Premières photos de tournage pour Robin Hood : Origins

Après Kevin Costner et Russell Crowe, c’est au tour de Taron Egerton (Kingsman)  d’endosser le costume du célèbre prince des voleurs dans Robin Hood : Origins, un reboot qui s’attardera sur les jeunes années de Robin des Bois. Le tournage a commencé en Croatie, et les premières photos circulent déjà sur la toile. De quoi ravir les curieux.

Un version engagée 2.0

Robin des Bois est un mythe qui fait les choux gras du cinéma épique depuis bien des décennies, et ce n’est pas prêt de s’arrêter ! En 2018 sortira sur nos écrans une énième adaptation, basée cette fois sur les jeunes années du héros. Interprété par Taron Egerton, acteur britannique révélé par la comédie d’espionnage Kingsman, Robin des Bois sera apparemment montré sous un nouveau jour, comme l’explique le producteur Basil Iwaynk :

« Nous allons raconter l’histoire d’un gamin qui part à la guerre en pensant qu’il va se battre pour une noble cause et participer à de grandes Croisades, avant de réaliser qu’en réalité, tout ça, c’est n’importe quoi. Il retourne à Sherwood avec des sortes de troubles, victime d’un stress post-traumatique. Il comprend qu’on lui a menti et il réintègre une société fracturée dont il ne fait plus réellement partie et dans laquelle il ne se reconnaît plus. Il constate que les pauvres se sont appauvris, et que les riches se sont enrichis. »

Ces propos engagés, qui laissent penser que le projet sera très ancré dans un contexte social, sont relayés et étayés par ceux du réalisateur Otto Bathurst qui s’est exprimé lors d’une conférence de presse peu avant le début du tournage :

« Lorsque j’ai commencé à vraiment me renseigner sur le personnage et sa légende, j’ai compris que l’histoire avait une réelle résonance avec le contexte actuel, plus que jamais en fait. Selon moi, faire un film, c’est présenter un reflet de ce qui se passe dans la société, faire ressortir une dimension humaine. Donc, au delà du caractère très divertissant de mon film, il y aura un propos, je le fais dans un but précis. Il y aura un sous-texte sur le gouvernement, la corruption et le pouvoir, mais aussi sur la nécessité d’apporter du changement à la société, dirigée par 1% de la population. Le message, c’est d’avoir le courage de se battre, de s’ériger contre cet état de fait. A mon sens cela a toujours été le sujet de Robin des Bois, mais ça le sera encore davantage dans ma version« .

Action et divertissement

Le film, qui n’en demeure pas moins un blockbuster avant tout, ne sera pas dépourvu d’action pour autant, comme en attestent les dires du scénariste Joby Harold, dont la volonté première a été de toucher un maximum de spectateurs en donnant à son script une dimension allégorique et contemporaine qui s’inscrit parfaitement dans l’ère du temps et qui reflète le dynamisme d’une jeunesse révoltée, entre rage, colère et énergie. Le projet, décrit comme âpre et réaliste, adopte un point de vue nouveau et différent sur le héros, et ce n’est pas Taron Egerton qui dira le contraire, puisqu’il se réjouit du côté très sombre et rude de Robin Hood : Origins dans une interview accordée à Collider, précisant :

« Contrairement à l’image assez sage et propre que l’on se fait de Robin des Bois, ici, ce sera une version plus drôle, plus virile, moins niaise. Enfin, on ne chantera pas dans les bois autour d’un feu ! Ce sera très « anti-establishment ». Et ce que j’apprécie aussi, c’est que Robin n’est pas parfait, il fait des erreurs : on revisite le mythe de manière réaliste. »

Le tournage, qui a débuté fin janvier en Hongrie et qui se poursuit actuellement en Croatie, est supposé durer quatre mois et demi, pour une sortie prévue en Mars 2018 au cinéma. Sur les premières photos, on peut y voir Taron Egerton et  Eve Hewson (dans le rôle de Belle Marianne) en train de filmer une scène de liesse, entourés de plusieurs soldats victorieux.

