« Bastille Day » déprogrammé des salles françaises !

Bastille Day : Suite aux tragiques évènements de Nice, le film est retiré des salles obscures

L’Histoire semble se répéter. Inlassablement. Bastille Day, thriller d’action avec Idris Elba en tête d’affiche, s’est vu ainsi déprogrammé des cinémas français suite à sa trop grande proximité avec les attentats du 14 juillet, perpétrés à Nice, sur la Promenade des Anglais. Dans un tweet affolant de froideur, François Clerc, chef de la distribution chez StudioCanal, a en effet annoncé sa volonté de retirer le film des salles, invoquant le respect des victimes, touchées de près ou de loin par l’attaque dans la soirée de la fête nationale.

Made in France, Salafistes, la liste des longs métrages censurés ou déprogrammés en France suite à des actes terroristes commencent irrémédiablement à s’allonger. Déjà reporté suite aux événements du 13 novembre en plein Paris, Bastille Day, outre sa qualité, semble maudit et subit une nouvelle fois la volonté terroriste de susciter la peur. Pourtant, un compromis avait semble t-il été trouvé ce vendredi. En effet, François Clerc avait déclaré que la liberté de diffuser ou non le long-métrage était de l’unique responsabilité des exploitants de salles. Cette déclaration avait pour but de susciter l’autonomie pour des distributeurs pouvant être éloignés géographiquement et pour qui la situation ne sous entendait aucune gêne éthique.

Mais en ce samedi 16 juillet, StudioCanal a changé son fusil d’épaule et à ordonner l’arrêt total et immédiat de la distribution du film en salles. Cette annonce fait suite à celle de l’état islamique, revendiquant l’attentat de Nice qui a causé la mort de 84 personnes, dont 10 enfants. Malgré l’évident respect aux victimes de cette attaque, nous somme en droit de nous interroger quand à l’efficacité et à l’image que reflète cette déclaration. Plutôt que de démontrer une révolte ou un pur déni des menaces, cela représente plus le cuisant échec de la culture française à faire face à une menace terroriste plus que floue. On incite tout de même nos lecteurs à ne pas délaisser le cinéma et à ne pas hésiter à voir le maximum de films possibles.

 

Pour rappel, Bastille Day narre les péripéties de Michael Mason, un pickpocket américain, devient l’homme le plus recherché par la CIA à Paris lorsqu’il vole ce qu’il croyait être un simple sac. Sean Briar, l’agent chargé de l’enquête, se rend rapidement compte que Michael n’est qu’un pion dans le vaste complot qui se prépare, et il le recrute pour remonter jusqu’à la source. Commence alors une course contre la montre, où les deux hommes vont devoir faire équipe pour déjouer les plans d’une puissante organisation dont ils sont désormais les cibles… 

 

Festival

FIFAM 2026 : la programmation et l’affiche se dévoilent

Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

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Louis Verdoux
Louis Verdouxhttps://www.lemagducine.fr/
Louis Verdoux : Lycéen passant en première économique et sociale, j'ai commencé ma passion cinéphilique avec le film Spider-Man de Sam Raimi, devenu mon super héros préféré. Cependant mon addiction au cinéma s'est confirmé avec deux films, The Dark Knight de Christopher Nolan et surtout Drive de Nicolas Winding Refn que je considère encore comme mon film préféré. En si qui concerne mes goûts, je suis quelqu'un de bon public donc je déteste rarement un film et mes visionnages ne se limite à aucun genre, je suis tout aussi bien tenté par Enemy que par Godzilla. Le cinéma est bien plus qu'un art et j'espère vous le faire partager

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