Avec Primetime, Lance Oppenheim transforme les dérives d’une émission américaine controversée en thriller trouble et formellement radical, porté par un Robert Pattinson impressionnant.
Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.
Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.
Les 28 Hommes de Panfilov est, a priori, un film de guerre plutôt réussi, offrant une belle tension dramatique et quelques scènes impressionnantes. Gros succès en Russie, le film raconte une histoire connue et très populaire dans ce pays. Mais le film va aussi se retrouver au centre d’une polémique qui met en lumière l’utilisation politique de l’histoire.
Ne vous laissez pas duper par son aspect des plus "naturalistes". Le film sort de l'ordinaire. La mise en scène ou les thématiques "Coming of Age" ne sont qu'un prétexte pour mettre en scène une addiction intensément dérangeante. Derrière l'arrivée de Justine à sa première année d'université pour devenir vétérinaire, il y a un secret de famille. Celui d'une terrible envie alimentaire. C'est dans la nature humaine de développer une addiction. Quand les choses vont mal ou que les changements induisent beaucoup de stress, il y a fort à parier qu'on recherchera de la "douceur" ou de l'apaisement, à travers ce qui fait exploser nos taux d'hormone du plaisir. L'alcool, la nourriture, la fête, le sexe sont des déviations que l'on se trouve comme refuge. Alors pourquoi cela serait-il différent pour Justine et la viande...humaine.
Après Body Snatchers en 1993, Abel Ferrara continue d'explorer le cinéma d'horreur avec The Addiction en 1995. La figure du vampire y est vectrice d'un questionnement sur le mal en Occident.
Les films français traitant de l'alcoolisme étaient encore rares en ce début des années 60, lorsque sort Un Singe en hiver. A travers le drame de deux hommes (et d'une femme), le film de Verneuil montre l'alcoolisme comme quelque chose à la fois grandiose et dramatique.
La trilogie du Seigneur des anneaux réalisée par Peter Jackson insiste sur "le fardeau" attaché à la possession de l’anneau. Objet magique et malfaisant, l’anneau génère une addiction si forte, si ancrée dans l’esprit qu’elle ne peut guérir totalement. La dépendance à l’anneau frappe, de près ou de loin, la majorité des personnages, et rien ne permet véritablement de s’en prémunir. Toutefois, le désir humain de pouvoir et de conquête rend indéniablement plus sensible à l’emprise de l’anneau. Ce même sentiment se retrouve à l’origine des conflits mondiaux. Peut-être faut-il y lire un message de paix de J.R.R. Tolkien, soldat lors de la Première Guerre mondiale.
Interdit aux chiens et aux Italiens est un film d'animation construit sur la base d'un dialogue imaginaire entre le réalisateur Alain Ughetto et sa grand-mère, Cesira. C'est une histoire familiale autant qu'un film de trouvailles, de fabrication. Une œuvre touchante et sincère traversée par le nomadisme, la guerre et la transmission.
Les films de Philippe Lacheau, c'est du pop-corn. On sait quel genre de produit on consomme en entrant dans la salle. On sait qu'on va rire, parfois beaucoup. On sait que notre vie sera exactement la même à la sortie. On sait que l'on va avoir l'essentiel de ce qu'on attend d'une comédie : de l'évasion et du rire. Retrouver la Bande à Fifi, c'est se retrouver entre potes, un après midi ou un soir, pour un moment de franche rigolade. Et, disons-le maintenant, Alibi.com 2 est de très loin les meilleures retrouvailles dont on pouvait rêver.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.