Le Mag du Ciné a décidé de se pencher sur un métier peu connu du grand public : l’attaché de presse, et plus spécifiquement celui dont l’activité est directement liée au monde de l’édition.
Nous avons décidé de soumettre plusieurs professionnels, venus d’horizons divers, dotés de statuts différents, à un même questionnaire. L’objectif ? Effeuiller le métier en laissant à ceux qui l’exercent au quotidien le soin de verbaliser leurs ressentis et leurs expériences.
Rencontre avec Elisabeth Tielemans, créatrice et responsable de l’agence Mauvaise Herbe.
Pourriez-vous décrire brièvement votre activité d’attachée de presse littéraire ?
Ma mission est de promouvoir et faire rayonner les livres et les maisons d’édition pour lesquelles nous travaillons. Pour cela, j’envoie des informations sur les nouveautés, je réponds aux demandes, j’envoie les livres (avec des catalogues, des communiqués, des petits mots, selon), je relance, je cible… Mais aussi, nous organisons des événements comme nos deux derniers « Little Livres » à la Villette ou des rencontres avec les professionnels. Nous créons aussi des petits cadeaux sympas comme des calendriers.
Quels sont vos rapports avec les auteurs ?
J’ai toujours de bons rapports avec les artistes, je les aime et mon but est vraiment de mettre en valeur leur travail et qu’ils trouvent leur lectorat ; en tout cas, je fais ce que je peux pour ça.
Comment défendre un ouvrage en 2021, sur un marché devenu pléthorique ?
Le défendre quand même. De plus, j’ai la chance de travailler pour des petites maisons d’édition indépendantes qui ne publient pas à outrance , et dont, justement, chaque livre mérite d’être défendu. Il faut trouver le bon médium, un titre pourra avoir moins de critiques presse, mais il sera bien mis en avant par les libraires, ou bien il sera sélectionné pour un prix, et puis parfois il y a tout !
L’avènement relativement récent des webzines, des blogs littéraires, voire des chaînes YouTube spécialisées, a-t-il modifié votre manière de travailler ?
Il y a aussi pléthore de médias pour les livres et on s’y perd assez vite. Nous avons créé une page Instagram Mauvaise Herbe un peu pour ça, pour diffuser l’information d’une autre manière et à la manière de ces nouveaux médias. En revanche, Youtube, moi, je ne suis pas trop : je mets ma collègue sur le coup !
Comment se porte l’économie du livre ces dernières années ?
D’après les différents articles dans des revues spécialisées, l’économie générale est plutôt bonne, même s’il est toujours assez difficile pour les petites maisons d’édition indépendantes d’accéder à une bonne mise en place en librairie et de sortir la tête de l’eau.
Quel a été l’impact de la crise sanitaire sur vos activités ?
Je travaillais pour une grande maison d’édition indépendante québécoise avant la crise, mais elle a préféré au premier confinement cesser partiellement et temporairement ses activités en France. C’est à ce moment-là que j’ai décidé de créer ma propre agence. J’ai trouvé en fait presque aussitôt plusieurs maisons d’édition avec lesquelles travailler et j’ai même maintenant une collègue pour pouvoir répondre aux demandes. Donc sur mon parcours professionnel, cette crise aura été plutôt bénéfique…
Est-il toujours aisé de travailler en bonne intelligence avec les journalistes ?
Il faut s’adapter aux différentes personnalités, mettre de l’intention dans ce que l’on fait, c’est toujours un plaisir je trouve d’échanger autour des livres, c’est une passion partagée finalement.
En 1h23 Jean-Gabriel Périot parcourt en archives une histoire intime et politique du monde ouvrier français depuis la libération. A travers un texte de Didier Eribon et sur la voix off d’Adèle Haenel, un récit humain, dense et ambitieux se tisse dans un grand film documentaire.
Les temps sont durs pour les élections. L’abstention a grondé lors des derniers scrutions nationaux et municipaux, pointant le manque de repères d’une large partie de l’électorat français. C’est ici que naît l’intérêt d’imaginer un cinéma courant après une quête de sens à la fois personnelle et collective. Pourquoi et pour qui vais-je voter, mais surtout qu’est ce que cela dit profondément de moi?
D’une densité incroyable sur ces questions dans le fond, le film comprend par le biais d’un parcours autobiographique des questions de groupe et de citoyenneté. Ces images d’archives, souvent connotées négativement quand on les convoque, sont ici sélectionnées avec autant d’empathie qu’elles en évoquent. Revoir des ouvriers et des ouvrières sur les machines-outils, d’autres évoquer leur quotidien compliqué interpelle. Une mère de famille raconte qu’un fruit par jour représente un budget énorme. Les combats changent, mais certains ne devraient pas être occultés dans notre société des images.
Avec un fond rappelant la caméra-stylo, le cinéma direct et militant des années soixante et d’un Marin Karmitz tournant des films co-écrits avec des ouvrières avant qu’il ne fonde MK2 (coup pour coup, 1972), on pourrait percevoir le grand film de Jean-Gabriel Périot pour ce qu’il n’est pas. Pourtant, malgré ou plutôt grâce à cette galerie de portraits poignants, personne ne tend une urne à sa sortie. Des visages sont mis en scène, des noms se posent sur les maux traversant la société actuelle française. Le racisme par exemple. Il est étudié ici au sein de familles délaissées, échappant à l’abstraction avec laquelle il est souvent mentionné. Chaque grand mot est évoqué à hauteur humaine, car le récit apporte une profondeur historique par des touches vibrantes : les témoignages de ceux qui les ont vécus.
Un ouvrier évoque ses mains douloureuses, lui empêchant de toucher tendrement sa femme en rentrant le soir. Un autre, la vingtaine, parle de ces lycéens qu’il croise en allant à l’usine, parce qu’il pensait que l’école après 14 ans, ce n’était pas fait pour lui. Une mère de famille témoigne de la vie de famille très compliquée à tenir entre deux boulots. Une large partie de ses propos ont été entendus et sont connus, mais peu l’ont été en regard caméra. C’est une des grandes forces de ce film, rendant à leurs auteurs une parole devenue collective et souvent détricotée dans l’Histoire, noyée de chiffres.
Ce documentaire rappelle également qu’un tel film s’écrit, se pense et se dirige. Pour Notre-Dame brûle, Jean-Jacques Annaud a refusé de réaliser un documentaire. La raison invoquée se retrouve dans une featurette Pathé où il déclare que « le documentaire informe, quand la fiction provoque des émotions » . C’est ici qu’il est important de rappeler que ce cinéma-là est celui non seulement des émotions, mais aussi des sensations et de la réflexion. Celui dans lequel on peut regarder pour trouver ce qu’on y projette.
Bande annonce : Retour à Reims de Jean-Gabriel Périot
Fiche technique : Retour à Reims
Scénario Jean-Gabriel Périot
Image Julia Mingo
Son Yoland Decarsin, Xavier Thibault, Laure Arto
Montage Jean-Gabriel Périot
Musique Michel Cloup
Voix-off Adèle Haenel
Sorti aux Etats-Unis le 13 Juin 1997, Hercule est l’un des long-métrages disney les moins cités par le public. Ni les personnages, ni les musiques ne sont citées comme marquantes contrairement à Aladdin ou la Belle et la Bête par exemple. Et pourtant, c’est peut-être l’un des rares long-métrages d’animation à oser des influences musicales intéressantes et originales. Retour sur un chef d’œuvre trop peu appréciée à notre goût.
Cela fait près d’une décennie que l’écurie Disney s’est lancé dans les Live action et Hercule semble ne pas échapper à cela. Si cela fait peur, c’est bien pour la possible disparition de la musique. Dans Mulan, point de musique, dans le Roi Lion non-plus, par contre, La Belle et la Bête y a eu droit. Dans l’éventualité où Hercule soit musical, cela serait formidable d’avoir une réadaptation de sa Bande originale. B.O originale s’il en est puisqu’on mélange Mythologie grecque ET tradition Gospel.
Synopsis :Le film revisite pour les enfants la légende d’Hercule, fils de Zeus et d’Héra. Celui-ci est vu par son oncle Hadès comme un obstacle à son projet à long terme de conquête du monde. Alors il le rend mortel. Hercule grandit adopté par des parents humains mais gardant un résidu de son immortalité : sa force hors du commun. Pour pouvoir regagner l’Olympe, il doit devenir un héros, et il part donc à la recherche de Philoctète, un satyre qui a été l’entraineur de tous les héros de l’Antiquité Grecque.
Dans cet article, notre focus principal est la musique. Les films disney sont des films musicaux dès le début, mais beaucoup de sorties des années 90 ont marqué par leur B.O. La Belle et la Bête d’abord pour laquelle Alan Menken obtient un Oscar de la meilleure chanson originale pour un film en 1991, puis Aladdin qui adopte un ton à mi-chemin entre le Cabaret et les tons Orientaux. Plus connu pour la ballade « ce rêve bleu » (A whole New World) qui reste l’objet d’une certaine dévotion populaire (et parodique) obtient un Oscar en 1993 et enfin, un Oscar en 1995 pour Pocahontas. Alan Menken est aussi sur le projet d’Hercule qui sort en 1997 et explore des influences qui n’ont rien en commun, mais qui mises ensemble donnent ce ton particulier et éclectique.
Ainsi, découvrons ce qui fait d’Hercule ou plutôt de sa musique une bande originale incontournable.
Influence de la tradition grecque ancienne:
Muses…
A première vue, cinq femmes en chiton sortant d’une amphore à figure noir pour chanter sur des airs pop et surtout gospel n’ont rien de grec… MAIS, nonobstant leur nombre inexacte, et bien ce ne sont pas moins que les Muses que nous avons là.
Les Muses sont les Déesses des Arts et de la Culture, filles de Zeus et Mnémosyne, déesse de la Mémoire. A l’origine, elles sont 9 : Calliope, Melpomène, Erato, Euterpe, Polymnie, Terpsichore, Clio, Thalie et Uranie. Mais dans le film, elles ne sont que 5 : Calliope (poésie épique), Melpomène (Tragédie), Clio (Histoire), Terpsichore (Danse) et Thalie (Comédie). C’est dommage d’avoir éliminé Polymnie qui est la Muse de la Musique, mais considérant que le nombre des interprètes était aussi cinq, peut être est-ce par aspect pratique ou mieux, un hommage.
En effet, les cinq interprètent originelles sont: Lillias White, LaChanze, Roz Ryan, Cheryl Freeman and Vanéese Y. Thomas. Les muses, en plus d’être interprétées par elles, en ont aussi les caractéristiques physiques. Par exemple, Lillias White qui est Calliope, a la même coiffure. Thalia a le même physique voluptueux que son interprète Roz Ryan. Les cinq interpètes durant une interview , ont dit que Menken leur a demandé de mettre leur propre personnalité dans le rôle, il ne leur a pas juste demandé de chanter ce qui écrit dans la partition. Du coup, cette personnalité si distincte de chaque muse, même si leur réplique ne dépasse pas un caméo en fait des femmes « vrais et nuancées ». Cela s’exprime dans la musique aussi, avec celles qui rallongent les notes en chantant par exemple. Toutes ont un charme, Thalia est drôle et accessible, Calliope est irresistible et charmeuse, Melpomène est plus théâtrale, et Terpsichore, la plus dynamique de toutes.
