« Soudain », un chemin patient vers l’intime

L’amitié entre une directrice française d’EHPAD et une metteuse en scène japonaise. De cet argument simple, Ryusuke Hamaguchi tire un film épuré et pourtant foisonnant, aussi sensible que politique, sans jamais forcer le trait si ce n’est dans quelques redondances. Analyse.

Voir de près

« De près, personne n’est normal » : tel est le titre de la pièce qu’est venue, du Japon, présenter la metteuse en scène Mari Morisaki au Théâtre XIII. Le mot est signé Franco Basaglia, qui réussit à faire fermer les asiles en Italie. C’est un seul en scène : le vieux comédien Goro Kiyomiya porte le texte, dans une scène où se reflète le public grâce à un dispositif de miroirs. Un public auquel on a distribué des instruments de percussion, lui permettant d’exprimer musicalement leurs émotions. Pourquoi ? interroge un spectateur. « Pour abolir la frontière entre la scène et le public », répond Mari. Et ainsi préparer à l’irruption possible d’un intrus, Tomoki, le petit-fils de Goro, un jeune autiste que l’on ne veut pas exclure – plutôt l’associer à la représentation.

C’est grâce à un être incapable de communiquer que Mari et Marie-Lou vont se rencontrer. Marie-Lou est la directrice d’un EHPAD nommé Les Jardins de la liberté, au cœur du XIIIe arrondissement de Paris. Son projet est, lui aussi, d’abolir une frontière, celle séparant les soignants des soignés. Lors d’un trajet en tram, elle remarque un jeune qui fait la course avec la rame, le suit, trouve une balise GPS dans sa poche, attend qu’on vienne le chercher. C’est ce qui amènera cette professionnelle pourtant débordée à assister à une représentation de la pièce montée par Mari. Après la pièce, les deux femmes échangent en japonais, langue que Marie-Lou maîtrise pour avoir fait ses études d’anthropologie à Tokyo. « En français ! », réclame avec impatience l’une des spectatrices. Mais Mari poursuit en japonais. Alors qu’elle s’apprête à traduire, Goro la coupe : inutile de traduire, l’assistance aura compris l’essentiel, à savoir qu’un échange fort vient de se tenir.

En premier lieu, il s’agit de sa part d’une invitation à cesser de vouloir tout comprendre – on pourra rapprocher ce moment de l’histoire de l’amie d’enfance de Mari qui vient assister aux représentations chaque fois qu’elles sont données à Kyoto en déclarant à chaque fois dans un grand rire qu’elle « n’a rien compris ». En second lieu, il y a chez le délicat Goro un souci de préserver l’intimité, précieuse pour les deux femmes, de l’échange qui vient d’avoir lieu.

Comment communiquer ? Telle était, déjà, la question centrale de Drive My Car, l’opus Oscarisé de Ryusuke Hamaguchi qui, lui aussi, passait par le théâtre, le langage informel et une multitude de langues. Face à la désincarnation de notre société régie par le capitalisme, Soudain défend la force de la communication intime. Il y faut d’abord de la modestie : on apprend ainsi que Marie-Lou, master d’anthropologie en poche, est repartie tout en bas de l’échelle sociale comme aide-soignante, interpellée par le déclin rapide de sa mère dans un EHPAD. Aujourd’hui directrice, elle continue à mettre la main à la pâte, et elle saura s’excuser publiquement pour avoir mal parlé à une infirmière chevronnée. Il y faut aussi de l’implication : c’est parce que les deux femmes ont pris le temps d’apprendre la langue de l’autre qu’elles se trouvent d’une façon aussi évidente.

De l’humilité, de l’engagement, beaucoup de doigté enfin. La délicatesse nécessaire s’incarne dans une méthode, à laquelle Marie-Lou aimerait former tout son personnel : l’humanitude.

