Deepwater de Peter Berg en DVD & Blu-Ray le 15 Février !

Après le puissant Du Sang et des Larmes, Peter Berg continue de creuser la thématique du héros moderne avec Deepwater, du nom de la plate-forme pétrolière américaine ayant explosé en 2010. L’occasion pour lui de transposer, au milieu d’un blockbuster pétaradant, autant les prémices d’un drame humain poignant que les atours d’un virulent portrait à charge de l’industrie pétrolière.

USA, Golfe du Mexique, 2010. Fleuron de BP, l’un des leaders de l’industrie du pétrole, la plate-forme Deepwater Horizon est de ces gros engins qui brasse chaque jour des millions de barils. Sur cet imposant monstre de métal travaille Mark Williams (Mark Wahlberg), un électricien qui va, en ce 21 Avril, être aux premières loges de ce que le monde retiendra comme la pire catastrophe pétrolière du 21ème siècle. Au milieu de ce bourbier monochrome d’où ne suintent que chaleur et désolation, Williams va devoir se battre pour survivre.

Du sang, de la sueur et des larmes

Ayant à coeur de mettre en avant l’héroïsme des petites gens depuis quelques films, Peter Berg récidive ici, qui plus est, en mettant l’accent sur la force ouvrière des Etats-Unis. Fini donc les militaires du Sang et des Larmes, et place aux derrickmans, couleur mazout. Blockbuster 100% prolo dans l’âme, Deepwater n’en oublie ainsi pas de se doter d’un fond. Alors que la plate-forme se transforme progressivement en gigantesque brasier, conséquence d’une exploitation outrancière par les gérants, difficile de ne pas penser en effet aux vies de ces ouvriers ou encore au portrait à charge du capitalisme US qu’esquisse, l’air de rien, le réalisateur Peter Berg. Ce dernier, fidèle à son style, parvient d’ailleurs à lier ces deux intentions au gré d’une mise en scène impressionnante, alternant scènes de caméra à l’épaule et plans fixes, comme pour mieux mettre en opposition l’aspect humain et simple de ses ouvriers et le ton grave du message qu’il cherche à délivrer. Une lucidité rare dans le milieu des grosses productions qui permet de sensiblement réévaluer l’engagement de ce metteur en scène, décidément jamais où on l’attend. En définitive, à la fois dramatique, dévastateur et surtout humain dans son exécution, Deepwater s’affirme comme une oeuvre ingénieuse et surtout engagée. Chapeau Mr Berg !

Des bonus super (sans plomb)

Coté bonus, même rengaine. Si l’on pourra regretter une galette Blu-Ray nettement plus garnie que son équivalent DVD, on ne reniera cela dit pas notre plaisir au vu des suppléments proposés. En plus des sempiternelles interviews du casting (qui on le rappelle comprend Mark Wahlberg, John Malkovich, Kurt Russell, Kate Hudson ou Dylan O’Brien), on retrouvera le module « La Plate-Forme Infernale » qui détaille pendant 26min, l’enfer qu’ont du vivre les survivants ; ou celui nommé « Les Secrets de Deepwater » qui cherche à sa manière pendant plus d’un quart d’heure à expliquer les origines de la catastrophe. Un must-see donc pour quiconque manifeste un peu de curiosité devant ce qui s’apparente à nulle autre que le pire accident pétrolier de ce 21ème siècle ; tout comme une manière d’accentuer un peu plus la portée humaniste et sincère de son propos.

DÉTAILS TECHNIQUES DVD
Langue : Anglais, Français
Sous-Titres : Français, sourds et malentendants
Son : D.D 5.1 et 2.0
Image : 2.40 – 16/9 comp 4/3 – couleur
Durée : 104 minutes + Bonus (1h environ)
MAKING-OFF
« La Plateforme Infernale » (26min)
« Les secrets de Deepwater » (16min)
UN DOCUMENTAIRE EXCEPTIONNEL
« Après la Tragédie »

DETAILS TECHNIQUES BLU-RAY

Langue : Anglais, Français
Sous-Titres : Français, sourds et malentendants
Son : 5.1 et Master Audio 7.1
Image : 2.40 – 16/9 comp 4/3 – couleur
Durée : 109 minutes + Bonus (2h environ)
MAKING-OFF
« La Plateforme Infernale » (26min)
« Les secrets de Deepwater » (16min)
UN DOCUMENTAIRE EXCEPTIONNEL
« Après la Tragédie »
1H D’INTERVIEWS
Peter Berg et Acteurs

Bande-Annonce : Deepwater

Festival

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Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

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Antoine Delassus
Antoine Delassushttps://www.lemagducine.fr/
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