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Jeu-concours avec BNP Paribas à l’occasion du Festival cinéma Télérama

A l’occasion du Festival cinéma Télérama en partenariat avec BNP Paribas qui aura lieu du 24 au 30 janvier 2018, remportez l’une des dotations en jeu : 5 abonnements numériques Télérama de 3 mois avec accès à la plateforme et 10 hors-séries « cinéma » Télérama

Festival cinéma Télérama c’est donc l’occasion pour les cinéphiles de découvrir les meilleurs films de l’année 2017 mais aussi des avants-premières, sélectionnés par la rédaction de Télérama et l’Association française des cinémas Art et Essai.

Liste des films de l’année 2017 à voir ou à re(voir)

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et des films en avant-première :

  • America
  • Les bonnes manières
  • Razzia
  • Jusqu’à la garde
  • À l’heure des souvenirs

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3,50 € chaque séance avec le PASS dans Télérama ou sur Télérama.fr

Plus d’infos sur : http://festivals.telerama.fr/festivalcinema

BNP Paribas avec pour Facebook la page « Ma banque » https://www.facebook.com/mabanque.bnpparibas/ et pour Twitter : @mabanque_bnpp

A l’occasion, et avant le début du festival, BNP Paribas offre actuellement 75 000 Pass grâce à différentes opérations :BNPP-logo-partenariat-festival-cinema-telerama

Un jeu organisé sur cinema.bnpparibas du 19 décembre 2017 au 16 janvier 2018 pour gagner 20 000 Pass.
Une distribution dans le réseau d’agences BNP Paribas.
Un jeu sur le site We Love Cinéma pour les clients détenteurs de la carte.

Dotation : 10 hors séries en jeu parmi les 4 hors proposés et 5 abonnements numériques Télérama de 3 mois avec accès à la plateforme

Concours-pnb-paribas-concours-Festival-cinema-Telerama-remporter-hors-serie-et-abonnementsFestival cinéma Télérama : Bande-annonce

MODALITÉS DU JEU

Pour participer à notre concours, réservé à la France Métropolitaine, il vous suffit de compléter le formulaire avant le 30 Janvier 2018. Pour augmenter vos chances, abonnez-vous à notre page Facebook ou notre compte Twitter. Renseignez vos réponses, vos coordonnées et cliquez à chaque étape sur les boutons « Suivant », puis « Envoyer » situés en bas du formulaire. Attention, aucune réponse mise en commentaire ne sera validée. En cas de problème, contactez-nous en utilisant le formulaire de contact.

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Bright : Quand David Ayer confirme son absence de talent

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A peine sorti et déjà étrillé par la critique. Bright, le nouveau film de David Ayer, produit par Netflix, en deviendrait presque un cas d’école. Et en effet le film est aussi nul que ça. Et non, il n’est même pas drôle à regarder. Mais développons un peu.

Il est vrai que nous sommes un peu en retard sur ce coup-là. Le film de David Ayer est déjà sorti sur Netflix depuis presque un mois, et alors que la critique américaine s’acharnait à descendre en flamme le « premier » blockbuster de la plate-forme de streaming (car bien sûr, Okja avait tout du petit film indé), et bien ici nous étions… en train de faire autre chose de sûrement beaucoup plus intéressant (comme préparer les fêtes par exemple). Mais bon, il faut bien rattraper le temps perdu, et les mauvais films ont ceci en commun avec les chefs-d’œuvre cette manière bien à eux de faire un tel ramdam que, forcément, ça pique la curiosité. Et comme on arrive après la tempête, prenons le temps d’analyser le bousin.

Un film sans race

Donc Bright, de David Ayer, part sur ce postulat follement original que notre monde à nous est exactement le même, mais avec des orcs, des elfes, des fées, Will Smith et des gangster mexicains à tous les coins de rues. Tout cela dans un scénario de Max Landis (fils de John), qui avait déjà goûté un succès critique avec le bancal Chronicles mais qui cartonne en ce moment avec Dirk Gently sur BBC America. Un type qui, quand il n’est pas pris de flemingite aiguë (coucou Docteur Frankenstein), peut tout à fait pondre un travail correct. Il ne révolutionne rien, mais au moins il tient la route. Sauf sur Bright où l’histoire s’enlise dans des scènes d’exposition interminables où deux flics (Will Smith et la prothèse faciale de Joel Edgerton) s’envoient des répliques ornementées de toutes les déclinaisons possibles du mot Fuck. Fuck, Fuck you, Motherfucker, Fuck me, Fuck things, Un-fuck things… Nous en réclamerions presque la V.F pour plus de diversité. Pendant que ces conversations hautement intellectuelles se tiennent dans l’habitacle, le spectateur attend encore ce pourquoi il est venu.

Bright est un film du genre « promesse non tenue ». Avec un tel produit (car finalement ce n’est que cela), nous étions tout de même en droit d’attendre un certain nombre de choses. Mais tout particulièrement la mise en place d’un univers qui essaierait de sortir à la fois des codes de l’héroïc-fantasy (qui ont tendance à tourner en rond) et du buddy movie policier, en provoquant la rencontre de ces deux mondes antithétiques. Malheureusement tout le monde n’est pas Neil Gaiman ou Terry Pratchett. Le blockbuster de Netflix n’essaie même pas de trouver sa propre voie et d’inventer quelque chose. Il se contente de reprendre les éléments constitutifs des deux genres qu’il convoque, et essaie de les emboîter maladroitement. Côté fantasy, nous avons une division de la population en race (Orques, Elfes, Humains… et des nains sont évoqués), une prophétie et un objet magique qui attise toute les convoitises. Côté buddy movie : deux partenaires qui ne peuvent pas se sentir (mais à la fin ça va mieux), des flics corrompus, des gangsters et un certain laps de temps avant la retraite du personnage principal. Ça sent salement le décongelé d’un bout à l’autre. Mais des films sympas dont la trame tient sur un timbre poste, ça peut toujours se faire. Après tout la plupart des films tirés des deux genres susnommés ne brillent pas toujours par leur originalité (en vrac : Willow, Legend, Bad Boys, L’arme Fatale etc).

Mais même sur un canevas des plus basiques, Bright arrive à multiplier les contre sens. La faute à une écriture qui préfère se focaliser sur son intrigue principale (pourtant réduite) mais oublie de mettre en place un univers cohérent. La pauvreté des dialogues est finalement un moindre mal par rapport au sentiment de vide qui se dégage. Le film d’Ayer reprend quelques codes épars de l’héroïc-fantasy et dissémine par-ci par-là quelques indices pour nous rappeler la teneur « magique » du film : un dragon qui vole, un centaure qui fait le pied de grue devant le commissariat et même un clodo aviné qui brandit une épée. Il est vrai que si ces éléments n’étaient pas présents, on en oublierait presque la dimension fantastique pour se dire que finalement le deuxième flic n’a qu’une vilaine maladie de peau. Sauf qu’aucun de ces éléments n’a d’intérêt pour l’intrigue principale. Dans un univers qui semble avoir évolué comme le nôtre, une épée brandie par un SDF (prophète ou non) n’a tout simplement aucun sens. Surtout quand celle-ci n’est qu’une épée rouillée sans une once de pouvoir magique.
En parlant de magie d’ailleurs, la longue introduction à base de tags dans la rue nous alerte sur un certain « Dark Lord » (On suppose que Dark est son prénom, Lord son nom et que sa maman lui disait qu’il était spécial) et l’intrigue tourne autour d’une baguette magique et d’une secte d’elfes gothiques voulant ressusciter Mr Lord. Au delà de ça, pas grand chose. Mais comment un monde qui a tout de même un peu de magie peut-il évoluer exactement comme le nôtre ? D’autant que les règles de la magie ne sont pas clairement définies, donc pour ce que l’on sait, celui qui tient la baguette peut faire ce qu’il veut (même si seuls les « Bright » peuvent l’utiliser). Alors pourquoi tout a l’air de fonctionner comme chez nous ? Personne dans ce monde n’a essayé d’analyser le phénomène pour en tirer des applications quotidiennes utiles ? Apparemment non, et on est toujours obligé de rouler au sans plomb 95. Donc la magie c’est naze.

Contre sens moral

Il n’est même pas précisé si les différentes races ont une sensibilité différente au phénomène. Notre logique de rolliste voudrait que les elfes soient un peu favorisés. Mais là encore, rien n’est précis. D’ailleurs le concept de race dans le film reste assez flou, juste pour essayer de glisser un message bienveillant sur la tolérance. Mais là encore, il ne faut pas longtemps pour tomber dans l’incohérence. Ward (Will Smith) fait donc la morale à sa fille au début du film sur le fait que les races n’ont pas de hiérarchie, juste des différences. Ce serait presque mignon s’il n’avait pas éclaté à coups de râteau une fée dans la scène précédente et s’il n’insultait pas son partenaire (seul orque policier du pays) dans les trois qui suivent.

