Sorti l'année dernière aux États-Unis, Marcel the Shell with Shoes On est une des dernières créations du studio A24. Connu pour ses productions indépendantes et surprenantes, leur Marcel est un petit bijou d'animation et de poésie. Une coquille à chaussures cherche sa famille et c'est toute l'histoire d'un sentiment d'appartenance qui se dessine. Entre notes d'humour délicates et un regard plein de tendresse, impossible de ne pas sortir de sa coquille et craquer pour ce petit personnage.
Si le film s'avère être une oeuvre nécessaire pour découvrir les combats d'une femme "qui a tout donné pour le football et qui lui a tout donné", il souffre par moments d'ellipses trop brusques et d'une narration trop linéaire.
L’expression si chère aux réseaux sociaux « Expectations vs reality » n’aura jamais pris une tournure aussi sardonique. Par un inventif travail de montage fait de ruptures et d’ellipses, Borgli donne à son personnage des visions d’un futur qu’elle s’invente radieux… pour mieux la ramener dans sa réalité morbide.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.
Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.