout pour devenir un futur grand classique. Les amateurs apprécieront particulièrement les effets-spéciaux garantis sans CGI, rappelant la bonne époque des The Thing (1982) et autres The Fly (1986).

2 – It comes at night

Quand certains font le choix de copier (souvent très mal) les mécaniques qui ont fait le succès de James Wan, d’autres proposent une expérience à l’opposé de cette démarche : c’est le cas de  It comes at night. Typiquement le genre de film que l’on aime ou que l’on déteste, Trey Edward Shults nous propose d’y suivre le quotidien d’une famille dans un monde apocalyptique rongé par une mystérieuse maladie. Faisant le choix d’en dévoiler le moins possible sur son univers, le déroulement du film se concentre plutôt sur la psychologie et le développement de ses personnages. Son principal point fort repose sur sa mise en scène, qui nous plonge dans une langueur extrême que l’on finit par partager avec cette famille, le tout, servi par de magnifiques séquences qui font preuve d’une grande maîtrise du cadrage et de la lumière.

1 – Get Out

Contrairement aux autres films de cette liste, Get Out de Jordan Peele a joui d’une certaine notoriété (il est en fait celui qui a le plus rapporté au box-office avec un peu plus de 254 millions de dollars). Et pour cause, il y a très peu de choses que l’on peut lui reprocher : acting réussi ? Check. Musique parfaitement adaptée à l’intrigue ? Check. Décors et photographie travaillés ? Check. Mention spéciale aux séquences d’hypnose particulièrement admirables, qui n’ont -de mémoire- jamais eu d’équivalent dans d’autres films. Si de premier abord Get Out ne semble être qu’un énième film traitant de racisme, le scénario se révèle plus subtil en évoquant le malaise des relations entre classes sociales et le racisme positif : une approche relativement peu abordée au cinéma. Pour toutes ces raisons, il nous a semblé judicieux de le citer dans cette liste, malgré son grand succès à sa sortie.

Mention spéciale – Oats Studio Volume 1

Le Volume 1 de Oats Studio n’est pas un long-métrage, mais une anthologie de court-métrage. Toutefois, il est indispensable pour tout fan d’Épouvante-Horreur ou même de Science-Fiction de la découvrir. Principalement pour les trois courts métrages de Neill Blomkamp qui en font partie : Firebase, Rakka et Zygote (classés dans l’ordre chronologique de leurs intrigues). Situés dans un même univers très travaillé, on retrouvera dans ces trois courts métrages (particulièrement dans Zygote) ce qu’aurait pu être le Alien 5 de Blomkamp (qui malheureusement, après la sortie cette année du piètre Alien : Covenant, a vu ses chances de sortir un jour diminuer). La légendaire interprète d’Ellen Ripley, Sigouney Weaver, joue d’ailleurs le rôle de Jasper dans Rakka. Chacun de ces courts métrages sont disponibles sur la chaîne Youtube de Oats Studio. Alors, pourquoi se priver?

 

Auteur : Jeap Horckman

Festival

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