Ou encore si le scénario développait un peu plus les relations entre les différentes espèces plutôt que de jouer sur des analogies gênantes. Ici les elfes sont catégorisés comme la classe dominante qui vit dans le luxe, et les orques comme de quelconques parias qui se rassemblent en gangs de rue. La métaphore sur la situation des afro-américains aux États-Unis est plutôt facile, et assez grossièrement surlignée par les costumes. Mais faudrait-il aussi voir dans les elfes une représentation caricaturale des juifs qui tiendraient le monde de la finance entre leurs mains ? Ce serait peut être aller un peu loin. Mais toujours est-il que le film manque de nuance, et jamais on ne verra un elfe sans abris ou un orque de classe moyenne. D’ailleurs, a part son boulot de flic, nous ne savons rien de la vie de Nick (Joel Edgerton). A-t-il une famille ? Une passion ? Tout cela manque vraiment de développement. Mais là où cela devient gênant, c’est quand les mexicains entrent dans l’équation. Presque exclusivement présentés comme un seul gang hyper agressif, ceux-ci apparaissent n’importe où à n’importe quel moment. Au point que l’on finit par se demander s’il ne s’agit pas d’une autre espèce capable de téléportation ou d’ubiquité. Avec des maladresses d’écriture pareilles, Bright ne remet finalement jamais en question le racisme inhérent au genre qu’il convoque. Pire, il finit presque par le justifier. Comme lors de cette scène où les deux voient des flics tabasser un orque et que Ward demande à son coéquipier s’il est plus orque que flic (justifiant au passage les excès de violence policières).

Nous en venons à nous demander où est passé le Max Landis un peu fun et ironique que nous connaissions. Rien que Docteur Frankenstein avait un sous texte homo-érotique qui dynamisait un peu un film pataud. Dirk Gently est tout en ironie et jeu de dupe… Alors pourquoi ici cette impression de sérieux pompier dans une entreprise qui aurait tout gagné a se laisser aller dans son propre délire ? Les rares vannes (héritées du buddy movie) tombent à plat, quand elles ne remettent pas encore en cause la logique de l’univers. Dans un monde où les orques vivent au grand jour, est-ce qu’un film comme Shrek aurait existé ? Est-ce que le genre heroïc-fantasy existerait ? Est-ce que Shrek est le Naissance d’une nation de cet univers ? Voilà comment une simple vanne idiote peut dégager plus de questions que de rire. Mais d’autres éléments laissent supposer que la première orientation du script était plutôt comique. Comme le duo de flic elfes (dont Edgar Ramirez avec les cheveux violets) qui se qualifient eux mêmes de « Magik Feds » (fédéraux magiques). Mais s’il y a une personne qui semble avoir pris cette réplique au sérieux c’est David Ayer.

Hors sujet

Revenons un peu en arrière. Pour rappel David Ayer est bien celui qui a signé Suicide Squad, film honni par une bonne partie de la critique et du public. Mais il a été assez malin pour noyer le poisson en rejetant, sans trop se mouiller, la faute sur Warner qui aurait remonté le film dans tous les sens. Repartons donc un peu plus loin dans sa carrière. Premier fait d’arme, le scénario de U-571, qui remplace les anglais ayant récupéré la machine Enigma par des américains. Puis viennent Fast & Furious et S.W.A.T Unité d’élite. Il réalise quelques polars adaptés d’Ellroy histoire de se faire un nom (un auteur sur lequel même De Palma s’est cassé les dents). Puis viennent End of Watch qui semble faire à peu près illusion, Sabotage (avec Shwarzy) qui est un échec critique et Fury qui marche pas trop mal auprès de la critique et du public. Vous connaissez la suite. Le pic de sa carrière reste le scénario de Training Day, film récompensé d’un oscar… pour la performance de Denzel Washinton. Et c’est peut être là que ce situe le nœud du problème.

En acceptant de réaliser Brigth, Ayer semble s’être octroyé le droit de réécrire le scénario de Landis, afin que celui-ci colle plus à son univers. Sans juger la carrière en dents de scie de bonhomme, nous pouvons déjà noter qu’il ne fait pas spécialement dans le fun. Donc exit la dimension gros délire qui avait peut-être existé dans la première mouture. David Ayer aime le cinéma brut, l’action qui cogne et les pneus qui crissent. Et surtout il semble regretter le temps de Training Day, car Bright ne cesse de multiplier les appels du pied à son « chef d’œuvre ». La relation toxique entre les deux flics, le climat tendu de la ville, les ripoux, et, pure fumisterie d’écriture, le twist du sauvetage de début de film qui sauve la vie d’un des protagonistes. Péripétie inutile d’ailleurs car annulée dans la seconde qui suit. Rajoutons la restriction de l’intrigue à une journée (ce qui rend encore plus difficile le développement de l’univers fantasy) et en effet, on peut admettre que ce cher David a voulu refaire Training Day en ajoutant un verni « geek » comme subterfuge.

Et là où ça coince vraiment, c’est que Ayer ne semble absolument pas comprendre le concept même de fantaisie. Sa représentation de l’enchanteresse dans Suicide Squad nous laissait déjà dubitatifs. Bright confirme que les éléments magiques, ce n’est vraiment pas son truc. Les règles surnaturelles de l’univers sont assez mal définies et d’autres éléments viennent s’ajouter sans cohérence. La méchante secte répond au nom « d’inferi », qui en latin ne veut pas dire « infernal » mais « inférieur », le « Dark Lord » n’a pas de nom, on nous révèle au milieu du film que le sauveur du monde était un orque (mais alors pourquoi tout le monde déteste les orques?) et sorti de nulle part, on apprend l’existence de bassins mystiques interconnectés. Il y a donc bien, çà et là, des éléments de contes ou de légendes, mais rien de tangible ou qui semble lié au reste. Aucun discours sur le sacrifice, la lutte du bien contre le mal ou les dangers d’une puissance incontrôlable. Le réalisateur n’essaye même pas d’en prendre le contre-pied puisqu’il s’en fout. La prophétie annoncée au début du film n’a qu’une utilité, celle de confirmer que l’un des héros est capable de prendre la baguette (élément que l’on voit venir à des kilomètres).

Sauf que le scénario étant ce qu’il est, le réalisateur est bien obligé de traiter avec les éléments comiques glissés çà et là. Mais étant totalement dénué de sens de l’humour (Suicide Squad le prouvait déjà), le type film l’ensemble avec un premier degré consternant. Le « Magik Feds » qui essaye de passer pour une réplique badass… à la rigueur. Mais une séquence entière de fusillade dans une supérette, avec une voiture qui fait des drifts au milieu des rayons chips pendant que la méchante (Noomi Rapace au fait) est accroupie sur le toit, filmée sans une once de second degré, cela devient consternant. Idem pour l’affrontement entre orques, elfes et mexicains dans une boite de nuit bondée. N’importe quel autre réalisateur aurait tenté d’en faire quelque chose de fun, mais pas David Ayer. Lui préfère un montage sur découpé qui ne laisse entrevoir que les corps qui tombent au sol, faisant passer Luc Besson pour un illustrateur de Oui-Oui. La partie action ne s’en sort donc pas mieux, enchaînant les poursuites redondantes avec zéro idée de réalisation et un bodycount qui atteint des sommets. Parfois épuisant, souvent ennuyeux.

Bright n’es donc ni un film d’héroïc-fantasy réussi, ni un buddy movie sympathique. Il n’est qu’une accumulation vorace de chair à canon. Bouffé par son égo (et certainement pas par son intelligence), David Ayer se permet même d’esthétiser les séquences les plus douteuses (Ward qui tue ses coéquipiers) sans jamais prendre un peu de recul avec son sujet. Preuve finale de son incapacité à amuser quiconque : les cinq minutes de la scène de l’hôpital sont probablement les plus gênantes de l’année. Donc si Bright 2 se fait vraiment, virez David Ayer et, surtout, rendez nous le Will Smith cool de Men in Black… Celui qu’on aime.

Bright : Bande-annonce

Synopsis : Dans un monde contemporain alternatif, humains, orques, elfes et fées coexistent depuis le début des temps. Défiant les genres, Bright est un film d’action qui suit deux policiers issus de milieux différents, Ward et Jakoby. Confrontés aux ténèbres lors d’une patrouille nocturne de routine, ils voient leur avenir et leur monde se métamorphoser à jamais.

Bright : Fiche technique

Réalisateur : David Ayer
Scénariste : Max Landis
Avec Will Smith, Joel Edgerton, Lucy Fry, Noomi Rapace, Enrique Murciano…
Date de sortie 22 décembre 2017 sur Netflix
Budget : 90 millions USD
Bande originale : Junkie XL, David Sardy
Genres ; Fantastique, Thriller, Action
Durée : (1h 58min)
Nationalité américain

Festival de Gérardmer 2018 : Présentation de la sélection

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25 ans. Cela fait 25 ans, que le Festival de Gérardmer rameute chaque année les fans de cinéma de genre dans la station de ski vosgienne. Crée en 1994 pour remplacer le festival d’Avoriaz, le Fantastic Arts a depuis accueilli de très grands noms du genre tels que John Carpenter ou Dario Argento, et a permis de récompenser de futurs films cultes comme Scream, Le jour de la Bête, Morse ou encore Cube. Causons cinema sera bien évidemment présent lors de cette édition anniversaire qui se déroulera du 31 janvier au 4 février, mais avant toute chose, il est temps de faire un point sur la sélection.

festival-gerardmer-2018-alex-de-la-iglesiaPour fêter comme il se doit cette 25ème édition, le Festival de Gérardmer a décidé d’honorer un invité de marque, le cinéaste hispanique Alex de la Iglesia, lauréat du Grand Prix en 1996 pour son film Le Jour de la Bête. Une rétrospective lui sera consacrée où l’on retrouvera bien évidemment le film précédemment cité, mais également Action Mutante, Le Crime Farpait ou encore son tout dernier film Pris au piège. En plus de cette rétro nous retrouverons les catégories habituelles, à savoir la compétition internationale qui aura pour but d’élire le Grand Prix, mais également les films hors compétition, la compétition de courts-métrages, la nuit décalée, et une nuit consacrée à la saga culte initiée par Clive Barker, Hellraiser. Ce sera donc en tout pas moins de 45 films de 15 nationalités différentes qui seront présentés, dont 17 avant-premières françaises.