Choeurs…
L’influence grecque ne s’arrête pas là, car en plus de l’inspiration des muses, la tradition dramatique grecque antique est aussi mise en avant par ces mêmes muses. Les anciennes pièces de théâtre utilisaient un chorus comme narrateur pour relater les aventures des personnages. Ici, les Muses se font relais du narrateur qui relatent en musique l’origine du pouvoir de Zeus, la lutte contre les titans, qui est aussi Hadès, ce qu’il advint d’Hercule quand il est retrouvé par ses parents ou même la victoire finale. C’est peut-être là la seule divergence à la tradition, car elles relatent une fin heureuse, alors qu’en majorité, le Choeur est un élément tragique.
Et mythes
https://www.youtube.com/watch?v=yOL-EJZjmp0
Les références grecques sonores s’arrêtent là et c’est peut-être bien mieux ainsi. Il est certain que la dynamique du film n’aurait pas été pareil au son d’un Aulos ou d’une cythare.
A l’époque de la sortie du film, la Grèce n’a pas apprécié ce Disney car il modifie le mythe « originel ». Mais il faut savoir que les mythes grecs existent en plusieurs versions. Beaucoup de villes antiques grecques auraient pour fondateur originel Hercule (ou plutôt Héraklès) comme Pergame en Turquie actuelle, alors que jamais dans les mythes connus comme les 12 travaux, il n’y a eu de traces de son passage. C’est lié au fait que les mythes fondateurs donnaient un certain prestige à une cité et un rattachement à la communauté.
Le mythe des 12 travaux est en partie relaté par la chanson « Zéro à Héros » qui est le point musical culminant du film. C’est à partir de là qu’Hercule connait le succès. Dans la chanson, tel un superman, il est montré auréolé de succès, devenant un produit marketing de Thèbes, combatant des créatures qui ne sont même pas liées à sa légende comme la Gorgone Méduse, qui est une créature vaincue par Persée ou le Minotaure qui sera vaincu par Thésée.
Le Gospel
Le genre est tout d’abord musical et très lié aux églises protestantes des communautés afro-américaines. Les chants sont rythmés et entrainants mais ont pour vocation principale de prier ensemble ou de raconter des mythes bibliques. Donc, par cet aspect narratif, le gospel n’est pas une mauvaise idée pour raconter l’histoire de notre demi-dieu.
C’est aussi une forme que nous trouvons valorisante, puisque nous sommes dans les années 90 et il n’y a aucun dessin animé qui représente les communautés afro-américaines de cette manière. Faire de ces Muses des déesses de l’Art et leur donner la possibilité de narrer l’histoire donne une certaine importance à leur rôle. Leur grain de voix est tout aussi incroyable et donne envie d’écouter, de danser, de chanter avec elles. D’ailleurs, qu’elles soient en version Française ou Anglaise, la B.O est tout simplement magnifique.
C’est aussi un trait intéressant d’utiliser des genres enfants du Gospel tel le Blues, pour raconter la tristesse de la perte d’Hercule par ses parents. Et c’est aussi malheureux de se dire qu’une valorisation du patrimoine musical afro-américain ne sera faite que près de 15 ans plus tard avec La Princesse et la Grenouille à travers une héroïne noire.
Conclusion
Hercule est un film disney à la B.O iconoclaste considérant le lieu, la tradition choisie et l’histoire, mais ce mélange hétéroclite ne représente pas grand chose, si l’on omet le genre musical gospel et ses dérivés qui sont composés avec habilités pour en faire cette oeuvre magnifique qui ravit ceux qui ont grandi avec.
Si la popularité auprès du (jeune) public est discutable, la B.O a quand même obtenu un disque d’or aux USA pour avoir vendu 500 000 unités. Les interprètes féminines des muses sont à l’origine de cette appréciation, pour leur capacité vocale impressionnante, en version originale ou française d’ailleurs. Mais ce talent a été habilement coordonné par Alan Menken. En espérant d’ailleurs que si le Live-Action est musical, qu’elles soient du casting.
Sources pour rédiger cet article:
Why ‘Hercules’ Has The Best Disney Soundtrack Of All Time par Taylor Briant, nylon ;
1964. Le monde entier s’apprête à découvrir Pour une poignée de dollars qui lancera le premier volet de l’éclatante Trilogie du Dollar de Sergio Leone. Deux années plus tard, Sergio Corbucci s’inspirera du personnage de Clint Eastwood pour réaliser un western brutal et crépusculaire avec Django. Deux classiques, deux réalisateurs italiens issus du péplum qui revigoreront alors un genre en plein déclin.Bien moins considéré que la première itération du personnage culte, encore moins face aux films influents de son homologue italien, Sergio Corbucci réalisera pourtant une œuvre audacieuse en 1968.Le Grand Silence rejoint assurément ces grands westerns à l’italienne qui bouleverseront le genre. À l’occasion de sa ressortie en copie restaurée 4K, retour sur une œuvre d’une beauté formelle saisissante au récit sombre et impitoyable.
D’authentiques personnages archétypaux
À la manière de Django, Sergio Corbucci nous plonge dans une suite logique des propositions novatrices de son ami et rival Sergio Leone. Le personnage de Clint Eastwood est toujours au-dessus des têtes. Mais cette-fois ci, à la différence d’un avatar équivalent, le personnage de Silence, solidement interprété par un Jean-Louis Trintignant inspiré, finit par se différencier totalement. Pistolero muet et authentique, Silencio surprend par sa sensibilité, semblant porter un fardeau éternel. Un héros westernien, apparaissant somme toute classique, qui dévoilera une complexité rare dans le genre jusqu’à un final sidérant. L’antagoniste est également à contre-courant, Klaus Kinski se révélant être un impressionnant chasseur de primes, d’une cruauté courtoise et terrifiante. Tous les seconds rôles auront eux-aussi une écriture savamment pensée, de l’archétype de la jeune veuve westernienne interprétée par une afro-américaine (Vonetta McGee dans son premier rôle au cinéma) au shérif nuancé et prépondérant campé par un Frank Wolff aux antipodes de ses rôles habituels, à l’affiche la même année du magnifique Il était une fois dans l’Ouest.
Une forme au service d’une œuvre politique
Formellement, Le Grand Silence n’a pas à rougir face aux plus beaux westerns. Les montagnes enneigées capturées dans les Dolomites, catalyseurs de la mélancolie et de la noirceur du récit, sont d’une beauté éclatante. Dès les premières minutes, le ton est donné par le travail opératique de Silvano Ippoliti. Renforçant les contrastes face à la blancheur immaculée de la neige, le chef-opérateur travaille une imagerie froide et lancinante dévouée à un propos singulier. S’inspirant des nombreux massacres perpétués en 1898 aux États-Unis, Sergio Corbucci nous livre sa vision politique du grand Ouest américain dans toute sa perfidie. D’une violence prééminente, Le Grand Silence tire sa révérence en affrontant le mal d’une barbarie devenue monnaie courante. Souhaitant explorer un certain réalisme, le cinéaste n’hésitera pas à céder à un pessimisme rarement vu dans le western. Une hauteur de vue hautement symbolique s’inscrivant dans un genre en pleine résurrection. Tout cela consolidé par une bande originale délicate et mélancolique signée Ennio Morricone, bien loin de ses compositions grandiloquentes pour Sergio Leone.
Synopsis : Hiver 1898, dans les montagnes de l’Utah, des paysans et bûcherons sont devenus hors-la-loi pour survivre. Des chasseurs de primes, dirigés par le doucereux mais cruel Tigrero, sont payés pour les abattre. Pauline, dont le mari a été tué par Tigrero, engage Silence, un pistolero muet pour la venger.
Fiche Technique – Le Grand Silence
Titre original : Il grande Silenzio
France / Italie – 1968 – 1h46 – Visa 35320
Avec Jean-Louis Trintignant, Klaus Kinski, Franck Wolff, Vonetta McGee
Sortie le 30 mars 2022
Version restaurée 4K
Vous ne connaissez pas Claude Miller ? Mais vous aimez la verve énervée de Michel Audiard ? Bonne nouvelle. LeMagduciné s’est replongé dans l’une des collaborations les plus iconiques du mythique tandem. A la clé : Mortelle Randonnée, un chef-d’œuvre plastique et scénaristique où brillent l’immense Michel Serrault et l’incandescente Isabelle Adjani.
Miller, Audiard et les autres
Mortelle randonnée. Derrière ces deux mots se cache un film sous-estimé. Sorti en mars 1983, cet objet filmique ouvertement arty et radical n’avait rien pour plaire à une intelligentsia en mal d’intrigues godardiennes. Il faut dire qu’avec Claude Miller à la réalisation, Michel Audiard au scénario, le film a de quoi être explosif. L’un est un jeune cinéaste promis à un bel avenir. C’est à lui que l’on doit La meilleure façon de marcher (1975), la première œuvre cinématographique française à aborder de front l’homosexualité masculine. C’est également lui qui réalise le très noir Garde à vue (1981), devenu depuis une référence absolue en matière de huis-clos policier. L’autre est un vieux de la vieille, un monument du septième art hexagonal. Entre 1949 et 1985, ce dernier n’écrit pas moins d’une quarantaine de scénarios et de dialogues. Parmi ces derniers, citons (pour faire court) Un signe en hiver (1962), Les Tontons flingueurs (1964) ou encore Le marginal (1983).
Ce combo explosif fait valdinguer les standards de son époque. Mortelle randonnée coche toutes les cases du polar tortueux sans jamais s’y conformer totalement. Du roman éponyme de Marc Behm, il ne reste rien ou presque. Les deux compères sapent les bases mêmes de leur style. Ils concoctent une œuvre unique combinant une esthétique léchée matinée d’ironie. En bons tontons flingueurs, le duo dynamite aussi bien la narration que les genres cinématographiques.
Ni polar ni film noir, adaptation autant que (re)création, Mortelle randonnée échappe à toute classification. Mélange disparate de plusieurs influences, tour à tour comique et désespérée, le film narre les aventures d’un détective privé (Michel Serrault) au bout du rouleau. Surnommé l’Œil, ce dernier est sommé d’enquêter sur une mystérieuse jeune femme Catherine Leiris (Isabelle Adjani) soupçonnée d’éliminer ses riches amants. Le personnage se retrouve bientôt imbriqué dans une course poursuite effrénée aux quatre coins de l’Europe. La force du film tient au parallèle, voire à la complicité qui se noue, de façon indirecte, entre le traqueur et la traquée.
Au nom du père
Mortelle randonnée est un film sur le deuil impossible. L’Œil est un homme brisé par la perte de sa fille Marie. Refusant de croire à sa mort, il se balade partout avec une photo de classe des années 50, attendant le moment fatidique où il pourra (enfin) passer à l’intérieur de l’image. A défaut d’y pénétrer, le détective rencontre Catherine Leiris. Le détective est intrigué par cette Beauté diaphane au charme magnétique. Le personnage s’amuse de cette meurtrière qui ne s’ingénie même pas à nettoyer ses scènes de crimes. Intrigué et bientôt fasciné, il se met à la suivre partout, voir plus ou moins en elle, le fantôme ressuscité de sa petite Marie.
