Le Grand Jeu ou la main gagnante d’Aaron Sorkin disponible en DVD/Blu-Ray le 3 Mai !

Considéré comme l’un des scénaristes les plus doués de son temps (The Social Network, Steve Jobs), Aaron Sorkin a enfin eu le courage de transposer en personne l’un de ses travaux sur grand écran. En résulte Le Grand Jeu, virée dans le milieu underground des tournois de poker illégaux, de la mafia et des gros billets dans lequel irradie de charisme une Jessica Chastain impériale. 

États-Unis. 2004. La jeune Molly Bloom débarque à Los Angeles. Simple assistante, elle épaule son patron qui réunit toutes les semaines des joueurs de poker autour de parties clandestines. Virée sans ménagement, elle décide de monter son propre cercle : la mise d’entrée sera de 250 000 $ ! Très vite, les stars hollywoodiennes, les millionnaires et les grands sportifs accourent. Le succès est immédiat et vertigineux. Acculée par les agents du FBI décidés à la faire tomber, menacée par la mafia russe décidée à faire main basse sur son activité, et harcelée par des célébrités inquiètes qu’elle ne les trahisse, Molly Bloom se retrouve prise entre tous les feux…

Dirty Sexy Money

Les Etats-Unis ont toujours aimé les anti-héros, cette race de personnages délibérément en marge de la société, accomplissant quantité de méfaits leur permettant de monter l’échelle sociale avant de finalement retomber dans la disgrâce tout aussi rapidement. Ce n’est donc pas un hasard si le très recommandable Aaron Sorkin a décidé pour son nouveau projet d’envergure, de s’emparer de l’histoire de Molly Bloom. Car cette ex-figure montante du ski alpin qui au détour d’un accident et d’une opportunité, va se muer en organisatrice d’un tournoi de poker 5 étoiles, est typiquement une anti-héroïne, et c’est là toute la richesse et l’intérêt du sujet, une femme. Dans une industrie gangrenée par le sexisme, qu’il est en effet plaisant de voir un personnage de femme, clairement lassée par le diktat masculin qui l’entoure et qui va réussir, audace et malice aidant, à imposer ses règles dans un milieu où elle est assurément bien la seule. Cela donne au projet un relent éminemment féministe, ce qui est d’ailleurs prouvé par le fait que ça soit Jessica Chastain, féministe convaincue et engagée qui donne de sa personne pour camper cette reine de la magouille. Mais le principal atout du film réside bien dans la gestion de son scénario par Aaron Sorkin. Chaque mot, chaque inflexion, chaque rythmique sont ainsi soulignés (parfois trop) par le néo-réalisateur qui à défaut de vraiment imposer un style (puisque proche de Danny Boyle et David Fincher) sait en tout cas méchamment intéresser sur un sujet plus que verbeux. 

Mauvaise main

Vu le portrait résolument cinématographique de Molly Bloom dépeint dans Le Grand Jeu, on aurait aimé en savoir plus sur elle. Sur qui elle a été. Sur son point de vue sur l’histoire. Patatras, on sera un peu pris de court car les bonus s’avèrent hélas peu fournis. En atteste la simple présence d’interviews, de quelques featurettes et d’extraits de tournage. On pourra toujours se reporter sur le livre écrit par Molly Bloom, d’ailleurs à l’origine du film, ou à diverses vidéos Youtube. 

DVD : 

Langues : Français, Anglais

Sous-Titres : Francais, Sourds & Malentendants

Son : D.D5.1 et audio description

Images : 16/9- 2.39 – Couleur

Durée : 134 minutes + compléments

Bonus : Interviews, Featurettes, Extraits de Tournage, Bande-Annonce

Blu-Ray :

Langues : Français, Anglais

Sous-Titres : Français, Sourds & Malentendants 

Son : DTSHD 5.1 et audio description 

Images : 16/9 – 2.39 – Couleur

Durée : 140 minutes + suppléments 

Bonus : Interviews, Featurettes, Extraits de Tournage, Bande-Annonce

 

Bande-annonce : Le Grand Jeu 

Festival

FIFAM 2026 : la programmation et l’affiche se dévoilent

Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

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"Wake in Fright" a électrisé Cannes en 1971, disparu pendant 40 ans, puis ressurgi comme le mythe fondateur du cinéma australien. Un instituteur s'enlise dans une ville minière où l'hospitalité se boit comme une sommation. 55 ans après, sa brutalité n'a rien perdu de son mordant.

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Antoine Delassus
Antoine Delassushttps://www.lemagducine.fr/
J'ai une profonde admiration pour les sushis, James Bond, Leonardo DiCaprio, Apocalypse Now, Zodiac, les bons films et le ski. Pas forcément dans cet ordre. Et à ceux pouvant critiquer un certain amateurisme, je leur répondrais simplement que l'Arche de Noé a été fabriqué par des amateurs et le Titanic par des professionnels.

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La trilogie du « Docteur Mabuse » de Fritz Lang : quarante ans d’une saga criminelle allemande

Réunis dans un magnifique coffret, les trois films que l’immense Fritz Lang a consacrés au génie du crime permettent de réaliser à quel point ils furent le reflet de leurs époques troublées respectives. Car ces œuvres ne sont pas seulement des films noirs paranoïaques qui inspireront une multitude de cinéastes – jusqu’à aujourd’hui. Ils traduisent l’idée que le chaos génère le mal et que, s’il adopte bien des visages, le mal n’en demeure pas moins intemporel.