Comme l’an dernier la compétition internationale verra 10 films se disputer le tant convoité Grand Prix. Parmi ces 10 films, il est intéressant de noter que l’on compte pas moins de 5 films produits ou coproduits par la France. Dans ces productions françaises, on retrouvera notamment le nouveau film de Pascal Laugier (l’auteur de Martyrs), Ghostland avec Mylène Farmer au casting. À ses côtés Coralie Fargeat viendra présenter son premier film, un rape and revenge répondant au nom simple mais efficace de Revenge. Le film d’animation adapté de la BD Mutafukaz signé Run sera également projeté en compétition. Du côté des production étrangères, on distingue la présence de Tragedy Girls déjà présenté au PIFF et au FEFFS, de The Lodgers, un film irlandais signé Brian O’Malley, Housewife, une production franco-turque de Can Evrenol, et du canadien Les Affamés réalisé par Robin Aubert. Montré à l’étrange festival, les Bonnes Manières défendront les couleurs du Brésil, tandis que Chasseuse de géant sera le premier film anglais du danois Anders Walter. Pour finir avec la compétition, les hostilités seront ouvertes par le premier film du scénariste de l’Oprhelinat de Bayona, lauréat du Grand Prix en 2007, Sergio G. Sanchez, Le Secret des Marrowbone.

Qui dit compétition, dit bien évidemment jury, et comme l’an dernier celui-ci sera entièrement francophone. Mathieu Kassovitz aura donc la lourde tache de présider un jury éclectique comptant acteurs, actrices, réalisateurs ou encore cascadeur. On y retrouvera la Québécoise Suzanne Clément, la récente révélation Finnegan Oldfield ainsi que la comédienne Pascale Arbillot. Après Louis Leterrier l’an dernier, c’est un autre poulain de Luc Besson qui sera présent en la personne d’Olivier Megaton. Complètent le jury, les comédiennes Aïssa Maiga et Judith Chemla, le réalisateur et scénariste, Nicolas Boukhrief et le cascadeur et acteur David Belle. Le jury courts-métrages sera quant à lui présidé par le duo Hélène Cattet/Bruno Forzani.

En ce qui concerne les films hors-compétition, la sélection sera de tous horizons. On notera la présence du nouveau film de Kiyoshi Kurosawa (invité d’honneur l’an dernier), Avant que nous disparaissions. Son compatriote Ryuhei Kitamura présentera Downrange sa nouvelle production américano-japonaise. Parmi les français, cette édition marquera le retour de Xavier Gens avec Cold Skin ou les débuts de Dominique Rocher avec La Nuit a dévoré le monde. À noter également la présence du troisième volet de la saga du Labyrinthe, le Remède Mortel. En ce qui concerne la clôture du festival, ce sera le film australien Winchester qui s’en occupera avec Jason Clarke et Helen Mirren au casting. Pour les 25 ans, le festival avait également lancé sur les réseaux sociaux un vote pour élire le meilleur Grand Prix et après de nombreuses participations, c’est Scream qui a emporté le sondage et qui sera donc projeté lors de cette 25 ème édition.

COMPÉTITION OFFICIELLE LONGS MÉTRAGES

  • Le Secret de Marrowbone de Sergio G. Sanchez (Espagne) (Film d’ouverture)
  • Les Affamés de Robin Aubert (Canada)
  • Les Bonnes Manières de Juliana Rojas et Marco Dutra (Brésil)
  • Chasseuse de géants de Anders Walter (Angleterre)
  • Ghostland de Pascal Laugier ( France)
  • Housewife de Can Evrenol (France, Turquie)
  • The Lodgers de Brian O’Malley ( Irlande)
  • Mutafukaz de Guillaume « RUN » Renard et Shojiro Nishimi ( France, Japon)
  • Revenge de Coralie Fargeat (France)
  • Tragedy Girls de Tyler McIntyre (États-Unis)

HORS – COMPÉTITION

  • 4 Histoires Fantastiques de Juste Phillipot, Mael le Mée, William Laboury et Steeve Calvo
  • 78/52 de Alexandre O. Phillipe ( États-Unis)
  • Avant que nous disparaissions de Kiyoshi Kurosawa (Japon)
  • Downrange de Ryuhei Kitamura (États-Unis, Japon)
  • Cold Skin de Xavier Gens (France, Espagne)
  • Errementari : The Blacksmith and the devil de Paul Urkijo Alijo (France, Espagne)
  • Escape Room de Will Wernick (États-Unis)
  • Game of Death de Sébastien Landry et Laurence « Baz » Morais ( Canada, France, États-Unis)
  • Heirs of the beast de Diego Lopez et David Pizarro ( Espagne)
  • The Inhabitant de Guillermo Amoedo ( Mexique)
  • Le Labyrinthe : Le remède mortel de Wes Ball (États-Unis)
  • La Nuit a dévoré le Monde de Dominique Rocher (France)
  • Prey de Dick Mass (Pays-Bas)
  • La Princesse des Glaces de Aleksey Tsitsilin (Russie)
  • The Titan de Lennart Ruff (Angleterre)
  • Winchester de Michael et Peter Spierig ( Australie) (Film de clôture)

LE GRAND PRIX DES GRAND PRIX

  • Scream de Wes Craven (États-Unis)

LA NUIT DÉCALÉE

  • Beyond Skyline de Liam O’Donnel (États-Unis, Indonésie)
  • Mayhem de Joe Lynch (États-Unis)

LA NUIT HELLRAISER

  • Hellraiser : Le Pacte de Clive Barker (États-Unis)
  • Hellraiser 2 : Les Écorchés de Tony Randel (États-Unis)
  • Hellraiser 3 d’Anthony Hicox (États-Unis)

COMPÉTITIONS COURTS-MÉTRAGES FRANCOPHONES

  • Animal de Jules Janaud et Fabrice Le Nezet
  • Belle à croquer de Axel Courtière
  • Et le Diable rit avec moi de Rémy Barbe
  • Livraison de Steeve Calvo
  • La Station de Patrick Ridremont

 

 

 

Concours Centaure : gagnez des places de cinéma du film

Concours : Gagnez 4 places de cinéma à l’occasion de la sortie en salles le 31 janvier, du sixième film d’Aktan Arym Kubat, Centaure, une fable pleine d’humour dans un pays en pleine mutation.

SYNOPSIS, INFOS, BANDE-ANNONCE

Dans un village au Kirghizistan, Centaure, autrefois voleur de chevaux, mène désormais une vie paisible et aime conter à son fils les légendes du temps passé, où les chevaux et les hommes ne faisaient plus qu’un. Mais un jour, un mystérieux vol de cheval a lieu et tout accuse Centaure…

Subtil, poétique, visuellement somptueux, Centaure dresse le portrait d’une culture où les chevaux, sont encore « les ailes des hommes. »

Réalisation : Aktan Arym Kubat
Scénario : Aktan Arym Kubat, Ernest Abdyjaparov
Avec Aktan Arym Kubat, Bolot Tentimyshov, Zarema Asanalieva, Ilim Kalmuratov, Taalaikan Abazova, Nurali Tursunkojoev, Maksat Mamyrkanov
Musique : Andre Matthias
Costumière : Inara Abdieva
Maquillage : Cholpon Saitova
Chef électricien : Jorj Hamitsikiy
Directeur des cascades : Sultan Dikambaev
Directeur de la photographie : Hassan Kydyraliev
Ingénieur du son : Gerben Kokmeijer
Distributeur France : Epicentre Films
Production : Chinara Kamchybekova, Ainagul Tokabaeva, Altynai Koichumanova, Cedomir Kolar, Marc Baschet, Danis Tanovic, Martin Hampel, Edgar Kapp, Tynchtyk Abylkasymov
Coproduction : Thanassis Karathanos, Martin Hampel, Denis Vaslin et Yuji Sadai
Produit par : ASAP Films, Kyrgyzfilm, Pallas Film, OY art, Volya Films, Bitters End
Genre : Drame
Date de sortie : 31 janvier 2018
Durée : 1h 30min

Nationalités kirghiz, néerlandais, allemand, français, japonais

Aktan Arym Kubat, ancien projectionniste est le réalisateur kirghiz du Fils adoptif (son chef-d’œuvre), du Singe (Un certain Regard – Cannes 2001) et du Voleur de Lumière (Quinzaine des Réalisateurs – Cannes 2010).

Concours Centaure

MODALITÉS DU JEU

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Concours : Convention « We are Grounders 3 », gagner 3 codes de 80€ de réduction

Concours : « We are Grounders 3 » gagner 3 codes de 80€ de réduction sur l’achat d’un pass et assister à la convention qui se déroulera le 17 et 18 février 2018 à Toulouse à l’hôtel 4 étoiles Le Palladia,  situé entre l’aéroport Toulouse-Blagnac.

Organisée par la société Royal Events (spécialisée dans la création d’événements où se rencontrent des acteurs de séries télévisées et leurs fans), la convention #WAG3  dédiée à la série américaine The 100 qui accueillera cinq acteurs phares : Eliza Taylor-Cotter qui joue le rôle de Clarke Griffin, Zach McGowan celui du roi Roan. Tasya Teles celui d’Echo, Rhiannon Fish celui d’Ontari et Nadia Hilker, celui de Luna.