Le regard, le toucher, la parole, la verticalité, piliers de l’humanitude

Le concept a la consonance d’un barbarisme mais il est tout sauf fruste ; il semble sorti du cerveau fumeux d’un universitaire mais il est très pratique. D’abord le regard, intense et de très près. Ce qui semblerait intrusif à toute personne lambda permet d’entrer en communication avec un patient atteint d’Alzheimer. Ensuite le geste : soutenir la main plutôt que de la prendre lorsqu’on accompagne un patient, afin de le porter plutôt que de le contraindre ; ne pas toucher d’abord les mains ou la joue mais des parties moins intimes comme les épaules. Puis la parole : expliquer avec douceur ce que l’on fait, demander l’autorisation de le faire. Ainsi le patient se sent-il considéré dans toute la singularité de sa personne.

Hamaguchi montre l’opération deux fois. Une fois aurait sans doute suffi, d’autant que la seconde est d’une grande force. C’est Mari qui assiste Marie-Lou en plantant son regard dans celui de cette résidente qui vient d’appeler en pleine nuit, puis en décrivant les ablutions que dispense Marie-Lou. La vieille femme ne dit rien, tout passe par son regard. Fallait-il conclure cette scène par une berceuse susurrée par Marie-Lou ? Nous tenons là la principale faiblesse du film : il en fait un peu trop, flirtant par moments avec la mièvrerie. Marie-Lou doit-elle vraiment remercier la résidente de l’avoir appelée puis de la laisser la toucher ? Faut-il se répandre en « vous êtes belle » à chaque fois qu’on parle à une résidente ? Toute approche d’un résident doit-elle s’accompagner d’un sourire radieux et d’un regard pénétrant ? La directrice a parfois des allures de sainte, ce qui fragilise la crédibilité du personnage.

Reste le quatrième élément du concept d’humanitude : la verticalité. Rester vertical, comme dit Alain Guiraudie ! La verticalité n’est-elle pas le fondement de l’humanité ? Plus prosaïquement, on connaît les vertus de la marche pour tout un chacun. Appliquées à un patient atteint d’Alzheimer, elles se démultiplient. Certes, il y a le risque de chute, dont on sait qu’elle est souvent fatale aux âges avancés des résidents. C’est l’argument qu’oppose l’infirmière Sophie, incarnation de la dimension réaliste face à l’utopie en marche de sa directrice. Sophie (Marie Bunel, intense) est celle qui résiste, par peur du risque. Les arguments de l’ancien monde sont d’autant plus redoutables qu’ils peuvent être parfaitement rationnels.

Cette technique, explique Marie-Lou à son amie, fait ses preuves si tout le monde la maîtrise : qu’un seul soignant traite le patient avec brutalité et celui-ci se referme comme une huître. D’où son empressement à aller vite pour former tout le personnel, même si son cheminement aux côtés de la metteuse en scène l’amènera à des concessions. À terme, le système coûte moins cher car les patients, en meilleure forme, réclament moins de soins et consomment moins de médicaments. Le système de subvention n’y met pas du sien, un patient alité « rapportant » davantage qu’un patient qui marche. Le défi est donc de taille.

A terme, et si tout le monde s’y met : telles sont les deux conditions. On retrouve là les considérations écologiques : un changement des pratiques, agricoles par exemple, coûte moins cher sur le long terme étant donné les coûts induits faramineux du système actuel, et il n’est viable que si l’on empêche la concurrence déloyale d’acteurs ne misant que sur le court terme. On connaît, depuis Le Mal n’existe pas, la conscience écologique de Hamaguchi – même si l’aller-retour Paris-Kyoto pour n’y passer que quelques jours fait mal de ce point de vue…

Le capitalisme dans le viseur

Prendre le temps de considérer chaque personne dans sa singularité, le geste est subversif vis-à-vis du système capitaliste. Alors qu’elles cheminent sur l’esplanade François Mitterrand, les deux femmes ne tardent pas à entrer dans le vif du sujet. Marie-Lou explique pourquoi ce système rend les sociétés vieillissantes : progrès de la médecine d’un côté, épuisement des citoyens qui ne veulent plus faire d’enfants de l’autre. Mari poursuit la démonstration sur le tableau Velleda de l’EHPAD. Un vrai cours d’économie marxiste qu’on pourra trouver un peu appuyé, mais qui fait sens dans sa traduction concrète. Ainsi, on a appris lors de l’échange post spectacle que Mari était atteinte d’un cancer. La démonstration de la metteuse en scène met en lumière les métastases du capitalisme, qui se nourrit des « extérieurs » au système (la nature, les travailleurs, les pauvres…), tout comme celles de Mari rongent son corps. Ainsi encore, Mari explique que ces « extérieurs » se sentent méprisés par une élite qui prône la démocratie : n’est-ce pas ce que ressent l’infirmière Sophie qui a l’impression de compter pour rien face aux projets révolutionnaires de sa directrice ?

