A l’occasion de l’édition 2018 du Festival de Cannes, des légendes vivantes du septième art vont s’exprimer sur leur métier, leur passion et leur carrière. La sélection de ces grands oraux (Rendez-vous avec…) s’annonce une nouvelle fois prometteuse et va combler les cinéphiles.
Les festivaliers qui rêvent d’approcher leurs idoles vont être comblés. A l’occasion du 71e Festival de Cannes, quatre rencontres exceptionnelles seront organisées salle Buñuel. Ces rendez-vous vont se substituer à la Leçon de cinéma, organisée les années précédentes.
Quatre masterclass avec des réalisateurs et des acteurs sont en effet prévues cette année. Ces personnalités du monde du cinéma seront invitées à partager leur travail et évoquer leur passion lors de ces conférences destinées à tous les festivaliers.
Le programme de cette année offre un regard sur le cinéma anglais et américain. Les cinéphiles féministes risquent néanmoins de râler et de déplorer l’absence de femmes (réalisatrices ou actrices) dans le cadre de ces Rendez-Vous avec…, de ces masterclass exceptionnelles dans le cadre de l’édition 2018 du Festival de Cannes.
Jeudi 10 mai à 16h : MASTERCLASS DE RYAN COOGLER
RÉALISATEUR & SCÉNARISTE, AMÉRICAIN
Agé de 31 ans, natif d’Oakland (Californie), Ryan Coogler revient à Cannes et il n’est plus tout à fait le même cinéaste qui y présenta son premier long métrage, il y a cinq ans. Fruitvale Station (2013), qui raconte les dernières heures d’Oscar Grant, abattu par un policier à la station Fruitvale du BART, fut développé et produit par Forest Whitaker. Il reçut le Prix du public et le Grand prix du jury à Sundance ainsi que le Prix de l’avenir à Un Certain Regard de Cannes remis par Thomas Vinterberg, Président du Jury.
Depuis, Ryan Coogler a fait sensation en coécrivant et réalisant le 7e Rocky : Creed, L’Héritage de Rocky Balboa (2015) ainsi que Black Panther (2018), produit par le studio Marvel, dont il est le plus jeune réalisateur. Le film, révolutionnaire sur bien des points, s’est hissé à la 5e place de l’histoire du box-office US dès le premier week-end de sa sortie. Michael B. Jordan, à l’affiche des trois films réalisés par Ryan Coogler, sera également présent en Sélection officielle avec Fahrenheit 451, réalisé par Ramin Bahrani.
Le Rendez-vous avec Ryan Coogler aura lieu le jeudi 10 mai à 16h, salle Buñuel. La masterclass sera animée par Elvis Mitchell, critique et journaliste américain.
Samedi 12 mai à 16h : MASTERCLASS DE CHRISTOPHER NOLAN
RÉALISATEUR, SCÉNARISTE & PRODUCTEUR, BRITANNIQUE
Réalisateur, scénariste et producteur primé à de nombreuses reprises, Christopher Nolan est un des cinéastes parmi les plus novateurs de ce début de 21e siècle. Après Memento qui l’a révélé en 2000 et lui a valu une nomination à l’Oscar pour le meilleur scénario original, ses films ont tous fasciné la critique et le public. Inception (2010), Interstellar (2014) et la trilogie The Dark Knight, dont le deuxième volet, The Dark Knight : Le Chevalier noir, a obtenu huit nominations aux Oscar, sont autant d’œuvres qui ont marqué la création cinématographique contemporaine. L’année dernière, Christopher Nolan a créé l’événement en réalisant Dunkerque qui fut également nommé aux Oscars. Grand cinéphile, connaisseur amoureux de l’œuvre de Stanley Kubrick et de 2001 : L’Odyssée de l’espace, dont il célébrera le lendemain (13 mai) les 50 ans de la première présentation, Christopher Nolan est également un défenseur et un continuateur de la tradition du film, du « celluloïd » et de la projection sur grand écran : ainsi, Dunkerque a bénéficié de la plus importante sortie en 70mm des vingt-cinq dernières années.
Le Rendez-vous avec Christopher Nolan aura lieu le samedi 12 mai à 16h, salle Buñuel. Il sera animé par Philippe Rouyer, historien et critique français. La traduction sera assurée par Massoumeh Lahidgi.
Mercredi 16 mai à 16h45 : MASTERCLASS DE JOHN TRAVOLTA
ACTEUR & PRODUCTEUR, AMÉRICAIN
Le surgissement, en 1977 de John Travolta dans La Fièvre du samedi soir de John Badham n’a eu d’égal, en émotion, en surprise et en plaisir que son retour, en 1994, dans Pulp Fiction de Quentin Tarantino, qui remporta la Palme d’or à Cannes cette année-là. Depuis ses débuts, John Travolta a promené son élégance et son sourire dans des films qui sont autant de monuments de cinéma : les thrillers de Brian de Palma, Carrie et Blow Out, Get Shorty de Barry Sonnenfeld, Broken Arrow et Volte/Face de John Woo, La Ligne rouge de Terrence Malick, L’Attaque du métro 123 de Tony Scott, la série TV American Crime Story : L’Affaire O. J. Simpson dont il est également producteur. Ajoutons aussi la trilogie Allô maman, ici bébé lancée par Amy Heckerling et rappelons que John Travolta fit, aux côtés de Emma Thompson, l’ouverture du 51e Festival de Cannes, en mai 1998. Récemment il a tourné Moose et on le verra bientôt dans Gotti de Kevin Connolly que le Palais des Festivals accueillera pour sa première mondiale pendant le Festival de Cannes.
