Cinéma

Cotton Queen : au bout du fil

Premier long métrage de la réalisatrice soudano-russe Suzannah Mirghani, "Cotton Queen" suit Nafisa, adolescente élevée dans un village cotonnier du Soudan, tiraillée entre les récits coloniaux de sa grand-mère et l'arrivée d'un homme d'affaires venu imposer ses graines génétiquement modifiées. Un film sobre sur l'émancipation et la mémoire.

Une affaire turque : Famille, je vous tais

Dans "Une affaire turque", Hüseyin Aydin Gürsoy filme moins un thriller qu'une faille : celle d'un homme pris entre deux mondes qui ne lui pardonnent pas d'appartenir à l'autre. Avec une mise en scène sensible, le cinéaste ausculte les stigmates invisibles du transfuge, et fait de Lionel Erdogan un héros fracturé dont le vrai combat n'est pas judiciaire, mais existentiel.

« Spider-Man : Brand New Day » s’entoile encore trop dans le MCU, malgré d’excellentes qualités

"Spider-Man : Brand New Day" marque le meilleur retour du tisseur au cinéma depuis la trilogie de Sam Raimi, porté par des effets pratiques bluffants et un Tom Holland toujours parfait. Mais le film reste plombé par un cahier des charges Marvel étouffant et le retour discutable de Zendaya en MJ.

L’exorciste du Vatican: Russell Crowe en prêtre excentrique et sarcastique ? Pourquoi pas !

Nous avons beaucoup apprécié la première partie du film. Un clin d'oeil est fait au film l'Exorciste par la scène d'entrée du père Amorth. Il a une mallette et un chapeau noir comme le prêtre. Le décalage entre la situation et l'humour grinçant dont il fait preuve rendent tout de suite la séance moins angoissante. A-t-on déjà vu un exorciste faire des blagues à un démon ? Pour notre part, quasiment jamais, à moins que cela soit parodique. L'incipit du film est aussi dynamique que surprenant, après les premières scènes, c'est l'envie de comprendre qui est ce personnage haut en couleur qui s'installe. C'est aussi un petit rappel au père Amorth qui disait que les démons n'aimaient pas l'humour.

Jeanne du Barry, notre favorite ? Pas vraiment

Film d'ouverture au festival de Cannes, retour de Johnny Depp au cinéma dans un rôle entièrement joué en Français, Jeanne du Barry suscite la curiosité. Réalisé et co-écrit par Maïwenn, plus connue par le large public pour ses divers scandales que par sa filmographie (pourtant de belle qualité dans l'ensemble), le film sort dans un contexte particulier. Mais que vaut-il ? 

Le vrai du faux : le fil kafkaïen de l’autre moi !

Sur un argument ténu et cependant profondément romanesque: l’usurpation de son identité sur Facebook, Armel Hostiou part à Kinshasa en quête de son double...

Renfield : sous l’emprise du mal

Un monstre peut en cacher un autre. C'est en tout cas ce que Chris McKay et sa relecture horrifico-burlesque du comte Dracula défendent, à une époque où le narcissisme du prince des ténèbres fait l'objet d'une trajectoire émancipatrice pour Renfield, un assistant vampirisé par son maître.

Sparta, ou Ewald et les garçons

« Mot de passe ? Molon labe ! »

The Mother : la mère de tous les péchés (cinématographiques)

On ne va pas se mentir : on n’attendait pas grand-chose de cette nouvelle production Netflix qu’est The Mother. Et loin de nous surprendre, elle se vautre dans presque tous les travers les plus basiques du mauvais film. On aurait aimé pu dire que ça se laisse tout de même regarder mais il n’en sera rien tant c’est mauvais, mal écrit, mal filmé et mal monté.

La Révole nature, de la vigne au verre : les vignerons nouveaux

Avec La Révole nature (2023), Aline Geller signe son premier long-métrage, financé par sa propre société de production, fondée en 2019. Un documentaire passionnant et inspirant sur le vin naturel et ceux qui le produisent.

Le Principal de Chad Chenouga : au risque de tout perdre

Le Principal est le 3e film de Chad Chenouga après le remarqué De toutes mes forces en 2016. Il revient avec un film sur l'école ou plutôt avec un prétexte de film sur l'école pour raconter une course effrénée vers l'excellence dans un système où il faut maîtriser pour gagner. Sabri est justement un homme de contrôle. Principal adjoint d'un collège, en attente d'une mutation, il ne rêve que d'avancer, pour cela, il doit : éloigner à tout prix son frère, faire de son fils un lycéen d'excellence, reconquérir sa femme et surtout ne pas dégringoler l'échelle sociale ! Une obsession qui ne lui laisse pas le choix : il ne doit pas faire de faux pas.

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« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules. - Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »

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