La position de Marie-Lou n’est pas facile puisqu’elle est entre le marteau et l’enclume : le marteau, ce sont les actionnaires de cette clinique privée qui vous éjectent rapidement si les résultats ne sont pas au rendez-vous (c’est la vision de court terme) ; l’enclume, ce sont les employés pressurisés, épuisés par l’exigence de faire toujours plus avec moins (c’est la prédation sur « l’extérieur » théorisée par Mari). L’excellent Un autre monde de Stéphane Brizé montrait déjà cela. Marie-Lou s’épuise à réclamer des moyens supplémentaires, tout en tentant de négocier avec son équipe. Le burn-out la guette, comme l’en avertit son adjoint incarné par le toujours convaincant Jean-Charles Clichet.

Mari va amener son amie à reconsidérer le problème. Elle lui donne à voir qu’en réclamant des moyens financiers elle ne tourne pas le dos au système. Il faut changer de paradigme en éveillant les consciences. C’est ce que vont faire les deux femmes après un voyage à Kyoto : Mari, en effet, animera des ateliers pour les résidents, occupant l’espace de l’EHPAD, parvenant à convaincre, peu à peu, les réticents comme Sophie. De nouveau une redondance : l’exposé de Marie-Lou devant tout le personnel sur la perception du temps « en pointillés » des malades d’Alzheimer avait déjà eu lieu entre les deux femmes. Certes, prendre son temps est au cœur du sujet, mais cela ne dispense pas pour autant de surveiller les redites. Cette seconde scène est en outre très emphatique, tranchant avec le ton général du film.

Autre ennemi du capitalisme : le faible. Certains affirment qu’on mesure le degré d’évolution d’une société à l’attention qu’elle porte à ses citoyens les plus faibles. Ici, on règle le rythme de la marche sur le plus lent. Le faible, dans Soudain, c’est l’autiste, inadapté à son environnement, mais aussi le vieillard qu’on relègue à la marge et, parmi les vieillards, celui atteint de troubles cognitifs, auquel on consacre souvent des « unités de vie protégée ». Faire l’effort d’entrer en relation avec ces humains-là fait aussi du bien aux soignants, note Marie-Lou, de même qu’à l’inverse, les salariés employés dans des abattoirs sont détruits psychologiquement. Le faible, ce peut être aussi ce pigeon affolé parce qu’entré dans la pièce, que Mari raccompagne avec délicatesse vers la fenêtre ouverte, ce qui la met en joie.

Enfin, le faible, c’est Mari elle-même puisque son cancer, parti du sein, s’est transmis aux os et au foie. Le médecin le lui dit avec franchise : actuellement stagnante, la maladie peut « se réveiller » et dans ce cas enclencher un compte à rebours rapide. « Soudain », tout peut basculer. Le chemin de sagesse pris par Mari ne la protège pas des coups du sort. L’impossible peut devenir possible mais le possible ne se révèle qu’après coup. Humilité. Pour exprimer l’aléatoire auquel nous sommes tous soumis, Hamaguchi recourt par deux fois à un artifice fécond : celui de la fiente de pigeon. Une première fois, elle atteint Marie-Lou et Mari au visage, les deux femmes se nettoyant mutuellement à l’aide des lingettes de Mari typiquement japonaises (et très peu écologiques !). Une seconde fois, à la toute fin du film, elle touche la directrice et une résidente, suscitant l’hilarité des deux femmes. Soudain la fiente : le titre paradoxal choisi par Hamaguchi pour son film basé sur la lenteur permet de lui conserver toute sa légèreté.

