Mr. Robot, la série évènement en DVD/Blu-Ray à partir du 18 Octobre !

Révélation de ce début d’année, la série de Sam Esmail avec Rami Malek en hacker perturbé est enfin de sortie. L’occasion de replonger avec plaisir dans les aventures tourmentées de ce cyber-justicier en passe de fomenter une incroyable révolution numérique. Addiction garantie !

Janvier 2016. Alors que les yeux du monde entier sont rivés sur la cérémonie des Golden Globes qui récompense chaque année le gratin de la production cinématographique et télévisée américaine, des voix s’élèvent déjà dans les travées du Beverly Hilton Hotel. Le lieu qui accueille comme chaque année le prestigieux événement est en effet la cible d’un bien étrange ballet, voyant tous les convives, habillés sur leur 31, jacasser à propos d’une série. Mais pas question d’entendre parler des évidentes Game of Thrones, Orange is The New Black ou House of Cards. Non, la série qui enflamme les discussions se nomme Mr Robot. On pourrait croire avec un titre pareil qu’il s’agit là d’une obscure série télévisée nichée en plein milieu d’un cadre futuriste à la Minority Report. Que nenni. Derrière ce titre étonnement sibyllin (qui est donc ce fameux Mr Robot ?), se cache en fait une série profondément enracinée dans notre époque, puisque se faisant déjà l’avocat du diable vis à vis d’un thème de société récurrent : la technologie. Retorse, amère et pourtant réaliste, le show de Sam Esmail suit le parcours d’Elliott, un homme qui mène une double vie. Programmeur dans une firme de cyber-défense le jour, il devient sitôt la nuit tombée un redoutable hacker, qui n’a de cesse de réparer les injustices. Mais alors qu’il doit gérer de gros troubles du comportement qui l’isolent de plus en plus, le voici contacté par un collectif de hacker, appelé F-Society, qui le somment de rejoindre leurs rangs afin de parachever une gigantesque révolution numérique, destinée à faire tomber une entreprise, quasi-omnisciente puisque nichée dans tous les secteurs (ou presque) de l’économie : Evil Society.

Un Fight Club à l’ère du numérique.

On ne saurait vraisemblablement pas où commencer sitôt que l’on aborde le cas de Mr. Robot. La série, volontairement en marge du système, se distingue tellement de ses homologues du câble qu’on serait presque tenté de croire que la série n’en est pas une. Et on aurait raison. Il faut dire que son concepteur, Sam Esmail a toujours envisagé d’adapter son histoire au cinéma. Une gageure qui se ressent d’ailleurs dès l’entame, la série ne présentant par exemple pas de générique à proprement parler, et témoignant d’une qualité visuelle léchée, rappelant ça et là Fincher dans ses grandes heures. Mais là ou la série innove radicalement de la concurrence, c’est par son histoire. Condensé de trois éléments ayant façonné ce siècle -les attentats du 11 Septembre, la crise financière de 2008 et la recrudescence des nouvelles technologies- la série se veut un portait sans fard de la société de consommation. Critique, pour ne pas dire carnassier, le portait qu’en fait Sam Esmail inquiète autant qu’il ne terrifie. Et ce, non pas pour la violence, totalement ouatée de l’ensemble, mais davantage pour la véracité de ce qui y est montrée. Des hommes sans scrupules, des relations virtuelles qui prennent le dessus, une confiance aveugle dans les nouvelles technologies, c’est très simple : la série semble être une véritable update du Fight Club de David Fincher; les deux œuvres partageant ce nihilisme ambiant et cette massive dose de pessimisme qui avait érigé en son temps le film au rang de culte. Mais cette fois-ci, pas de Brad Pitt au sourire ravageur en doppelganger. Non, le seul auquel on a droit, c’est Elliot. Seul personnage qui semble être épargné par les événements, il n’en reste pas moins un être avec de grosses fêlures, quitte à fasciner par sa fragilité et son interprétation sidérante de justesse que lui donne Rami Malek.

Erreur 404 : Bonus not Found

Vu l’hermétisme propre à la série, il aurait été appréciable de pouvoir compter sur de réels bonus, autant pour décrypter tous les mystères de celle-ci, que pour comprendre les motivations à voir le casting y prendre part. Manque de pot, la galette DVD s’avère être relativement maigre de ce coté-là puisque mis à part un court making-off, qui explique notamment le processus de création de la série, le show ne peut compter que sur un modeste bêtisier pour captiver les foules. Dommage.