Il n’y a qu’un pas entre le détective en maraude et l’ange gardien. Pas que franchit tout naturellement le personnage principal.Le détective reprend son rôle de Pater Familias déchu au profit d’une meurtrière en mal d’amour (paternel). Car, si le héros nage en plein transfert, il n’est pas le seul. Catherine Leiris voit également dans le personnage une sorte de père improvisé. Chacun des deux protagonistes voit en l’autre une figure providentielle de remplacement. La relation filiale est ainsi au cœur de l’intrigue. Cette affirmation apparaît d’autant plus vraie concernant l’équipe technique du film. En effet, Michel Serrault et Michel Audiard avaient eux-mêmes perdu un enfant dans un accident de la route quelques années auparavant.
La relation père-fille qui jalonne l’ensemble du film est donc sous-tendue par des drames bien réels. Ces informations biographiques ajoutent une couleur funèbre à une œuvre déjà fortement marquée par la mort. Catherine Leiris est elle-aussi à la recherche d’un père. Le récit des origines familiales, et plus particulièrement, le souvenir de la perte sont omniprésents dans le film. La jeune femme est hantée par un passé qui ne passe pas à l’instar du détective. La mort autant que l’enquête apparaissent ainsi, dans les deux cas, pour le détective et la tueuse comme une fuite en avant, une perpétuelle traque contre soi-même. La fin du film est déjà – de fait – contenue de son début. Catherine Leiris et L’Œil auront beau jouer à cache-cache, leur tragicomédie familiale meurtrière ne peut durer indéfiniment. Le spectateur devient, en somme, le témoin privilégié du lien qui unit deux êtres cabossés par la vie.
Une parabole œdipienne du star-system
Catherine Leiris et L’Œil jouent sciemment cache-cache. Ils ont parfaitement conscience que leur tragicomédie (familiale) meurtrière ne peut durer indéfiniment. Le spectateur devient, en quelque sorte, le témoin privilégié du lien qui unit deux êtres cabossés par la vie. L’Œil et Catherine réincarnent à leur manière les figures mythiques du détective privé et de la femme fatale. Le film réinvente les codes du film noir classique.
Il est aisé de voir dans la relation entre les deux personnages la métaphore de la toxicité du star-system. La belle Catherine Leiris (alias Isabelle Adjani) est traquée par un homme dont l’attitude paternaliste frôle ouvertement la prédation. Le charme de la mente religieuse est indissociable de celui de son actrice. Isabelle Adjani est, aux débuts des années 80, une star dont les moindres faits et gestes sont scrutés par des photographes (masculins). L’actrice fait l’objet de nombreuses spéculations à l’instar du personnage qu’elle interprète. Catherine Leiris est également poursuivie par un inconnu qui la photographie à son insu et s’introduit dans sa vie privée
Le Bleu est une couleur cinématographique
La force du film tient au rôle qui est alloué à la voix off. L’Œil occupe une double fonction. Il occupe à la fois la place du héros et celle du narrateur. Le protagoniste comment en permanence à haute voix les faits et gestes de celle qu’il observe. L’obsession qu’il connaît progressivement envers Catherine Leiris gagne également le public. Nous ressentons d’autant plus les émotions du personnage qu’il les énonce à voix haute. L’énonciation renforce l’identification au héros.
Michel Serrault magnifie les dialogues de Michel Audiard. Avec lui, l’ironie d’une réplique devient un morceau d’anthologie. Il sait insuffler à son personnage une ambiguïté qui le rend lui-même fascinant aux yeux du public. Sa performance marque les esprits et hante longtemps après la rétine du spectateur. Comment ne pas non évoquer celle d’Isabelle Adjani ? Alors aux faites de sa gloire, la comédienne livre une prestation pour le moins incroyable, oscillant sans cesse entre la pudeur explosive et la violence glacée. Il faudrait aussi parler des interprétations de Guy Marchand et de Stéphane Audran. Seconds couteaux indispensables à l’architecture de l’histoire, ces derniers réussi la gageure de réunir la bêtise grasse et la brutalité absurde.
La magie du cinéma
Il importe peu au cinéaste et à son scénariste que l’histoire et les évènements qu’elle relate paraissent crédibles. Tout se joue dans l’impact du langage et la puissance de l’image. De Paris à Bruxelles, en passant par Baden-Baden et Monaco, les personnages vont et viennent, pour finir par atterrir dans une banlieue parisienne, coincée entre des hôtels miteux et des café-restaurant aux comptoirs en zinc.
Tout est trop beau pour être vrai. La vitesse avec laquelle changent les décors aussi bien que l’enchaînement des meurtres défie les lois de la pesanteur (du réel). Telle est la magie du cinéma. Cette prestidigitation doit beaucoup à la photographie de l’immense Pierre Lhomme qui signe là l’un de ses chefs-d’œuvre. L’omniprésence du bleu dans le film est tout sauf hasardeuse. Traditionnellement associée à la Vierge Marie, la présence de cette gamme chromatique constitue un élément symbolique teinté d’ironie amère. A cela s’ajoute une esthétique volontairement orientée du côté du kitsch.
Comme si Miller et Audiard avaient déjà conscience que leur film leur échappait. Mortelle Randonnée est ainsi venue instantanément peupler le mausolée des œuvres 80’s où la richesse visuelle foutraque concoure avec l’inventivité verbale la plus folle. Un chef-d’œuvre triste aux allures fantastique à (re)voir de toute urgence.
Bande-annonce – Mortelle Randonnée
Fiche Technique – Mortelle Randonnée
Titre : Mortelle Randonnée
Réalisation : Claude Miller
Scénario : Michel Audiard et Jacques Audiard, adapté du roman du même nom de Marc Behm
Interprétation : Michel Serrault (L’Œil), Isabelle Adjani (Catherine Leiris), Stépahne Audran (Germaine), Guy Marchand (L’homme pâle), Sami Frey (Ralph Forbes).
Directeur de la photographie : Pierre Lhomme
Décors : Jean-Pierre Kohut-Svelko
Montage : Albert Jurgenson
Musique : Carla Bley, Franz Schubert
Production : Téléma Productions, TF1 films productions
Durée : 2 heures
Genre : crime, thriller, romance
Pays : France
Sortie : 9 mars 1983
Le retour du cinéaste britannique Adrian Lyne (9 Semaines ½, Liaison fatale) après un silence radio de deux décennies, ne manque pas de surprendre. Le mini-événement s’avère toutefois un pétard mouillé. Renouant avec la veine du thriller érotique qui l’a rendu célèbre, Lyne en livre une version atone et à peine incarnée, notamment par un Ben Affleck complètement sorti de sa zone de confort. Eaux profondes est le premier film érotique produit par Disney (via 20th Century Studios) depuis un autre fameux navet, Color of Night, en 1994. Espérons que ce soit le dernier.
Si le nom d’Adrian Lyne n’est sans doute plus très familier pour la jeune génération, il faut rappeler que le metteur en scène britannique fut une sorte de roi Midas du début des années 80 à la première moitié des années 90. S’il remporta son premier succès planétaire – malgré des critiques désastreuses – avec le musical Flashdance en 1983, Lyne s’imposa rapidement, et durablement, comme un spécialiste du genre érotique. Il signa ainsi notamment les œuvres ô combien cultes 9 Semaines ½ (1986), Liaison fatale (1987) et Proposition indécente (1993), parmi lesquelles il convient de ne pas oublier le très recommandable – quoique dans un genre différent – L’Échelle de Jacob (1990). Le cinéaste, qui a fait toute sa carrière aux États-Unis, chatouilla un peu trop le puritanisme de sa patrie d’adoption en adaptant en 1997 le roman de Nabokov Lolita, une production de prestige au casting dominé par Jeremy Irons, un bon film qui fut hélas boudé outre-Atlantique. Après un nouvel opus érotique assez subtil mais peu inspiré, Infidèle (2002), Adrian Lyne partit s’installer en France et on n’entendit plus parler de lui pendant près de vingt ans.
A vrai dire, son retour inattendu faillit tourner au vinaigre avant même la sortie d’Eaux profondes, initialement prévue en novembre 2020, repoussée à trois reprises avant que le film ne soit tout simplement retiré du calendrier. Finalement, il fut récupéré par la plateforme de vidéo à la demande Hulu (dont le propriétaire est Disney) pour son exploitation américaine, et confié à Amazon Prime à l’international. Ce discret déclassement dans l’ordre des priorités des sociétés de production est sans nul doute la version contemporaine de ce que les mélomanes des années 90 connaissaient sous l’appellation explicite de « direct to video »…
La signification de ce sort peu enviable est d’autant plus claire lorsque l’on considère, outre le retour de Lyne derrière la caméra à plus de 80 ans, son budget conséquent (près de 50 millions de dollars) et son casting de stars dominé par le duo Ben Affleck-Ana de Armas, qui auraient dû lui valoir en toute logique un autre traitement. L’emballage et l’effet d’annonce ne peuvent en effet dissimuler bien longtemps les carences d’une œuvre qui s’apparente à un ersatz de ce qu’Adrian Lyne maîtrisait parfaitement il y a trente ans…
Le film est une adaptation d’un roman de Patricia Highsmith publié en en 1957, déjà porté à l’écran en 1981 par Michel Deville, avec Isabelle Huppert et Jean-Louis Trintignant dans le rôle du drôle de couple. Dans un patelin de Louisiane, le mariage de Vic et Melinda Van Allen ne semble plus tenir qu’à une vague conservation des apparences, leur fille Trixie et la fortune de Vic, un ingénieur en robotique ayant développé une puce installée sur les drones de combat de l’armée américaine. Un autre élément assure cet équilibre précaire : Vic accepte de fermer les yeux sur les nombreux écarts de son épouse, qui en profite allègrement. Poussé dans ses retranchements, le placide Vic cède pourtant à la jalousie… et commence à zigouiller un à un les amants de Melinda.
