Cannes 2018 : Masterclass prestigieuses avec Christopher Nolan, Ryan Coogler, John Travolta et Gary Oldman

A l’occasion de l’édition 2018 du Festival de Cannes, des légendes vivantes du septième art vont s’exprimer sur leur métier, leur passion et leur carrière. La sélection de ces grands oraux (Rendez-vous avec…) s’annonce une nouvelle fois prometteuse et va combler les cinéphiles.

Les festivaliers qui rêvent d’approcher leurs idoles vont être comblés. A l’occasion du 71e Festival de Cannes, quatre rencontres exceptionnelles seront organisées salle Buñuel. Ces rendez-vous vont se substituer à la Leçon de cinéma, organisée les années précédentes.

Quatre masterclass avec des réalisateurs et des acteurs sont en effet prévues cette année. Ces personnalités du monde du cinéma seront invitées à partager leur travail et évoquer leur passion lors de ces conférences destinées à tous les festivaliers.

Le programme de cette année offre un regard sur le cinéma anglais et américain. Les cinéphiles féministes risquent néanmoins de râler et de déplorer l’absence de femmes (réalisatrices ou actrices) dans le cadre de ces Rendez-Vous avec…, de ces masterclass exceptionnelles dans le cadre de l’édition 2018 du Festival de Cannes.

Jeudi 10 mai à 16h : MASTERCLASS DE RYAN COOGLER

RÉALISATEUR & SCÉNARISTE, AMÉRICAIN

Agé de 31 ans, natif d’Oakland (Californie), Ryan Coogler revient à Cannes et il n’est plus tout à fait le même cinéaste qui y présenta son premier long métrage, il y a cinq ans. Fruitvale Station (2013), qui raconte les dernières heures d’Oscar Grant, abattu par un policier à la station Fruitvale du BART, fut développé et produit par Forest Whitaker. Il reçut le Prix du public et le Grand prix du jury à Sundance ainsi que le Prix de l’avenir à Un Certain Regard de Cannes remis par Thomas Vinterberg, Président du Jury.

Depuis, Ryan Coogler a fait sensation en coécrivant et réalisant le 7e Rocky : Creed, L’Héritage de Rocky Balboa (2015) ainsi que Black Panther (2018), produit par le studio Marvel, dont il est le plus jeune réalisateur. Le film, révolutionnaire sur bien des points, s’est hissé à la 5e place de l’histoire du box-office US dès le premier week-end de sa sortie. Michael B. Jordan, à l’affiche des trois films réalisés par Ryan Coogler, sera également présent en Sélection officielle avec Fahrenheit 451, réalisé par Ramin Bahrani.

Le Rendez-vous avec Ryan Coogler aura lieu le jeudi 10 mai à 16h, salle Buñuel. La masterclass sera animée par Elvis Mitchell, critique et journaliste américain.

Samedi 12 mai à 16h : MASTERCLASS DE CHRISTOPHER NOLAN

RÉALISATEUR, SCÉNARISTE & PRODUCTEUR, BRITANNIQUE

Réalisateur, scénariste et producteur primé à de nombreuses reprises, Christopher Nolan est un des cinéastes parmi les plus novateurs de ce début de 21e siècle. Après Memento qui l’a révélé en 2000 et lui a valu une nomination à l’Oscar pour le meilleur scénario original, ses films ont tous fasciné la critique et le public. Inception (2010), Interstellar (2014) et la trilogie The Dark Knight, dont le deuxième volet, The Dark Knight : Le Chevalier noir, a obtenu huit nominations aux Oscar, sont autant d’œuvres qui ont marqué la création cinématographique contemporaine. L’année dernière, Christopher Nolan a créé l’événement en réalisant Dunkerque qui fut également nommé aux Oscars. Grand cinéphile, connaisseur amoureux de l’œuvre de Stanley Kubrick et de 2001 : L’Odyssée de l’espace, dont il célébrera le lendemain (13 mai) les 50 ans de la première présentation, Christopher Nolan est également un défenseur et un continuateur de la tradition du film, du « celluloïd » et de la projection sur grand écran : ainsi, Dunkerque a bénéficié de la plus importante sortie en 70mm des vingt-cinq dernières années.

