Ben Hur de Timur Bekmambetov en VOD, DVD et Blu-Ray le 17 janvier

Avis aux amateurs de péplums : le légendaire Ben Hur fait son come-back sous les traits de Jack Huston (Boardwalk Empire). Entre courses de chars survitaminées et immersion dans les galères, cette épopée antique revisitée sort en DVD et Blu-ray le 17 janvier 2017 !

Synopsis : En Judée, Judah Ben-Hur est un prince zélote respecté qui vit en harmonie avec sa famille et son frère adoptif Messala. Ensemble, ils nourrissent de grands projets et leur amitié semble indestructible. Pourtant, Messala l’ambitieux n’hésite pas à rejoindre les troupes romaines et à trahir Judah, réduit en esclavage dans les galères. Des années plus tard, son navire fait naufrage, occasion pour Ben-Hur de s’affranchir de ses chaînes et de retrouver sa liberté. Il entreprend alors de battre Messala aux légendaires courses de chars, souvent mortelles.

Un énième remake décevant 

Quatrième adaptation cinématographique du roman de Lewis Wallace, ce Ben-Hur revisité à la sauce moderne n’est pas le film à grand spectacle que l’on attendait. A la fois très traditionnel dans sa forme et très porté sur les valeurs religieuses, ce remake est déconcertant dans le sens où le réalisateur opère d’importantes ruptures de style à grands renforts d’effets spéciaux mal maîtrisés, d’un montage nerveux parfois illisible et d’une musique pop-kitsch incongrue. Somme toute fidèle à l’esprit du péplum antique et totalement épique, Ben-Hur présente quelques qualités (scénario linéaire honnête, belle reconstitution historique et interprétation correcte) mais cela ne suffit pas à faire oublier la faiblesse globale du long-métrage, qui emprunte à 300 : La Naissance d’un Empire, Exodus et Noé pour un résultat douteux et tape-à-l’oeil.

Ajoutons à cela une tête d’affiche insipide et fade, une parabole christique un peu lourde et des passages prétendument époustouflants (les galères, la course de chars) qui ne convainquent pas à cause de l’utilisation intempestive du CGI : on obtient un film divertissant mais totalement dénué d’émotions et dont l’action survoltée manque cruellement d’authenticité. Cela sonne creux. Ceci étant, pour les amateurs du genre, Ben-Hur s’impose comme une fresque antique certes mineure, mais remplit le cahier des charges si toutefois on choisit de ne pas effectuer de comparaison avec le grand classique de 1959.

Caractéristiques techniques du DVD :

Langues : Anglais, Français et Espagnol
Sous-titres : Anglais, Français, Espagnol et Néerlandais
Son : 5.1 Surround
Image : 16/9 2.40 :1 Letterbox
Durée : 1h58
Bonus : Un casting épique / La course de chars

Caractéristiques techniques du Blu-Ray :

Langues : Anglais Français, Allemand, Espagnol, Italien et Japonais
Sous-titres : Anglais (sourds et malentendants), Français, Allemand, Danois, Espagnol, Finnois, Italien, Japonais, Néerlandais, Norvégien et Suédois
Son : DTS-HD Master Audio 7.1 Surround,
Image : 16/9 2.40:1 Letterbox
Durée : 2h03
Bonus : Un casting épique / La course de chars / Ben-Hur l’héritage / Une histoire contemporaine / Un récit du Christ / Scènes coupées et version longues

 

Festival

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Cannes 2026 : Ben’imana, le mur du silence

Premier film de Marie-Clémentine Dusabejambo, "Ben'Imana" aborde le pardon, la résilience et la transmission d'une douleur indicible au sein de la société rwandaise, profondément hantée par le génocide des Tutsis. Un drame rempli d'émotions, lauréat de la Caméra d'or, qui invite à s'unir dans l'humanisme au-delà des ethnies.

Newsletter

À ne pas manquer

Ma famille chérie : entre tornade émotionnelle et grâce cassavetienne

Maelström d'émotions, caméra à l'épaule et visages en gros plan avec "Ma famille chérie". Isild le Besco signe un ouragan familial tendre et survolté, entre fulgurances cassavetiennes et grâce mélancolique d'Élodie Bouchez.

