25 ans. Cela fait 25 ans, que le Festival de Gérardmer rameute chaque année les fans de cinéma de genre dans la station de ski vosgienne. Crée en 1994 pour remplacer le festival d’Avoriaz, le Fantastic Arts a depuis accueilli de très grands noms du genre tels que John Carpenter ou Dario Argento, et a permis de récompenser de futurs films cultes comme Scream, Le jour de la Bête, Morse ou encore Cube. Causons cinema sera bien évidemment présent lors de cette édition anniversaire qui se déroulera du 31 janvier au 4 février, mais avant toute chose, il est temps de faire un point sur la sélection.
Pour fêter comme il se doit cette 25ème édition, le Festival de Gérardmer a décidé d’honorer un invité de marque, le cinéaste hispanique Alex de la Iglesia, lauréat du Grand Prix en 1996 pour son film Le Jour de la Bête. Une rétrospective lui sera consacrée où l’on retrouvera bien évidemment le film précédemment cité, mais également Action Mutante,Le Crime Farpait ou encore son tout dernier film Pris au piège. En plus de cette rétro nous retrouverons les catégories habituelles, à savoir la compétition internationale qui aura pour but d’élire le Grand Prix, mais également les films hors compétition, la compétition de courts-métrages, la nuit décalée, et une nuit consacrée à la saga culte initiée par Clive Barker, Hellraiser. Ce sera donc en tout pas moins de 45 films de 15 nationalités différentes qui seront présentés, dont 17 avant-premières françaises.
Comme l’an dernier la compétition internationale verra 10 films se disputer le tant convoité Grand Prix. Parmi ces 10 films, il est intéressant de noter que l’on compte pas moins de 5 films produits ou coproduits par la France. Dans ces productions françaises, on retrouvera notamment le nouveau film de Pascal Laugier (l’auteur de Martyrs), Ghostland avec Mylène Farmer au casting. À ses côtés Coralie Fargeat viendra présenter son premier film, un rape and revenge répondant au nom simple mais efficace de Revenge. Le film d’animation adapté de la BD Mutafukaz signé Run sera également projeté en compétition. Du côté des production étrangères, on distingue la présence de Tragedy Girls déjà présenté au PIFF et au FEFFS, de The Lodgers, un film irlandais signé Brian O’Malley, Housewife, une production franco-turque de Can Evrenol, et du canadien Les Affamés réalisé par Robin Aubert. Montré à l’étrange festival, les Bonnes Manières défendront les couleurs du Brésil, tandis que Chasseuse de géant sera le premier film anglais du danois Anders Walter. Pour finir avec la compétition, les hostilités seront ouvertes par le premier film du scénariste de l’Oprhelinat de Bayona, lauréat du Grand Prix en 2007, Sergio G. Sanchez, Le Secret des Marrowbone.
Qui dit compétition, dit bien évidemment jury, et comme l’an dernier celui-ci sera entièrement francophone. Mathieu Kassovitz aura donc la lourde tache de présider un jury éclectique comptant acteurs, actrices, réalisateurs ou encore cascadeur. On y retrouvera la Québécoise Suzanne Clément, la récente révélation Finnegan Oldfield ainsi que la comédienne Pascale Arbillot. Après Louis Leterrier l’an dernier, c’est un autre poulain de Luc Besson qui sera présent en la personne d’Olivier Megaton. Complètent le jury, les comédiennes Aïssa Maiga et Judith Chemla, le réalisateur et scénariste, Nicolas Boukhrief et le cascadeur et acteur David Belle. Le jury courts-métrages sera quant à lui présidé par le duo Hélène Cattet/Bruno Forzani.
En ce qui concerne les films hors-compétition, la sélection sera de tous horizons. On notera la présence du nouveau film de Kiyoshi Kurosawa (invité d’honneur l’an dernier), Avant que nous disparaissions. Son compatriote Ryuhei Kitamura présentera Downrange sa nouvelle production américano-japonaise. Parmi les français, cette édition marquera le retour de Xavier Gens avec Cold Skin ou les débuts de Dominique Rocher avec La Nuit a dévoré le monde. À noter également la présence du troisième volet de la saga du Labyrinthe, le Remède Mortel. En ce qui concerne la clôture du festival, ce sera le film australien Winchester qui s’en occupera avec Jason Clarke et Helen Mirren au casting. Pour les 25 ans, le festival avait également lancé sur les réseaux sociaux un vote pour élire le meilleur Grand Prix et après de nombreuses participations, c’est Scream qui a emporté le sondage et qui sera donc projeté lors de cette 25 ème édition.