Marie-Lou combat le système mais, suspendue à son portable, elle en est partie prenante. La cigarette en est un exemple, cet emblème mortifère de la société capitaliste. La très saine Mari se fait contaminer par son amie, tant la clope, on le sait, délie les langues. Hamaguchi insiste sur le sujet, avec cette scène où la metteuse en scène en demande une à une patiente : « ça va vous tuer », répond celle-ci en refusant. La phrase résonne avec mordant, s’agissant d’une cancéreuse au stade 4. Aussi armé soit-on intellectuellement, il est bien difficile d’échapper à l’emprise du système.

Retour au geste

Après les développements théoriques, le dernier quart du film se concentre sur un geste : le massage de la voûte plantaire. C’est en effet dans sa demeure de Kyoto que Mari propose à Marie-Lou de lui masser les pieds. Celle-ci dispense le même soin à son amie.

« C’est la voûte plantaire qui nous sert de fondement et pourtant nous n’en prenons pas soin », déclare en substance Mari aux résidents de l’EHPAD. N’est-ce pas une éloquente métaphore du système dans lequel nous vivons, qui néglige les conditions même de notre survie sur cette planète ? Mais Hamaguchi traite l’acte avec toute la légèreté voulue : le spectateur sourit lorsque les pieds, lancés en l’air, de Marie-Lou ou de Mari, s’offrent aux résidents, telles les marionnettes de doigts récupérées par Marie-Lou. L’équipe soignante invite ainsi ses résidents à agir pour autrui. C’était la grande leçon de l’abbé Pierre : dire à un SDF non pas « je vais t’aider » mais « j’ai besoin de toi ». Qui agit pour autrui est restauré dans sa dignité d’être humain.

Une amitié féconde

Pour jouer la scène de massage des pieds (audacieux 69 platonique !), Virginie Efira a avoué avoir mis du désir, chemin soigneusement évité par Hamaguchi qui nous offre là une relation strictement amicale, assez rare dans le cinéma. Chacune apporte à l’autre. Marie-Lou, en soignante, accompagne Mari vers la mort. Mari, par sa lucidité, guide Marie-Lou. Avec finesse : ainsi, par exemple, lance-t-elle à son amie : « Je ne suis pas trop donneuse de leçons ? » pour aiguiller la directrice sur l’un de ses travers, qu’on constate lorsqu’elle rembarre vertement un infirmier à l’hôpital qui trouvait que Tomoki faisait trop de bruit. Plus tard, elle amène Marie-Lou comme Sophie à s’interroger sur leur aversion réciproque : elle reçoit des deux la même réponse convenue (« j’évite de mélanger les affects et le travail »), pourtant les deux femmes parviendront à dialoguer lors d’un moment mis en scène par l’une des animatrices de l’EHPAD. Mari avait œuvré à ce rapprochement : du côté de Sophie en obtenant d’elle qu’elle lui chante une berceuse, l’amenant ainsi sur le terrain de Marie-Lou ; du côté de cette dernière en lui suggérant qu’elles « se ressemblent ».

« Je veux rester »

Soudain parle beaucoup de mort mais ne verse jamais dans le mélo. Lorsque la fin de Mari s’annonce, celle-ci a ces mots, face caméra : « Il n’y a pas de paradis plus beau que celui-ci… Je veux rester ». « Tu restes autant que tu veux » lui répond son amie qu’elle étreint, évacuant tout pathos. De même, la scène de dispersion des cendres à Kyoto se déroule-t-elle sous les cris de joie de Tomoki. Avant de quitter ce monde, Mari aura vécu la plus belle des amitiés et côtoyé, moment de grâce, des êtres auparavant emmurés en eux-mêmes ramenés à la vie.

Ceux-ci sont profondément touchants, qu’il s’agisse de cette femme aux cheveux gris ou de cet homme jadis autoritaire, accusé devant tous par son propre fils pleurant de rage. Pas plus que Tomoki ils n’ont les mots pour entrer en relation avec leur entourage. Les récupérer, comme Tomoki qui finit par lâcher une phrase, est affaire de patience, de persévérance, d’engagement, de délicatesse. Tout ce que Hamaguchi prône par son film.

