Live by Night : Ben Affleck s’improvise caïd mafieux des années 20 dans la bande-annonce !

Après le costume de la chauve-souris, place à celui du mafieux. Ben Affleck est en effet de retour derrière la caméra pour adapter le roman de Dennis Lehane (Shutter Island), Live By Night, qui voit l’interprète du Batman s’improviser caïd de la mafia dans une Amérique post-Première Guerre Mondiale, miné par la criminalité. 

A peine le temps de le voir quitter son costume monochrome du justicier de Gotham City que l’acteur Ben Affleck avait déjà décampé, direction Boston pour shooter son nouveau film, particulièrement ambitieux : Live By Night. Adaptation d’un roman de Dennis Lehane (on lui doit Mystic River), on y suit l’histoire de Joe Coughlin (Affleck), un soldat rentré de la grande guerre et accessoirement fils du chef de la police locale, qui en pleine période de la Prohibition, va s’improviser figure de la pègre. Une ambition de carrière allant à rebours de celle du paternel et qu’on pressent déjà comme explosive, au vu des premières images, sublimes. Bien aidé par la photographie de Robert Richardson (Les Huits Salopards, Django Unchained, Hugo Cabret), Ben Affleck a toutefois pu s’arroger un casting de reve dans son nouveau film. Pensez donc : en plus de le voir drapé dans les plus beaux costumes de l’époque, on aura la chance de pouvoir compter sur le renfort de Elle Fanning (The Neon Demon), Zoe Saldana (Les Gardiens de la Galaxie), Chris Cooper (Démolition), Sienna Miller (American Sniper), Scott Eastwood (Suicide Squad) ou Brendan Gleeson (Harry Potter, Bon Baisers de Bruges). Un joli casting pour un film qu’on pressent sans trop se mouiller figurer en bonne place dans les prétendants aux Oscars 2017, aux coté du Silence de Martin Scorsese ou du Hacksaw Ridge de Mel Gibson.

Live By Night sortira quant à lui, le 18 Janvier prochain dans les salles françaises.

Live By Night : Bande-annonce du film évènement de Ben Affleck

Festival

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.

Reims Polar 2026 : Mi Amor, noyé dans le bruit

Ce jeudi 2 avril au soir, l’impériale Cécile Maistre-Chabrol a remis le Prix Claude Chabrol à Thomas Ngijol pour "Indomptables", polar camerounais dans lequel le réalisateur-acteur réussit une mue radicale et convaincante — quitter la comédie pour plonger dans un thriller âpre, ancré dans la réalité de Yaoundé, entre enquête policière et portrait d'une paternité qui déraille. Une belle soirée pour le genre, achevée par Guillaume Nicloux et son nouveau film, "Mi Amor". Le contraste est cruel, d'autant plus piquant que Nicloux n'est pas un inconnu des festivals de polar. Il s’était déjà fait connaître au Festival du Film Policier de Cognac, ancêtre direct de Reims Polar, avec Une affaire privée. Et ce film-là racontait déjà... une disparition de jeune femme.

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Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.

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Antoine Delassus
Antoine Delassushttps://www.lemagducine.fr/
J'ai une profonde admiration pour les sushis, James Bond, Leonardo DiCaprio, Apocalypse Now, Zodiac, les bons films et le ski. Pas forcément dans cet ordre. Et à ceux pouvant critiquer un certain amateurisme, je leur répondrais simplement que l'Arche de Noé a été fabriqué par des amateurs et le Titanic par des professionnels.

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