COMPÉTITION OFFICIELLE LONGS MÉTRAGES
Le Secret de Marrowbone de Sergio G. Sanchez (Espagne) (Film d’ouverture)
Les Affamés de Robin Aubert (Canada)
Les Bonnes Manières de Juliana Rojas et Marco Dutra (Brésil)
Chasseuse de géants de Anders Walter (Angleterre)
Ghostland de Pascal Laugier ( France)
Housewife de Can Evrenol (France, Turquie)
The Lodgers de Brian O’Malley ( Irlande)
Mutafukaz de Guillaume « RUN » Renard et Shojiro Nishimi ( France, Japon)
Revenge de Coralie Fargeat (France)
Tragedy Girls de Tyler McIntyre (États-Unis)
HORS – COMPÉTITION
4 Histoires Fantastiques de Juste Phillipot, Mael le Mée, William Laboury et Steeve Calvo
78/52 de Alexandre O. Phillipe ( États-Unis)
Avant que nous disparaissions de Kiyoshi Kurosawa (Japon)
Downrange de Ryuhei Kitamura (États-Unis, Japon)
Cold Skin de Xavier Gens (France, Espagne)
Errementari : The Blacksmith and the devil de Paul Urkijo Alijo (France, Espagne)
Escape Room de Will Wernick (États-Unis)
Game of Death de Sébastien Landry et Laurence « Baz » Morais ( Canada, France, États-Unis)
Heirs of the beast de Diego Lopez et David Pizarro ( Espagne)
The Inhabitant de Guillermo Amoedo ( Mexique)
Le Labyrinthe : Le remède mortel de Wes Ball (États-Unis)
La Nuit a dévoré le Monde de Dominique Rocher (France)
Prey de Dick Mass (Pays-Bas)
La Princesse des Glaces de Aleksey Tsitsilin (Russie)
The Titan de Lennart Ruff (Angleterre)
Winchester de Michael et Peter Spierig ( Australie) (Film de clôture)
LE GRAND PRIX DES GRAND PRIX
Scream de Wes Craven (États-Unis)
LA NUIT DÉCALÉE
Beyond Skyline de Liam O’Donnel (États-Unis, Indonésie)
Mayhem de Joe Lynch (États-Unis)
LA NUIT HELLRAISER
Hellraiser : Le Pacte de Clive Barker (États-Unis)
Hellraiser 2 : Les Écorchés de Tony Randel (États-Unis)
Concours : Gagnez 4 places de cinéma à l’occasion de la sortie en salles le 31 janvier, du sixième film d’Aktan Arym Kubat, Centaure, une fable pleine d’humour dans un pays en pleine mutation.
SYNOPSIS, INFOS, BANDE-ANNONCE
Dans un village au Kirghizistan, Centaure, autrefois voleur de chevaux, mène désormais une vie paisible et aime conter à son fils les légendes du temps passé, où les chevaux et les hommes ne faisaient plus qu’un. Mais un jour, un mystérieux vol de cheval a lieu et tout accuse Centaure…
Subtil, poétique, visuellement somptueux, Centaure dresse le portrait d’une culture où les chevaux, sont encore « les ailes des hommes. »
Réalisation : Aktan Arym Kubat
Scénario : Aktan Arym Kubat, Ernest Abdyjaparov
Avec Aktan Arym Kubat, Bolot Tentimyshov, Zarema Asanalieva, Ilim Kalmuratov, Taalaikan Abazova, Nurali Tursunkojoev, Maksat Mamyrkanov
Musique : Andre Matthias
Costumière : Inara Abdieva
Maquillage : Cholpon Saitova
Chef électricien : Jorj Hamitsikiy
Directeur des cascades : Sultan Dikambaev
Directeur de la photographie : Hassan Kydyraliev
Ingénieur du son : Gerben Kokmeijer
Distributeur France : Epicentre Films
Production : Chinara Kamchybekova, Ainagul Tokabaeva, Altynai Koichumanova, Cedomir Kolar, Marc Baschet, Danis Tanovic, Martin Hampel, Edgar Kapp, Tynchtyk Abylkasymov
Coproduction : Thanassis Karathanos, Martin Hampel, Denis Vaslin et Yuji Sadai
Produit par : ASAP Films, Kyrgyzfilm, Pallas Film, OY art, Volya Films, Bitters End
Genre : Drame
Date de sortie : 31 janvier 2018
Durée : 1h 30min
Aktan Arym Kubat, ancien projectionniste est le réalisateur kirghiz du Fils adoptif (son chef-d’œuvre), du Singe (Un certain Regard – Cannes 2001) et du Voleur de Lumière (Quinzaine des Réalisateurs – Cannes 2010).