Récapitulatif DVD/Blu-Ray

Caractéristiques techniques du coffret 3 DVD:
Image : 16/9 1.78 :1
Son : Français, Anglais et Espagnol Dolby Digital 5.1
Sous-titres: Anglais (sourds et malentendants), Français, Espagnol et Néerlandais

Caractéristiques techniques du coffret 2 Blu-rayTM + Digital HD :
Image : 16/9 1.78 :1
Son : Anglais DTS-HD Master Audio 5.1, Français et Espagnol DTS Digital Surround 5.1
Sous-titres: Anglais (sourds et malentendants), Français, Espagnol et Néerlandais

Bonus des coffrets 3 DVD et 2 Blu-rayTM + Digital HD :
• Scènes coupées • Bêtisier
• Making-of
Durée : 10 épisodes de 45 min

Mr. Robot : Bande-Annonce

Festival

FIFAM 2026 : la programmation et l’affiche se dévoilent

Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Newsletter

À ne pas manquer

La chaleur : l’adolescence en mode atone ou l’art de filmer le vide

Faut-il filmer l'ennui pour le faire exister ? Stéphane Demoustier avec son dernier opus "La chaleur" en fait le pari, avec une délicatesse certaine, mais au risque d’engluer son spectateur dans la torpeur même de son héros.

« Vaiana, la légende du bout du monde » n’est pas le pire remake, mais c’est de loin le plus inutile

"Vaiana, La légende du bout du monde" (2026), remake live-action de Disney, déçoit sur toute la ligne. Animation ratée, prestations fades de Dwayne Johnson et Catherine Laga'aia, effets visuels décevants malgré un budget de 250 millions de dollars... un naufrage face à l'excellent film original.

L’Espèce explosive : Alexis Manenti électrise le film braque de Sarah Arnold

Avec "L’Espèce explosive", Sarah Arnold dynamite les codes de la comédie rurale. Un film déglingué, détonant et drôle, tendre et imprévisible, porté par un Alexis Manenti éblouissant de chaos. Un cinéma vigoureux et téméraire !

Evil Dead Burn : Le feu des aveux

En confiant "Evil Dead Burn" à Sébastien Vaniček, Sam Raimi a fait le bon choix. Le réalisateur de Vermines signe un sixième épisode généreux, où le trauma familial et la violence conjugale nourrissent l'horreur démoniaque. Porté par une Souheila Yacoub habitée, le film brûle de l'intérieur avant même que les Deadites n'entrent en scène.

L’Inconnue : le trouble de Jésus et de Marie

"L'Inconnue" est un film qui ne ressemble à aucun autre. Arthur Harari y filme l'indicible : l'égarement de l'âme dans un corps qui n'est plus le sien. Porté par Léa Seydoux en madone hagarde et Niels Schneider en Christ sacrifié, ce thriller de l'inconscient nous happe et nous largue, laissant planer un doute vertigineux : savons-nous vraiment qui nous sommes ? Un film opaque, charnel, parfois insaisissable, mais dont la grâce primitive nous hante longtemps après le générique
Antoine Delassus
Antoine Delassushttps://www.lemagducine.fr/
J'ai une profonde admiration pour les sushis, James Bond, Leonardo DiCaprio, Apocalypse Now, Zodiac, les bons films et le ski. Pas forcément dans cet ordre. Et à ceux pouvant critiquer un certain amateurisme, je leur répondrais simplement que l'Arche de Noé a été fabriqué par des amateurs et le Titanic par des professionnels.

La colline a des yeux 1 (1977) et 2 (1985), de Wes Craven : contamination de la violence

Si ces films – et surtout le second, complètement raté – ont à maints égards mal vieilli, l’édition prestige qui combine les deux films et de nombreux memorabilia, vaut assurément son pesant d’hémoglobine. D’autant plus que les suppléments, tant vidéo qu’écrits, se révèlent parfois plus intéressants que les films eux-mêmes !

Règlements de comptes à O.K. Corral (1957) de John Sturges : deux géants au service de la fabrique du mythe

Wyatt Earp, Doc Holliday, la fusillade à O.K. Corral… Ces trois mythes occupent une place prépondérante dans le « roman national » de l’Ouest. Pour les évoquer au cinéma, quoi de mieux que deux légendes d’Hollywood ? Au service du réalisateur John Sturges (Les Sept Mercenaires, La Grande Evasion), Burt Lancaster et Kirk Douglas font des étincelles, dans ce western immense.

Resurrection : l’insurrection par le rêve

"Resurrection", le nouveau film de Bi Gan, impressionne par sa beauté formelle et son inventivité folle. Entre rêve et cinéma, ce film-somme traverse les genres et les époques avec une liberté rare. Découvrez cette œuvre marquante, disponible en DVD et Blu-ray chez Potemkine Films dès le 7 juillet 2026.