Au cours de ce weekend exceptionnel, vous pourrez participer à des des sessions photoshoots, des conférences questions-réponses, séances autographes, rencontres privées (meetings, repas ou encore apéritif), et participer à la soirée de la convention « We are Grounders » qui 3 se déroulera le samedi à l’hôtel « Le Pier ». Une soirée organisée autour du thème du « Retour dans l’espace », avec au menu accessoires et tatouages fluos à l’image des symboles de la série avec peinture et maquillage 🙂

Pour découvrir les tarifs et descriptions des pass, vous trouverez toutes les informations en cliquant sur ses liens :

http://www.royalevents.fr/billetterie/we-are-grounders-3-the-100-convention/pass/

MODALITÉS DU JEU

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Gomorra, X-Files, Mr. Robot : Canal +, M6 et France 2 aux abonnés absents

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Alors que les fêtes de fin d’année viennent de s’achever et que la fin janvier approche à grands pas, certaines chaînes françaises n’ont toujours pas annoncé leur calendrier de diffusion de trois séries attendues de pied ferme dans l’Hexagone par de nombreux fans.

Si vous êtes régulièrement spoilés par certains de vos ami(e)s, habitué(e)s aux sites de streaming et au téléchargement illégal, vous avez dû passer une très mauvaise période pendant les fêtes de fin d’année et en ce début 2018. Trois séries majeures en provenance des États-Unis et d’Italie ont connu un incompréhensible retard à l’allumage sur le plan du calendrier de diffusion en France.

Les fans de séries sont en effet toujours sans nouvelles pour la programmation de trois séries majeures pour cette année 2018. La saison 3 de Gomorra sur Canal +, la saison 11 de X-Files sur M6 et la saison 3 de Mr. Robot sur France 2 n’ont toujours pas de date de diffusion officielle sur les grilles de programmes dans l’Hexagone.

La saison 3 de Gomorra est diffusée depuis le 27 novembre dernier en Italie. Canal + n’a pas encore dévoilé la date officielle du début de la saison 3 sur ses antennes. La chaîne cryptée propose actuellement à ses abonnés les séries suivantes afin de patienter avant la diffusion imminente de Gomorra : Calls, Snowfall, Paris etc, American Horror Story : Cult s.7 ou bien encore Born To Kill et la saison 2 de This is us.

Les fans américains de phénomènes paranormaux sont aux anges avec la diffusion depuis quelques semaines à peine des nouveaux épisodes de la saison 11 de X-Files sur la chaîne Fox. Les agents Fox Mulder et Dana Scully vont s’embarquer dans des enquêtes fascinantes avec de multiples rebondissements. M6 n’a pas encore communiqué de dates de diffusion en France pour cette saison 11. Cette onzième saison pourrait être la dernière pour la comédienne Gillian Anderson. Chris Carter a confié à la rédaction de Collider qu’il ne comptait pas poursuivre la série sans elle. M6 propose actuellement sur ses antennes les séries MacGyver et Salvation.

Les plus geeks des sériephiles français risquent bien de pirater le site de France Télévisions si France 2 tardait encore pour donner une date précise de diffusion de la saison 3 de Mr. Robot. La série fascinante avec Rami Malek et Christian Slater était programmée au mois d’octobre outre-atlantique sur USA Network.

Les abonnés du bouquet OCS en France espèrent également qu’ils pourront suivre la troisième saison de Ash Vs Evil Dead, à 24 heures d’intervalle de la programmation américaine sur la chaîne Starz.

The End of the F**king World : un road movie déjanté et pop

Cheveux au vent, gun à la main, c’est l’histoire de deux gamins (James et Alyssa) qui roulent à toute berzingue vers un horizon sans fin. The End of the F**king World est un road movie adolescent, proche du pastiche, mais qui dévoile une toile de fond sombre et mélancolique à couper le souffle.

Alors que l’année 2017 nous avait fortement affublé de personnages adolescents hauts en couleur, Netflix sort l’artillerie lourde en ce début d’année 2018 avec cette adaptation du roman graphique homonyme de Charles Forsman. Même si le visuel se fait différent, que le travail sur le cadre semble plus affiné ou plus scolaire, que l’humour déteint vers une ironie noire machiavélique, la série semble être un diminutif réjouissant de The Doom Generation de Gregg Araki, de Paranoid Park de Gus Van Sant, voire même Moonrise Kingdom de Wes Anderson. La série n’a pas la même force thématique mais l’idée y est : suivre le chemin de jeunes baroudeurs qui quittent le foyer familial car rien ne les attend à la maison mis à part un père inintéressant, terrassé par la perte de sa femme, ou une mère apeurée par son mari plein aux as.

Courte dans son format, 8 épisodes de 20 minutes, The End of the F**king World brille avant tout par le charisme de ces deux compères de route, la symbiose complémentaire physique et « psychopathique » de deux lycéens égoïstes, autodestructeurs qui s’enfuient de chez eux et se lancent dans road trip salvateur vers la liberté. Lui pense être un psychopathe, ne ressentant jamais rien pour la sphère des êtres humains. Elle, antisociale, est une emmerdeuse de première. Au fond de lui, il veut la tuer. Au fond d’elle, elle veut l’aimer. Intrigant, le postulat de départ amène la série dans un univers aussi convenu qu’anxiogène.

Même si certains clichés inhérents au genre s’ajoutent à la caractérisation des personnages (tuer des animaux etc…), The End of the F**king World aurait pu être une énième série sur le mal être adolescent, cette démonstration spleenesque sur le passage à l’âge adulte, un rite initiatique vagabond sur le soi-même, mais le résultat se veut plus racé, plus transversal que cela, tout en étant beaucoup plus triste dans son propos.

Jamais le récit ne tombera dans les joules du pathos et c’est ce qui fait tout son charme : ce visage détaché, goguenard de ces deux malfrats qui ne semblent pas encore voir l’épée de Damoclès qui plane au-dessus de leur tête. La puissance drolatique de ses saynètes, cette mosaïque d’instants tenaces où la violence visuelle est latente, cet humour de situation (les deux policières), cette répartie forcenée dans les échanges verbaux, cette tristesse inconsciente font la force d’un récit parfois bancal, semblant tourner un peu à vide. Mais c’est cohérent avec l’entreprise menée par la série : il n’y a nulle part où aller, aucun échappatoire, l’autoroute vers la liberté prendra fin quoi qu’il arrive.

Cette série, c’est comme si Sufjan Stevens et Converge avaient inventé une série : un côté pop acidulé et mélancolique ajouté aux sonorités punk et chaotiques d’un vent de liberté assoiffé. Dans un environnement où le monde adulte est lui aussi en plein désarroi, qui jongle entre vie de ménagère ou de piliers de bar, leur trip les amènera à rencontrer violeur, pédophile ou parents à jeter aux ordures. Les « road movies » qui prennent des allures de romance vers la fuite, font partie de l’histoire du cinéma : True Romance ou Sailor and Lula. Mais cette fois-ci, l’œuvre dévoile la représentation du reflet de l’adolescence, de cette jeunesse qui veut vivre et respirer par le biais de l’isolement et non pas par le prisme de la surconnexion à un monde numérique.

Cette jeunesse incomprise, mais qui a fait de l’abandon, une part entière de sa vie. On pourrait penser qu’il est incohérent de voir se juxtaposer une violence sanguinaire dans les paumes juvéniles de lycéens. Mais non. Au fil de la série, l’attachement pour nos deux acolytes se fait sincère, compréhensif, car l’un et l’autre étaient à la recherche d’un totem, de quelque chose qui bouche le trou béant qu’est leur vie sentimentale. Sur les lagunes d’une plage ensablée, vers une course funambule vers le néant, la série raconte la fin d’un monde. Mais c’est à de se demander si le monde a déjà existé.

Synopsis : Un ado psychopathe en herbe et une rebelle en quête d’aventure embarquent pour un road trip d’enfer dans cette série à l’humour noir inspirée d’un roman graphique.

Bande annonce – The End of the F**king World

https://www.youtube.com/watch?v=adL06hFZm68

Fiche technique – The End of the F**king World

Créateurs : Jonathan Entwistle
Réalisation : Jonathan Entwistle, Lucy Tcherniak
Scénario : Charlie Covell
Interprètes : Alex Lawther, Jessica Barden
Photographie : Ben Fordesman
Montage : Celia Haining
Musique : Graham Coxon
Société de production : Clerkenwell Films, Dominic Buchanan Productions
Société de distribution : Channel 4, Netflix
Genre : road movie, teen movie
Durée : 8 épisodes de 20 minutes environ
Date de diffusion : 5 janvier 2018

Concours The Dressmaker : Remportez 5 liens du film en VOD

Concours : Gagnez 5 liens du film The Dressmaker réalisé par Jocelyn Moorhouse avec Kate Winslet (Titanic, Eternal Sunshine), Liam Hemsworth (Saga Hunger Games), Judy Davis (Barton Fink, Marie-Antoinette) mais encore Hugo Weaving (Matrix, Le seigneur des anneaux) qui nous offre ici une prestation délicieuse qui rappelleront à coup sûr Priscilla, folle du désert à certains !

SYNOPSIS, INFOS, BANDE-ANNONCE

Dans les années 1950, Tilly Dunnage retourne, après 20 ans d’absence, dans son Australie d’origine pour s’occuper de sa mère Molly, seule et malade. Avec sa machine à coudre et son apparence « Haute-couture », cette styliste transforme les femmes de son village et aspire à se venger de tous ceux qui lui ont fait du mal dans le passé.

The Dressmaker : dans ce film jubilatoire à la mise en scène shakespearienne porté une Kate Winslet magnifique, la couture est au service de la vengeance.

