Cinéma

Disclosure Day : la face sombre de l’émerveillement

Presque 50 ans après "Rencontres du troisième type", Steven Spielberg revient à ses grandes énigmes du cosmos avec "Disclosure Day". Un thriller conspirationniste, porté par Emily Blunt et Josh O'Connor, qui déconstruit la science-fiction pour mieux interroger notre époque sur la désinformation, la dissimulation gouvernementale et la foi en l'humanité. Une réussite !

Scary Movie 6 : l’humour sans danger

Les Wayans voulaient canceller la cancel culture, offenser tout le monde à égalité et prouver que leur humour n'avait pas pris une ride. "Scary Movie 6" prouve exactement le contraire.

Toutes mes sœurs : projection privée

Massoud Bakhshi a filmé ses deux nièces depuis l'enfance. Il nous en restitue le montage, avec l'ambition de parler, à travers ce cas particulier, de la société iranienne dans son ensemble. Le pari n'est que très partiellement tenu.

Vol au dessus d’un nid de coucou de Miloš Forman

En 1975, le réalisateur  Miloš Forman décide d'adapter le roman de Ken Kesey (1962) Vol au dessus d'un nid de coucou. Cette œuvre, qui sera récompensée par de nombreux prix, invite le spectateur à pénétrer dans un hôpital psychiatrique et le confronte à cet univers qui attire autant qu'il effraie : le monde de la folie.

The Great Dictator : une satire drôle et percutante

Avec The Great Dictator, Chaplin offre un message politique engagé. Alors que la guerre se répand en Europe, que les USA pratiquent une politique isolationniste, le petit homme au chapeau melon livre un pamphlet satirique et visionnaire sur Hitler.

The Generation of Evil : L’éternel bûcher

L’histoire de la Lituanie est une correspondance permanente entre son passé soviétique et son identité actuelle, confuse encore fragile aujourd’hui. L’auteur de la trilogie Zero, Emilis Velyvis, revient alors sur ce même genre de chronique désabusée, au service d’un thriller captivant. The Generation of Evil ne manque pas de sensations fortes et n’hésite pas à plonger davantage dans les ténèbres pour y autopsier la condition humaine.

Les figures de style cinématographiques : d’Orson Welles à Terrence Malick

Le Magduciné a sélectionné quatre réalisateurs et leurs célèbres techniques. Éclairage à travers des choix de mise en scène, la frontière qui sépare le spectateur de l’écran s'efface discrètement, créant ainsi une immersion totale le temps d’une séquence où l’on module le temps, provoque le vertige ou injecte des émotions.

Farang, quasi sang faute, 100% français !

"On lui a tout pris, il va tout leur prendre" Sérieusement ? Pouahaha. Ils nous font bien rire avec ce pitch vieux comme le monde. Pourquoi réaliser un film pareil alors que John Wick existe et cartonne ? Cerise sur le gâteau, il s’agit d’une production française. Alors, qu’est-ce que ce sera ? Des combats mal chorégraphiés à coups de baguettes, pendant que Christian Clavier débarque en scandant "qu’est ce que c’est qu’ce binz ?!" tout en balançant des vannes racistes à droite à gauche ?  Eh ben, non en fait. Farang est juste un foutu bon film !

House : Aunty et ses drôles de dames

46 ans après sa sortie, le public de l’hexagone a officiellement l’honneur de découvrir une comédie horrifique pop et jouissive, dont nous connaissons que trop bien les cinéastes qui s’en sont inspirés. Rocambolesque, visuellement sidérant et terrorisant, House possède une saveur unique dont le premier visionnage, et sans doute pas le dernier, nous donne l’impression d’avoir le cerveau qui se liquéfie, la tête qui flotte et les doigts engourdis, soit à peu tout ce qu’on l’on trouvera dans cette sinistre maison hantée en somme.

Indiana Jones et le Cadran de la destiné, chapeau bas Mr Ford !

Vous le savez, il existe une belle malédiction qui plane sur les suites de films à succès, longtemps après les films originaux. Les exemples de naufrage artistiques et financiers ne manquent pas. Indiana Jones et le Royaume du Crane de cristal, quatrième opus de la saga en a même fait l'expérience, dix-neuf ans après La Dernière Croisade. Boudé par une partie des fans et de la presse, le film de Steven Spielberg avait déçu et c'est avec cet opus controversé que semblait s'achever la saga. Aujourd'hui, quinze ans plus tard, James Mangold ressort notre archéologue du placard pour une ultime aventure. Et, aux vues des dernières productions du monsieur (le brillant Mans 66 et l'exceptionnel Logan), on s'est dit… Pourquoi pas ? 

Elle s’appelle Barbara : la fiancée du djihadiste

Avec Elle s’appelle Barbara, Sérgio Tréfaut signe un septième long-métrage saisissant, en accompagnant son héroïne en Irak, dans un camp de prisonniers djihadistes.

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« Une dernière partie de flipper » : grandir, tout simplement

Avec "Une dernière partie de flipper", Rune Ryberg transforme les salles d’arcade des années 1990 en un territoire initiatique peuplé d’adolescents perdus, de néons fatigués et d’amitiés plus ou moins toxiques. Sous ses couleurs saturées et son trait nerveux, cette chronique danoise nous raconte ce moment brutal où l’on comprend qu’il faudra un jour quitter l’enfance, même sans trop savoir comment.

Quelle place pour les super-héros dans le cinéma hollywoodien contemporain ?

Sébastien David et Hélène Valmary dirigent aux PUR un ouvrage collectif intitulé Les super-héros dans le cinéma hollywoodien contemporain. Ce dernier prend le blockbuster au sérieux : plus qu'un produit industriel ou le symptôme patenté de l’hégémonie Marvel, le super-héros y est analysé comme carrefour de formes, de gestes, de sons, de corps ou encore de croyances. Un laboratoire où le cinéma contemporain rejoue, parfois malgré lui, toute une histoire des images.

« Fils de bourge » : la libellule contre le crapaud

Un gamin qui prend des coups. Une usine qui se met en grève. Et la France de 1936 qui vacille. Éric Stalner parvient parfaitement à fondre l'histoire intime dans la grande Histoire, sans que l'une n'écrase l'autre.

« Hippie Papy » : Honoré et les autres

Zidrou et Arno Monin signent une comédie familiale qui gratte doucement là où ça chatouille. Ils mettent en scène un vieux hippie qui fait du yoga à poil dans son jardin, un fils notaire coincé, une belle-fille qui surveille l'héritage comme le lait sur le feu et un fils adoptif débarqué de Montréal sans prévenir. 

Une vie paisible… dans l’arche de Noé ?

« - Et voilà, le dépôt est enregistré. Vous pouvez rentrer chez vous avec le petit. Un éducateur vous appellera bientôt pour venir le chercher. - Hein ? Euh… Quoi ? Mais je ne veux pas le garder, moi ! Vous n’avez pas de… dortoir ? - Ici, non. Il y a le centre d’accueil au chef-lieu, mais il faut faire de la route. Vous êtes véhiculé ? - Ben non, mais je ne peux pas l’accueillir. Et c’est pas pour moi que je dis ça, c’est pour lui ! - Vous avez de la famille qui pourrait vous aider ? - Ah nonnonnonnon… »