Concours Centaure
MODALITÉS DU JEU
Pour participer à notre concours, il vous suffit de compléter le formulaire avant le 31 Janvier 2018. Pour augmenter vos chances, abonnez-vous à notre page Facebook ou notre compte Twitter. Renseignez vos réponses, vos coordonnées et cliquez à chaque étape sur les boutons « Suivant », puis « Envoyer » situés en bas du formulaire. Attention, aucune réponse mise en commentaire ne sera validée. En cas de problème, contactez-nous en utilisant le formulaire de contact.
Doublez vos chances de remporter une dotation en suivant notre compte Twitter !
Suivre @cineseriesmag Triplez vos chances de remporter une dotation en devenant fan de notre page Facebook !
Concours : « We are Grounders 3 » gagner 3 codes de 80€ de réduction sur l’achat d’un pass et assister à la convention qui se déroulera le 17 et 18 février 2018 à Toulouse à l’hôtel 4 étoiles Le Palladia, situé entre l’aéroport Toulouse-Blagnac.
Organisée par la sociétéRoyal Events (spécialisée dans la création d’événements où se rencontrent des acteurs de séries télévisées et leurs fans), la convention #WAG3 dédiée à la série américaine The 100 qui accueillera cinq acteurs phares : Eliza Taylor-Cotter qui joue le rôle de Clarke Griffin, Zach McGowan celui du roi Roan. Tasya Teles celui d’Echo, Rhiannon Fish celui d’Ontari et Nadia Hilker, celui de Luna.
Au cours de ce weekend exceptionnel, vous pourrez participer à des des sessions photoshoots, des conférences questions-réponses, séances autographes, rencontres privées (meetings, repas ou encore apéritif), et participer à la soirée de la convention « We are Grounders » qui 3 se déroulera le samedi à l’hôtel « Le Pier ». Une soirée organisée autour du thème du « Retour dans l’espace », avec au menu accessoires et tatouages fluos à l’image des symboles de la série avec peinture et maquillage 🙂
Pour découvrir les tarifs et descriptions des pass, vous trouverez toutes les informations en cliquant sur ses liens :
Pour participer à notre concours, il vous suffit de compléter le formulaire avant le 2 Février 2018. Pour augmenter vos chances, abonnez-vous à notre page Facebook ou notre compte Twitter. Renseignez vos réponses, vos coordonnées et cliquez à chaque étape sur les boutons « Suivant », puis « Envoyer » situés en bas du formulaire. Attention, aucune réponse mise en commentaire ne sera validée. En cas de problème, contactez-nous en utilisant le formulaire de contact
Ceux ou celles qui nous suivront sur notre compte Twitter ou/et ceux ou celles qui auront liké notre page Facebook auront droit à une chance supplémentaire…
Doublez vos chances de remporter une dotation en suivant notre compte Twitter !
Suivre @cineseriesmag Triplez vos chances de remporter une dotation en devenant fan de notre page Facebook !
Alors que les fêtes de fin d’année viennent de s’achever et que la fin janvier approche à grands pas, certaines chaînes françaises n’ont toujours pas annoncé leur calendrier de diffusion de trois séries attendues de pied ferme dans l’Hexagone par de nombreux fans.
Si vous êtes régulièrement spoilés par certains de vos ami(e)s, habitué(e)s aux sites de streaming et au téléchargement illégal, vous avez dû passer une très mauvaise période pendant les fêtes de fin d’année et en ce début 2018. Trois séries majeures en provenance des États-Unis et d’Italie ont connu un incompréhensible retard à l’allumage sur le plan du calendrier de diffusion en France.