Réalisatrice : Jocelyn Moorhouse
Scénario : P.J. Hogan, Jocelyn Moorhouse D’après l’oeuvre de Rosalie Ham
Avec Kate Winslet, Liam Hemsworth, Sarah Snook, Hugo Weaving, Judy Davis, Caroline Goodall…
Compositeur: David Hirschfelder
Date de sortie : le 23 janvier en Vidéo à la demande
Durée : 1h 58min
Distributeur : Netflix France
Genres : Comédie, Drame
Nationalité australien

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MODALITÉS DU JEU

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Les 15 films les plus attendus de 2018 selon la rédaction

Après le petit écran, place au grand ! Voici une sélection de films qui ne manquera pas de vous faire vibrer : la rédaction s’est penchée sur ses plus grandes attentes cinématographiques de l’année 2018. Parmi eux, les nouveaux longs métrages de Xavier Dolan, Wes Anderson, Paul Thomas Anderson, Steven Spielberg… Autant dire qu’il y a du choix!

Le résultat de cet article a été rendu possible sur la base d’un sondage sans aucune limite de votes. En effet, les rédacteurs ont laissé libre cours à leurs envies, et ont voté pour chacun des films attisant leur curiosité et titillant leur fibre de passionnés. En résulte donc un top 15, représentant les plus grandes attentes de l’année pour la rédaction. Et il va sans dire que le programme sera chargé, alternant les genres pour le plaisir du plus grand nombre. Que ce soit la science fiction, entre des balades dans l’espace à bord du Faucon Millenium et une plongée dans un univers virtuel par papy Spielberg, des longs métrages plus personnels comme le nouveau film d’animation de Wes Anderson et le dernier Xavier Dolan, des blockbusters très attendus issus de la pop culture (Avengers, Les Animaux Fantastiques, les Indestructibles 2) ou encore tout simplement des films événements ayant déjà fait beaucoup parler d’eux outre Atlantique (The Disaster Artist et le dernier Del Toro), 2018 s’annonce être une année toute en émotions fortes. Il ne reste plus qu’à découvrir le top ci-dessous, et à se précipiter dans les salles!

15/ Solo : A Star Wars Story 

Réalisé par Ron Howard.

Avec Alden Ehrenreich, Emilia Clarke, Paul Bettany, Thandie Newton, Woody Harrelson, Donald Glover …

Synopsis : Bien avant les événements de Star Wars : Un nouvel espoir, le film présente le passé du plus célèbre vaurien et contrebandier : Han Solo, ainsi que celui d’autres personnages emblématiques de Star Wars tels que Chewbacca le Wookie et le très charmeur Lando Calrissian.

Pourquoi on l’attend ? : « Le deuxième spin-off de Star Wars a eu le droit, comme beaucoup de grosses productions, à sa valse de réalisateurs et à de nombreux reshoots. Solo : A Star Wars Story, centré sur le contrebandier de l’espace, pourrait être l’occasion de partir sur quelque chose de très différent artistiquement si Disney s’aventurait à prendre quelques risques. Si on reste cependant sceptique face à cette éventualité, on peut néanmoins s’attendre à un divertissement satisfaisant, avec John Williams à la musique et un casting alléchant (Woody Harrelson, Donald Glover et bien sûr Alden Ehrenreich dans le rôle de Han Solo, qui avait été très convaincant dans le dernier Coen “Ave César”). »  Par Perrine Mallard

Han-Solo-film-attendu-top-201814/ Avengers – Infinity War

Réalisé par Anthony et Joe Russo.

Avec Robert Downey Jr., Chris Evans, Mark Ruffalo, Chris Hemsworth, Scarlett Johansson, Jeremy Renner…

Synopsis : Les Avengers et leurs alliés devront être prêts à tout sacrifier pour neutraliser le redoutable Thanos avant que son attaque éclair ne conduise à la destruction complète de l’univers.

Pourquoi on l’attend ? : « Pour de bonnes ou de mauvaises raisons, impossible de ne pas mettre dans nos attentes de 2018 Avengers – Infinity War de Anthony et Joe Russo. Pierre angulaire censée conclure 10 ans de Marvel Cinematic Universe, le 19ème (!) film des studios Marvel devrait boucler la boucle entamée avec Iron Man en 2008 et fatalement en ouvrir une autre. Nanti d’un budget de près de 500 millions de dollars (ce qui en fait le film le plus cher jamais fait), de 67 personnages différents et d’à peu près autant de storylines, Infinity War promet d’être un buffet super-héroïque total. On s’y goinfrera allègrement ou l’on en sortira écœuré, mais nul doute qu’on ronge autant notre frein que Thanos depuis une décennie. Sortie le 25 avril en France ! »  Par Adrien Beltoise

https://www.youtube.com/watch?v=siwwHDLwarg

 13/ Kings

Réalisé par Deniz Gamze Ergüven.

Avec Halle Berry, Daniel Craig, Kaalan Walker, Lamar Johnson, Rachel Hilson, Issac Brown …

Synopsis : Début des années 90 dans un quartier populaire de Los Angeles. Mille s’occupe de sa famille et d’enfants qu’elle accueille en attendant leur adoption. Avec amour, elle s’efforce de leur apporter des valeurs et un minimum de confort dans un quotidien parfois compliqué entre son travail, une jeunesse énergique et un voisin turbulent. A la télévision, le procès Rodney King bat son plein. Lorsque les émeutes explosent, Millie va tout faire pour protéger les siens et le fragile équilibre de sa famille.

Pourquoi on l’attend ? : « Après son très ovationné Mustang qui lui avait valu une nomination pour les Golden Globes, la réalisatrice Deniz Gamze Ergüven revient avec Kings et son casting remarqué. À la suite du succès international qu’a connu son premier film très engagé sur les conditions des femmes en Turquie, la réalisatrice a su s’entourer de quelques stars américaines pour son nouveau film, en anglais cette fois. Halle Berry et Daniel Craig seront au cœur des émeutes de South Central dans Kings dont la sortie est prévue en avril 2018. On espère que politique et intensité seront au rendez vous pour filmer au plus près ces évènements et embarquer le public comme elle avait déjà su le faire, dans les émotions de ses personnages. Sans les défauts d’un premier film, Deniz Gamze Ergüven se doit alors de réaliser une œuvre forte sur un contexte critique et un combat jamais terminé. »  Par Gwennaëlle Masle

kings-top-2018 12/ Mission : Impossible 6 

Réalisé par Christopher McQuarrie.

Avec Tom Cruise, Rebecca Ferguson, Michelle Monaghan, Henry Cavill, Simon Pegg, Ving Rhames, Alec Baldwin …

Synopsis : Les nouvelles aventures d’Ethan Hunt et de son équipe aux proies d’une menace qui risque d’ébranler l’ordre international actuel.

Pourquoi on l’attend ? : « Les deux épisodes précédents furent absolument remarquables de par leur tension dramatique et la qualité de leurs scènes d’action, dont certaines sont restées dans les mémoires. Alors, l’arrivée d’un nouveau film Mission Impossible, écrit et réalisé par celui qui s’était occupé de Rogue Nation, Christopher McQuarrie (qui fut aussi le scénariste de Usual Suspects, entre autres), laisse présager le meilleur. D’autant plus que ce sixième épisode est présenté comme la suite directe du précédent, avec le retour de Ilsa Faust et des personnages interprétés par Simon Pegg ou Ving Rhames. Un film qui sera sûrement l’un des événements de l’été. »  Par Hervé Aubert

mission-impossible-6-top-2018 11/ Detective Dee : La Légende des Rois Célestes 

Réalisé par Tsui Hark.

Avec Mark Chao, Carina Lau, Gengxin Lin, Feng Shaofeng,

Synopsis : Une vague de crime perpétrée par de mystérieux guerriers masqués terrifie l’Empire de la dynastie des Tang. Alors que le Detective Dee se retrouve en charge de l’enquête, ses découvertes prennent vite une tournure surnaturelle. Les sculptures du palais impérial prennent vie et les quatre rois célestes sont plus menaçant que jamais… Il se pourrait bien que le Detective Dee soit confronté à son plus grand défi, alors même qu’il doit faire face aux accusations de sa pire ennemie, l’impératrice Wu.

Pourquoi on l’attend ? : « C’est vrai que la distribution de ses films est très souvent hasardeuse, comme le démontre celle du très sympathique Journey to the West l’an dernier, mais la sortie d’un nouveau film de Tsui Hark restera toujours un événement. Voilà donc le virtuose du cinéma hong-kongais de retour avec le 3ème volet de sa saga d’aventure consacrée à la figure mythique de Di Renjie aka Detective Dee. Comme il l’a démontré avec les deux précédents volets, le cinéaste s’est très bien accommodé à son temps, en témoigne son usage de la 3D et des effets spéciaux dans ces films d’aventures-fantasy particulièrement épiques, et ce n’est pas avec ce 3ème volet qu’il va s’arrêter. En effet il a été annoncé que Detective Dee : La Légende des Rois Célestes sera la première production chinoise tournée en 48 fps. De quoi permettre à Tsui Hark d’exploiter la 3D à fond et d’en mettre encore une fois plein les yeux. »  Par Maxime Thiss

Detective-Dee-la-legende-des-rois-celestes-film-top-201810/ Les Animaux Fantastiques – Les Crimes de Grindelwald

Réalisé par David Yates.