L’art et la manière

En phase avec son sujet, Hamaguchi adopte une mise en scène modeste évitant tout effet tapageur. Il ne nous gratifie pas moins de quelques plans mémorables, souvent dans l’obscurité. Deux cigarettes rougeoyant dans le noir, rappel d’une scène similaire de Drive My Car. Un panoramique vertical sur les toits de Paris au-dessus de l’EHPAD à la nuit tombée, auquel répondra le plan final. Une entrée dans un tunnel enchaîné avec l’intérieur du train qui ramène de l’hôpital Marie-Lou et Mari après le séjour de cette dernière. Un plan large de l’extérieur de la maison de Mari à Kyoto alors que les deux femmes conversent. Les deux amies postées sur une colline face à Kyoto à l’aube, le soleil amenant peu à peu de nouvelles teintes sur ce lieu empli de sérénité. Le crépuscule teintant de roux la chambre de Mari à l’EHPAD, disparaissant peu à peu comme la vie quitte le corps de la jeune femme.

Hamaguchi se montre créatif jusque dans des idées très peu cinégéniques : ainsi lorsqu’il met en scène un échange de sms. Le dialogue qui s’installe par écrans interposés permet à Mari de masquer la douleur qui la ronge alors que Marie-Lou lui envoie, émoji rigolard à l’appui, une photo de son ancien compagnon. Brillant.

On ne saurait conclure sans évoquer la composition des deux actrices justement récompensées à Cannes : Virginie Efira et Tao Okamoto évitent constamment le chantage à l’émotion qui guettait un tel projet – même si, comme on l’a dit, Efira en fait parfois un peu trop dans l’implication extrême envers tout résident. Elles servent admirablement ce Soudain, qui parvient à conjuguer épure et richesse du propos. Quelques coups de ciseaux au montage et l’on tenait peut-être une Palme d’Or.

Lire aussi la critique de Violette Villard et celle du Festival de Cannes de Jérémy Chommanivong.

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Jérôme Duvivier
Jérôme Duvivierhttps://www.lemagducine.fr/
Chanteur et enseignant en jazz, j’ai une deuxième passion : le cinéma. Un lointain atavisme familial peut-être, puisque Julien Duvivier était mon grand oncle ! Mes critiques sont plutôt des analyses car ce que j’aime avant tout c’est exprimer tout ce qu’il y a à tirer d’une œuvre. Ces analyses sont volontiers descriptives pour que le lecteur puisse revivre le film. Mes héros en cinéma ? Ils sont nombreux et aux quatre coins du globe. Liste non exhaustive ! D’est en ouest, chez les cinéastes vivants : Hamagushi, Bong Joon-ho, Lee Chang-dong, Rasoulof, Nuri Bilge Ceylan, Pawlikowski, Skolimowski, Cristian Mungiu, Béla Tarr, Milos Forman, Kaurismäki, les Dardenne, Jonathan Glazer, Ruben Östlund, Lars Von Trier, Pedro Costa, Jodorowsky, Iñarritu, Francis Ford Coppola… Et chez les anciens : Kurosawa, Ozu, Eisenstein, Kalatozov, Tarkovski, Satyajit Ray, Kiarostami, Murnau, Fassbinder, Fritz Lang, Dreyer, Fellini, Pasolini, Chantal Akerman, Agnès Varda, Bresson, Renoir, Carné, Buñuel, Hitchcock, Kubrick, Bergman, Raoul Ruiz, John Ford, Orson Welles, Buster Keaton, Chaplin… Des chefs d’oeuvre ? "Le voyage à Tokyo", "Barberousse", "Le cuirassé Potemkine", "Quand passent les cigognes", "Nostalgia", "M le Maudit", "L’aurore", "Fanny et Alexandre", "Jeanne Dielman", "Le Bonheur", "Au hasard Balthazar", "L'année dernière à Marienbad", "Le procès", "L’homme qui tua Liberty Valence", "Vertigo", "Le Parrain", "Les harmonies Werckmeister"…

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