Critique The Mandalorian – Chapitre 4 : Le Sanctuair’bnb

Pedro traqué, Pedro sauvé, Pedro caché. Le chapitre 3 se terminait avec notre Mandalorien traqué par des chasseurs de primes. This Is The Way, il était finalement sauvé par ses (nouveaux) amis mandaloriens. En s’envolant dans la galaxie, il fallait, pour lui et Guizmoda, dès à présent se cacher dans le chapitre 4, intitulé Le Sanctuaire. 

Ça y est. On est déjà à la moitié de la première saison de The Mandalorian et la série aurait mieux fait de s’appeler  » Baby Yoda  » tant Guizmoda vole la vedette à Pedro sur les réseaux sociaux. 

C’était l’analyse critique de la mi-saison, passons désormais à ce chapitre 4 – Le Sanctuaire !

Village idyllique de pêcheurs, petite guitare guillerette, partie de foot. On débarque dans un petit village perdu où le krill est à profusion et où les enfants rient et rient encore. Bref, la vie est belle sur on ne sait quelle planète bleue et verte. On se demanderait presque si on ne regarde pas le pilote de la série sur les Seigneurs des Anneaux quand des orcs viennent piller ce si paisible village. Mais non, le son des blasters nous remet dans le droit chemin, ce sont des Klatooiniens et on est bien dans The Mandalorian ! 

On oublie pas pour autant que Pedro est en cavale avec Guizmoda et que ce dernier n’a pas cessé de chercher des broutilles en touchant à toutes les commandes du Razor Crest. Encore un geste mignon à son actif, trop cute.

Ce qui est moins cute, c’est qu’il sont toujours en cavale et ont besoin d’un endroit pour se cacher pendant un temps. Capteurs de positionnement aux fesses avec une prime qui doit être bonbon, mieux vaut trouver un endroit pour s’y terrer, lui et son petit ragondin. C’est ainsi qu’ils décident de mettre vaisseau à terre sur Sorgan, une planète qui semble parfaite pour s’y planquer. 

Bon, pas si parfaite que ça puisque Pedro y retrouve un ancien plan Tinder qui lui met tarif à l’extérieur d’une cantina. On ne sait pas qui a  » oublié  » de rappeler l’autre, mais Pedro semble débarquer en terrain conquis. Cette dernière, Cara Dune, ex-trooper de l’Alliance Rebelle, se planque en effet aussi sur Sangor. Et puisqu’une planète entière n’est pas suffisante pour deux, Pedro n’a pas d’autre solution que de rebrousser chemin et d’aller voir ailleurs si elle y est. Dommage, ils avaient de la spotchka.

De la spotchka ils en ont, mais du krill non. Et c’est pas avec ça que deux villageois vont s’offrir les services de Pedro, qui prépare son vaisseau pour quitter cette planète. Ce qui intéresse Pedro, ce n’est pas de l’argent, de la spotchka ou encore du krill. Ce que veut Pedro, c’est une expérience unique dans un Airbnb  » au milieu de nulle part  »

Arrivé dans son Airbnb, il est accueilli par la sosie de Pocahontas qui donne tout, mais alors tout pour avoir une bonne note !  » Tiens, voici des couettes « ,  » Tiens, voici ton repas « ,  » Tiens, ma fille va s’occuper de ton bébé « ,  » Tiens, tu dois être beau sans ton casque, ça fait combien de temps que tu l’as pas enlevé devant quelqu’un ? « . On lui pardonnera son intrusivité puisque grâce à elle, on apprend qu’il n’est pas né mandalorien mais que ce sont eux qui l’ont sauvé, probablement suite à la Grande Purge. Et il nous nargue même en enlevant son casque pour manger. On espérait voir la tête de Pedro avec les deux orbites enfoncées pour faire un cross-over avec Game of Thrones, mais que nenni.

Bon c’est pas tout, mais ils sont là pour taffer quand même les deux tourtereaux. Ils se décident à aller cueillir les champignons dans la forêt. Et c’est là-bas qu’ils trouvent les traces d’un AT-ST, ces machines de l’empire à la démarche de poulet. La sentence est irrévocable : il faut partir.

Sauf que Pedro n’a pas le charisme de Denis Brogniart et les habitants ne l’entendent pas de cette oreille. Quelques minutes plus tard, tout le village se retrouve à s’exercer au blaster, aux bâtons de bois et à construire des pièges. Oui, Pedro et Cara s’initient aux ateliers Do It Yourself, ce n’est pas que sur Terre que c’est à la mode.

La nuit tombée, c’est l’heure de foutre le bor-del ! Pedro et Cara gagnent la forêt pour s’infiltrer dans le campement des pillards, qui n’est autre qu’une tente avec des jacuzzis et un barbecue à l’extérieur. Une version plus cosy des gilets jaunes. Ils y pénètrent, collent une bat-bomb, distribuent quelques pêches et s’extirpent de la tente juste avant qu’elle n’explose. L’effet escompté se produit puisque l’AT-ST se réveille et les course. Après le western, les chevaliers et l’infiltration, désormais c’est ambiance Jurassic Park dans ce 4ème épisode !

Arrivé au campement, le gros T-Rex sur pattes grises s’arrête à quelques mètres du piège mais n’y tombe pas. C’est con. Il faudra que Cara s’en mêle et se décide à aller titiller les nasaux de la machine sur guiboles pour la faire trébucher. Ce à quoi elle arrive, avec un finish par Pedro qui balance sa bat-bomb comme un dunk. Un vrai exemple de teamwork par la synergie à montrer dans toutes les écoles de management de la galaxie.

On est quand même sur un mini-sauvetage comme sur la bataille Endor, et ça, c’est beau, les enfants. Et la série aurait même pu se terminer là ! Pedro en père de famille polygame, élève son Guizmoda pépouze sur la planète Sangor à bouffer du krill pour le restant de ses jours et même vivre sans casque.

Mais non ! Puisque les capteurs de positionnement pullulent dans la galaxie comme les airs de  » All I Want For Christmas  » dans les centres commerciaux, un chasseur de prime est sur le point de cramer les oreilles de Guizmoda en un coup de blaster. Il faudra un second sauvetage de Cara pour que Pedro se résigne à lever le camp pour trouver une autre planque. Pas facile de le faire déguerpir mais finalement elle se débarrasse de ce date Tinder.

Et voilà comment finit ce chapitre 4 ! Un épisode en demi-teinte, beau visuellement avec des scènes de combat encore sympas, un exploit en plus à rajouter dans les récits héroïque des Mandaloriens et une planète en moins où se cacher pour Pedro. Ce n’est pas ce qui doit manquer dans la galaxie à vrai dire, mais c’est toujours regrettable de quitter un petit crush.

Alors vont-ils se retrouver encore confrontés à d’autres chasseurs de primes ? Est-ce que Cara et Pedro ne feraient pas mieux de faire un petit bout de chemin ensemble ? Est-ce que Pedro va enlever son casque un jour ? À quand le jet-pack ?

Peut-être aurons-nous des réponses dans le Chapitre 5 !

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