Avec Eddie Redmayne, Katherine Waterstone, Dan Fogler, Johnny Depp, Jude Law, Ezra Miller, Alison Sudol…

Synopsis : 1927. Quelques mois après sa capture, le célèbre sorcier Gellert Grindelwald s’évade comme il l’avait promis et de façon spectaculaire. Réunissant de plus en plus de partisans, il est à l’origine d’attaque d’humains normaux par des sorciers et seul celui qu’il considérait autrefois comme un ami, Albus Dumbledore, semble capable de l’arrêter. Mais Dumbledore va devoir faire appel au seul sorcier ayant déjoué les plans de Grindelwald auparavant : son ancien élève Norbert Dragonneau. L’aventure qui les attend réunit Norbert avec Tina, Queenie et Jacob, mais cette mission va également tester la loyauté de chacun face aux nouveaux dangers qui se dressent sur leur chemin, dans un monde magique plus dangereux et divisé que jamais.

Pourquoi on l’attend ? : « Les Animaux Fantastiques prouvait que J.K Rowling avait encore deux ou trois choses à raconter. Avec Les Crimes de Grimdewald, l’auteure annonce que les choses sérieuses commencent. Jude Law reprend la barde de Dumbledore, Johnny Depp se doit de nous prouver qu’il était le bon choix pour incarner le génie du mal, et Rowling a la lourde responsabilité de développer son monde sans donner l’impression de tirer sur la corde. Nous restons juste dubitatif sur l’humour qui a eu tendance à disparaître sur les derniers épisodes (la faute au sérieux pompier de David Yates). Mais malgré ses inégalités d’un film à l’autre, l’univers d’Harry Potter a toujours su garder sa vivacité, et y replonger est toujours un plaisir. »  Par Vincent B.

les-animaux-fantastiques-2-top-20189/ Bohemian Rhapsody

Réalisé par Dexter Fletcher.

Avec Rami Malek, Lucy Boynton, Aaron Mckusker, Joseph Mazello, Aidan Gillen, Ben Hardy …

Synopsis : Le parcours de Queen et de son leader Freddie Mercury, de la formation du groupe à son apparition au concert Live Aid en 1985.

Pourquoi on l’attend ? : «  Le biopic sur Freddie Mercury a connu tellement de rebondissements au cours de ces dernières années, que le projet ne peut que piquer notre curiosité au vif. Alors qu’une première mouture était sur les rails depuis 2010 avec Sacha Baron Cohen dans le rôle titre, le film est tombé à l’eau avant de renaître de ses cendres sous l’impulsion du réalisateur britannique Dexter Fletcher, avec cette fois-ci Ben Whishaw en tête d’affiche. Encore une tentative avortée, puisque Fletcher se retire. Il faut ensuite attendre 2015 pour qu’un troisième essai se concrétise avec Bryan Singer aux manettes, et Rami Malek sous les traits du chanteur. On croyait l’affaire dans le sac, mais c’est sans compter l’ultime revers qu’à connu la production en décembre dernier, avec les divergences entre l’acteur et le cinéaste, et le renvoi de ce dernier, remplacé au pied levé par…Dexter Fletcher ! Un jeu des chaises musicales qui alimente un fort effet d’attente, accentué par la métamorphose de Rami Malek, comme l’ont teasé les premières photos du projet : méconnaissable dans la peau de Mercury, l’acteur semble livrer un performance impressionnante. Autant dire que l’impatience est de mise ! »  Par Marushka Odabackian

bohemian-rhapsody-top-20188/ Ready Player One 

Réalisé par Steven Spielberg.

Avec Tye Sheridan, Olivia Cooke, Ben Mendelshon, Simon Pegg, T.J. Miller, Mark Rylance …

Synopsis : 2045. Le monde est au bord du chaos. Les êtres humains se réfugient dans l’OASIS, univers virtuel mis au point par le brillant et excentrique James Halliday. Avant de disparaître, celui-ci a décidé de léguer son immense fortune à quiconque découvrira l’œuf de Pâques numérique qu’il a pris soin de dissimuler dans l’OASIS. L’appât du gain provoque une compétition planétaire. Mais lorsqu’un jeune garçon, Wade Watts, qui n’a pourtant pas le profil d’un héros, décide de participer à la chasse au trésor, il est plongé dans un monde parallèle à la fois mystérieux et inquiétant…

Pourquoi on l’attend ? : « Le simple fait de voir Steven Spielberg revenir à la SF constituait déjà un ravissement en soi. Alors, quand non seulement, il se frotte à l’adaptation d’un best-seller causant réalité virtuelle, jeu vidéos, années 80 et qu’il s’entoure de Ben Mendelsohn, Mark Rylance, Tye Sheridan, Olivia Cooke, on est en droit de se poser une seule question et rien qu’une : combien de temps va-on encore devoir attendre avant de voir le game changer cinématographique de 2018 ? »  Par Antoine Delassus

7/ L’île aux chiens 

Réalisé par Wes Anderson.

Avec Koyu Rankin, Edward Norton, Bryan Cranston, Bill Murray, Jeff Goldblum, F. Murray Abraham, Bob Balaban, Tilda Swinton …

Synopsis : En raison d’une épidémie de grippe canine, le maire de Megasaki ordonne la mise en quarantaine de tous les chiens de la ville, envoyés sur une île qui devient alors l’Ile aux Chiens. Le jeune Atari, 12 ans, vole un avion et se rend sur l’île pour rechercher son fidèle compagnon, Spots. Aidé par une bande de cinq chiens intrépides et attachants, il découvre une conspiration qui menace la ville.

Pourquoi on l’attend ? : « Un nouveau film de Wes Anderson est toujours un événement. Sa dernière œuvre sur grand écran, The Grand Budapest Hotel, était plus que réussie, tant elle sortait des sentiers battus et transportait le spectateur dans un univers merveilleux. En 2018, le réalisateur revient à l’animation, après s’y être essayé une première fois avec Fantastic Mr. Fox, déjà une réussite. Isle of Dogs a tous les attributs pour devenir un grand film, que ce soit son animation léchée en stop-motion ou son casting 5 étoiles ayant de quoi en faire rêver plus d’un. Bill Murray, Tilda Swinton, Harvey Keitel, Yoko Ono ou Edward Norton, pour ne citer qu’eux, nous font trépigner d’impatience. Vivement le 11 avril !»  Par Zoran Paquot

6/ Les Indestructibles 2 

Réalisé par Brad Bird.

Avec Craig T. Nelson, Holly Hunter, Samuel L. Jackson, Sarah Vowell, Catherine Keener …

Synopsis : Notre famille de super-héros préférée est de retour! Cette fois c’est Hélène qui se retrouve sur le devant de la scène laissant à Bob le soin de mener à bien les mille et une missions de la vie quotidienne et de s’occuper de Violette, Flèche et de bébé Jack-Jack. C’est un changement de rythme difficile pour la famille d’autant plus que personne ne mesure réellement l’étendue des incroyables pouvoirs du petit dernier… Lorsqu’un nouvel ennemi fait surface, la famille et Frozone vont devoir s’allier comme jamais pour déjouer son plan machiavélique.

Pourquoi on l’attend ? : « Dès la fin du premier opus sorti en 2004, les fans s’attendaient à une suite avec les super pouvoir dévoilés du petit Jack-Jack. L’oscar du meilleur film d’animation remporté l’année suivante réconforte les producteurs et les spectateurs. Le géant Disney ayant racheté en 2006 Pixar annonce il y a 3 ans la mise en production d’une suite. Une décennie après, donc avec un trailer centré sur le petit Jack Jack toujours, la date est annoncée pour le début de l’été. Considéré comme l’un des meilleurs films Pixar avec Le Monde de Nemo, Ratatouille et Vice Versa, Les Indestructibles 2 s’attachera encore à souligner l’anonymat de la famille Parr dans une affaire mettant en péril la mère Hélène… »  Par Antoine Mournes

https://www.youtube.com/watch?v=TlfGAUTD368

5/ Phantom Thread

Réalisé par Paul Thomas Anderson.

Avec Daniel Day Lewis, Vicky Krieps, Lesley Manville, Camilla Rutherford, Brian Glesson …

Synopsis : Dans le Londres glamour des années 50, le célèbre couturier Reynolds Woodcock et sa sœur Cyril sont au cœur de la mode britannique, habillant la famille royale, les stars de cinéma, les héritières, les mondains et les dames dans le style reconnaissable de la Maison Woodcock. Les femmes défilent dans la vie de Woodcock, apportant à ce célibataire endurci inspiration et compagnie, jusqu’au jour où il rencontre Alma, une jeune femme au caractère fort qui deviendra rapidement sa muse et son amante. Lui qui contrôlait et planifiait sa vie au millimètre près, le voici bouleversé par l’amour.

Pourquoi on l’attend ? : « Phantom Thread signe le retour du grand Paul Thomas Anderson dans un univers sûr et dans lequel il saura probablement marquer son empreinte, la mode. Surtout, le film sera le dernier du très grand acteur Daniel Day-Lewis. En cela, Phantom Thread est un événement. Nous serons témoins des derniers instants, que l’on espère grandioses, de Day-Lewis collaborant à nouveau avec Paul Thomas Anderson un peu plus de dix ans après le formidable There Will Be Blood. Si l’attente est davantage tournée vers cette ultime réunion au sommet, si elle est surtout portée par ce désir d’apogée entre un cinéaste et un acteur (déjà arrivée entre Anderson et Seymour Hoffman dans The Master), elle n’omet pas d’être caractérisée par la volonté de découvrir un autre univers – avec son récit somme toute déjà vu – réapproprié par Paul Thomas Anderson qui n’arrête pas de nous surprendre depuis qu’il a cessé ses pastiches d’Altman il y a déjà bien des années. »  Par Benjamin Deneufeglise

4/ L’homme qui tua Don Quichotte

Réalisé par Terry Gilliam.