L’affaire Zanetti : Confessions d’une meurtrière

Dans un centre pénitentiaire italien, Elisa Zanetti, condamnée pour le meurtre de sa sœur, entame des entretiens avec un criminologue qui ravivent un passé familial trouble. Entre huis clos oppressant, flashbacks maîtrisés et performances intenses, le film interroge la portée réelle d’un travail de reconstruction face à un crime irréparable.

Le Passage : Sur la corde de l’humanité

Entre thriller haletant et drame humaniste, le premier long"métrage de Brandt Anderson plonge le spectateur au cœur de la crise des réfugiés syriens. "Le Passage" est une œuvre chorale, tendue et bouleversante dont la maitrise narrative ouvre sur une émotion absolue.

En nous : une ode immersive et viscérale dans le travail de création

Premier documentaire de Juliette Binoche, "En nous" est un coup de maître. Né du spectacle de danse créé en 2007 avec Akram Khan, ce film nous immerge dans l'intimité d'un processus artistique tout en ressuscitant la magie de cette œuvre scénique.

Backrooms : Plongée mitigée dans l’étrangeté du liminal

Le YouTubeur Kane Parsons adapte ses célèbres espaces liminaux au cinéma avec une direction artistique soignée et une atmosphère vraiment envoûtante. Dommage qu'un scénario trop bavard et un rythme poussif viennent freiner ce projet d'horreur psychologique pourtant bien plus prometteur qu'effrayant.
Marushka Odabackian
Marushka Odabackianhttps://www.lemagducine.fr/
Cinéphile depuis ma naissance, j'ai vu mon premier film dans les salles obscures à 2 ans, puis je suis tombée en amour devant "Forrest Gump" à 4 ans, avant d'avoir le coup de foudre pour Leo dans "Titanic" à 8 ans... Depuis, plus rien ne m'arrête. Fan absolue des acteurs, je les place au-dessus de tout, mais j'aime aussi le Septième Art pour tout ce qu'il nous offre de sublime : les paysages, les musiques, les émotions, les histoires, les ambiances, le rythme. Admiratrice invétérée de Dolan, Nolan, Kurzel, Jarmusch et Refn, j'adore découvrir le cinéma de tous les pays, ça me fait voyager. Collectionneuse compulsive, je garde précieusement tous mes tickets de ciné, j'ai presque 650 DVD, je nourris une obsession pour les T-Shirts de geeks, j'engrange les posters à ne plus savoir qu'en faire et j'ai même des citations de films gravées dans la peau. Plus moderne que classique dans mes références, j'ai parfois des avis douteux voire totalement fumeux, mais j'assume complètement. Enfin, je suis une puriste de la VO uniquement.

Eega, la mouche vengeresse : l’amour revient toujours

Un homme tué par son rival amoureux revient en mouche domestique pour se venger. Entre les mains de S.S. Rajamouli, ce pitch impossible devient l'un des films les plus singuliers et les plus rafraîchissants du cinéma contemporain. Sortie en 2012, "Eega, la mouche vengeresse" constitue l’œuvre pivot d'une filmographie qui donnera naissance au monumental dyptique "La Légende de Baahubali" et la merveille "RRR".

Torso (1973) de Sergio Martino : tripes et nichons en 4K

Au carrefour du giallo et du slasher, Torso de Sergio Martino marqua son époque par sa violence exacerbée et son lot généreux de scènes érotiques. Succès important à sa sortie en 1973, le film s’est depuis lors vu certifier un label « culte ». Pur divertissement coupable ou grille de lecture plus subtile qu’on ne le pense ? Ou vous laisse juger, mais cette magnifique édition vaut en tout cas le détour.

Le Maître du Kabuki : le nouveau « trésor national vivant » japonais ?

Davantage qu’une ode à un art théâtral ancestral – par ailleurs difficile à apprécier pour un spectateur occidental – "Le Maître du kabuki" est une véritable saga qui aborde de multiples thématiques dont l’écho résonne bien au-delà des frontières de la péninsule nippone.