FEFFS 2015 : Une secte, un survivant et des guêpes

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Les pérégrinations d’un reporter au Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg (FEFFS 2015) – les films en compétition : The Invitation, The Survivalist, The Hallow et Stung.

La compétition touche à sa fin. Ce vendredi étaient projetés les derniers films pouvant espérer obtenir les honorables prix que sont l’Octopus d’Or, le Méliès d’Argent, le Prix du Jury ou le Prix du Public. Rien n’est encore joué même si quelques films sortent clairement du lot. L’œil encore enthousiaste par la projection de minuit de la veille, il me reste suffisamment de temps avant la première projection pour boire un café sur les pavés strasbourgeois et convaincre une copine d’aller à la séance de The Invitation, qui jouit d’un buzz notable dans tous les récents festivals où il a été projeté (SXSW, Neuchâtel, L’Étrange Festival). De toute façon, elle n’avait pas le choix. Alors qu’est-ce qu’on attend ? Visionnons mes bons !

[EN COMPÉTITION] The Invitation

Réalisé par Karyn Kusama (Etats-Unis, 2015). Date de sortie prochainement annoncée.

Synopsis : Par une sombre nuit, Will est invité à un dîner chez son ex-femme. Au cours de la soirée, il découvre petit à petit que quelque chose d’insidieux s’est emparé d’elle, et qu’elle et ses nouveaux amis ont un but mystérieux et terrifiant. A la fin de la nuit, les ramifications de ce qui se passe dans cette maison se propageront bien au-delà de sa porte…

Une villa sur la côte californienne, des amis qui ne se sont pas vus depuis deux ans, un repas qui devient vite intimidant et vous tenez là un thriller psychologique implacable avec un dosage tout en crescendo d’une tension jusqu’à son dénouement final. Karyn Kusama a derrière elle une notable carrière dans le cinéma hollywoodien mais malheureusement pas pour les bonnes raisons puisqu’elle est à l’origine des très dispensables Aeon Flux et Jennifer’s Body. Après avoir réalisé des épisodes de séries (notamment The L World et Halt and Catch Fire), elle revient au long métrage avec une production plus minimaliste, mais également plus personnel. Et c’est là qu’elle peut enfin déployer tout son talent, son énergie et sa perception déroutante d’un repas sur le point de virer au drame. The Invitation ne nous cache rien. Dès le départ, on sait comment cela commence et comment cela va finir. Si tout se déroule sur des rails, Karyn Kusama fait preuve d’un minutieux travail de direction d’acteurs et de mise en scène pour rendre ce dîner tout ce qu’il y a plus de gênant. The Invitation repose sur une unique unité de temps et de lieu qui se voit magnifiée par un sentiment de malaise qui ne nous quitte pas de tout le film. Le repas semble tout sauf normal. Le vin coule à flot, le dîner est excellent, mais les convives réagissent étrangement. Les discussions tournent autour des ressentis émotionnels, de la perception de la vie et de la souffrance. Progressivement, ces retrouvailles semblent se transformer en piège où tout l’intérêt est désormais de savoir si les invités vont tomber dedans ou non. A mesure que l’intrigue avance, l’étau se resserre sur ces invités, insouciants et ravis de ces retrouvailles. La tournure des événements ne les inquiète pas, mais chaque phrase énoncée par les invités au cours d’une conversation agit comme un indicateur de la folie naissante qui s’empare de ce dîner. Rares sont les films à bousculer aussi intensément notre perception des événements. C’est aussi grâce à la justesse et à l’impressionnant jeu d’acteurs du film. Très certainement le meilleur casting de ce festival. Les spectateurs reconnaîtront l’intense Logan Marshall-Green (Prometheus) et l’inquiétant Michiel Huisman (Daario dans Game of Thrones). La mise en scène ne se montre jamais outrancière, mais plutôt légère, entre intimisme, élégance et sobriété. Nous sommes entre gens de haut standing et donc l’image du film découle de ce charme qui se lit également sur les tenues de soirées des convives. La soirée avance à un rythme de croisière, entre petits jeux entre amis, conversations et inquiétude naissante. Toute la réussite du film tient dans la psychologie de tous ces éléments traités avec subtilité et qui donne une valeur furieusement cohérente au film. Il ne fallait qu’un déchaînement – je dirais presque un acharnement – de violence final pour atteindre le tunnel de ce voyage perturbant. Malgré l’élégance de tous les convives, ce dîner ne pouvait finir autrement que dans une violence sale et brutale. Les robes et chemises seront tâchées d’un sang coulant à flot à l’image du vin au cours de ce repas tandis que chacun révélera une facette de sa personnalité qu’il n’aurait jamais imaginé concevoir. C’est radical, violent et l’ultime plan laisse planer une profonde réflexion sur l’influence des sectes dans notre société. Karyn Kusama ne s’inquiète pas de délivrer une morale ou un message, si tenté qu’on puisse y voir une inquiétude personnelle sur les conséquences dramatiques des communautés sectaires. Par son travail, elle délivre un film qui a rarement autant travaillé la notion de psychologie et de perception des événements autour de soi. Longtemps, le doute reste confortablement installé dans notre esprit alors que la réalisatrice brouille certaines pistes, laissant le spectateur interpréter les instabilités de chaque invité. Cela manque peut-être un peu de rythme, mais un film qui s’évertue à nous travailler autant l’esprit mérite toute notre considération. Perturbant et fascinant.