Le Rendez-vous avec Christopher Nolan aura lieu le samedi 12 mai à 16h, salle Buñuel. Il sera animé par Philippe Rouyer, historien et critique français. La traduction sera assurée par Massoumeh Lahidgi.

Mercredi 16 mai à 16h45 : MASTERCLASS DE JOHN TRAVOLTA

ACTEUR & PRODUCTEUR, AMÉRICAIN

Le surgissement, en 1977 de John Travolta dans La Fièvre du samedi soir de John Badham n’a eu d’égal, en émotion, en surprise et en plaisir que son retour, en 1994, dans Pulp Fiction de Quentin Tarantino, qui remporta la Palme d’or à Cannes cette année-là. Depuis ses débuts, John Travolta a promené son élégance et son sourire dans des films qui sont autant de monuments de cinéma : les thrillers de Brian de Palma, Carrie et Blow Out, Get Shorty de Barry Sonnenfeld, Broken Arrow et Volte/Face de John Woo, La Ligne rouge de Terrence Malick, L’Attaque du métro 123 de Tony Scott, la série TV American Crime Story : L’Affaire O. J. Simpson dont il est également producteur. Ajoutons aussi la trilogie Allô maman, ici bébé lancée par Amy Heckerling et rappelons que John Travolta fit, aux côtés de Emma Thompson, l’ouverture du 51e Festival de Cannes, en mai 1998. Récemment il a tourné Moose et on le verra bientôt dans Gotti de Kevin Connolly que le Palais des Festivals accueillera pour sa première mondiale pendant le Festival de Cannes.

John Travolta sera également présent au Cinéma de la Plage le mercredi 16 mai à 21h30 pour la présentation de la copie restaurée de Grease, la comédie musicale de Randal Kleiser, à l’occasion du 40e anniversaire du film.

Le Rendez-vous avec John Travolta aura lieu le mercredi 16 mai à 16h45, salle Buñuel. Il sera animé par Didier Allouch, journaliste et critique français.

Vendredi 18 mai à 16h : MASTERCLASS DE GARY OLDMAN

ACTEUR & RÉALISATEUR, BRITANNIQUE

Né en 1958 à Londres, Gary Oldman est l’un des acteurs les plus reconnus de sa génération, au théâtre comme au cinéma. C’est en 1983 qu’il décroche son premier grand rôle, dans Meantime de Mike Leigh. Dans les années 1990, on le voit dans JFK (1991), Dracula (1992), True Romance (1993), Léon (1994), Le Cinquième Élément (1997) et Air Force One (1997) dans lequel il joue les méchants. Auteur lui-même, il écrit et réalise Ne pas avaler, produit par Luc Besson, sélectionné en Compétition à Cannes en 1997 et qui vaut à son actrice principale, Kathy Burke, le prix de meilleure interprète féminine. Gary Oldman est également connu pour ses rôles de Sirius Black dans la saga Harry Potter, de James Gordon dans la trilogie The Dark Knight, et pour avoir incarné George Smiley dans La Taupe (2011) de Thomas Alfredson. Il y a un an, sa magistrale interprétation de Winston Churchill dans Les Heures sombres (2017) lui a valu une ovation internationale couronnée par l’obtention de l’Oscar du meilleur acteur en mars 2018.

Le Rendez-vous avec Gary Oldman aura lieu le vendredi 18 mai à 16h, salle Buñuel. Il sera animé par Douglas Urbanski, producteur américain, qui est aussi le partenaire artistique de Gary Oldman depuis trente ans.

Festival

Cannes 2026 : Sheep in a box, laisser partir

Avec "Sheep in the Box", Kore-eda déplace la science-fiction vers un territoire intimiste : celui du deuil, du manque et de ce qu’il reste à aimer quand l’enfant n’est plus là. À travers la présence troublante d’un double artificiel, le cinéaste japonais compose une fable douce et mélancolique sur des parents qui apprennent, enfin, à revenir à la vie.

Cannes 2026 : Colony, entre deux terminus

À Cannes 2026, "Colony" marque le retour de Yeon Sang-ho au film de zombies avec un spectacle généreux, ludique et imparfait, porté par quelques belles fulgurances de chaos.

