Star Trek – Enterprise : Critique de la série culte

Star Trek – Enterprise :  Saga cosmique aussi culte que les oreilles de Spock

Synopsis : Le premier vaisseau terrien Enterprise, dirigé par le capitaine Jonathan Archer, part à la découverte de mondes nouveaux, de nouvelles formes de vie et de civilisation différentes.
Note : L’histoire se déroule 100 ans avant les aventures du capitaine Kirk dans la série originale Star Trek.

La franchise Star Trek n’a jamais vraiment fonctionné en France. La meilleure preuve est que jusqu’à ce que J.J. Abrams s’en mêle, le plus gros succès en salles de la saga (le premier des films en fait) a fait un peu moins de 700 000 entrées. Le plus gros bide ayant été Star Trek 6, avec à peine plus de 58 000 entrées. Autant dire que les 861 000 entrées France de Star Trek : Into Darkness (ce qui n’est pourtant pas grand chose) résonnent un peu comme un vrai succès. Difficile donc d’être un Treker (fan de la saga) dans l’hexagone, encore plus difficile d’être fan d’Enterprise, dernière série en date tirée de l’univers crée par Gene Roddenberry. Cette série a été très critiquée par les puristes extrémistes, pour son générique chanté (une première !) et il paraît, pour une foule d’incohérences. Autopsie.

Enterprise (appelée ensuite Star Trek – Enterprise) pourrait être le chaînon manquant dans l’univers de Roddenberry, malgré les protestations de nombreux fans qui y voient un manque de respect du créateur de la saga. Enterprise vient se placer en parallèle du film Star Trek – Premier Contact, sorti en 1996, qui racontait la première rencontre entre Terriens et Vulcains et la découverte de la vitesse de distorsion par Zefram Cochrane puis sa mise en application par Henry Archer. Dans la série son fils, Jonathan Archer (l’inoxydable Scott Bakula), est le capitaine du tout premier vaisseau interstellaire Enterprise de Starfleet, chargé d’explorer le cosmos et d’étendre la présence humaine dans le cosmos. Au fil des épisodes, on croise différentes races et on assiste à la première rencontre avec les Klingons. Si l’équipage est moins cosmopolite que dans la série d’origine, on a tout de même droit à la Vulcaine de service, ici sous les traits de T’Pol, personnage encore plus insupportable de logique que ne l’était Spock. On sourira aussi devant la peur qu’a l’équipage de la téléportation, technologie qui n’en est qu’à ses balbutiements et ne sert pratiquement qu’au transport de matériel.

La production de la série n’a pas à rougir des précédentes, les moyens sont là et évitent le côté cheap que peut avoir aujourd’hui la série originelle. Les pyjamas moulants ont été troqués contre des bleus de travail, les phasers ressemblent à de vraies armes et l’esthétique du vaisseau est au moins aussi réussie que celle créée pour le cinéma. Quant aux effets spéciaux, même s’ils sont limités dès qu’on sort des scènes spatiales, ils sont suffisamment crédibles pour éviter les rires moqueurs. Le seul bémol viendra peut-être des scénarios qui ne semblent pas toujours à la hauteur de la réputation de la franchise, pas assez d’énigmes et de mystères, un peu trop d’action. Mais il reste le côté philosophique, la diplomatie, la rencontre de nouvelles espèces ou encore le non-interventionnisme dans l’histoire des civilisations. Les quelques effets spéciaux ratés sont rattrapés par les acteurs, Scott Bakula en tête, avec toujours ce même capital sympathie à défaut d’un réel talent, Jolene Blalock alias T’Pol est parfaite en Vulcaine sans aucune émotion. Autour d’eux gravite la galerie habituelle de personnages secondaires dont les caractères s’affirment au fil des épisodes.

Sans être la réussite absolue de la franchise à la télévision, Enterprise a le mérite de lever le voile sur beaucoup de questions et de satisfaire la curiosité de beaucoup de fans. Bénéficiant d’un univers malgré tout respectueux, elle privilégie le côté space-opera qui a fait son succès outre-Atlantique. Reste que chez nous son manque de succès la relègue toujours aux chaines satellites, les Français n’ayant toujours pas compris le fort potentiel de cet univers qui allie la beauté d’un univers de science-fiction à l’intelligence de ses scénarios. J.J. Abrams y changera peut-être quelque chose…

Fiche technique :  Star Trek – Enterprise

Créée par Brannon Braga, Rick Berman (2001)
Avec: Dominic Keating, Scott Bakula, John Billingsley plus
Nationalité: Américaine
Genre: Fantastique
Format: 42 minutes

Auteur de la critique : Jambalaya

 

 

Festival

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