Note de la rédaction : ★★★★☆ 

[EN COMPETITION] The Survivalist

Réalisé par Stephen Fingleton (Royaume-Uni, 2015). Date de sortie prochainement annoncée.

Synopsis : Dans un monde post-apocalyptique, un survivant vit reclus profondément dans la forêt. Quand deux femmes à la recherche d’un abri et de nourriture trouvent son refuge, il voit son existence menacée.

De tous les films dans la veine de Je Suis Une Légende, La Route ou le récent Z for Zachariah, The Survivalist fait office de peau neuve. Absolument pas taillé comme un blockbuster, ce premier long métrage trouve son charme dans un minimalisme déconcertant. Le film de Stephen Fingleton est un oeuvre d’anticipation naturaliste, psychologique et contemplative étonnante. C’est aussi – et surtout – un film qui ne donne aucune considération héroïque à ses personnages dont le seul désir est d’assouvir les besoins les plus primaires (manger, faire l’amour, survivre). Il y a dans cette représentation d’un survivant solitaire la quintessence d’une conception hyperréaliste du genre. Tout y est écrit et développé avec une authenticité brute. Le héros n’en est pas un et les méchants ne sont que d’autres êtres perdus qui cherchent également à répondre à des appels corporels primitifs. Tout comme le film précédent, il y a un remarquable travail sur la psychologie des personnages et leurs relations. La radicalité du sujet vient également du fait que le réalisateur ne se prive pas pour montrer la nudité chez les trois personnages. Rien n’est gratuit, tout est primaire. Ce monde post-apocalyptique (que Stephen Fingleton renie comme vous le lirez plus loin) est un nouveau monde, là où l’homme retourne à sa source première. Mais hors de question de céder au jugement et au manichéisme, Stephen Fingleton concède la difficulté de vivre dans un tel monde et donne des éléments pour comprendre les réactions de tous ces personnages. Il interroge directement : Jusqu’où pouvons-nous aller pour survivre ? Le film repose comme The Invitation sur une seule unité de lieu, quasi-isolée où les sorties hors de la cabane se font rares. Le monde ne se concentre plus qu’autour d’un foyer et d’un jardin. C’est de cette manière que l’on recrée une civilisation. La primitivité se ressent également dans cette violence et cette tension palpable qui règne tout au long du film. La cabane et le jardin sont des lieux désirés et nombreux sont les survivants, plus proches qu’on ne le croit, à vouloir espérer ce petit bout de terre. C’est la loi du plus fort qui règne et on notera de nombreuses connivences avec le western, notamment dans un duel dans les hautes herbes. Le survival déroutera par la quasi-absence de dialogues et les longues séquences de contemplations. Cependant, il détonne par son style et l’audace d’aller chercher une telle authenticité. The Survivalist, c’est la promesse d’un film post-apocalyptique qui ne surfe jamais sur la tendance actuelle du genre. Il n’y a ni cliché, ni facilité et c’est ce qui rend cette oeuvre si maîtrisée et si radicale. Enfin une vraie proposition de cinéma, plus réel que jamais ni quoique ce soit. Bluffant !

