Cinéma Flop 2017 : Nos plus grosses déceptions

2017 nous a offert de très bons long métrages mais aussi son lot de déceptions cinématographiques. Parmi eux, Les Proies de Soffia Coppola ou encore Justice League de Zack Snyder… Découvrez notre flop 10, composé des pires films de l’année.

En réponse à notre top 20 des meilleurs films de 2017, il fallait également un flop. Nous aurions pu vous choisir le pire qu’on a pu voir cette année, mais on s’est dit que reparler de A bras Ouverts ou de Raid Dingue n’était pas très intéressant.
Du coup on a préféré vous parler de nos plus grosses déceptions, des films qui auraient pu être des grands mais qui se sont pris les pieds dans le tapis, par de grands réalisateurs ou non.
Il est à noter que parmi ces plus grosses déceptions, on en retrouve qui sont aussi très appréciés, comme 120 battements par minute ou Dunkerque. Pour avoir déçu une partie de la rédaction, ces films échouent aux portes du top 20, et se retrouvent dans ce flop. Comme nous sommes joueurs, vous trouverez le lien vers les critiques, souvent positives, pour ces films plus sources d’avis divergents que vraiment mauvais.

10. A Cure for Life,
de Gore Verbinski

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Vincent : « Trop emballé par ses expérimentations visuelles, le prometteur Verbinsky oublie de soigner son scénario. A trop vouloir surprendre le spectateur à grand renfort de twist enchaînés, le film en devient brouillon, incohérent, et finit par marcher de façon un peu trop voyante sur les plates bandes de Martin Scorsese, pour finir comme un mauvais épisode de Chair de Poule. »
Kévin B : « La première heure du film, encouragée par une intrigue prometteuse et une esthétique à tomber, nous laisser présager du meilleur! Hélas, Verbinski embourbe son récit dans des situations de plus en plus risibles, jusqu’à un final effarant de ridicule, et pas du meilleur goût ! »
Adrien : « 2h30 de beauté glacée où plus le mystère se dévoile, plus on a peur de comprendre vers quoi on va (une déception, spoiler) pour finir dans du grand-guignolesque assez indigent et hors propos. Sacrément dommage. »
Note lors de la sortie salle : 2/5

9. Kingsman : Le Cercle d’Or,
de Matthew Vaughn

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Vincent  : « Problème de rythme, scénario écrit à la vas-y-que-j’te-pousse et manque d’équilibre entre les différents registres. Après la bonne surprise du premier épisode, Vaughn montre ses limites en préférant la surenchère à la cohérence, avec le même problème que Machete Kills : trop de stars tuent la star. »
Antoine D : « Le premier film ne cessait de le répéter : c’est à ses manières que l’on juge un homme. Comment donc juger autrement que par ce gâchis putassier et obscène, cette parodie de James Bond coupée à la blague beauf et aux enjeux inconsistants ? »
Antoine M : « Ah ça pour valdinguer sur du vide, les Américains savent y faire oui, mais pour proposer un semblant d’empathie, de frisson ou de surprise il n’y a plus personne. »
Lire la critique (positive) de Kevin B : 4/5

8. Les Proies,
de Sofia Coppola

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Ariane : « Une 1ère partie molle, une fin prévisible et des persos assez creux, ce remake reste bien fade et paradoxalement peu féministe. »
Maxime T : « Y’a autant de tension sexuelle que dans un épisode de Derrick. Par pitié, arrêtez de donner des rôles à Colin Farrell. Mention spéciale pour le personnage super mal écrit de la pauvre Kirsten Dunst. »
Gwennaëlle : « Une mise en scène élégante pour un film lent et ennuyeux servi par des actrices fades. »
Adrien : « Les Proies ou la preuve filmée qu’il faut se méfier des contrefaçons. »
Lire la critique (positive) de Kévin L : 4/5

7. Alien Covenant,
de Ridley Scott

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Ariane : « Scott détruit sa créature, la créature détruit son créateur. Contemplation désenchantée d’un art morbide où se déchire le voile du mystère ». Tout le mystère installé par Prometheus est dévoilé, un peu dommage. Le film tombe aussi un peu dans le gore sanguinolant au détriment du vrai film d’horreur à atmosphère angoissante comme l’était Alien le 8ème passager. Le traitement du thème de la création est un peu maladroit. Reste un bon Fassbender. »
Hervé : « Scott ravage le mythe des xénomorphes en cherchant bêtement et inutilement à expliquer leur création. »
Jeap : « Le projet très attendu d’un Alien V par Neill Blomkamp fut officieusement annulé suite à l’annonce d’un Alien: Covenant, dont le résultat reste bien inférieur au simple travail préparatoire de Alien V »
Note lors de la sortie salle : 2,5/5

6. Valérian,
de Luc Besson

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Vincent : « Malgré son admiration que l’on ne saurait lui démentir pour l’œuvre d’origine, Besson échoue à faire son space opera français. Tous les éléments sont dans le film, mais le réalisateur n’arrive pas à les agencer correctement. Une simple réécriture du scénario avec moins de blabla et plus d’actions aurait déjà rendu l’ensemble beaucoup plus digeste. Décevant, mais toujours moins que la carrière d’Edgar Wright. »
Marushka : « Valerian, le pire film de l’année, impossible de faire abstraction du budget exorbitant pour un résultat aussi minable : scénario inexistant, moneyshots inutiles, personnages au degré zéro de toute profondeur, acteurs nuls, effets visuels à vomir. »
Kévin B : « Certes, c’est visuellement splendide, et de nombreux décors nous ravissent la rétine. Encore aurait-il fallu un semblant de scénario et des acteurs un minimum convaincants! »
Lire la critique (plutôt gentille) de Roberto : 3/5