Avec Jonathan Pryce, Adam Driver, Olga Kurylenko, Stellan Skarsgard, Joana Ribeiro, Rossy de Palma, Sergi Lopez …

Synopsis : Une adaptation moderne de l’œuvre de Miguel de Cervantès, qui entraîne un publicitaire à la rencontre de Don Quichotte.

Pourquoi on l’attend ? : « Il était une fois l’histoire d’une des plus grandes arlésiennes du cinéma, un film maudit, un périple artistique qui n’en finissait plus : L’homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam. Après 17 ans de galères suite aux problèmes de santé de Jean Rochefort notamment, ou aux décors détruits par la météo, voire aux soucis de financement du film, le cinéaste psychédélique a enfin réussi à finir le tournage de son récit moderne sur Don Quichotte de Miguel De Cervantes. Enfin. Après moults changements au niveau du casting, c’est donc Jonathan Pryce et le nouveau joyau d’Hollywood, Adam Driver, qui vont incarner Don Quichotte et Toby Grosini. Mais les mésaventures ne semblent pas finies : une bataille juridique commence à voir le jour, et le travail en post production, voire la distribution du film sont dans le flou le plus total. »  Par Sebastien Guilhermet 

l-homme-qui-tua-don-quichotte-top-20183/ Ma Vie avec John F. Donovan 

Réalisé par Xavier Dolan.

Avec Kit Harington, Jessica Chastain, Kathy Bates, Susan Sarandon, Nathalie Portman, Michael Gambon …

Synopsis : Une star hollywoodienne entretient une relation secrète avec un jeune britannique, alors que la rédactrice en chef d’un tabloïd tente de détruire sa vie.

Pourquoi on l’attend ? : « Malgré la déception de son dernier film Juste la fin du monde, un nouveau film de Xavier Dolan est toujours une promesse d’intensité et de sincérité. De plus, l’excitation d’un casting entièrement américain et d’un petit tournant dans la carrière du réalisateur Québécois ne fait qu’ajouter à l’envie de savoir si Ma vie avec John F. Donovan sera de nouveau une rencontre bouleversante après celle de Mommy ou encore de Laurence Anyways. Reste à savoir si les petits nouveaux dans son cinéma (mais mondialement connus), Kit Haringthon, Jessica Chastain, sauront devenir des personnages dolaniens, c’est-à-dire capables d’être complètement paumés et dingues mais de nous émouvoir par leurs regards, leurs échanges et leur amour… Réponse en salle en 2018, en espérant que le succès n’ait pas complètement achevé de réduire le cinéma du prodige à néant. »  Par Chloé Margueritte

ma-vie-avec-john-f-donovan-top-20182/ The Disaster Artist

Réalisé par James Franco.

Avec James Franco, Dave Franco, Seth Rogen, Alison Brie, Jacki Weaver, Zac Efron, Josh Hutcherson …

Synopsis : En 2003, Tommy Wiseau, artiste passionné mais totalement étranger au milieu du cinéma, entreprend de réaliser un film. Sans savoir vraiment comment s’y prendre, il se lance … et signe THE ROOM, le plus grand nanar de tous les temps. Comme quoi, il n’y a pas qu’une seule méthode pour devenir une légende !

Pourquoi on l’attend ? : « Quand l’enfant chéri du cinéma américain alias James Franco annonce qu’il adaptera The Disaster Artist, roman adulé traitant de l’un des films les plus cultes et les plus uniques qui soit, ça donne envie. Alors quand on le voit personnifier Tommy Wiseau avec brio dans la bande-annonce du film, forcément, la seule chose que l’on désire est de voir ce film le plus rapidement possible. Si James Franco n’est pas le premier à s’être attaqué au cas The Room, il est en revanche le premier à proposer une adaptation du roman tiré du film. Choix judicieux s’il en est, puisque ce choix lui permet un détour du côté de la comédie, genre où il s’est le plus distingué. Consolons nous de la sortie tardive du film chez nous, qui a au moins l’avantage de voir se confirmer nos attentes lorsque les premiers échos du film nous parviennent des États-Unis. Et sans surprises, ceux-ci sont positifs. »  Par Jean-Pierre Horckmans 

1/ The Shape of Water

Réalisé par Guillermo Del Toro.

Avec Sally Hawkins, Michael Shannon, Richard Jenkins, Michael Stuhlbarg, Octabia Spencer, David Hewlett …

Synopsis : Modeste employée d’un laboratoire gouvernemental ultra secret, Elisa mène une existence morne et solitaire, d’autant plus isolée qu’elle est muette. Sa vie bascule à jamais lorsqu’elle et sa collègue Zelda découvrent une expérience encore plus secrète que les autres…

Pourquoi on l’attend ? : « Comment ne pas se languir de la sortie de The Shape of Water ? Le long-métrage de Guillermo Del Toro a déjà remporté le Lion d’Or et le Golden Globe du meilleur réalisateur est venu couronner le cinéaste mexicain. Le film s’annonce comme une romance curieuse entre Elisa, une concierge muette et un monstre amphibien, dans un univers inspiré de l’univers de Bioshock. Tout le monde en parle déjà comme du film de l’année et la performance de Sally Hawkins est unanimement saluée. Alors après le plus anecdotique Crimson Peak, on attend impatiemment The Shape Of Water qui semble convoquer tous les amours et thématiques du passionné Del Toro. »  Par Roberto Garçon

https://www.youtube.com/watch?v=vP4uPqDj0ZI

 

La saison 1 de Dark : sur les méandres du temps

En diffusant la première saison de la série allemande Dark, Netflix nous propose un mélange fascinant entre paradoxes temporels, enquête policière et préoccupations écologiques.

Synopsis : 4 novembre 2019, dans la petite ville de Winden, en Allemagne. Le jeune Jonas retourne au lycée après plusieurs mois d’absence suite au suicide de son père. Un de ses camarades, Erik Obendorf, est porté disparu. Avec un groupe de copains, Jonas va vers les grottes de Winden, en pleine forêt, à la recherche de la planque où Erik cachait sa drogue. C’est là que Mikkel, un autre garçon, va disparaître à son tour.

Une citation d’Albert Einstein, placée en exergue du premier épisode de Dark, nous avertit : « la distinction entre le passé, le présent et le futur n’est qu’une illusion tenace ». Quelques secondes plus tard, une voix off en remet une couche : « hier, aujourd’hui et demain ne se succèdent pas, ils sont connectés.

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Boucles temporelles

Nous sommes donc prévenus : le temps sera un des personnages principaux des dix épisodes de la première saison de cette série allemande diffusée sur Netflix. Dans l’ambiance de mystère qui plane sur les premiers épisodes, le thème du voyage dans le temps se démarque très vite. D’abord, les événements qui arrivent en 2019 semblent reproduire un schéma similaire à d’autres qui s’étaient déroulés 33 ans plus tôt, en 1986. Helge Doppler, un vieil homme dont le rôle ira croissant au fil de la saison, ne cesse de le répéter : tout recommence exactement comme dans le passé.

Et ce passé, nous allons inévitablement y aller, dès le troisième épisode, qui nous entraîne en 1986. Et plus la saison va avancer, plus l’alternance entre passé et présent va s’accélérer et le schéma chronologique de la série se compliquer. Les temporalités vont se superposer, s’entremêler et influer les unes sur les autres. Le passé va influencer le futur (ce qui est parfaitement normal), mais le futur va aussi influencer le passé (ce qui nous paraît beaucoup moins logique).

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C’est dans ce labyrinthe de boucles temporelles qu’apparaissent donc des paradoxes chronologiques : un enfant se retrouve plus âgé que son propre père, un homme ne vieillit pas en 33 ans, jusqu’à cette phrase que l’on n’entend pas tous les jours : « je peux changer le cours du passé ».

Les enfants perdus

Ce qui est intéressant dans la série Dark, c’est que ce jeu de paradoxes temporels vient nourrir une enquête policière. Le scénario plutôt malin superpose les disparitions d’enfants et les bouleversements chronologiques, chaque aspect apportant son lot de questions qui alimentent le mystère ambiant. A chaque fois qu’un aspect de l’énigme est traité, cela entraîne un nouveau lot de questions, ce qui fait que le spectateur a l’impression de progresser dans l’histoire sans en deviner le fin mot.

De plus, les allers-retours entre 1986 et 2019 permettent de donner de la profondeur aux personnages. On comprend mieux les liens qui les unissent, les conflits, les jalousies, etc. Au fil des épisodes, c’est toute une communauté qui se dessine, avec des rapports complexes entre ses habitants. Winden apparaît de plus en plus comme une petite ville coupée du reste du monde ; elle est ancrée au fond de sa forêt comme elle est enfermée dans son système de boucles temporelles. Et au fil des épisodes, la tension monte inexorablement alors que les spectateurs ressentent que la ville couve quelque chose de pourri.

Peur du nucléaire

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Winden est donc une petite ville qui semble abandonnée des dieux, perdue au milieu de sa forêt. Mais aussi une ville qui vit à l’ombre d’une centrale atomique. Là aussi, on comprend très vite l’importance que revêt ce bâtiment dont les hautes cheminées crachent une fumée menaçante. Quel que soit le mal qui ronge Winden, il a une incidence sur la nature : au détour de quelques plans généraux, on découvre que des pans entiers de la forêt sont morts, comme intoxiqués. Les oiseaux morts pleuvent, et un éleveur découvre un champ entier de cadavres de moutons.

