Premier long métrage de la réalisatrice soudano-russe Suzannah Mirghani, "Cotton Queen" suit Nafisa, adolescente élevée dans un village cotonnier du Soudan, tiraillée entre les récits coloniaux de sa grand-mère et l'arrivée d'un homme d'affaires venu imposer ses graines génétiquement modifiées. Un film sobre sur l'émancipation et la mémoire.
Dans "Une affaire turque", Hüseyin Aydin Gürsoy filme moins un thriller qu'une faille : celle d'un homme pris entre deux mondes qui ne lui pardonnent pas d'appartenir à l'autre. Avec une mise en scène sensible, le cinéaste ausculte les stigmates invisibles du transfuge, et fait de Lionel Erdogan un héros fracturé dont le vrai combat n'est pas judiciaire, mais existentiel.
"Spider-Man : Brand New Day" marque le meilleur retour du tisseur au cinéma depuis la trilogie de Sam Raimi, porté par des effets pratiques bluffants et un Tom Holland toujours parfait. Mais le film reste plombé par un cahier des charges Marvel étouffant et le retour discutable de Zendaya en MJ.
Michelangelo Merisi naît à Milan ou Caravaggio, dans le nord de l'Italie, le 29 Septembre 1571. Sa famille n'est ni pauvre comme il a longtemps été prétendu, ni riche. Le père est contremaître, ce qui met la famille à l'abri financièrement. Mais la peste frappe Milan de plein fouet, ente 1575 et 1577. Michele perd ses parents dans cette tragédie. Les biographes de sa vie lui attribuent un caractère belliqueux et querelleur depuis sa jeunesse, qui lui valent déjà des plaintes.
Tirailleurs est le deuxième film de Mathieu Vadepied, après La Vie en grand en 2014. Le réalisateur décide d'aller du côté de l'intime avec ce récit sur les tirailleurs sénégalais de la guerre 14. L'histoire d'un père et de son fils dont la vie et la relation basculent après que l'enfant est kidnappé et le père enrôlé "volontaire". Ce dernier a alors un seul objectif : sortir son fils vivant du front, quitte à en payer le prix fort.
Après avoir mis en scène les fantômes de sa vie au théâtre avec Le Ciel de Nantes, Christophe Honoré parle de deuil et de renaissance dans Le Lycéen. Il raconte l'histoire d'un adolescent confronté à la mort de son père et à son désir, qui devra choisir s'il renonce ou non à l'amour, car après tout comme le réalisateur l'a écrit pour Alex Beaupain : "J'ai l'amour en haine /L'amour rend si bête / Aimons-nous à peine/ La vie La vie c'est bien mieux /Sans ce baratin" ...
Trois ans après A Couteaux Tirés, Rian Johnson et son détective Benoit Blanc reviennent sur nos écrans. Cette fois sur Netflix, le cinéaste prolonge sa déconstruction du genre, qu'il avait bien entamée dans son premier opus. En résulte un film dans la continuité de son modèle, mais qui pousse les curseurs plus loin, à la fois pour le meilleur et le pire.
En ce mois de décembre, Le Mag du Ciné vous propose un cycle sur l’art comme élément secondaire d’une œuvre, et ce que cela apporte au film, livre, série, etc. Cet article, sans se concentrer sur un seul titre, se propose d’analyser, de manière transversale, le rôle et les intentions prêtées à l’art, lorsqu’il n’est pas sujet ou acteur principal d’une œuvre.
Dire que Spielberg est en forme ces dernières années tient de l'euphémisme. Après un Ready Player One très réussi (bien qu'un tantinet sous exploité), c'est avec West Side Story que le réalisateur de certains des plus grands chefs d'oeuvre du cinéma à renouvelé avec l'excellence. Avec The Fabelmans, le cinéaste de 76 ans revient à un genre plus intimiste et surtout, plus personnel. Verdict ?
Attention, sujet inépuisable. C’est parce qu’elles peuvent se prévaloir d’une pluralité qui n’a d’égale que leur abondance que les controverses artistiques font l’objet d’un dossier permanent, régulièrement alimenté par nos rédacteurs. Cinéma, peinture, littérature, art contemporain, théâtre, musique… Partout et en tout temps, les artistes n’ont cessé de heurter les sensibilités, de bousculer l’ordre établi, d’interroger les sociétés, leurs valeurs et travers. Et quelquefois, ce sont eux qui se sont pris les pieds dans le plat. Épisode deux.
Inspirée des grands films d'espionnage, la comédie Le Parfum vert se veut un pastiche non plombé par ses écrasantes références. Dommage que le film ne suive pas, jusqu'au bout, l'énergie de ses débuts. Au final, une comédie policière légère et plaisante, sans plus.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »