Atomic Blonde, Egon Schiele… : les films à voir ou pas ce week-end

Une femme douce, Summertime… Chaque semaine, une dizaine de nouveaux titres se partagent l’affiche. Que faut-il voir cette semaine au cinéma ? La rédaction fait le tri pour vous. Ce week-end on vous conseille Atomic Blonde, Egon Schiele et Lumières d’été.

Comparé à un John Wick féminin, Atomic Blonde est le film d’action à voir cette semaine. Depuis Mad Max : Fury Road, l’ex top-model Charlize Theron trouve une appétence dans les séquences dynamiques et musclées. Goût pour la baston et les effets spéciaux qu’elle a confirmé en incarnant la méchante du dernier Fast and Furious. Avec Atomic Blonde, elle se positionne comme l’un des personnages d’action les plus badass de ces dernières années. Le tout dans une production qui se démarque par une chorégraphie impeccable, des séquences de combat et une photographie léchée. Un must see pour les amateurs de cinéma brut et les spectateurs qui ont en marre de voir toujours les mêmes têtes jouer les agents spéciaux.

On vous invite également à vous plonger dans la vie du peintre autrichien Egon Schiele dans le biopic éponyme réalisé par Dieter Berner. Une belle occasion de découvrir le cinéma autrichien et luxembourgeois, qu’on ne regarde que très peu en France. Dieter Berner réalise le portrait d’un artiste, figure de l’expressionnisme allemand, provocateur et maudit à l’instar du poète Arthur Rimbaud. Une œuvre rythmée par les relations amoureuses de Schiele et sublimée par la musique de Andre Dziezuk.

Vous pouvez également découvrir le dernier film Tony Gatlif. À travers un road movie musical, Djam dessine le portrait d’une jeune femme forte. Une Vie Violente du cinéaste Thierry de Peretti, un long métrage rugueux et atypique présenté à la Semaine de la Critique du dernier Festival de Cannes. Une évocation douloureuse d’une période de l’histoire Corse et de cette jeunesse sacrifiée à la fin des années 1990 avec ses combats et ses guerres de clans. Le film d’horreur Annabelle 2 fait aussi sensation, une suite bien plus convaincante et terrifiante que le premier opus.

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Festival Lumière 2026 : Ray Gunn, le miracle de Brad Bird

Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.

Festival Lumière 2026 : Peking Opera Blues, Tsui Hark en maestro

Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

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