Note de la rédaction : ★★★★☆  

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A droite, Stephen Fingleton, le réalisateur de The Survivalist.

Le réalisateur Stephen Fingleton se prête au jeu du question/réponse à la fin de la projection sous une salve d’applaudissements. Il tient à préciser que son film n’est pas apocalyptique mais « post-event », c’est à dire que l’humanité continue de vivre, mais qu’il s’est déroulé un événement qui a ébranlé toute notre société. Les deux genres sont sensiblement différents et le réalisateur ne se gêne pas pour insister sur ce point. Un détail peut-être, mais qui fait toute la différence. Cependant, il précise immédiatement qu’il ne donnera pas la caractéristique de l’événement qui s’est déroulé tout comme il n’insiste pas sur l’année à laquelle le film se déroule. En amont de la production, Stephen Fingleton décrit l’impressionnant travail qu’il a fourni pour maîtriser son sujet. Il a énormément potassé le sujet de la survie, de l’agriculture locale et de la manière de subsister dans un environnement naturaliste, tout comme il a fait passer un stage de survie à ses acteurs. Un travail d’analyse et d’immersion qui se ressent en profondeur au sein du film. Les questions tournent beaucoup autour du caractère naturaliste de son film, certains qualifiant The Survivalist de « western à la Ingmar Bergman » quand d’autres évoquent un film dans la lignée de Jane Campion. Il explique minutieusement le remarquable travail sonore qui a été effectué. Une question retient l’attention de tout le monde puisqu’à aucun moment, malgré des temporalités différentes, on ne ressent le défilé des saisons. Stephen Fingleton expliquera qu’il s’agit là de simples et habituelles contraintes budgétaires et de temps. Impossible comme il le dit d’étaler son tournage sur toute une année. Enfin, The Survivalist peut être présenté comme une partie du patrimoine irlandais, où le peuple a longtemps souffert de la famine dans une société autrefois en pleine guerre civile. Voilà les véritables sujets : la faim, la survie et la manière d’agir pour subsister un jour de plus. Quelques applaudissements et des remerciements chaleureux en guise de conclusion le temps que la salle se libère pour assister à un film de monstres irlandais qui s’annonce terriblement excitant..

[EN COMPETITION] The Hallow (The Woods)

Réalisé par Corin Hardy (Royaume-Uni, 2015). Date de sortie prochainement annoncée.

Synopsis : Malgré les avertissements, un scientifique, sa femme et son bébé profanent une forêt irlandaise dont ils ne soupçonnent pas les dangers. Très vite, les créatures vivant en ces lieux menacent et attaquent la petite famille.

