17 ans après le film du même nom, la série Snatch voit le jour sur Crakle, le service de streaming de Sony. Qu’en est-il de cette adaptation ?
Albert Hill (Luke Pasqualino), fils d’un criminel, entourés de ses amis, Billy (Lucien Laviscount) le boxer et Charlie (Rupert Grint) le petit riche londonien qui se rêve gangster, va vite entrer dans le monde du crime organisé et de nombreuses galères vont alors s’ensuivre.
Avec un casting juvénile venait la promesse d’une adaptation pêchue et originale du film de 2000, mais le show peine dès son premier épisode à se distancier du matériaux de départ et on ne peut alors s’empêcher de comparer les deux. Le Snatch de Guy Ritchie était une sorte de puzzle, un Pulp Fiction à l’anglaise avec Brad Pitt en gitan à peine compréhensible et un rythme fluide et dynamique. Tentant de reproduire la même identité visuelle, la série Snatch peine à se faire sa propre signature et éreinte par son montage poussif et surfait qui caricature le style de Ritchie. La patte, le style, du cinéaste anglais est ici exacerbé mais surtout mal exécuté et la réalisation ne cesse alors de nous sortir hors de l’intrigue.
Le bon point qu’on retient de ce pilote est le casting féminin, totalement absent dans le film original. Entre Lotti qui cherche à échapper à son petit ami Sonny Castillo (joué par Ed Westwick) et la mystérieuse Chloé, les personnages féminins attirent notre attention. Mais cela ne suffit pas à rattraper le reste du casting qui, bien que prometteur, n’est pas à la hauteur de nos attentes. Les acteurs, loin d’être mauvais (on se souvient de la très bonne prestation de Luke Pasqualino dans Skins) restent cependant en surface, et leurs personnages manquent alors terriblement de profondeur. Probablement dû à une écriture caricaturale qui nous donne à voir des personnages peu convaincants et surtout peu originaux. Si leurs caractères se développeront peut-être par la suite ils n’arrivent cependant pas, le temps du pilote, à nous convaincre d’aller plus loin.
Pas assez violente ni bordélique, la série semble alors être une pâle copie du film, une version édulcorée qui manque de mordantet d’originalité. Les personnages ont beau avoir une dégaine qui en jette, avec leurs costumes au style londonien, cela ne suffit cependant pas à nous en mettre plein la vue. La série de Crakle n’est définitivement pas la série pêchue que nous attendions.
Snatch saison 1 : Bande-annonce
Synopsis : Une plongée dans le milieu haut en couleurs des gangsters britanniques, inspirée du film Snatch.
Snatch saison 1 : Fiche Technique
Créateur : Alex de Rakoff
Scénariste : Alex de Rakoff
Réalisateur : Nicholas Renton
Interprétation : Luke Pasqualino (Albert Hill), Rupert Grint (Charlie Cavendish), Lucien Laviscount (Billy), Stephanie Leonidas (Chloe Koen), Phoebe Dynevor (Lotti Mott), Dougray Scott (Vic Hill), Ed Westwick (Sonny Castillo)….
Producteurs : Helen Flint, Alex De Rakoff, Rupert Grint, David Harris Kline
Société de production : Little Island Productions
Distribution : Sony Pictures Television
Format : 10 x 60 min
Genre : comédie, policier, thriller
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Envie de chaos libidinal pendant douze heures dans une Amérique sous couvre-feu sentimental ? Le nouveau Will Gluck (Easy A, Tout sauf toi) propose plutôt un téléfilm sagement filmé, où même Monica Barbaro et Callum Turner peinent à faire des étincelles.
"Lydia et le vaisseau des tempêtes", nouveau film d'animation québécois, adapte librement les romans d'Yves Meynard. Entre mers de brume et astromagie, Lydia y affronte le deuil et l'apprentissage pour retrouver son frère disparu, dans une belle aventure familiale attachante.
Premier long métrage de la réalisatrice soudano-russe Suzannah Mirghani, "Cotton Queen" suit Nafisa, adolescente élevée dans un village cotonnier du Soudan, tiraillée entre les récits coloniaux de sa grand-mère et l'arrivée d'un homme d'affaires venu imposer ses graines génétiquement modifiées. Un film sobre sur l'émancipation et la mémoire.
Dans "Une affaire turque", Hüseyin Aydin Gürsoy filme moins un thriller qu'une faille : celle d'un homme pris entre deux mondes qui ne lui pardonnent pas d'appartenir à l'autre. Avec une mise en scène sensible, le cinéaste ausculte les stigmates invisibles du transfuge, et fait de Lionel Erdogan un héros fracturé dont le vrai combat n'est pas judiciaire, mais existentiel.
J’ai grandi avec Luke Skywalker, Korben Dallas et la bande de Friends. Rêvé de devenir un gangster comme dans les films de Scorsese. Me suis prise pour une cinéphile après avoir vu Pulp Fiction et découvert mon amour pour le cinéma avec les films des frères Coen. J’aime la poésie de Sofia Coppola et l’imaginaire de Wes Anderson. Je préfère presque toujours les méchants. Et mes films préférés sont entre autres : Bronson, Un Tramway nommé Désir, Donnie Darko, The Dark Knight, Thelma & Louise, Somewhere, Mad Max : Fury Road, The Voices, Snatch et la plupart des Coen.
J’ai découvert les séries avec Supernatural pour ensuite me tourner vers The Walking Dead, Misfits et continuer avec The Office, Hannibal, True Detective pour ne jamais m’arrêter, à tel point que je ne peux plus me passer de ma dose quotidienne. Néanmoins, j’ai la fâcheuse tendance à dire que les premières saisons sont les meilleures.
Je n’ai pas de préférence entre le cinéma et les séries, tout comme je n’en ai pas concernant les genres, les seuls films/séries qui ne me plaisent pas sont ceux qui me laissent indifférente.
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Oslo, caniculaire et putride, sert d’écrin à la nouvelle série événement de Netflix : Harry Hole (L'Etoile du Diable). Cette plongée vertigineuse dans l’univers du maître du nordic noir Jo Nesbø tient toutes ses promesses. Scénarisée par l’auteur lui-même, la série emprunte à son œuvre son tempo punk rock, son écriture torturée, sa mise en scène à l'esthétique graphique et ses personnages hantés.