De cette intrigue toxique imaginée par une auteure auquel le cinéma doit beaucoup, Lyne et ses scénaristes Zach Helm et Sam Levinson ont tiré une histoire qui prend l’ornière dès le départ. Eaux profondes repose en effet sur deux éléments essentiels, son couple de protagonistes et la tension psychologique sur fond de sexe et de jalousie. Or, aucun des deux ne fonctionne. Choix de casting, direction d’acteurs et construction des personnages se conjuguent pour faire de Vic et Melinda un couple auquel on ne croit jamais. Ben Affleck et Ana de Armas semblent jouer chacun une partition différente, la seconde dans le registre sensuel et insupportable d’une nymphomane provocatrice, tandis que le premier force le sous-jeu et l’apathie, le rendant particulièrement peu crédible tant comme partenaire sexuel auquel Melinda se donne de temps en temps, que comme prédateur éliminant les conquêtes de son épouse. La relation ambiguë et perverse entre mari et femme, centrale dans le roman et indispensable à l’intrigue, est ici incompréhensible (Vic ne pourrait supporter le comportement d’une telle femme que par un amour qu’il exprime avec mollesse mais n’incarne jamais). Pire, l’évolution des personnages au gré des homicides de Vic les rend de plus en plus incohérents. Un exemple parmi d’autres : totalement paniquée après le meurtre du séduisant Charlie, Melinda est persuadée de la culpabilité de son mari et est logiquement furieuse. Quelques minutes plus tard, plus rien n’y paraît ; la voilà séduite à nouveau par Vic qu’elle croyait dépourvu d’amour-propre…
Créer une telle relation malsaine et perverse nécessitait une subtilité dont Eaux profondes est hélas dépourvu. Le scénario semble sans cesse hésiter entre plusieurs voies, finissant par les emprunter toutes l’une après l’autre. Ainsi, l’absence de réaction de Vic le présente comme un être faible et dominé, subissant son sort avec résignation. Remonte alors à la surface la nature profonde de cet un animal à sang froid, énigmatique et cruel, suggéré par une improbable passion pour les… escargots. Quant à Melinda, on se demande bien quelle est sa motivation profonde, le film se contentant d’exploiter l’indéniable sex-appeal d’Ana de Armas sans lui donner plus d’épaisseur, si ce n’est via quelques volte-face improbables… La tension sexuelle, pourtant le « fonds de commerce » d’Adrian Lyne, ne convainc guère plus, l’absence d’alchimie entre de Armas et Affleck étant patente – en même temps, quel étrange choix de casting que Ben Affleck pour ce type de rôle ! Ne reste alors que la sensualité de la comédienne cubaine, insuffisante pour rendre ce couple crédible (voire seulement sexy) à l’écran. Last but not least, le suspense de la dernière séquence de poursuite mène à une conclusion au ridicule consommé, comme jadis dans les modestes téléfilms américains diffusés sur TF1 sous l’étiquette « Hollywood Night »…
Eaux profondes, c’est comme du Adrian Lyne tourné par un admirateur d’Adrian Lyne. Tous les éléments sont là, mais la mayonnaise ne prend jamais. Sans que le film ne soit un ratage complet (il se regarde sans déplaisir), le moins que l’on puisse dire est que le grand retour du cinéaste britannique se fait dans l’indifférence la plus complète. Faut-il dès lors encore lui souhaiter un avenir au cinéma ? Nous, en tout cas, préférons garder du cinéaste le souvenir des grandes heures…
Synopsis : Vic et Melinda Van Allen forment un couple aisé de la Nouvelle-Orléans dont le mariage s’écroule sous le poids de la rancœur, de la jalousie et du doute. Alors que leurs provocations et manipulations mutuelles s’intensifient, les choses se transforment en un jeu mortel du chat et de la souris lorsque les amants de Melinda commencent à disparaître.
Eaux profondes : Bande-annonce
Eaux profondes : Fiche technique
Titre original : Deep Water
Réalisateur : Adrian Lyne
Scénario : Zach Helm et Sam Levinson (d’après Eaux profondes de Patricia Highsmith (1957))
Interprétation : Ben Affleck (Vic Van Allen), Ana de Armas (Melinda Van Allen), Tracy Letts (Don Wilson), Grace Jenkins (Trixie Van Allen)
Photographie : Eigil Bryld
Montage : Tim Squyres et Andrew Mondshein
Musique : Marco Beltrami
Producteurs : Arnon Milchan, Guymon Casady, Benjamin Forkner et Anthony Katagas
Sociétés de production : 20th Century Studios, Regency Enterprises, Entertainment One, New Regency, Keep Your Head Entertainment 360 et Film Rites
Durée : 115 min.
Genre : Thriller érotique
Date de sortie : 18 mars 2022 États-Unis – 2022
Le rock and roll est une force culturelle considérable depuis qu’il a fait irruption sur la scène musicale dans les années 1950. Non seulement il a radicalement modifié l’évolution de la musique populaire, mais il a également influencé la mode, le comportement humain et les normes culturelles en général.
Traditionnellement, la musique rock a été particulièrement populaire parmi les jeunes adultes et les adolescents. Cette musique était associée à la rébellion et à la jeunesse. En 2017, cependant, pour la première fois, le R&B et le hip-hop sont devenus le genre le plus dominant aux États-Unis, selon Nielsen Music, dépassant la musique rock. Pourtant, alors que beaucoup ont tourné le dos au genre, et que la liste contient relativement moins d’actes récents par rapport aux groupes de rock classiques plus établis, le rock and roll est toujours bien vivant.
En utilisant un certain nombre de mesures différentes, 24/7 Wall St. a identifié les 100 groupes de rock les plus populaires de tous les temps. La sélection de ces artistes est basée sur des mesures telles que les ventes de disques, les performances au Billboard, les pages consultées sur Wikipedia et la popularité sur la plateforme de streaming en ligne Spotify.
Notre collègue Olivia Martinez qui travaille comme auteur du site sur avis casino en ligne « casino-enligne.online » . Olivia est une fan de musique rock et elle nous a aidés à dresser une liste des meilleurs groupes de rock. Notre liste comprend de nombreux groupes de rock . Ils ont été créés dans des années et des époques différentes, certains sont plus populaires et d’autres moins. Mais vous avez peut-être déjà entendu parler de la plupart d’entre eux.
Caractéristiques de la musique rock
La musique rock est unique en ce sens que les artistes travaillent principalement ensemble et sortent de la musique sous la forme de groupes ou d’ensembles dont les membres sont assez homogènes. Bien que de nombreux grands interprètes de rock soient mieux connus en tant qu’artistes solos – comme Prince, David Bowie et Elvis Presley – 24/7 Wall St. n’a examiné que les groupes pour cet article.
Les groupes de rock ne gagnent pas tous en popularité de la même manière. Certains, comme le groupe australien AC/DC et de nombreux autres groupes du siècle dernier, ont fait des tournées, créé et vendu de très nombreux albums. Au total, AC/DC a vendu 72 millions de disques rien qu’aux États-Unis, selon la Recording Industry Association of America. D’autres, généralement des groupes de rock plus récents comme OneRepublic qui s’est formé au début du siècle, utilisent Internet pour gagner en popularité. Ce groupe n’a vendu que 2 millions de disques, mais il est extrêmement populaire en ligne, avec plus de 1,5 million de pages Wikipédia vues chaque année et plus de 4,2 millions d’abonnés sur Spotify.
En général, les artistes les plus récents sont nettement plus présents sur Internet. Les trois groupes ayant le plus d’adeptes sur Spotify sont Coldplay, Maroon 5 et Linkin Park, qui ont tous été formés à la fin des années 1990. Par ailleurs, les artistes ayant vendu le plus d’albums, selon la RIAA, sont les Beatles, Led Zeppelin et les Eagles, qui ont tous été créés dans les années 60 et 70.
L’ordre des artistes sur la liste illustre également le fait qu’un groupe de rock populaire ne se résume pas à ses capacités musicales. La mode et l’attitude ont toujours joué un rôle dans le succès du rock, et l’importance de l’image n’a fait que croître avec l’arrivée de MTV en 1981. Les groupes très compétents sur le plan technique – tels que Steely Dan et Grateful Dead – se retrouvent donc dans certains cas dépassés par des groupes plus orientés vers la pop, comme Blink-182.
Pour déterminer les groupes de rock les plus populaires de tous les temps, 24/7 Wall St. a généré un indice basé sur les ventes d’albums, la popularité des singles, la popularité de la page Wikipedia du groupe, la popularité sur Spotify et les votes des utilisateurs. Chaque composant de l’indice a reçu le même poids.
Les ventes totales d’albums certifiés d’un groupe aux États-Unis proviennent de la Recording Industry Association of America. La RIAA suit les ventes d’albums sortis sur le marché américain avec un seuil de 500 000 unités vendues. La performance des singles d’un groupe a été déterminée en attribuant des points à un groupe pour les singles qui ont figuré dans le classement Billboard Hot 100. Un single se voit attribuer des points en fonction du nombre de semaines où il a figuré sur la liste et de son rang pour chaque semaine. Les pages consultées sur Wikipédia ont été calculées pour les deux dernières années. La popularité sur Spotify est basée sur l’indice de popularité de Spotify. Les votes des utilisateurs proviennent d’une liste sur Ranker.com qui classe les meilleurs groupes de rock de tous les temps.
100. No Doubt
Formé à : Anaheim, Californie en 1986
Ventes d’albums aux États-Unis : 15,0 millions.
Album le plus populaire : Tragic Kingdom
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 1,333,544
99. Avenged Sevenfold
Formé à : Huntington Beach, Californie en 1999
Ventes d’albums aux États-Unis : 3,0 millions.
Album le plus populaire : City of Evil
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 2,623,803
98. Grateful Dead
Formé à : Palo Alto, Californie en 1965
Ventes d’albums aux États-Unis : 18,5 millions.
Album le plus populaire : Skeletons From the Closet
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 2,265,794
97. Kings of Leon
Formé à : Nashville, Tennessee en 2000
Ventes d’albums aux États-Unis : 2,5 millions.
Album le plus populaire : Only by the Night
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 1,786,703
96. Alice in Chains
Formé à : Seattle, Washington en 1987
Ventes d’albums aux Etats-Unis : 12,5 millions.
Album le plus populaire : Dirt
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 2,259,561
95. Le script
Formé à : Dublin, République d’Irlande en 2001
Ventes d’albums aux États-Unis : 0,0 million.
Album le plus populaire : Hall of Fame featuring will.i.am (single)
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 782,695
94. Five Finger Death Punch
Formé à : Los Angeles, Californie en 2005
Ventes d’albums aux États-Unis : 4,5 millions.
Album le plus populaire : Wrong Side of Heaven and the Righteous Side of Hell Volume 1 (en anglais)
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 1,758,210
93. Muse
Formé à : Teignmouth, Royaume-Uni en 1994
Ventes d’albums aux États-Unis : 3,5 millions.
Album le plus populaire : Resistance
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 2,158,961
92. Rage Against the Machine
Formé à : Los Angeles, Californie en 1991
Ventes d’albums aux États-Unis : 9,0 millions.
Album le plus populaire : Evil Empire
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 2,808,944
91. The Fray
Formé à : Denver, Colorado en 2002
Ventes d’albums aux Etats-Unis : 3.0 millions
Album le plus populaire : How to Save a Life
Pages consultées annuellement sur Wikipedia : 538,036
90. Steely Dan
Formé à : Annandale-on-Hudson, New York en 1972
Ventes d’albums aux États-Unis : 11,0 millions.
Album le plus populaire : Aja
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 2,134,340
89. Evanescence
Formé à : Little Rock, Arkansas en 1998
Ventes d’albums aux États-Unis : 9,5 millions.
Album le plus populaire : Fallen
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 2,212,173
88. The Cure
Formé à : Crawley, Royaume-Uni en 1976
Ventes d’albums aux États-Unis : 8,5 millions.
Album le plus populaire : Disintegration
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 2,061,281
87. Huey Lewis & the News
Formé à : San Francisco, Californie en 1979
Ventes d’albums aux États-Unis : 12,0 millions.
Album le plus populaire : Sports
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 540,051
86. Scorpions
Formé à : Hanovre, Allemagne, en 1965
Ventes d’albums aux États-Unis : 10,5 millions.
Album le plus populaire : Love at First Sting
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 1,784,677
85. INXS
Formé à : Sydney, Australie en 1977
Ventes d’albums aux États-Unis : 15,0 millions.
Album le plus populaire : Kick
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 1,184,898
84. Three Days Grace
Formé à : Ontario, Canada au début des années 1990 en 1995
Ventes d’albums aux États-Unis : 6,0 millions.
