Sleepy Hollow : Critique de la saison 1

Sleepy Hollow, série fun et fantastique façon 2.0

Première série renouvelée de la saison, est donc l’un des succès de la rentrée, fruit de la collaboration entre Roberto Orci, Phillip Iscove et Alex Kurtzman (Star Trek Into darkness, Insaisissables), la nouvelle série fantastique/horrifique de la Fox réalisée par Len Wiseman ( Underworld ) s’attaque à l’adaptation de la célèbre légende noire du cavalier sans tête.

Sleepy Hollow est une version modernisé, façon 2.0, de La Légende de Sleepy Hollow basé sur la courte nouvelle de Washington Irving, que le roi du gothique Tim Burton tourna en 1999, un film culte fort bien accueilli par le publique.

La série Sleepy Hollow mélange toutes sortes de mythes chrétiens et païens comme dans la fameuse série Supernatural, avec les mêmes thèmes, celle de la fin du monde, l’Apocalypse, une idée récurrente que l’on trouve dans bon nombre de film, comme celle du combat contre les forces du mal. Une série à l’humour présent, présenté un cavalier sans tête sans sa hache médiévale mais comme une sorte de Terminator équipé d’un semi-automatique c’est d’ailleurs plutôt bien amené comme idée.

Sleepy Hollow s’avère agréable à regarder, la photographie est plutôt bonne, le langage châtié d’Ichabod Crane rende le personnage attachant et la série est riche en révélations baignant dans une douce atmosphère démoniaque en raison de la lumière qui ne semble pas vouloir assombrir les plans, ce qui a son charme…

Honnêtement, Sleepy Hollow n’est pas la série catastrophe annoncée, bien sur le mélange entre histoire et surnaturel peut déranger les plus puristes, le scénario est encore trop brouillon mais pour ceux qui aiment le mélange des genres, la série reste divertissante et peut véritablement prendre de l’ampleur pour devenir la série fun fantastique à la mythologie efficace.

Coté casting, les acteurs sont crédibles, sauf peut être le capitaine, et puis une série qui a diffusé lors de la diffusion du pilot « Sympathy for the Devil » des Rolling Stones ne peut que s’améliorer.

« Please allow me to introduce myself
I’m a man of wealth and taste
I’ve been around for a long, long year
Stole many a mans soul and faith« 

Synopsis : En 1781, Ichabod Crane, un soldat dans l’armée coloniale, en mission pour le général George Washington décapite le soldat de Hesse, le cavalier sans tête qui se révèle être un des 4 chevaliers de l’apocalypse. Ichabod Crane se réveille après un sommeil de près de deux siècles et demi dans notre époque moderne, ou il trouve une alliée inattendue en la personne d’Abbie Mills, lieutenant de police à Sleepy Hollow. Evidemment la vision du monde du temps de l’Amérique coloniale n’est pas la même que celle du 21ème siècle et est souvent une source de scènes plutôt drôle. Tous les deux ont un rôle à jouer dans les événements qui se préparent, et une apocalypse à éviter.

Fiche Série : Sleepy Hollow

Créateurs : Roberto Orci, Alex Kurtzman, Phillip Iscove, Len Wiseman (2013)
Chaîne de diffusion : FOX
Casting : Tom Mison, Katia Winter, Orlando Jones, Nicole Beharie, John Cho, Lyndie Greenwood, Jahnee Wallace
Nationalité : Américaine
Genre : Science fiction, Thriller
Nombre d’épisodes : 13
Format : 42 minutes

Festival

Festival Lumière 2026 : Ray Gunn, le miracle de Brad Bird

Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.

Festival Lumière 2026 : Peking Opera Blues, Tsui Hark en maestro

Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Newsletter

À ne pas manquer

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

Héros (2007) : Une séquestration sur les nerfs

Et c'est peut-être là que le film trouve sa plus belle idée : faire de la solitude un personnage à part entière, invisible mais omniprésent, qui hante chaque recoin de l'appartement. Pierre Forêt ne cherche pas tant à être aimé qu'à être enfin entendu, et c'est cette nuance qui donne au personnage sa fragilité touchante. On en sort avec l'impression étrange d'avoir ri à des choses qui ne font pas rire, et d'avoir pleuré à des choses qui ne font pas pleurer non plus. Tout le paradoxe de ce Héros, et sans doute sa plus grande force.

L’Île des souvenirs : jamais deux sans toi

Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.

Minotaure : nourrir l’ogre

Exilé en France, Andreï Zviaguintsev est de retour, neuf ans après le mémorable Faute d'amour. Reprise de La Femme infidèle de Chabrol, cette chronique d'un adultère virant au drame fait écho à la Russie de 2022 qui entamait alors son "opération spéciale". Analyse d'un film aussi riche que stimulant.

Les Misérables (2026) : Victor Hugo sous anesthésie

Après Dumas, le cinéma français s’attaque à Victor Hugo. Avec Vincent Lindon et Tahar Rahim, Fred Cavayé livre des "Misérables" léchés, bien interprétés, mais sans souffle ni colère. Une fresque qui ne saisit pas l’âme du roman et ne se l’approprie pas non plus, à l’inverse de Ladj Ly.

Off Campus : les hockeyeurs mis à nu

Après le succès de "L'été où je suis devenue jolie", Prime Video offre avec "Off Campus" une nouvelle romance destinée aux jeunes adultes. La série relate les histoires d'amour de quatre amis hockeyeurs, partageant leur temps entre les études, les matchs et les conquêtes féminines. Malgré son déroulé très convenu, "Off Campus" compose une romance agréable à condition de l'accepter pour ce qu'elle reste : une série ado qui mise sur le sex-appeal de ses acteurs pour attirer ouvertement le public féminin. Oubliable, mais pas déplaisant.

Spider-Noir : dans les toiles de la Grande Dépression

Après des années de flops et de faux espoirs, Sony surprend tout le monde avec "Spider-Noir", disponible sur Prime Video. Nicolas Cage incarne un Spider-Man vieillissant et désabusé dans le New York de la Grande Dépression. Un polar élégant, une esthétique soignée, et une belle réussite qu'on n'attendait plus vraiment.

Harry Hole : Le Prince d’Oslo

Oslo, caniculaire et putride, sert d’écrin à la nouvelle série événement de Netflix : Harry Hole (L'Etoile du Diable). Cette plongée vertigineuse dans l’univers du maître du nordic noir Jo Nesbø tient toutes ses promesses. Scénarisée par l’auteur lui-même, la série emprunte à son œuvre son tempo punk rock, son écriture torturée, sa mise en scène à l'esthétique graphique et ses personnages hantés.