Une projection à Sundance et The Hallow est immédiatement annoncé comme une pépite du cinéma de genre par tous les festivaliers ayant eu la chance d’assister à la première mondiale. Alors, quand une première projection est annoncée en France,  le film suscite une énorme attente chez les cinéphiles français et plus particulièrement strasbourgeois. A la fin du film, on pourrait résumer The Hallow comme le croisement de The Descent avec le jeu vidéo The Last of Us conjugué à une esthétique digne d’un Guillermo Del Toro dans un univers prenant place dans la légende irlandaise. Rien que ça ! Mais ce serait mettre des étiquettes sur un film bien plus singulier qu’il n’y paraît. Corin Hardy assume le classicisme de ce film de monstres d’un côté et saisit de l’autre, avec une telle ambition et une telle maîtrise, l’essence-même du genre, qui peut plaire aussi bien aux spectateurs lambdas qu’aux plus exigeants cinéphiles. Pour un premier long métrage, The Hallow épate par la noirceur de son récit, les thèmes énoncés (la revanche de la nature sur l’homme, la paternité, etc.) et la réalisation sublime. C’est bien simple, il s’agit là des plus beaux effets visuels que le festival nous ait présenté en compétition. Des décors merveilleux et gothiques qui feraient pâlir un Del Toro. C’est sans compter les créatures du film qui s’avèrent être de formidables monstres de cinéma et des représentations viscérales des mythes irlandais. Comme un croisement obscur et dégoulinant entre les bêtes de The Descent et le Faune du Labyrinthe de Pan. Corin Hardy délivre tout son génie dans la retranscription du mythe irlandais travaillant à la fois les légendes et les créatures qui peuplent le bestiaire anglo-saxon. En mélangeant des influences urbaines et la dangerosité du cordyceps dans la nature, le réalisateur compose une partition qui joue entre le fantastique et le réel, témoignant d’une intrigue plutôt assez crédible. Et puis ne serait-ce que pour ce final, qui laisse planer un immense suspense sur son dénouement, on crie « admirable ». Le réalisateur nous manipule à l’image des créatures avec les personnages du film. D’ailleurs, le casting de The Hallow est des plus remarquables, puisque on y retrouve Joseph Mawle (Kill Your Friends, prochainement à l’affiche de Au coeur de l’océan), Bojana Novakovic (Jusqu’en enfer, Shameless) ou encore Michael McElhatton (Roose Bolton dans Games of Thrones). Par son classicisme magnifié, The Hallow pourrait prétendre à une sortie dans les salles françaises (les voix évoquent l’automne 2015). Ce serait la consécration méritée pour ce film dont on garde un souvenir plein d’effrois et de noirceur. C’est peut-être ça notre projection coup de cœur du festival…

Note de la rédaction : ★★★★☆ 

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Au centre, Corin Hardy, le réalisateur de The Hallow.

Corin Hardy est un personnage extrêmement sympathique. N’hésitant pas à imiter les cris des créatures de son film, de répondre avec humour ou de se montrer très proche de son public. Il va même jusqu’à offrir des t-shirt avec le nom de son film. Le cinéaste expliquera que la genèse de ce film aura duré près de huit ans avant qu’il puisse le tourner comme il l’avait toujours imaginé. Des spectateurs évoquent le jeu vidéo The Last of Us, pour la similitude avec le cordyceps. Il y a de cela et surtout Corin Hardy expliquera qu’il est à l’origine d’un documentaire sur le cordyceps qui a inspiré le jeu vidéo de Naughty Dog. Le réalisateur s’attarde comme son prédécesseur sur le travail sonore qui a bénéficié d’un soin tout particulier, en particulier sur les hurlements des créatures. Quelques minutes pour remercier chaleureusement toute l’équipe du festival et la salle se vide à nouveau pour assister au dernier Midnight Movies de la semaine..

[MIDNIGHT MOVIES] Stung

Réalisé par Benni Diez (Etats-Unis-Allemagne, 2015). Date de sortie prochainement annoncée.

Synopsis : Paul et Julia, traiteurs de profession, s’apprêtent à se rendre à une garden-party organisée par la riche Mrs. Perch. La routine, en soi, jusqu’à ce qu’un fertiliseur toxique provoque l’arrivée en masse de guêpes géantes qui s’attaquent aux invités ! Et elles ne sont pas les seules à avoir muté…