On retrouvera au casting de cette épopée médiévale à la sauce moderne Taron Egerton dans le rôle titre, Jamie Foxx en Petit Jean, Jamie Dornan sous les traits de Will Ecarlate, Eve Hewson dans la peau de la Belle Marianne, pendant que Ben Mendelsohn jouera le méchant Shériff de Nottingham et que Paul Anderson incarnera un personnage dont l’identité n’a pas encore été dévoilée. Sous la houlette du réalisateur de Peaky Blinders et coproduit par Leonardo DiCaprio, nul doute que ce Robin Hood : Origins suscite déjà la curiosité grâce à son positionnement résolument innovant.

Festival

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Cannes 2026 : Ben’imana, le mur du silence

Premier film de Marie-Clémentine Dusabejambo, "Ben'Imana" aborde le pardon, la résilience et la transmission d'une douleur indicible au sein de la société rwandaise, profondément hantée par le génocide des Tutsis. Un drame rempli d'émotions, lauréat de la Caméra d'or, qui invite à s'unir dans l'humanisme au-delà des ethnies.

Newsletter

À ne pas manquer

Evil Dead Burn : Le feu des aveux

En confiant "Evil Dead Burn" à Sébastien Vaniček, Sam Raimi a fait le bon choix. Le réalisateur de Vermines signe un sixième épisode généreux, où le trauma familial et la violence conjugale nourrissent l'horreur démoniaque. Porté par une Souheila Yacoub habitée, le film brûle de l'intérieur avant même que les Deadites n'entrent en scène.

L’Inconnue : le trouble de Jésus et de Marie

"L'Inconnue" est un film qui ne ressemble à aucun autre. Arthur Harari y filme l'indicible : l'égarement de l'âme dans un corps qui n'est plus le sien. Porté par Léa Seydoux en madone hagarde et Niels Schneider en Christ sacrifié, ce thriller de l'inconscient nous happe et nous largue, laissant planer un doute vertigineux : savons-nous vraiment qui nous sommes ? Un film opaque, charnel, parfois insaisissable, mais dont la grâce primitive nous hante longtemps après le générique

Kwaïdan (1964) de Masaki Kobayashi : le temps suspendu des spectres

Si sa durée et son rythme peuvent représenter une épreuve exigeante pour le public d’aujourd’hui, "Kwaïdan" n’a en revanche rien perdu de sa poésie et de son enchantement des sens. Une œuvre inclassable et envoûtante.

C’est un navet ? C’est un étron ? Non, c’est Supergirl !

Pourtant rompu aux films mettant en scène des outsiders et des femmes fortes, Craig Gillespie rate complètement le coche avec son "Supergirl" qui n'arrive jamais à n'être plus qu'un banal épisode "filler" laid et inconséquent dans un univers étendu DC pourtant en pleine croissance. Désespérant.

On l’appelait Robin des Bois : la dette de sang

Robin des Bois n'a jamais été héroïque. Michael Sarnoski le prouve avec un Hugh Jackman bouleversant dans un film de rédemption âpre, loin de toute adaptation romanesque. Un récit à deux vitesses, violent puis contemplatif, qui gratte sous la légende pour retrouver l'homme, et ce qu'il doit à ses morts.
Marushka Odabackian
Marushka Odabackianhttps://www.lemagducine.fr/
Cinéphile depuis ma naissance, j'ai vu mon premier film dans les salles obscures à 2 ans, puis je suis tombée en amour devant "Forrest Gump" à 4 ans, avant d'avoir le coup de foudre pour Leo dans "Titanic" à 8 ans... Depuis, plus rien ne m'arrête. Fan absolue des acteurs, je les place au-dessus de tout, mais j'aime aussi le Septième Art pour tout ce qu'il nous offre de sublime : les paysages, les musiques, les émotions, les histoires, les ambiances, le rythme. Admiratrice invétérée de Dolan, Nolan, Kurzel, Jarmusch et Refn, j'adore découvrir le cinéma de tous les pays, ça me fait voyager. Collectionneuse compulsive, je garde précieusement tous mes tickets de ciné, j'ai presque 650 DVD, je nourris une obsession pour les T-Shirts de geeks, j'engrange les posters à ne plus savoir qu'en faire et j'ai même des citations de films gravées dans la peau. Plus moderne que classique dans mes références, j'ai parfois des avis douteux voire totalement fumeux, mais j'assume complètement. Enfin, je suis une puriste de la VO uniquement.

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.