Album le plus populaire : One-X
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 1,087,722
83. Slipknot
Formé à : Des Moines, Iowa en 1995
Ventes d’albums aux États-Unis : 6,0 millions.
Album le plus populaire : Slipknot
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 3,092,570
82. Styx
Formé à : Chicago, Illinois en 1972
Ventes d’albums aux États-Unis : 17,5 millions.
Album le plus populaire : Paradise Theater
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 1,618,717
81. Goo Goo Dolls
Formé à : Buffalo, New York en 1985
Ventes d’albums aux États-Unis : 6,5 millions.
Album le plus populaire : A Boy Named Goo
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 1,080,299
80. The Offspring
Formé à : Garden Grove, Californie en 1984
Ventes d’albums aux États-Unis : 14,5 millions.
Album le plus populaire : Smash
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 1,492,360
79. Disturbed
Formé à : Chicago, Illinois en 1994
Ventes d’albums aux États-Unis : 9,5 millions.
Album le plus populaire : The Sickness
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 2,125,848
78. The Kinks
Formé à : Londres, Royaume-Uni en 1963
Ventes d’albums aux Etats-Unis : 2.0 millions
Album le plus populaire : Give the People What They Want
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 1,340,021
77. Korn
Formé à : Bakersfield, Californie en 1993
Ventes d’albums aux États-Unis : 16,5 millions.
Album le plus populaire : Follow the Leader
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 2,448,655
76. Limp Bizkit
Formé à : Jacksonville, Floride en 1994
Ventes d’albums aux Etats-Unis : 16,5 millions.
Album le plus populaire : Significant Other
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 1,723,481
75. Dave Matthews Band
Formé à : Charlottesville, Virginie en 1991
Ventes d’albums aux États-Unis : 33,5 millions.
Album le plus populaire : Crash
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 957,832
74. Steve Miller Band
Formé à : San Francisco, Californie en 1966
Ventes d’albums aux États-Unis : 25,5 millions.
Album le plus populaire : Greatest Hits 1974-1978
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 800,871
73. Mumford & Sons
Formé à : Londres, Royaume-Uni en 2007
Ventes d’albums aux États-Unis : 5,5 millions.
Album le plus populaire : Sigh No More
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 1,659,932
72. Arctic Monkeys
Formé à : Sheffield, Royaume-Uni en 2001
Ventes d’albums aux États-Unis : 1,5 million.
Album le plus populaire : AM/Do I Wanna Know
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 2,294,280
71. Creed
Formé à : Tallahassee, Floride en 1995
Ventes d’albums aux Etats-Unis : 25,0 millions.
Album le plus populaire : Human Clay
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 1,139,685
70. System of a Down
Formé à : Glendale, Californie en 1994
Ventes d’albums aux États-Unis : 7,0 millions.
Album le plus populaire : Toxicity
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 2,727,377
69. The Smashing Pumpkins
Formé à : Chicago, Illinois en 1988
Ventes d’albums aux États-Unis : 19,8 millions.
Album le plus populaire : Mellon Collie and the Infinite Sadness (en anglais)
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 2,082,825
68. Matchbox Twenty
Formé à : Orlando, Floride en 1996
Ventes d’albums aux États-Unis : 19,0 millions.
Album le plus populaire : Yourself or Someone Like You
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 759,951
67. Alice Cooper
Formé à : Phoenix, Arizona en 1968
Ventes d’albums aux Etats-Unis : 8.0 millions
Album le plus populaire : Trash
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 4,075,536
66. REO Speedwagon
Formé à : Champaign, Illinois en 1968
Ventes d’albums aux États-Unis : 24,5 millions.
Album le plus populaire : Hi Infidelity
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 1,292,627
65. Les Cars
Formé à : Boston, Massachusetts en 1976
Ventes d’albums aux États-Unis : 23,5 millions.
Album le plus populaire : The Cars/The Cars Greatest Hits
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 1,065,189
64. Toto
Formé à : Los Angeles, Californie en 1978
Ventes d’albums aux États-Unis : 7,5 millions.
Album le plus populaire : Toto IV
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 1,981,270
63. Deep Purple
Formé à : Hertfordshire, Royaume-Uni en 1968
Ventes d’albums aux États-Unis : 7,5 millions.
Album le plus populaire : Machine Head
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 2,558,433
62. 3 Doors Down
Formé à : Escatawpa, Mississippi en 1994
Ventes d’albums aux Etats-Unis : 12.0 millions
Album le plus populaire : The Better Life
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 1,189,573
61. Oasis
Formé à : Manchester, Royaume-Uni en 1991
Ventes d’albums aux États-Unis : 6,0 millions.
Album le plus populaire : What’s the Story Morning Glory ?
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 3,459,995
60. Iron Maiden
Formé à : Leyton, Londres, Royaume-Uni en 1975
Ventes d’albums aux États-Unis : 6,5 millions.
Album le plus populaire : Somewhere in Time
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 3,300,102
59. The Cranberries
Formé à : Limerick, République d’Irlande en 1989
Ventes d’albums aux États-Unis : 14,5 millions.
Album le plus populaire : No Need to Argue
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 2,836,684
58. Paramore
Formé à : Franklin, Tennessee en 2003
Ventes d’albums aux États-Unis : 4,5 millions.
Album le plus populaire : Riot !
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 2,494,015
57. The Killers
Formé à : Las Vegas, Nevada en 2002
Ventes d’albums aux États-Unis : 4,5 millions.
Album le plus populaire : Hot Fuss
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 2,364,478
56. Depeche Mode
Formé à : Basildon, Royaume-Uni en 1980
Ventes d’albums aux États-Unis : 10,5 millions.
Album le plus populaire : Violator
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 2,963,697
55. Les Doobie Brothers
Formé à : San Jose, Californie en 1970
Ventes d’albums aux États-Unis : 22,0 millions.
Album le plus populaire : Best of the Doobies
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 1,432,612
54. Boston
Formée à : Boston, Massachusetts en 1970
Ventes d’albums aux États-Unis : 31,0 millions.
Album le plus populaire : Boston
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 1,425,460
53. Radiohead
Formé à : Abingdon, Royaume-Uni en 1985
Ventes d’albums aux États-Unis : 6,5 millions.
Album le plus populaire : OK Computer
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 3,874,461
52. Marilyn Manson
Formé à : Fort Lauderdale, Floride en 1989
Ventes d’albums aux États-Unis : 4,5 millions.
Album le plus populaire : Mechanical Animals
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 6,463,758
51. Bob Seger & the Silver Bullet Band
Formé à : Dearborn, Michigan en 1974
Ventes d’albums aux États-Unis : 44,5 millions.
Album le plus populaire : Greatest Hits
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 8,245
50. Dire Straits
Formé à : Londres, Royaume-Uni en 1977
Ventes d’albums aux États-Unis : 15,5 millions.
Album le plus populaire : Brothers in Arms
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 1,742,360
49. Blink-182
Formé à : San Diego, Californie en 1991
Ventes d’albums aux États-Unis : 10,0 millions.
Album le plus populaire : Enema of the State
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 4,349,981
48. Panic ! at the Disco
Formé à : Las Vegas, Nevada en 2004
Ventes d’albums aux États-Unis : 4,5 millions.
Album le plus populaire : A Fever You Can’t Sweat Out (Une fièvre que vous ne pouvez pas faire suer)
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 3,026,706
47. Electric Light Orchestra
Formé à : Birmingham, Royaume-Uni en 1970
Ventes d’albums aux États-Unis : 10,0 millions.
Album le plus populaire : ELO’s Greatest Hits
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 2,105,601
46. Gorillaz
Formé à : Essex, Royaume-Uni en 1998
Ventes d’albums aux États-Unis : 3,0 millions.
Album le plus populaire : Demon Days
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 5,583,853
45. ZZ Top
Formé à : Houston, Texas en 1969
Ventes d’albums aux États-Unis : 25,0 millions.
Album le plus populaire : Eliminator
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 2,388,528
44. Rush
Formé à : Toronto, Canada en 1968
Ventes d’albums aux États-Unis : 25,0 millions.
Album le plus populaire : Moving Pictures
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 2,261,595
43. Kiss
Formé à : New York City, New York en 1973
Ventes d’albums aux États-Unis : 21,0 millions.
Album le plus populaire : Destroyer
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 3,573,227
42. R.E.M.
Formé à : Athens, Géorgie en 1980
Ventes d’albums aux États-Unis : 20,0 millions.
Album le plus populaire : Monster
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 2,140,361
41. Genesis
Formé à : Godalming, Royaume-Uni en 1967
Ventes d’albums aux États-Unis : 21,5 millions.
Album le plus populaire : Genesis
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 2,381,847
40. OneRepublic
Formé à : Colorado Springs, Colorado en 2004
Ventes d’albums aux États-Unis : 2.0 millions
Album le plus populaire : Native
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 1,533,646
39. ABBA
Formé à : Stockholm, Suède, au début des années 1970
Ventes d’albums aux États-Unis : 10,5 millions.
Album le plus populaire : Gold – Greatest Hits
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 3,999,558
38. Tom Petty et les Heartbreakers
Formé à : Gainesville, Floride en 1976
Ventes d’albums aux États-Unis : 31,5 millions.
Album le plus populaire : Greatest Hits
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 1,207,253
37. La Police
Formé à : Londres, Royaume-Uni en 1977
Ventes d’albums aux États-Unis : 22,0 millions.
Album le plus populaire : Synchronicity
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 1,542,604
36. Fall Out Boy
Formé à : Chicago, Illinois en 2001
Ventes d’albums aux États-Unis : 6,0 millions.
Album le plus populaire : From Under the Cork Tree
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 2,343,798
35. Heart
Formé à : Seattle, Washington, au début des années 1970
Ventes d’albums aux États-Unis : 22,5 millions.
Album le plus populaire : Heart
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 1,924,534
34. Foo Fighters
Formé à : Seattle, Washington en 1994
Ventes d’albums aux États-Unis : 7,0 millions.
Album le plus populaire : Wasting Light
Pages consultées annuellement sur Wikipedia : 3,427,619
33. Def Leppard
Formé à : Sheffield, Royaume-Uni en 1977
Ventes d’albums aux États-Unis : 35,0 millions.
Album le plus populaire : Hysteria
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 1,942,227
32. Nickelback
Formé à : Hanna, Canada en 1995
Ventes d’albums aux États-Unis : 24,0 millions.
Album le plus populaire : All the Right Reasons
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 1,912,530
31. Black Sabbath
Formé à : Aston, Royaume-Uni en 1968
Ventes d’albums aux États-Unis : 15,0 millions.
Album le plus populaire : Paranoid
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 3,504,099
30. Foreigner
Formé à : New York City, New York en 1976
Ventes d’albums aux États-Unis : 37,5 millions.
Album le plus populaire : Double Vision
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 1,743,783
29. Pearl Jam
Formé à : Seattle, Washington en 1990
Ventes d’albums aux États-Unis : 31,5 millions.
Album le plus populaire : Ten
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 2,604,292
28. Green Day
Formé à : Berkeley, Californie à la fin des années 1980
Ventes d’albums aux États-Unis : 24,0 millions.
Album le plus populaire : Dookie
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 3,876,314
27. Lynyrd Skynyrd
Formé à : Jacksonville, Floride en 1968
Ventes d’albums aux États-Unis : 28,5 millions.
Album le plus populaire : Innyrds de Skynyrd
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 4,145,421
26. The Doors
Formé à : Los Angeles, Californie en 1965
Ventes d’albums aux Etats-Unis : 33.0 millions
Album le plus populaire : The Best of the Doors
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 2,176,482
25. Coldplay
Formé à : Londres, Royaume-Uni en 1996
Ventes d’albums aux États-Unis : 14,5 millions.
Album le plus populaire : A Rush of Blood to the Head
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 4,894,538
24. Les Beach Boys
Formé à : Hawthorne, Californie en 1961
Ventes d’albums aux États-Unis : 22,5 millions.
Album le plus populaire : Sounds of Summer : The Very Best of the Beach Boys
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 4,220,083
23. The Who
Formé à : Londres, Royaume-Uni en 1964
Ventes d’albums aux États-Unis : 21.0 millions
Album le plus populaire : Who’s Next
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 2,459,278
22. Nirvana
Formé à : Aberdeen, Washington en 1987
Ventes d’albums aux Etats-Unis : 25,0 millions
Album le plus populaire : Nevermind
Pages consultées annuellement sur Wikipédia : 3,725,343
21. Chicago
Formé à : Chicago, Illinois en 1967
Ventes d’albums aux États-Unis : 38,5 millions.
Album le plus populaire : Chicago 17
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20. Santana
Formé à : San Francisco, Californie en 1967
Ventes d’albums aux États-Unis : 43,5 millions.
Album le plus populaire : Supernatural
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19. Creedence Clearwater Revival
Formé à : El Cerrito, Californie en 1967
Ventes d’albums aux États-Unis : 28,0 millions.
Album le plus populaire : Chronicle : 20 Greatest Hits
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18. Journey
Formé à : San Francisco, Californie en 1973
Ventes d’albums aux États-Unis : 48,0 millions.
Album le plus populaire : Greatest Hits
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17. Van Halen
Formé à : Pasadena, Californie en 1974
Ventes d’albums aux États-Unis : 56,5 millions.
Album le plus populaire : 1984 (MCMLXXXIV)
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16. U2
Formé à : Dublin, République d’Irlande en 1976
Ventes d’albums aux États-Unis : 52,0 millions.
Album le plus populaire : The Joshua Tree
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15. Bon Jovi
Formé à : Sayreville, New Jersey en 1983
Ventes d’albums aux États-Unis : 34,5 millions.
Album le plus populaire : Slippery When Wet
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14. Maroon 5
Formé à : Los Angeles, Californie en 2001
Ventes d’albums aux États-Unis : 10,0 millions.
Album le plus populaire : Songs About Jane
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13. Red Hot Chili Peppers
Formé à : Los Angeles, Californie en 1983
Ventes d’albums aux États-Unis : 25,0 millions.
Album le plus populaire : Blood Sugar Sex Magik
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12. Linkin Park
Formé à : Agoura Hills, Californie en 1996
Ventes d’albums aux États-Unis : 27,0 millions.
Album le plus populaire : Hybrid Theory
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11. Fleetwood Mac
Formé à : Londres, Royaume-Uni en 1967
Ventes d’albums aux États-Unis : 49,5 millions.
Album le plus populaire : Rumours
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10. Aerosmith
Formé à : Boston, Massachusetts en 1969
Ventes d’albums aux États-Unis : 66,5 millions.
Album le plus populaire : Aerosmith’s Greatest Hits
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9. Guns N’ Roses
Formé à : Los Angeles, Californie en 1985
Ventes d’albums aux États-Unis : 44,5 millions.
Album le plus populaire : Appetite for Destruction
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8. Metallica
Formé à : Los Angeles, Californie en 1981
Ventes d’albums aux États-Unis : 63,0 millions.
Album le plus populaire : Metallica
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7. Eagles
Formé à : Los Angeles, Californie en 1971
Ventes d’albums aux États-Unis : 101,0 millions.
Album le plus populaire : Eagles/Their Greatest Hits 1971-1975
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6. AC/DC
Formé à : Sydney, Australie en 1973
Ventes d’albums aux États-Unis : 72,0 millions.
Album le plus populaire : Back in Black
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5. Les Rolling Stones
Formé à : Londres, Royaume-Uni, en 1962
Ventes d’albums aux États-Unis : 66,5 millions.
Album le plus populaire : Hot Rocks
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4. Pink Floyd
Formé à : Londres, Royaume-Uni en 1965
Ventes d’albums aux États-Unis : 75,0 millions.
Album le plus populaire : The Wall
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3. Reine
Formé à : Londres, Royaume-Uni en 1970
Ventes d’albums aux États-Unis : 34,5 millions.
Album le plus populaire : Greatest Hits
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2. Led Zeppelin
Formé à : Birmingham, Royaume-Uni en 1968
Ventes d’albums aux États-Unis : 111,5 millions.
Album le plus populaire : Led Zeppelin IV
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1. Les Beatles
Formé à : Liverpool, Royaume-Uni en 1960
Ventes d’albums aux États-Unis : 178,0 millions.
Album le plus populaire : The Beatles
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Résultats détaillés et méthodologie
Conclusions
L’album le plus populaire d’un groupe est basé sur les données de la RIAA pour les ventes d’albums aux États-Unis. Dans les cas où un groupe a eu plusieurs albums qui se sont vendus au même nombre d’exemplaires, la version la plus récente a été choisie. Les données relatives à l’année de formation de chaque groupe proviennent des sites Web des groupes et d’autres sources médiatiques telles que Rolling Stone.
En choisissant de revenir sur un célèbre crime commis au début du XXe, le premier long-métrage de Vincent Le Port – Bruno Reidal – parvient avec maestria à raconter l’inracontable.
En 1905, dans le Cantal, un jeune séminariste de 17 ans décapite sans raison un enfant en pleine forêt. Alors qu’il est en prison, un groupe de psychiatres le somme de relater les raisons qui l’ont poussé au crime.
L’art des raconter des histoires (criminelles)
Bruno Reidal. Ce nom ne dit peut-être rien. Il a pourtant défrayé la chronique judiciaire au début du XXe. Moins connu que Jack l’éventreur ou Lacenaire, Bruno Reidal dispose néanmoins d’une certaine célébrité. Il constitue, en effet, l’antonomase d’un crime aussi incompréhensible que sanguinaire. Nous sommes dans le Cantal en 1905. Après avoir décapité un enfant, un adolescent vient, de son plein gré, se rendre à la police. Bruno Reidal, confession d’un meurtrier retrace l’ensemble des événements qui ont mené une jeune séminariste de 17 ans à commettre l’irréparable. Présenté à la Semaine de la critique, en 2021, le premier long-métrage de Vincent Le Port se distingue par la maîtrise de son scénario autant que par la qualité de son montage.
Adapter la réalité à la fiction est un art que le cinéma pratique depuis plus d’un siècle. Encore plus si cela concerne des crimes. L’art de raconter des histoires criminelles basées sur des faits réels a toujours fasciné le septième art. Le cinéma hexagonal a toujours été friand de ce genre cinématographique.
Citons évidemment L’Affaire Dominici (1973) de Claude Bernard-Aubert, Le Juge et l’assassin (1976) de Bertrand Tavernier ou plus récemment encore La Prochaine fois je viserai le cœur (2018) de Cédric Anger. Ces films ont tous la particularité de se dérouler dans la campagne. Il est vrai que le crime est très souvent – pour ne pas dire systématiquement – mis en scène dans un milieu urbain. Bruno Reidal va à l’encontre de la tendance actuelle. Vincent Le Port revient sur un fait divers oublié dans les limbes de l’histoire policière. En résulte une œuvre dense, qui tient autant du polar que du film historique.
Confession d’un enfant du siècle
Bruno Reidal est un film de confession plus qu’une œuvre d’action. Ici, il n’est nullement question de traque ou de course-poursuite. On ne cherche pas à savoir qui est le tueur mais à comprendre pourquoi ce dernier a tué. Cette différence est capitale. Elle implique une mise en scène inversée. Le cinéaste commence par la fin pour raconter le début, avant de revenir au présent. Le film fait des allers-retours entre le passé et le présent. Incarcéré, Bruno Reidal est, en effet, invité par le professeur Lacassagne à expliquer l’origine de ses pulsions meurtrières. Le meurtrier est, ainsi, sommé de livrer sa propre version des faits. Le film opère un mouvement de bascule. Nous ne sommes ni du côté des policiers ni du côté des victimes. La narration est entièrement subjective, bercée par la voix off du jeune meurtrier.
Bruno Reidal n’omet rien. En se plongeant dans sa mémoire, le jeune homme livre ses mémoires. Il lègue à la postérité l’inexplicable qui tente (vainement) d’être expliqué. Le héros revient sur son enfance malheureuse où la misère côtoie l’absence d’amour. Le cinéaste ne cherche à juger ni à excuser son personnage. L’œuvre tente de montrer les mécanismes qui peuvent – dans certains cas – mener au crime. Il ne faut toutefois pas voir le film comme une sorte de manuel de psychologie (meurtrière) pour les nuls. Bruno Reidal n’est pas un film à thèse. Ici, la fiction prend le pas sur la réalité.
L’œuvre propose sa propre vision d’un fait historique à l’intérieur duquel un personnage émet lui-même son opinion. Bruno Reidal partage son point de vue. Il est invité à se juger lui-même (et non l’inverse). C’est à lui que revient le rôle d’examinateur et de juge. Vincent Le Port brise le code classique qui consiste à faire du public un témoin à part entière. L’enquête est confiée au tueur plutôt qu’au spectateur. La confession subvertie le cahier des charges du traditionnel film policier. Nous sommes sommés, par l’enchaînement des faits, d’apprendre à voir l’être humain derrière le monstre présumé.
Un crime dans la tête
En retraçant la trajectoire chaotique d’un meurtrier, Vincent Le Port dresse le portrait d’un milieu rural austère marqué la violence du quotidien. Bruno Reidal est un enfant du siècle. Le personnage semble pris en otage par des penchants sanguinaires qu’il tente de juguler par la religion. La vie du héros prend des allures de chemin de croix. Le cinéaste évoque la dureté de la vie rurale.
Le Cantal est un personnage à part entière dans l’histoire. L’aspect idyllique du paysage contraste avec la violence du crime commis. Si l’œuvre est évidemment marquée par l’influence de Bertrand Tavernier, elle revendique également – dans une moindre mesure – l’influence d’un Zola. A l’instar du romancier naturaliste, le cinéaste décortique l’origine du crime. Il n’épargne aucun détail familial ou sexuel. Le moindre élément est pris en compte afin d’établir la feuille de route ayant conduite un adolescent à peine pubère au meurtre. Ici, c’est le meurtrier qui a la parole et non le réalisateur. Ce dernier s’efface derrière le récit de son personnage. Cette plongée subjective dans la tête d’un tueur permet d’éviter tout manichéisme stupide. La frontière est, de fait, mince entre le bourreau et sa victime.
