Orphan Black : Clones en rebellion

Orphan Black, une série d’anticipation fun

Orphan Black une série canadienne vient d’être renouvelée pour une seconde saison, ce mélange de thriller et science-fiction, s’est fait une place sur les écrans américains. Créée par Graeme Manson, John Fawcett, cette série est une production originale de BBC America, et on peut dire qu’après avoir regardé les 5 premiers épisodes, je comprends ce renouvellement, il y a un côté très British comme dans la série Misfits, une énergie et un humour particulier, sans parler de cet inimitable accent anglais.

L’histoire d’Orphan Black aurait pu être une simple usurpation d’identité, en effet, Sarah interprétée par « Tatiana Maslany » l’héroïne, une orpheline marginale, pauvre, un peu paumée, assiste à la mort de Beth, une inspectrice de police qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Elle décide de prendre son identité, profitant de la troublante ressemblance, pensant sortir ainsi d’une existence où l’argent manque. On apprend que Sarah a une petite fille qu’elle avait laissée, et donc le mystérieux compte en banque bien garni de Beth est une aubaine.

On pourrait se croire dans une série comme Revenge, où encore Ringer, les histoires de changement d’existence, les découvertes d’un autre mode de vie et un compte en banque anormalement bien garni aurait pu faire déjà en soi une série, on aurait pu suivre la vie de Sarah passant d’un monde à un autre.L’introduction du fantastique dans ce monde réel, n’est pas forcée, cela pourrait en effet être une réalité dans un futur proche. Sarah découvre que Beth, celle dont elle a volée l’identité n’est pas la seule qui lui ressemble.

Dans le premier épisode elle rencontre Katja, une autre jeune femme possédant d’ailleurs le même type de téléphone qu’elle, avec une coque rose fluo, une allemande tuée par un mystérieux tueur qui tente d’éliminer les clones les unes après les autres. On découvrira au fil des épisodes que les clones possèdent des caractéristiques semblables.

L’univers de la série comme les personnages sont soignés, nous avons le frère gay fêtard Félix, un jeune homme de 23 ans caustique, artiste et mondain à ses heures, aux répliques cultes comme nous allons le voir en affiches. Le suspens monte en crescendo, le fantastique, l’étrange s’introduisent tout doucement dans ce monde réel, à mesure que Sarah devient Beth, qu’elle s’immisce dans la vie de cette dernière.Les cliffhangers sont nombreux dans cette série, on attend toujours la suite pour suivre les aventures de Sarah et les autres clones qu’elle rencontre au cours de son aventure dans ce monde étrange.

Extrait d’une interview de Tatiana Maslany

Dans une interview sur Buzzfeed.com dont voici un extrait Tatiana Maslany parle de son personnage en disant :

« Je suis obsédée par Sarah depuis le début. J’ai été complètement séduite par son  personnage – il y avait tellement de complexité, et tant de choses à y exploiter – et puis en même temps, ce défi de jouer et explorer plusieurs personnalités ».

Le spectacle a été comparé à beaucoup d’autres spectacles, dont certains ont mieux fonctionné que d’autres. Inspirée par le Film Memento, un côté X-Files pour la conspiration et bien entendu Battlestar Galactica pour ses histoires de clones.

Nous avons tous les deux aimés le ton et l’humour de Six Feet Under comme show sérialisé. Si vous faites un spectacle qui a une prémisse absurde comme une histoire de clones, vous pouvez aussi bien vous amuser avec elle, non ?

Vous pouvez ainsi profiter et permettre au public de rire.Pour moi, regarder United States of Tara – même si elle a du mal avec, vous savez, un trouble mental – il y a beaucoup d’humour dans cette exploration des multiples identités, et une femme jouant beaucoup de rôles différents, en raison de son engagement total pour ces différentes personnalités ».

Les clones 

Le Loft coloré de Félix, le frère adoptif de Sarah

Les tirades cultes

Note : Toutes les galeries ont été inspirées par le site bbcamerica.com

Festival

FIFAM 2026 : la programmation et l’affiche se dévoilent

Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

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Kristell Guerveno
Kristell Guervenohttps://www.lemagducine.fr/
Ancienne enseignante férue d'histoires et de films en tout genre, j'adore partager mes passions et faire rêver mon entourage. Avant de me consacrer à l'éducation, j'avais étudié les lettres et le cinéma.

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