Premier long métrage de la réalisatrice soudano-russe Suzannah Mirghani, "Cotton Queen" suit Nafisa, adolescente élevée dans un village cotonnier du Soudan, tiraillée entre les récits coloniaux de sa grand-mère et l'arrivée d'un homme d'affaires venu imposer ses graines génétiquement modifiées. Un film sobre sur l'émancipation et la mémoire.
Dans "Une affaire turque", Hüseyin Aydin Gürsoy filme moins un thriller qu'une faille : celle d'un homme pris entre deux mondes qui ne lui pardonnent pas d'appartenir à l'autre. Avec une mise en scène sensible, le cinéaste ausculte les stigmates invisibles du transfuge, et fait de Lionel Erdogan un héros fracturé dont le vrai combat n'est pas judiciaire, mais existentiel.
"Spider-Man : Brand New Day" marque le meilleur retour du tisseur au cinéma depuis la trilogie de Sam Raimi, porté par des effets pratiques bluffants et un Tom Holland toujours parfait. Mais le film reste plombé par un cahier des charges Marvel étouffant et le retour discutable de Zendaya en MJ.
L’Iran n’est plus que le miroir d’une casse automobile, où des individus déambulent dans l’espoir d’exister dans un avenir proche et incertain. Telle est la démonstration de The Wastetown, avec une mère revancharde comme fil rouge, et qui sonne l’état d’urgence dans lequel le pays régresse. Une tragédie satirique et un thriller haletant !
Le basketball arrive à son paroxysme dans un univers que l'on qualifierait pourtant de masculin. Cependant, The First Slam Dunk transcende les individualités du shōnen dont il est adapté, afin de réunir petits et grands, amoureux du manga, du sport ou de cinéma autour d’un plan de jeu unique et une animation à couper le souffle.
Il faut souligner l'ambition pour le réalisateur Hugo P. Thomas de vouloir livrer un teen movie se plaçant dans nos campagnes françaises. De vouloir raconter une histoire candide à hauteur de jeunes adolescents. Mais en partant d'un postulat moralement discutable et maladroit, le projet s'écroule et en devient gênant.
Tous liés les uns aux autres, telle est la base d’un écosystème. Francisca Alegría réunit un traumatisme familial et une fable écologie à la même table afin d’en étudier l’équilibre. Optimiste et poétique, La vache qui chantait le futur se définit ainsi comme une ode à la vie et une invitation à la renaissance.
On peut toujours se méfier lorsque Netflix allèche nos babines de cinéphiles avec un high concept ou un postulat intéressant, car la plupart du temps ils sont mal exploités ou complètement ratés. Ce n’est pas le cas ici. En effet, Ils ont cloné Tyrone est un excellent foutoir – dans le bon sens du terme – qui mélange les genres et les tonalités avec brio. C’est super original, à la fois drôle et captivant, et doté en plus d’une patine rétro du meilleur goût. Un film cool et pertinent lorsqu’il tente une analyse sociétale en filigrane.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »