Stan against the evil saison 1, une série de Dana Gould : critique

Stan against the evil, une série qui mêle humour et horreur, parvient-elle à se démarquer de ses prédécesseurs ?

Synopsis : lorsque sa femme décède brutalement, Stanley Miller démissionne de son poste de shérif de la petite ville de Willard’s Mill. Sa remplaçante, Evie, une jeune mère de famille, découvre que la ville est sous le joug d’une malédiction séculaire.

Une série mélangeant fantastique, démonologie, humour régressif, clins d’œil aux classiques du genre, et quelques hectolitres d’hémoglobine pour chaque épisode d’une vingtaine de minutes environ… Forcément, Stan against the evil fait penser à Ash vs Evil dead, jusque dans son titre.

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La série se veut donc un mélange d’humour et d’horreur.

Pour l’humour, nous avons les personnages, à commencer par Stan Miller lui-même. Il est l’exemple du beauf américain ne faisant rien de ses journées, vissé sur son canapé à boire de la bière et à regarder la télévision. Il s’intéresse tellement peu au monde autour de lui qu’il n’a même pas remarqué que sa femme était une sorcière et qu’elle avait développé, dans sa propre maison, tout un arsenal de chasse aux démons.

Par contre, Stan a de la culture et des idées bien à lui. Ainsi, tout au fil de la saison, nous apprenons que Starsky et Hutch étaient homosexuels, que les astronautes emportaient avec eux des capsules de poisons pour ne pas tomber entre des mains ennemis et que les chouettes ne supportent pas les puzzles. Et pour lui, sucrer son café est une preuve d’homosexualité également… Il répète « asshole » quasiment comme une ponctuation de ses phrases, et il a l’art de la formule :

« Un jour, je vais m’arracher la tête, la jeter par la fenêtre et m’échapper ! »

Ou encore :

« ça demande beaucoup de travail de devenir alcoolique. »

Autour de lui, les autres personnages de Willard’s Mill ne sont pas non plus gâtés par la nature. Denise, la fille de Stan, est très loin d’obtenir un prix d’intelligence, et Leon, l’adjoint au shériff, ne comprend jamais rien à ce qui se passe et refuse d’aider, surtout lorsqu’il est occupé à espionner une jolie femme.

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L’humour de la série fonctionne plutôt bien par son rythme rapide, des dialogues bien écrits et des personnages caricaturaux qui dessinent un portrait critique de l’American Way of Life.

Pour le côté horreur, les producteurs ont clairement fait le choix d’une épouvante bon enfant, avec des hectolitres d’hémoglobine, des costumes de latex et des démons qui explosent. Ce choix est dû, bien évidemment, au budget réduit de la série, mais finalement ça coïncide pas mal avec l’ambiance générale. Une fois de plus, on sent très nettement l’influence du début de la carrière de Sam Raimi.

Bien entendu, il ne faut pas s’attendre à avoir peur en regardant cette série. Le choix est manifestement celui d’un public large, même si les nombreuses références cinématographiques qui ponctuent cette saison (des Dents de la mer à La Nuit des Morts-vivants) s’adressent à un public de quarantenaires, environ.

L’ensemble fonctionne plutôt bien, malgré les défauts. Si, sur cette saison qui ne contient que huit épisodes de vingt minutes, les scénaristes parviennent à éviter les répétitions, le spectateur est en droit de se demander ce qu’il en sera pour la suite : nos personnages doivent éliminer plus de 170 démons, espérons que cela se fera sans que l’on ait une impression de redite.

Finalement, Stan against the evil, bien que franchement inspiré par l’univers de Sam Raimi, parvient à être une série distrayante et agréable.

Stan against the evil : bande annonce

Stan against the evil : fiche technique

Créateur : Dana Gould
Réalisateurs : Jack Bishop, Justin Nijm
Scénarios : Dana Gould, Jessica Conrad, Sam Boyd
Interprètes : John C. McGinley (Stanley Miller), Janet Varney (Evie Barrett), Deborah Baker Jr. (Denise Miller), Nate Mooney (Leon Drinkwater), Randall Newsome (Thaddeus Eccles)
Photographie : Timothy A. Burton
Montage : Glenn Garland, Sari Tracht
Musique : Eban Schletter
Producteur : John C. McGinley, Ed Tapia
Société de production : 3 Arts Entertainment
Société de distribution : Independent Film Channel
Genre : humour, horreur
Durée : 8 X 25 minutes

Etats-Unis- 2016

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