Le Bonhomme de Neige ou le Millenium de Michael Fassbender en DVD/Blu-Ray le 3 Avril !

Adapté du best-seller éponyme de Jo Nesbo, Le Bonhomme de Neige entendait marcher sur les traces du célèbre Millenium de Stieg Larsson, mètre étalon du genre dès lors qu’on touche aux tueurs en série sévissant sur les grands froids de la Scandinavie. Patatras, Tomas Alfredson n’est pas David Fincher…

Suède, de nos jours. Lorsque le détective d’une section d’élite enquête sur la disparition d’une victime lors des premières neiges de l’hiver, il craint qu’un serial killer recherché n’ait encore frappé. Avec l’aide d’une brillante recrue, il va tenter d’établir un lien entre des dizaines de cas non élucidés et la brutalité de ce dernier crime afin de mettre un terme à ce fléau, avant la tombée des prochaines neiges.

Un film qui fait froid dans le dos.

On dit souvent que l’enfer est pavé de bonnes intentions. Un dicton justement de mise quand on doit évoquer le cas du Bonhomme de Neige A l’origine chapeauté par Martin Scorsese, le projet est finalement tombé dans la besace du non moins recommandable Tomas Alfredson, lequel avait auparavant brillamment adapté John Le Carré (La Taupe). Dès lors, difficile de ne pas y voir dans ce projet, une véritable promenade de santé pour le cinéaste. Malheureusement, le projet bien que nanti d’éléments étant à même de plaire à n’importe quel cinéphile (un serial-killer, un best-seller nordique, des décors enneigés, une ambiance tétanisante), son exécution a souffert d’un des plus gros travers d’Hollywood : le temps. C’est bien simple : Tomas Alfredson n’a pas eu le temps pour finaliser son film tel qu’il l’entendait. A peine quelques mois. Dès lors, difficile de pouvoir mener à bien une histoire multipliant les temporalités et localités de tournages. Tant et si bien que le film une fois dans la boite a rencontré un énième problème, cocasse : il lui manquait plusieurs scènes clés. Des scènes que le réalisateur estime majeurs et qui n’auront pour conséquence que de vider de sa complexité un film pourtant bien parti pour illustrer les tourments d’un serial-killer. C’est ce qui s’appelle la faute à pas de chance…

Des bonus frustrants

Fatalement, à la vue des bonus, on ne peut que contenir notre frustration tant la prose du romancier Jo Nesbø pouvait donner lieu, si correctement adaptée, à un film valant le détour. Ici, on ne pourra donc que ronger son frein devant l’utilisation des paysages nordiques ou la construction des personnages, notamment celui de Michael Fassbender pour saisir ce qu’aurait pu être le film s’il n’avait pas été la cible d’une production précipitée et d’un montage en catastrophe. Une bien piètre consolation qui au moins a le mérite de nous rassurer pour la suite : si un autre best-seller du romancier norvégien venait à se voir adapté, le réalisateur aurait un bon exemple à ne pas réitérer pour saisir la substantifique moelle de l’auteur et en donner un polar aussi tortueux que les pages du roman.

Caractéristique Technique DVD/Blu-Ray

Version originale sous-titrée français + Allemand DTS HD HRA 7.1, Anglais DTS HD (Master audio) 7.1, Espagnol; castillan DTS HD HRA 7.1, Français DTS HD HRA 7.1, Italien DTS HD HRA 7.1

Images – 16/9 – 1.85 – Couleur

Durée : 119min

Bonus

– la copie digitale
– Les personnages
– Créer le monde de Jo Nesbø
– Le bonhomme de neige
– Les paysages norvégiens
– Plongée dans le lac

 

Bande-annonce : Le Bonhomme de Neige 

Festival

FIFAM 2026 : la programmation et l’affiche se dévoilent

Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

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Antoine Delassus
Antoine Delassushttps://www.lemagducine.fr/
J'ai une profonde admiration pour les sushis, James Bond, Leonardo DiCaprio, Apocalypse Now, Zodiac, les bons films et le ski. Pas forcément dans cet ordre. Et à ceux pouvant critiquer un certain amateurisme, je leur répondrais simplement que l'Arche de Noé a été fabriqué par des amateurs et le Titanic par des professionnels.

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