5. 120 battements par minute,
de Robin Campillo

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Mégane : « À force de n’en entendre que du bien, on finit évidemment par être déçu. Si 120 BPM nous offre une très belle et émouvante réalisation, la mise en scène et les personnages se retrouvent quant à eux, complétement caricaturés et bourrés de clichés. De quoi dénaturer cette œuvre, à première vue pourtant si belle. »
Benjamin : « 120 BPM alterne entre métaphores balourdes et douteuses, dialogues stupides (mention au « tu fais quoi dans la vie ? » – « je suis séropositif ») et réalisation scolaire des scènes d’amphi, entre autres, pour aboutir à un film cliché empli de lieux communs plutôt qu’une œuvre réflexive sur les notions d’engagement et de pulsion de vie. »
Antoine D : « Ayant souffert d’un emballement médiatique disproportionné, quel dommage à l’arrivée de récolter un film ayant le toupet d’être partagé entre un portrait militant subtil et une romance balourde et surannée. »
Antoine M: « Film survendu au même titre que La La Land, cloisonnant le spectateur jusqu’à étouffement, 120 BPM propose une belle histoire d’amour guère convaincante teintée de tragédie. »
Lire la critique (élogieuse) de Chloé : 5/5

4. Song to Song,
de Terrence Malick

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Tina : « Malick caricature son cinéma avec ce Fuck tout Fuck interminable, vide et prétentieux, avec cette pauvre Rooney Mara (et sa voix-off pénible), se contentant d’être mignonne en s’enroulant ridiculement dans des rideaux comme dans une pub pour Guerlain. »
Maxime T: « La vision de l’amour par Malick se résume à se courir après en rigolant dans des appartements qui feraient saliver Stéphane Plaza. Seule Rooney Mara peut donner la force de tenir les 2h (et encore). »
Chloé : « Que c’est long, et prétentieux, et vide ! Le dernier plan à lui seul achève le spectateur qui se demande vraiment ce qu’il est venu voir : une pub de deux heures pour un énième parfum ou un vague mélo sur la force de l’amour, de l’air pur de l’eau fraîche ? »
Lire la critique (positive) de Frédéric : 3,5/5

3. Justice League,
de Zack Snyder

Jeap : « Après les médiocres Suicide Squad et Wonder Woman, la Warner Bros semble continuer dans sa lancée avec un Justice League qui commet les mêmes erreurs que les deux sus-nommés mais en pire. »
Marushka : « Justice League, un plan marketing géant aux allures de feu d’artifice de pétards mouillés qui ne sert à rien sauf à annoncer le prochain feu d’artifice de pétards mouillés de la Warner/DCU »
Ariane : « Perdu entre 2 réalisateurs, entre l’identité DC et l’humour Marvel, JL piétine et ne garde le cap qu’au cœur de l’action. »
Kévin B : « Suite à de nombreuses complications, Justice League se perd entre deux identités incompatibles! En résulte un film malade, terriblement bancal, et qui sonnera peut-être définitivement le glas du DC Universel ».
Antoine D : « Monstre de Frankenstein façonné par des corporatistes sans scrupules, Justice League est de cette trempe de films trop soucieux de plaire qu’il en oublie de prendre justement des risques, pourtant jusqu’ici apanage de DC Comics. »
Lire la critique (plutôt gentille) de Roberto : 3/5

2. Dunkerque,
de Christopher Nolan

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Mégane : « Dunkerque laisse un goût d’inachevé. Nolan semble être passé à côté de son film en nous contant une histoire d’une grande platitude. À la fin du visionnage, Dunkerque nous laisse une sensation de vide sidéral. »
Adrien: « Tic tac, tic tac, tic tac. Nolan creuse le sillon entamé avec Interstellar, c’est très conceptuel pour lui, sûrement très profond et probablement sensoriel quand on est pas saoulés par le dispositif lourdingue. Le souci c’est qu’après le film il faut le montrer à des gens. »
Hervé : « En reprenant des procédés qui avaient fonctionné dans ses films précédents (les différentes chronologies, la volonté d’être immersif), Nolan se perd complètement dans un film artificiel, excluant des spectateurs qui ne se sentent jamais vraiment concernés par ce qui se déroule à l’écran. »
Lire la critique (élogieuse) de Antoine D : 5/5

1. Mother !
de Darren Aronofsky

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Maxime T : « Tu la vois ma belle grosse métaphore qu’elle est belle. Rarement vu quelque chose d’aussi insupportable, et comme si ça ne suffisait pas, on nous fout la gueule de J-Law quasi tout le temps en gros plan. »
Mégane : « Une pure déception. Tout simplement un méli-mélo d’incompréhension. À trop vouloir en faire et rendre son œuvre unique et originale, Darren Aronosky a fini par se perdre dans son propre scénario. Pour moi, c’est une véritable overdose et une migraine assurée après le visionnage. »
Sébastien : « Darren Aronofsky semble s’enfoncer encore plus dans la névrose avec une œuvre certes passionnante mais pleine d’esbroufe, redondante et ringarde dans ses effets visuels grandiloquents. »
Chloé : « Mother! est une overdose de tout : signification, sonorités, bruits, musiques, bizarreries, si bien qu’au final, on ne sait plus ce que l’on regarde, à part une énorme purge qui se voudrait très très (trop?) intelligente. »
Clément : « Mother! est un film complètement inutile et insignifiant. Tout se veut compliqué mais au final il n’y a rien à comprendre. Nul doute que cette métaphore biblique ratée constituera l’un des plus gros ratés de Darren Aronofsky. »
Lire la critique (élogieuse) de Frédéric : 5/5

 

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