La Banalité du mal
Bruno Reidal démonte un à un les clichés autour des psychopathes. Le film choisit de donner la parole au meurtrier plutôt qu’au psychiatre. Cela n’annule, toutefois, ni la responsabilité ni la gravité du crime commis. L’objectif est de troubler le public. Ce dernier sort, en effet, de sa zone de confort habituelle. Le spectateur est tour à tour perplexe, amusé et dégoûté. Celui-ci est placé à l’intérieur des rouages conscients et inconscients du crime. Vincent Le Port a à cœur de mobiliser son public.
Mettre en scène l’inimaginable devient, ainsi, paradoxalement propice à l’usage de l’esprit et du recul critiques. Le spectateur est sommé de prendre en compte la part humaine que révèle le crime. Nous sommes forcés de constater la banalité du mal.
Bande-annonce – Bruno Reidal
Fiche technique – Bruno Reidal
Titre original : Bruno Reidal, confession d’un meurtrier
Réalisation et scénario : Vincent Le Port
Interprétation : Dimitri Doré (Bruno Reidal), Jean-Luc Vincent (Professeur Lacassagne), Tino Vigier (Blondel).
Production : Roy Arida et Pierre-Emmanuel Urcun (Stank)
Sociétés de production : Stank ; Capricci et Arte France Cinéma (coproductions) ; SOFICA Cinéventure 5
Société de distribution : Capricci
Pays : France
Format : couleur
Genre : drame biographique
Durée : 1h40
Dates de sortie : 23 mars 2022
Las de filmer des joints de culasses déblatérant de la philosophie cosmique avec la saga des Transformers, Michael Bay a cru bon d’opérer un véritable retour aux sources pour son nouveau projet, Ambulance, où le remake d’un film norvégien reprenant peu ou prou la même histoire de 2 braqueurs se voyant contraints d’investir une ambulance après un casse qui tourne mal. Mais là où son homologue norvégien brillait par l’exiguïté de son huis clos, Bay donne à voir une chasse à l’homme nichée dans une Los Angeles tentaculaire dans laquelle il n’hésite pas à déchainer une pyrotechnie des grands soirs.
Il faut croire que c’est inéluctable.
A chaque déclinaison de son style (somme toute ampoulé), Michael Bay continue d’alimenter ce qui est devenu par la force des choses, une des figures majeures de sa filmographie : le goût (avéré) pour le paradoxe. Quoi de plus normal en somme, pour celui qui peut d’un film à l’autre, accoucher d’un cri du cœur envers son pays (Pearl Harbor) comme de son pendant opposé, avec le réquisitoire plus subtil qu’il n’y parait qu’était 13 Hours (2016) ? Toutefois, ça n’est pas tant du côté de ses thèmes, qui oscillent entre la figure du soldat sacrifié et ses positions crypto-anarchistes que Bay tend le plus à justifier de cette aporie, mais bel et bien du côté de sa mise en scène. Bombardé clippeur beauf porté sur les explosions (tout un symbole non ?) depuis ses tout débuts, Bay n’a pour ainsi dire jamais dérogé à ce crédo, distillant, au travers de ses plans, une euphorie généralisée à grand coup d’un montage frénétique (pour ne pas dire épileptique). Et ce qui tend à laisser perplexe nombre de ses détracteurs tient peut-être dans l’utilisation de cette fameuse frénésie, maintes fois copiée (mais jamais égalée) et qui, malgré les défauts apparents, continue d’attirer un lot de spectateurs trop heureux d’assister 2h durant, à une certaine forme de divertissement déviant. Une déviance qui fait justement le sel du bien-nommé Ambulance…
S’il est question de déviance ici, c’est peut-être pour la propension qu’a Bay de témoigner de toute sa singularité dans le milieu, et ce via toutes les pores de son long-métrage. Sorte de croisement hybride entre une certaine idée d’un divertissement des 90’s (difficile de ne pas penser au rythme totalement hystérique de Speed) et son approche ultra-réaliste (typique de son 13 Hours), Ambulance s’assume dès le départ comme un gigantesque paradoxe. Sans doute rincé après son incartade chez l’ogre Netflix pour lequel il avait signé le turbo-gogol mais paradoxalement génial 6 Underground, Bay a ainsi cru bon de revenir à quelque chose de plus contenu.
Une sobriété étonnante que le réalisateur utilise à bon escient dès le début de son métrage, en distillant, une fois de plus, le thème du soldat sacrifié par sa hiérarchie. Ici, Will (Yahya Abdul-Mateen II), un ex-Marine qui, acculé par les dettes liées à un traitement médical coûteux, décide à contrecœur de se rabibocher avec son frère, Danny (parfaitement outrancier Jake Gyllenhaal), braqueur de son état, qui a un juteux boulot à lui proposer. Patatras, nos deux compères vont échouer à se tirer de la banque sans encombres, quitte à investir une ambulance où se tirent la bourre, une infirmière et l’un de ses patients, mal en point.
De ce synopsis à la simplicité déroutante, Bay en tire un divertissement anar, pour ne pas dire kamikaze tant dans sa façon d’être, que dans sa confection. Grandement aidé par une petite pandémie mondiale, qui en l’espace d’un tournage éclair de 40 jours, a transformé l’effervescente et bourdonnante Cité des Anges, en parfait décor de cinéma, Bay filme une fuite en avant sans issue, une partie de GTA à 5 étoiles dont la frénésie, la tension et le suspense sont amplifiés par l’énergie délirante de son artificier. Mieux encore, il applique ce paradoxe à tous les niveaux : lorsqu’il confronte le gigantisme de la ville avec l’étroitesse de son ambulance ; lorsqu’il insinue via son script autant un pur délire méta (des personnages se mettent à citer ouvertement Rock et Bad Boys) qu’une réalité (les soldats américains lâchement oubliés à leur retour du front), mais plus étonnant encore quand il prend soin de gommer toute la dichotomie pouvant exister entre les « gentils » et les « méchants ». Si bien qu’à l’arrivée, indépendamment de leur motivations, louables ou non, difficile de réellement condamner nos deux braqueurs qui semblent davantage être les victimes d’un libéralisme étouffant et d’un destin omnipotent, que d’un simple passage du côté obscur.
Mais là où Bay illustre tout le talent qu’on lui connait, c’est sans surprise dans la technique. Sa façon de tourner, qui avec le temps semble être de plus en plus idiosyncrasique, est vraiment la plus-value de tout le projet. Tant au-delà du festival attendu d’explosions et de fusillades, le cinéaste se met à utiliser une technologie qui sera sans nul doute remployé par Hollywood très bientôt : les drones.
Fini les plans aériens, jusqu’ici limités par des contraintes physiques, et place à l’émanation même du chaos. Tantôt irréels, tantôt ahurissants, mais pleinement justifié par la nature chaotique et sans répit de l’histoire, les fameux plans obtenus avec ces drones sonnent comme l’affirmation ultime que Bay est bien une voix dissonante à Hollywood et donc un cinéaste à préserver coûte que coûte. Et ce d’autant plus quand l’on sait que le bougre a accouché d’un pareil projet pour une somme qui, dans les standards du milieu, équivaut à peine au budget cantine d’une superproduction Marvel. Autant dire tout un symbole dans ce monde formaté qu’est Hollywood…
Inutile de dire que même s’il est traversé de quelques défauts propres à l’outrance de son artisan, Ambulance se révèle in fine comme étant un divertissement ultime carburant à la jouissance pure et le magnum opus le plus chaotique, barré et rafraîchissant de la carrière du pyromane le plus frappé d’Hollywood.
Bande-annonce : Ambulance
Ambulance : Fiche Technique
Titre original : Ambulance
Réalisateur : Michael Bay
Scénariste : Chris Fedak
Photographie : Roberto de Angelis
Musique : Lorne Balfe
Casting : Jake Gyllenhaal (Danny), Yahya Abdul-Mateen II (Will), Eiza Gonzalez (Cam), Garrett Dillahunt, Keir O’Donnell
Producteurs : Ian Bryce, Bradley J Fischer, William Sherak et James Vanderbilt
Production : Endeavor Content, Bay Films
Distribution : Universal Pictures
Durée : 140 minutes
Genre : Thriller/Action
Date de sortie : 23 Mars 2022 (France) ; 8 Avril 2022 (USA)
De nos frères blessés est le deuxième long métrage d’Hélier Cisterne (que l’on a vu aussi aux commandes du Bureau des légendes). Le réalisateur y raconte l’histoire vraie de Fernand Iveton, condamné à mort en 1956 en pleine guerre d’Algérie pour une bombe qui n’a jamais explosé et n’avait pas pour objectif de tuer. Condamné et non gracié par François Mitterrand alors Garde des sceaux. Une histoire de fou (pour plagier Guédiguian) qu’Hélier Cisterne fait sienne avec une simplicité bienvenue et pleine d’une belle émotion.
Serre moi fort
La première et seule chose peut-être qui tient l’adaptation de De nos frères blessés (le roman de Joseph Andras qui avait à l’époque refusé son prix Goncourt, quand on vous dit que c’est une histoire de fou !), c’est l’histoire d’amour interprétée avec simplicité et talent par Vincent Lacoste et Vicky Krieps. C’est dans leurs souvenirs, et d’abord ceux d’Hélène, que nous sommes plongés tout au long du film qui court vers l’inévitable. De nos frères blessés est donc d’abord une histoire de mains qui se frôlent de corps qui se caressent et s’oublient l’un avec l’autre. C’est l’histoire d’un regard, d’une rencontre, de quelques mots et du début d’une histoire qui commence en France et s’établit en Algérie, le pays d’origine de Fernand. C’est en tout cas le sens du travail d’Hélier Cisterne et de sa co-scénariste Katell Quillévéré : « quand nous abordons cette adaptation, le cœur battant du projet est celui de ces deux êtres exceptionnels, Fernand et Hélène, dans leurs trajectoires, leurs engagements, leur fidélité à eux-mêmes » (dossier de presse du film). C’est donc par ces deux corps, la manière dont ils s’engagent que le réalisateur aborde le film. Le combat engagé par Fernand ne se fait pourtant pas au corps à corps, son calme impose qu’on l’écoute et le respecte, pourtant, il s’avère incapable de tuer. C’est ce contraste entre stature et fragilité qui est filmé avec beaucoup de douceur par Hélier Cisterne.