Les fans de séries sont en effet toujours sans nouvelles pour la programmation de trois séries majeures pour cette année 2018. La saison 3 de Gomorra sur Canal +, la saison 11 de X-Files sur M6 et la saison 3 de Mr. Robot sur France 2 n’ont toujours pas de date de diffusion officielle sur les grilles de programmes dans l’Hexagone.
Les fans américains de phénomènes paranormaux sont aux anges avec la diffusion depuis quelques semaines à peine des nouveaux épisodes de la saison 11 de X-Files sur la chaîne Fox. Les agents Fox Mulder et Dana Scully vont s’embarquer dans des enquêtes fascinantes avec de multiples rebondissements. M6 n’a pas encore communiqué de dates de diffusion en France pour cette saison 11. Cette onzième saison pourrait être la dernière pour la comédienne Gillian Anderson. Chris Carter a confié à la rédaction de Collider qu’il ne comptait pas poursuivre la série sans elle. M6 propose actuellement sur ses antennes les séries MacGyver et Salvation.
Les plus geeks des sériephiles français risquent bien de pirater le site de France Télévisions si France 2 tardait encore pour donner une date précise de diffusion de la saison 3 de Mr. Robot. La série fascinante avec Rami Malek et Christian Slater était programmée au mois d’octobre outre-atlantique sur USA Network.
Les abonnés du bouquet OCS en France espèrent également qu’ils pourront suivre la troisième saison de Ash Vs Evil Dead, à 24 heures d’intervalle de la programmation américaine sur la chaîne Starz.
Cheveux au vent, gun à la main, c’est l’histoire de deux gamins (James et Alyssa) qui roulent à toute berzingue vers un horizon sans fin. The End of the F**king World est un road movie adolescent, proche du pastiche, mais qui dévoile une toile de fond sombre et mélancolique à couper le souffle.
Alors que l’année 2017 nous avait fortement affublé de personnages adolescents hauts en couleur, Netflix sort l’artillerie lourde en ce début d’année 2018 avec cette adaptation du roman graphique homonyme de Charles Forsman. Même si le visuel se fait différent, que le travail sur le cadre semble plus affiné ou plus scolaire, que l’humour déteint vers une ironie noire machiavélique, la série semble être un diminutif réjouissant de The Doom Generation de Gregg Araki, de Paranoid Park de Gus Van Sant, voire même Moonrise Kingdom de Wes Anderson. La série n’a pas la même force thématique mais l’idée y est : suivre le chemin de jeunes baroudeurs qui quittent le foyer familial car rien ne les attend à la maison mis à part un père inintéressant, terrassé par la perte de sa femme, ou une mère apeurée par son mari plein aux as.
Courte dans son format, 8 épisodes de 20 minutes, The End of the F**king World brille avant tout par le charisme de ces deux compères de route, la symbiose complémentaire physique et « psychopathique » de deux lycéens égoïstes, autodestructeurs qui s’enfuient de chez eux et se lancent dans road trip salvateur vers la liberté. Lui pense être un psychopathe, ne ressentant jamais rien pour la sphère des êtres humains. Elle, antisociale, est une emmerdeuse de première. Au fond de lui, il veut la tuer. Au fond d’elle, elle veut l’aimer. Intrigant, le postulat de départ amène la série dans un univers aussi convenu qu’anxiogène.
Même si certains clichés inhérents au genre s’ajoutent à la caractérisation des personnages (tuer des animaux etc…), The End of the F**king World aurait pu être une énième série sur le mal être adolescent, cette démonstration spleenesque sur le passage à l’âge adulte, un rite initiatique vagabond sur le soi-même, mais le résultat se veut plus racé, plus transversal que cela, tout en étant beaucoup plus triste dans son propos.
Jamais le récit ne tombera dans les joules du pathos et c’est ce qui fait tout son charme : ce visage détaché, goguenard de ces deux malfrats qui ne semblent pas encore voir l’épée de Damoclès qui plane au-dessus de leur tête. La puissance drolatique de ses saynètes, cette mosaïque d’instants tenaces où la violence visuelle est latente, cet humour de situation (les deux policières), cette répartie forcenée dans les échanges verbaux, cette tristesse inconsciente font la force d’un récit parfois bancal, semblant tourner un peu à vide. Mais c’est cohérent avec l’entreprise menée par la série : il n’y a nulle part où aller, aucun échappatoire, l’autoroute vers la liberté prendra fin quoi qu’il arrive.