De plus, et ce n’est pas négligeable, lorsque les personnages voyagent dans le temps, ils se retrouvent en 1986, à peine quelques semaines après l’accident de Tchernobyl. Et lorsque l’on remonte encore plus tôt dans la chronologie, c’est pour recentrer encore plus l’action autour de la centrale. « La centrale a transformé Winden. Ça ne ressemblait pas à ça, avant, ici. » La série parvient à faire une comparaison entre l’empoisonnement nucléaire et la dégradation morale de la ville.

Cette première saison de Dark adopte volontiers un rythme lent, mais c’est par cela que la réalisation parvient à implanter une ambiance malsaine et glauque tout autant que mystérieuse. Le travail sur la bande son joue aussi beaucoup sur l’atmosphère, que ce soit par le choix des chansons ou par les compositions anxiogènes de Ben Frost. On pourrait éventuellement reprocher au scénario de s’éparpiller à force de vouloir courir trop de lièvres à la fois : Shakespeare se mêle à Nietzsche et Einstein, les trous de vers rejoignent l’Antéchrist, le nucléaire, l’Éternel Retour et un brin d’ésotérisme. Mais finalement l’ensemble se tient bien et forme un tout cohérent et passionnant. Espérons maintenant que la saison deux soit aussi bonne.

Dark saison 1 : bande annonce

Dark saison 1 : fiche technique

Créateurs : Baran bo Odar, Jantje Friese
Réalisation : Baran bo Odar
Scénario : Baran bo Odar, Jantje Friese
Interprètes : Oliver Masucci (Ulrich Nielsen), Louis Hofman (Jonas), Jördis triebel (Katharina Nielsen), Karoline Eichhorn (Charlotte Doppler).
Photographie : Nikolaus Summerer
Montage : Robert Rzesacz, Denis Bachter
Musique : Ben Frost
Production : Baran bo Odar, Jantje Friese
Société de production : Wiedemann & Berg Television
Société de distribution : Netflix
Genre : drame policier fantastique
Durée : 10 épisodes de 50 minutes environ
Date de diffusion : 1 décembre 2017

Allemagne-2017

Vers la lumière de Naomi Kawase : un voyage sensoriel ampoulé

Continuant son introspection sur la perte et la disparition, Naomi Kawase nous délecte toujours de son style si vaporeux avec Vers la lumière mais s’enlise dans un récit didactique et empreint de fausses pistes.

Avec Vers la lumière, Naomi Kawase parle de cinéma, de l’interprétation que nous portons aux images, de l’importance des mots que l’on utilise pour analyser une œuvre. Avec son habituelle sobriété, elle caressera son sujet mais n’éraflera jamais l’abîme même de ses personnages : la rencontre entre une audiodescriptrice de films ayant perdu son père et un photographe devenant bientôt aveugle est le fil rouge de son histoire. Certes, la bienveillance de la cinéaste pour ses protagonistes est une bouffée d’air frais pour son film, et permet à ce dernier d’engranger une respiration opportune et humaniste mais malheureusement, la réalisatrice se perd dans l’agencement de ce récit sur la cécité et le poids des images, là où les personnages ne seront que des vecteurs à thématique.

Le problème est qu’on ne ressent pas cette douleur, cette perte d’un univers, la réalisatrice ne catalyse pas toute la puissance sensorielle de son récit. On ne voit pas ou peu le vertige occasionné par l’éveil d’un nouveau monde, d’une compréhension différente de l’environnement. Naomi Kawase fait dire à certains de ses personnages que les mots peuvent parfois être trop « intrusifs » vis-à-vis de l’émancipation de l’imaginaire même de chacun. Ces sessions de travail entre Misako et des non-voyants sont le point fort du film : un espace de dialogue qui laisse place à une émotion certaine. Le travail d’un ou d’une audiodescriptrice n’est pas de détailler un film mais de faire ressentir un espace, d’amplifier la souplesse de l’imaginaire pour amener l’émotion.

Pourtant, Naomi Kawase fait réfléchir Misako sur cette nuance-là, mais en oublie de se questionner elle-même sur son cinéma. C’est le point faible d’un film qui manque de légèreté malgré son immense douceur, un cinéma qui ne trouve pas son équilibre entre les envolées esthétiques contemplatives et une récitation plus traditionnelle du script. Si l’on associe le film dans le film et qu’on superpose le travail de Kawase à celui de Misako, la cinéaste fait les erreurs qu’il ne faut pas faire et se contredit assez injustement. Car au lieu de laisser au spectateur la possibilité d’imaginer cette histoire d’amour, de s’émouvoir dans les contours contemplatifs de sa mise en scène, Naomi Kawase s’empêtre à vouloir tout expliquer, à déployer son intrigue par l’instance possessive des mots, à cartographier sa dialectique par un symbolisme pompeux.

Parfois, trop schématique, Vers la lumière se voit parfois sublimé par sa magnifique bande sonore qui suit et harmonise les méandres de Misako et Nakamori. Du coup, Vers la lumière devient un petit objet cinématographique didactique, qui ne surprend jamais son auditoire dans les belles ruelles japonaises et qui rend inaudible une connexion amoureuse invisible et froide. C’est d’autant plus dommage que le film ne manque pas de qualités : une réalisation soignée avec une lumière sublimée et un jeu sur le flou pertinent, un casting en parfaite osmose, une délicatesse et un naturalisme de tous les instants. La preuve en est, le personnage le plus émouvant de Vers la lumière est celui qu’on entend le moins, qui touche par sa simple présence fragmentaire : celui de la mère de Misako, venant de perdre son défunt mari. Personnage loin de la ville et proche de la nature.

Cette nature gardienne protectrice, lieu mystique et fantomatique où se cache la renaissance. Vers la lumière n’a malheureusement pas cette magie, ces moments de suspension que peuvent avoir certaines de ses œuvres précédentes comme La Forêt Mogari ou Still the Water. La réalisatrice ne fait pas assez confiance aux pulsations, au cœur cotonneux de son ouvrage pour le laisser divaguer à sa guise. Les vibrations deviennent une démonstration, perdant l’ambiguïté et la peur sensorielle du spectateur.

Synopsis: Misako passe son temps à décrire les objets, les sentiments et le monde qui l’entoure. Son métier d’audiodescripteur de films, c’est toute sa vie. Lors d’une projection, elle rencontre Masaya, un photographe au caractère affirmé dont la vue se détériore irrémédiablement. Naissent alors des sentiments forts entre un homme qui perd la lumière et une femme qui la poursuit.

Bande annonce – Vers la lumière

Fiche technique – Vers la lumière

Réalisateur : Naomi Kawase
Scénario : Naomi Kawase
Interprètes : Ayame Misaki, Masatoshi Nagase
Photographie : Dodo Arata
Montage : Tina Baz
Société(s) de Production : Comme des cinémas
Distribution : Haut et Court
Genre : Comédie dramatique
Date de sortie : 10 janvier 2018

Un vent de liberté : sortie DVD du film chez Diaphana Distribution

Un vent de liberté, film iranien réalisé par Behnam Behzadi, sort en DVD ce mardi 16 Janvier. L’occasion de revenir sur ce film méconnu sélectionné au festival de Cannes 2016 dans la section Un certain regard.

Synopsis: Niloofar, 35 ans vit seule avec sa mère. Pour protéger celle-ci de la pollution de l’air de Téhéran,  la famille décide unilatéralement que Niloofar devra déménager et vivre avec sa mère à la campagne… Alors qu’elle s’est toujours pliée aux exigences des autres, cette fois elle leur tiendra tête.

Si le nom de Behnam Behzadi reste inconnu en France, il n’en est pourtant pas à son premier essai en tant que réalisateur. En effet, il est déjà l’auteur de deux autres œuvres et un court-métrage, qui ne sont malheureusement pas sortis en France. Ce qui est fort dommage étant donné les qualités indéniables dont Un vent de liberté fait preuve.

Également scénariste, Behzadi a réussi à écrire une histoire intéressante traitant de la difficulté d’émancipation des femmes dans le contexte d’un Iran moderne mais toujours sous le joug des traditions. On suit le parcours de Niloofar, une « independent woman » qui tient un atelier de couture mais qui se retrouve soudainement dépossédée de sa liberté à cause de sa famille. Elle va donc essayer de se battre pour redevenir maîtresse de sa vie. Mais on suit son combat  avec intérêt car elle se démarque de ses pairs, n’ayant pas emprunté une voie traditionnelle. Sans mari ni enfant, elle n’est pas considérée comme ayant une vie aussi digne que celle de ses frères et sœurs.

L’actrice principale, Sohar Dolatshahi, livre d’ailleurs une très bonne performance en incarnant une femme ne voulant pas renoncer à son droit de vivre comme elle le souhaite. Les autres acteurs sont également convaincants. La réalisation reste sobre, peut-être même un peu trop. Bien qu’il ne soit pas exempt de défauts, le film reste tout de même à découvrir, ne serait-ce que pour son scénario.

Caractéristiques techniques DVD:

Un-Vent-de-liberte-DVD

Format image: 16/9ème compatible 4/3, format d’origine 2.35

Son: Version originale perse sous-titrée français 2.0 / 5.1

Durée: 1h21

N’ayant pas bénéficié d’une sortie importante, il n’y a pas de bonus DVD.

Sortie officielle: 16 Janvier 2018

Prix public: 19,99€

Un vent de liberté: Bande Annonce