Anti-héros
Le film raconte aussi le quotidien de l’Algérie en 1956, mais aussi celui de la France dans laquelle les deux protagonistes se rencontrent. Pas besoin de mille décors et personnages, simplement quelques plans simples qui dressent le portrait des personnages, souvent en gros plans pour monter que c’est à l’humain que s’attache le film, aux figures qu’il tente de rendre attachantes. Il n’occulte pas pour autant les questions qui traversent tout engagement, les tourments qu’il représente et les choix qu’il suppose. Quand le film s’intéresse avant tout dans ses images au toucher, aux gestes, la parole (par les dialogues) se veut plus intellectuelle, plus réflexive. Peuvent être alors abordées des questions aussi cruciales que la justice en temps de guerre, l’exemple en justice, la démocratie, ou encore celle de séparer l’intention et l’acte (Fernand a posé une bombe mais sans intention de tuer, simplement de faire réagir, un peu à la manière des protagonistes de Nocturama de Bertrand Bonello, sur une jeunesse en quête de symboles à détruire et finalement sacrifiée). Tout cela sans grand discours, mais par un regard sur la réalité, même en contre-champ quand Hélène cherche à savoir ce que Fernand prépare et ne veut pas savoir en même temps. Quand les avocats de Fernand tentent de le faire gracier en faisant jouer la presse, quand on voit Mitterrand prendre une décision, dans une courte scène qui ne cherche pas la reconstitution fidèle. La figure de Fernand Yvetot trouve aussi son intérêt parce qu’il se présente comme la figure de l’anti héros (qui ne parvient pas à passer à l’acte, qui n’est pas spécialement soutenu : on le voit lorsqu’il est conspué par un détenu qui lui reproche d’être fier de son combat alors qu’il n’a pas tué). « Je suis obsédé par une question : la représentation de l’héroïsme (…) En découvrant peu à peu les drames, les blessures et les morceaux de bravoure qui se cachaient derrière leur vie ordinaire j’ai aussi vu se creuser un profond fossé entre ce que je percevais d’eux, de leurs récits et le manichéisme, les clichés dominants sur ces périodes de l’histoire » (extrait du dossier de presse du film). Ainsi, même dans son anti-héroïsme, Fernand parviendra à galvaniser les foules d’une simple phrase (entendre par foule des détenus dans leurs cellules, eux aussi condamnés à mort).
Étreinte brisée
Cependant, s’il tente d’écrire son histoire, de faire parler de lui, de devenir médiatique, son drame est d’avoir été laissé dans l’oubli. Il est jugé avec une grande rapidité, encore en tenue de travail, cela fait sens, dans la mise en scène comme cela l’a été dans la vie. À la manière de Martin Provost avec Séraphine ou Violette, avec De nos frères blessés, Hélier Cisterne donne à voir une figure méconnue pour éclairer une histoire encore vivace. Après le récent Des hommes, qui abordait le traumatisme de la guerre d’Algérie dans la vie des soldats français, c’est ici la question de réhabiliter un peuple, de le faire vivant qui est posée. Nous ne sommes pas du côté français, mais bien dans le combat d’un homme qui ne supporte simplement pas de voir écrit sur une plage « interdit aux chiens et aux Arabes » et qui le fait savoir, quitte à le payer de sa vie. Vincent Lacoste prouve une nouvelle fois qu’il peut mettre sa gouaille légendaire au service de la sobriété. On se souvient de cette simplicité dans la douleur déjà vue dans Amandaet qui est ici très à propos. L’acteur est impeccable de séduction puis de conviction. Quant à Vicky Krieps c’est la délicatesse qu’elle déploie ici un peu plus après ses partitions dans Bergman Island et Serre moi fort. C’est d’ailleurs ce magnifique Serre moi fort qui pourrait se voir ici prolongé et être le résumé de cette histoire qui s’ouvre sur la condamnation à mort (« un café? », « une cigarette? ») et se clôt après un écho au début, par une étreinte brisée, mais recréée par les mots, d’une beauté déchirante. Dans la douceur d’un pays ensoleillé, Hélier Cisterne est parvenu à faire entrer la violence, sans grands effets, pour montrer combien nos démocraties sont fragiles et combien l’oublier est une erreur.
De nos frères blessés : Bande annonce
De nos frères blessés : Fiche technique
Synopsis : 1954, Hélène et Fernand tombent amoureux. Avec lui elle part pour Alger, découvre sa beauté et l’attachement que Fernand porte à son pays. Alors que l’Algérie et la France se déchirent, leur vie bascule. L’histoire vraie du combat d’un couple pour la liberté.
Réalisation : Hélier Cisterne
Scénario : Katell Quillévéré, Hélier Cisterne, avec la collaboration de Antoine Barraud. Librement adapté du roman de Joseph Andras « De nos frères blessés » publié aux Editions Actes Sud
Interprètes : Vincent Lacoste, Vicky Krieps
Production : Justin Taurand
Photographie : Hichame Alaouié SBC
Décors : Dan Bevan, Héléna Cisterne
Musique originale : Emile Sornin
Son : Pierre Mertens, Patrice Grisolet, Vincent Vatoux, Benjamin Viau
Direction de production : Sacha Guillaume-Bourbault
Costumes : Rachèle Raoult
Montage : Thomas Marchand, Marion Monnier, Lila Desiles
Production déléguée : LES FILMS DU BÉLIER
Distribution : Diaphana Distribution
Durée : 95 minutes
Date de sortie : 23 mars 2022
Genre : Drame
C’est une histoire aussi vieille que le monde. Le scénariste Benoît Broyart et le dessinateur Laurent Richard mettent en images, dans un noir et blanc seulement contrarié par l’immixtion d’un rouge symbolique, la manière dont une œuvre d’art peut entrer en résonance avec un individu, au point d’en altérer la perception de l’environnement et, in fine, les actes. Maldoror et moi paraît aux éditions Glénat dans la collection « 1000 feuilles ».
Dans Taxi Driver, Martin Scorsese nous invite à explorer la psyché de Travis Bickle, un chauffeur de taxi qui sillonne New York de nuit, tout en maugréant contre les maux qui, selon lui, affligent la métropole américaine. Dans une certaine mesure, et en exploitant le neuvième des arts, Maldoror et moi est une œuvre parente, puisque Benoît Broyart et Laurent Richard y radiographient l’esprit torturé de Martin, un adolescent de dix-sept ans en rupture avec son environnement et tourmenté par la lecture de Lautréamont. À la manière de John Carpenter racontant la dégradation morale d’Arnie Cunningham au contact de sa Plymouth Fury rouge sang dans Christine, le tandem aux commandes de Maldoror et moi va faire des textes du comte de Lautréamont l’incubateur d’une folie qui se fait progressivement jour.
Le cadre de vie de Martin n’a rien d’enchanteur. Orphelin de mère, sous la garde d’un père alcoolique et lymphatique, habitant une banlieue suburbaine sans charme, il se réfugie dans la musique. Abel et Léa, ses compagnons de route, expriment cependant de plus en plus de réserves sur ses idées « glauques ». La rupture sera bientôt consommée et le groupe va péricliter, après que Martin s’est laissé bercer par la plume évocatrice de Lautréamont, dont le personnage mystérieux et abject de Maldoror hante toujours plus l’adolescent. À travers des dessins souvent suggestifs, dont la pluralité de styles est à souligner, Laurent Richard portraiture l’univers intérieur tourmenté de son jeune héros. Maldoror y agit comme un tireur de ficelles, projetant Martin vers la dépravation et la violence à mesure qu’il s’engonce dans les textes de Lautréamont.
« On ne veut pas sortir de son petit confort bourgeois. On ne veut pas s’enfoncer dans le noir. » Ce sont les premiers reproches formulés par Martin à l’encontre d’Abel et Léa, qui accueillent froidement les dernières propositions artistiques de leur ami. Et pour marquer le moment où Maldoror prend le dessus sur son hôte, Benoît Broyart et Laurent Richard empruntent à nouveau à Taxi Driver le symbole du changement capillaire : la crête punkoïde de Travis Bickle semble en effet renfermer les mêmes affects que le crâne rasé de Martin. Replié sur lui-même, sombrant dans un imaginaire lui-même phagocyté par la puissance discursive de Lautréamont, Martin dénonce à l’école une « société pourrie » et « quelques gros PDG de merde qui s’engraissent sur le dos du plus grand nombre ». Il assène à son père : « J’avais besoin de changement, tu ne peux pas comprendre ça, toi qui t’encroûtes dans le canapé ! »
Il y a derrière ces événements deux enjeux universels bien palpables : le deuil – Martin reproche à son père la mort de sa mère, ou en tout cas sa réaction inappropriée à ce drame – et les turbulences de l’adolescence – Martin se cherche, se soustrait aux attaches et aux autorités (parentales, scolaires, sociales, pénales…). « Je constate avec plaisir que mes enseignements cheminent en toi », résume Maldoror, qui agit sur Martin, sous une forme dérivée, comme un cancer comparable à celui de Vidéodrome (David Cronenberg). « Le métier commence à rentrer, Martin. C’est bien. Toute cette boue pénètre en toi, prend ses aises. Je crois que je n’ai pas eu un élève aussi doué depuis longtemps. »
Graphiquement superbe, authentique plongée au cœur de la folie humaine, Maldoror et moi est imprégné par la culture populaire et hybride ingénieusement ses thèmes avec la puissance suggestive de l’art. Benoît Broyart et Laurent Richard façonnent en maîtres un album dense, troublant et fascinant.
Maldoror et moi, Benoît Broyart et Laurent Richard Glénat, mars 2022, 144 pages
Un polar chilien, un dessinateur brésilien, un futur dystopique où les drogues de synthèse et les androïdes ont pignon sur rue, The Last Detective, de Claudio Alvarez et Geraldo Borges, fait l’événement aux éditions Drakoo.
Une drogue synthétique dérivée du vitrium, « le minerai qui fait marcher le monde », vient de faire sept victimes en deux semaines. Le robot policier B-Nicius a fait ses calculs : seule l’ex-gloire de la police Joe Santos est à même de résoudre une enquête qui donne du fil à retordre aux équipes de sa supérieure Marlen. « Ma sélection algorithmique ne se trompe jamais », lui assure-t-il, alors qu’elle peine à se faire à l’idée de recourir aux services de l’ancien coéquipier de sa défunte sœur. C’est le point de départ de The Last Detective, dont le cadre dystopique n’est autre qu’une métropole de New Amazonia où les intelligences artificielles et les androïdes foisonnent – et ont la capacité de s’hybrider avec des corps humains, obsession cronenbergienne s’il en est.
Joe Santos est-il une légende ou un raté ? Le question n’est pas encore tranchée au moment où une troupe d’élite se positionne autour de son repère pour lui remettre le pied à l’étrier. Plus sûre est la dangerosité de Black Joao, qu’on soupçonne d’écouler une drogue dévastatrice. Si l’affrontement entre ces deux personnages est tôt contenue en germe dans l’album, elle cache quelque chose qui révèle des pans entiers de nos sociétés : le culte de l’apparence, l’attrait de la jouissance immédiate, matérialisés par une substance mortelle mais fugacement transcendante. Ainsi, pour bénéficier de quelques jours au firmament physique, les consommateurs de vitrium sont prêts… à renoncer à la vie. C’est finalement par un effet de loupe qui porte ses effets (extase momentanée, dégradation physique progressive) à incandescence que la drogue, ses tenants et ses aboutissants se voient questionnés dans The Last Detective.
Claudio Alvarez et Geraldo Borges recourent aux principes du buddy movie, dialoguent avec leurs lecteurs à travers des extraits de l’Amazonian Press, font étalage de qualités figuratives indéniables, ménagent à la fois la psychologie de leurs personnages (par exemple à travers un flashback explicatif) et le spectacle (la traque de Joe Santos, le massacre de la discothèque, l’assaut du commissariat par une bande de dealers, etc.). Si The Last Detective ne révolutionne pas le genre et reste parcimonieux dans son élaboration d’IA auto-apprenantes et nuisibles, l’album n’en demeure pas moins divertissant et dense. Suffisamment en tout cas pour qu’on tienne à l’œil ses deux façonniers.
The Last Detective, Claudio Alvarez et Geraldo Borges Drakoo, mars 2022, 72 pages