Cette série, c’est comme si Sufjan Stevens et Converge avaient inventé une série : un côté pop acidulé et mélancolique ajouté aux sonorités punk et chaotiques d’un vent de liberté assoiffé. Dans un environnement où le monde adulte est lui aussi en plein désarroi, qui jongle entre vie de ménagère ou de piliers de bar, leur trip les amènera à rencontrer violeur, pédophile ou parents à jeter aux ordures. Les « road movies » qui prennent des allures de romance vers la fuite, font partie de l’histoire du cinéma : True Romance ou Sailor and Lula. Mais cette fois-ci, l’œuvre dévoile la représentation du reflet de l’adolescence, de cette jeunesse qui veut vivre et respirer par le biais de l’isolement et non pas par le prisme de la surconnexion à un monde numérique.
Cette jeunesse incomprise, mais qui a fait de l’abandon, une part entière de sa vie. On pourrait penser qu’il est incohérent de voir se juxtaposer une violence sanguinaire dans les paumes juvéniles de lycéens. Mais non. Au fil de la série, l’attachement pour nos deux acolytes se fait sincère, compréhensif, car l’un et l’autre étaient à la recherche d’un totem, de quelque chose qui bouche le trou béant qu’est leur vie sentimentale. Sur les lagunes d’une plage ensablée, vers une course funambule vers le néant, la série raconte la fin d’un monde. Mais c’est à de se demander si le monde a déjà existé.
Synopsis : Un ado psychopathe en herbe et une rebelle en quête d’aventure embarquent pour un road trip d’enfer dans cette série à l’humour noir inspirée d’un roman graphique.
Bande annonce – The End of the F**king World
https://www.youtube.com/watch?v=adL06hFZm68
Fiche technique – The End of the F**king World
Créateurs : Jonathan Entwistle
Réalisation : Jonathan Entwistle, Lucy Tcherniak
Scénario : Charlie Covell
Interprètes : Alex Lawther, Jessica Barden
Photographie : Ben Fordesman
Montage : Celia Haining
Musique : Graham Coxon
Société de production : Clerkenwell Films, Dominic Buchanan Productions
Société de distribution : Channel 4, Netflix
Genre : road movie, teen movie
Durée : 8 épisodes de 20 minutes environ
Date de diffusion : 5 janvier 2018
Concours : Gagnez 5 liens du film The Dressmaker réalisé par Jocelyn Moorhouse avec Kate Winslet (Titanic, Eternal Sunshine), Liam Hemsworth (Saga Hunger Games), Judy Davis (Barton Fink, Marie-Antoinette) mais encore Hugo Weaving (Matrix, Le seigneur des anneaux) qui nous offre ici une prestation délicieuse qui rappelleront à coup sûr Priscilla, folle du désert à certains !
SYNOPSIS, INFOS, BANDE-ANNONCE
Dans les années 1950, Tilly Dunnage retourne, après 20 ans d’absence, dans son Australie d’origine pour s’occuper de sa mère Molly, seule et malade. Avec sa machine à coudre et son apparence « Haute-couture », cette styliste transforme les femmes de son village et aspire à se venger de tous ceux qui lui ont fait du mal dans le passé.
The Dressmaker : dans ce film jubilatoire à la mise en scène shakespearienne porté une Kate Winslet magnifique, la couture est au service de la vengeance.
Réalisatrice : Jocelyn Moorhouse
Scénario : P.J. Hogan, Jocelyn Moorhouse D’après l’oeuvre de Rosalie Ham
Avec Kate Winslet, Liam Hemsworth, Sarah Snook, Hugo Weaving, Judy Davis, Caroline Goodall…
Compositeur: David Hirschfelder
Date de sortie : le 23 janvier en Vidéo à la demande
Durée : 1h 58min
Distributeur : Netflix France
Genres : Comédie, Drame
Nationalité australien
Pour participer à notre concours, il vous suffit de compléter le formulaire avant le 30 Janvier 2018. Pour augmenter vos chances, abonnez-vous à notre page Facebook ou notre compte Twitter. Renseignez vos réponses, vos coordonnées et cliquez à chaque étape sur les boutons « Suivant », puis « Envoyer » situés en bas du formulaire. Attention, aucune réponse mise en commentaire ne sera validée. En cas de problème, contactez-nous en utilisant le formulaire de contact.