A l’instar de Zombeavers l’an passé qui s’était imposé dans l’esprit des festivaliers avec son pitch absurde, le FEFFS accueille une nouvelle déclinaison du film d’animal modifié. Cette fois-ci, les castors laissent leur place à des guêpes peu ragoutantes, nées d’un mélange toxique entre des protéines de croissance et de l’engrais. A ce niveau, on pourrait prendre le parti de défendre Stung en expliquant qu’il s’agit là d’un chef d’oeuvre évoquant la revanche de la nature sur l’homme et ses méfaits sur l’environnement. On pourrait décrire l’humour badant et typique d’un film taillé pour les festivals et qui devrait assurer une salve d’applaudissements et de rires gras. On pourrait parler du rythme du film qui enchaîne les séquences d’action à un rythme effréné. On pourrait dire tout ça mais on ne le fera pas parce que Stung ne le fait pas lui-même. A aucun moment Stung n’essaie de s’extirper de son étiquette de film de festival et de proposer de nouvelles idées dans le genre. Stung ressemble à tous les films d’animaux mutants que vous ayez pu voir dans votre vie. Hésitant constamment entre le sérieux et le second degré, le film ne réussit finalement dans aucune catégorie. Et c’est dommage, car il se révélait extrêmement sympathique dans une première partie qui prenait le temps de poser un contexte et des relations entre les personnages avant que tout ne dégénère. C’est paradoxalement à l’instant où le film devait devenir le plus jouissif qu’il s’enferme dans un récit sur le pourquoi-du-comment et des explications à outrance qui nous intéresse tellement peu. Benni Diez, tu ne comprends donc pas qu’il faut être plus généreux avec ton spectateur? Offre lui ce qu’il est en droit d’attendre d’un tel film ! On se demande où les scénaristes trouvent l’intérêt de s’attarder sur des explications malvenues, de la psychologie de comptoirs et une intrigue rallongée. Sûrement pour tenir 1h30, comme convenu dans le cahier des charges. Toute la dernière partie consiste en un combat improbable et peu réjouissant entre les survivants et des hommes-guêpes dans des scènes d’action brouillonnes et visuellement laides. Les effets visuels ? Tout est en CGI (image générée par ordinateur) et très inégal, oscillant quelques fulgurances en animatronic avant de gerber à l’écran une salve de code binaire. C’est affligeant. Il ne suffit que de regarder la première séquence pour deviner la gêne qu’on va ressentir devant ce film. Quoi ??! Benni Diez était le superviseur des effets spéciaux sur Melancholia de Lars Von Trier ? Quelle tristesse de tomber si bas ! Et puis, qu’est-ce-que vient foutre Lance Hericksen dans cette galère ? Avec un tel sujet, pourquoi les réalisateurs ne poussent-ils pas le concept de leur film jusqu’au-boutisme ? Pourquoi il n’y a pas (ou peu) l’humour nécessaire qui aurait rendu cet instant festivalier mémorable ? Pourquoi est-ce que le réalisateur tient tellement à filmer des séquences longues et chiantes de dialogues vains, puisque l’intérêt repose ailleurs que sur la profondeur des personnages. Quelques rires jaunes dans la salle durant la première demi-heure mais très vite, tout le monde s’est rendu compte du pétard mouillé qu’était ce Stung. Encore un nouveau film qui passera en deuxième partie de soirée sur la chaîne SyFy. A nouveau, cet ultime Midnight Movie confirme que la sélection a fait pâle figure cette année.

Note de la rédaction : ★☆☆☆☆ 

La compétition du FEFFS 2015 est désormais terminée. Tous les films ont déjà été présentés au public. A fortiori, on en a loupé quelques-uns qui s’annonçaient intéressants d’après les échos dans la file d’attente. On pense à Tag de Sion Sono ou Ni le Ciel Ni la Terre de Clément Cogitore. Malgré ces deux-là, j’ose imaginer ce que pourrait donner le palmarès final selon mes critères d’appréciation et les retours entendus dans les salles. Il me paraît évident que The Lobster va repartir avec un prix (Public ?) alors que je ne trouverais pas étonnant que Ni le Ciel Ni la Terre du natif strasbourgeois reparte avec une récompense européenne. Concernant le reste, les films de cette journée peuvent également trouver leur place dans le palmarès final notamment The Survivalist avec son ambiance radicale et crédible ou bien The Hallow, belle et efficace proposition de cinéma de genre. Der Bunker, The Invitation ou Tag pourraient bien surprendre et se caser dans le palmarès d’une compétition inégale. Quoiqu’il en soit, il faudra patienter jusqu’à demain pour découvrir qui sera le nouvel Octopus d’or, après White God l’an passé. On terminera cette dernière journée au festival avec le film de clôture Yakuza Apocalypse de Takashi Miike et la tant-attendue et si jouissive Nuit Excentrique. Du film de loups-garous, de la Suède exhibitionniste et un film français muet sur la drogue, croyez-moi qu’on va bien se marrer ! A demain, les frelons !

 

Reporter/Rédacteur LeMagduCiné