John Travolta sera également présent au Cinéma de la Plage le mercredi 16 mai à 21h30 pour la présentation de la copie restaurée de Grease, la comédie musicale de Randal Kleiser, à l’occasion du 40e anniversaire du film.
Le Rendez-vous avec John Travolta aura lieu le mercredi 16 mai à 16h45, salle Buñuel. Il sera animé par Didier Allouch, journaliste et critique français.
Vendredi 18 mai à 16h : MASTERCLASS DE GARY OLDMAN
ACTEUR & RÉALISATEUR, BRITANNIQUE
Né en 1958 à Londres, Gary Oldman est l’un des acteurs les plus reconnus de sa génération, au théâtre comme au cinéma. C’est en 1983 qu’il décroche son premier grand rôle, dans Meantime de Mike Leigh. Dans les années 1990, on le voit dans JFK (1991), Dracula (1992), True Romance (1993), Léon (1994), Le Cinquième Élément (1997) et Air Force One (1997) dans lequel il joue les méchants. Auteur lui-même, il écrit et réalise Ne pas avaler, produit par Luc Besson, sélectionné en Compétition à Cannes en 1997 et qui vaut à son actrice principale, Kathy Burke, le prix de meilleure interprète féminine. Gary Oldman est également connu pour ses rôles de Sirius Black dans la saga Harry Potter, de James Gordon dans la trilogie The Dark Knight, et pour avoir incarné George Smiley dans La Taupe (2011) de Thomas Alfredson. Il y a un an, sa magistrale interprétation de Winston Churchill dans Les Heures sombres (2017) lui a valu une ovation internationale couronnée par l’obtention de l’Oscar du meilleur acteur en mars 2018.
Le Rendez-vous avec Gary Oldman aura lieu le vendredi 18 mai à 16h, salle Buñuel. Il sera animé par Douglas Urbanski, producteur américain, qui est aussi le partenaire artistique de Gary Oldman depuis trente ans.




Depuis plusieurs années, Dwayne « The Rock » Johnson est devenu l’un des acteurs les plus bankables d’Hollywood. Empilant les blockbusters bas du front comme la saga
Évidemment, il ne faut pas aller chercher une métaphore de la bête qui sommeille à l’intérieur des humains ( en l’occurrence les machiavéliques Claire et Brett Wyden, patrons de Energyne) ou que même un gorille de 6 mètres dispose d’une certaine humanité ( même si il faut avouer qu’il sait faire poindre l’émotion ce George). Ici, on est plus dans du gros spectacle, où le but de Brad Peyton est de montrer le plus de buildings en train de s’écrouler à la minute tout en empilant des money shots de bestiaux arrachant en deux les membres d’un commando de la mort ou s’amusant à balancer des hélicos à travers Chicago. Rampage lorgne alors du côté du kaiju movie, le design du crocodile pouvant rappeler des ennemis de Godzilla ( au contraire de Ralph le loup particulièrement laid) tandis que George est un King Kong ayant délaissé les belles blondes pour des chauves bodybuildés. Pas vraiment de message politique derrière, si ce n’est de rappeler les dérives que peuvent engendrer les manipulations génétiques, Rampage préfère se concentrer sur la partie castagne entre monstres gigantesques dans le cahier des charges du kaiju. Les vraies stars sont du film sont donc bien les grosses bébêtes et Dwayne Johnson n’en fait malheureusement pas partie.
Après le sensationnel film de zombies
Le traitement des différents thèmes (critique contre la corruption qui sévit sévèrement en Corée, police incapable d’être au service des honnêtes citoyens, combat des commerçants et plus globalement des classes sociales « inférieures » pour se faire respecter etc.) n’a également rien de bien fou même s’il n’y a rien de honteux également de ce côté-là. Lorsqu’on connaît un peu le cinéma coréen de ces quinze bonnes dernières années, qui recycle ces fameux thèmes (et nous sommes en droit de nous demander si on n’en a pas fait le tour), le film ne se détache pas particulièrement de ses prédécesseurs. Concernant la relation père-fille, Yeon Sang-ho avait clairement fait mieux dans Dernier train pour Busan où il avait même su nous tirer quelques larmes. Or, dans Psychokinesis, cette relation a du mal à nous intéresser, Ru-mi n’étant pas non plus très attachante (contrairement à son père, incarné par un Ryoo Seung-ryong très convaincant).





Voulu par ses créateurs comme un « outback noir » (sorte de film noir typiquement australien se déroulant dans l’outback), Mystery Road propose tout ce que l’on peut attendre de ce genre de série : des flics avec un lourd passé, des secrets cachés derrière les portes, des sous-intrigues glauques, et une enquête qui piétine. L’enquête suit son cours comme dans tout néo-noir qui se respecte, et l’on comprend très vite que la disparition de deux jeunes gens risque bien de se rattacher à une réalité beaucoup plus large. Quelques éléments comiques tentent de détendre l’atmosphère, mais nous ne somme clairement pas venus en Australie pour rigoler. La seule différence viendra du paysage, qui donne à l’ensemble une texture aride.