Cannes 2026 : Club Kid, la renaissance d’un père

Pour son premier film, John Firstman propose une histoire attachante et pleine d'humour sur fond de soirées gays new-yorkaise. Dans "Club Kid", il incarne un père abîmé qui tâche de se reprendre en main lorsqu'un fils inconnu surgit dans sa vie. Une bulle de bonheur qui rappelle que nos proches donnent du sens à notre existence.

Cannes 2026 : Sanguine, à cœur et à sang

Présenté en Séance de Minuit à Cannes 2026, Sanguine de Marion Le Corroller s’attaque au corps épuisé par le travail en le faisant basculer dans le body horror. Porté par Mara Taquin et par une vraie envie de cinéma, ce premier long-métrage impressionne par son énergie, sans encore trouver la mutation radicale qu’il promet.

Newsletter

À ne pas manquer

L’Être aimé de Rodrigo Sorogoyen : Père et impair

Avec L’Être aimé, Rodrigo Sorogoyen signe un film de tournage aussi fascinant que déchirant, porté par Javier Bardem et Victoria Luengo. Derrière la mise en abyme cinématographique, le cinéaste filme surtout l’attente impossible d’une fille face à un père qui sait voir, diriger, comprendre — mais ne sait pas demander pardon.

L’Abandon : le traitement tout en nuances d’un sujet explosif

Les onze derniers jours de Samuel Paty, qui firent de lui un martyr de la République. Un sujet délicat, commandant d'éviter autant le pathos que la récupération politique. Vincent Garenq relève ce défi, avec un film qui parvient à captiver en tenant bien sa ligne. Estimable, malgré une réalisation sans surprise.

Obsession – L’amour (terriblement) ouf

Annoncé comme l’une des sensations horrifiques de 2026, Obsession séduit par son atmosphère malaisante, sa mise en scène maîtrisée et l’interprétation impressionnante d’Inde Navarrette, sans être totalement à la hauteur de sa réputation.

Les Cloches des profondeurs (1993) de Werner Herzog : la foi dans tous ses états

Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.

La Grande Extase du sculpteur sur bois Steiner (1974) de Werner Herzog : le temps suspendu

A l’aide d’une caméra 16 mm haute vitesse, Herzog filme merveilleusement bien ce qui, dans ce sport atypique, constitue son vrai centre d’intérêt : ces instants où, suspendu dans l’air, le skieur défie le temps et l’espace. Loin de l’ingrate « solitude » du coureur de fond, le sauteur à ski est un rêveur qui offre son extase en spectacle.
Gabriel M.
Gabriel M.https://www.lemagducine.fr/
Passionné de cinéma et de séries. Nostalgique des séances mythiques au cinéma Grand Ecran Italie 2 et des rencontres-projections cultes organisées par l’équipe de Panic Cinema (Lloyd Kaufman, Joe Dante, Uwe Boll). Admirateur de la qualité immersive des séances au Max Linder Panorama. De nombreux réalisateurs ont marqué mon expérience de cinéphile : Kubrick, Jarmusch, Romero, Carpenter, Argento, Fulci, Lynch, Cronenberg, Verhoeven, Cameron, Tsui Hark, John Woo ou plus récemment Julie Delpy et Guillaume Nicloux.

Cannes 2026 : Sheep in a box, laisser partir

Avec "Sheep in the Box", Kore-eda déplace la science-fiction vers un territoire intimiste : celui du deuil, du manque et de ce qu’il reste à aimer quand l’enfant n’est plus là. À travers la présence troublante d’un double artificiel, le cinéaste japonais compose une fable douce et mélancolique sur des parents qui apprennent, enfin, à revenir à la vie.

Cannes 2026 : Colony, entre deux terminus

À Cannes 2026, "Colony" marque le retour de Yeon Sang-ho au film de zombies avec un spectacle généreux, ludique et imparfait, porté par quelques belles fulgurances de chaos.

Cannes 2026 : Club Kid, la renaissance d’un père

Pour son premier film, John Firstman propose une histoire attachante et pleine d'humour sur fond de soirées gays new-yorkaise. Dans "Club Kid", il incarne un père abîmé qui tâche de se reprendre en main lorsqu'un fils inconnu surgit dans sa vie. Une bulle de bonheur qui rappelle que nos proches donnent du sens à notre existence.