Ceux ou celles qui nous suivront sur notre compte Twitter ou/et ceux ou celles qui auront liké notre page Facebook auront droit à une chance supplémentaire…
Doublez vos chances de remporter une dotation en suivant notre compte Twitter !
Suivre @cineseriesmag Triplez vos chances de remporter une dotation en devenant fan de notre page Facebook !
Après le petit écran, place au grand ! Voici une sélection de films qui ne manquera pas de vous faire vibrer : la rédaction s’est penchée sur ses plus grandes attentes cinématographiques de l’année 2018. Parmi eux, les nouveaux longs métrages de Xavier Dolan, Wes Anderson, Paul Thomas Anderson, Steven Spielberg… Autant dire qu’il y a du choix!
Le résultat de cet article a été rendu possible sur la base d’un sondage sans aucune limite de votes. En effet, les rédacteurs ont laissé libre cours à leurs envies, et ont voté pour chacun des films attisant leur curiosité et titillant leur fibre de passionnés. En résulte donc un top 15, représentant les plus grandes attentes de l’année pour la rédaction. Et il va sans dire que le programme sera chargé, alternant les genres pour le plaisir du plus grand nombre. Que ce soit la science fiction, entre des balades dans l’espace à bord du Faucon Millenium et une plongée dans un univers virtuel par papy Spielberg, des longs métrages plus personnels comme le nouveau film d’animation de Wes Anderson et le dernier Xavier Dolan, des blockbusters très attendus issus de la pop culture (Avengers, Les Animaux Fantastiques, les Indestructibles 2) ou encore tout simplement des films événements ayant déjà fait beaucoup parler d’eux outre Atlantique (TheDisaster Artist et le dernier Del Toro), 2018 s’annonce être une année toute en émotions fortes. Il ne reste plus qu’à découvrir le top ci-dessous, et à se précipiter dans les salles!
15/ Solo : A Star Wars Story
Réalisé par Ron Howard.
Avec Alden Ehrenreich, Emilia Clarke, Paul Bettany, Thandie Newton, Woody Harrelson, Donald Glover …
Synopsis : Bien avant les événements de Star Wars : Un nouvel espoir, le film présente le passé du plus célèbre vaurien et contrebandier : Han Solo, ainsi que celui d’autres personnages emblématiques de Star Wars tels que Chewbacca le Wookie et le très charmeur Lando Calrissian.
Pourquoi on l’attend ? : « Le deuxième spin-off de Star Wars a eu le droit, comme beaucoup de grosses productions, à sa valse de réalisateurs et à de nombreux reshoots. Solo : A Star Wars Story, centré sur le contrebandier de l’espace, pourrait être l’occasion de partir sur quelque chose de très différent artistiquement si Disney s’aventurait à prendre quelques risques. Si on reste cependant sceptique face à cette éventualité, on peut néanmoins s’attendre à un divertissement satisfaisant, avec John Williams à la musique et un casting alléchant (Woody Harrelson, Donald Glover et bien sûr Alden Ehrenreich dans le rôle de Han Solo, qui avait été très convaincant dans le dernier Coen “Ave César”). » Par Perrine Mallard
14/ Avengers – Infinity War
Réalisé par Anthony et Joe Russo.
Avec Robert Downey Jr., Chris Evans, Mark Ruffalo, Chris Hemsworth, Scarlett Johansson, Jeremy Renner…
Synopsis : Les Avengers et leurs alliés devront être prêts à tout sacrifier pour neutraliser le redoutable Thanos avant que son attaque éclair ne conduise à la destruction complète de l’univers.
Pourquoi on l’attend ? : « Pour de bonnes ou de mauvaises raisons, impossible de ne pas mettre dans nos attentes de 2018 Avengers – Infinity War de Anthony et Joe Russo. Pierre angulaire censée conclure 10 ans de Marvel Cinematic Universe, le 19ème (!) film des studios Marvel devrait boucler la boucle entamée avec Iron Man en 2008 et fatalement en ouvrir une autre. Nanti d’un budget de près de 500 millions de dollars (ce qui en fait le film le plus cher jamais fait), de 67 personnages différents et d’à peu près autant de storylines, Infinity War promet d’être un buffet super-héroïque total. On s’y goinfrera allègrement ou l’on en sortira écœuré, mais nul doute qu’on ronge autant notre frein que Thanos depuis une décennie. Sortie le 25 avril en France ! » Par Adrien Beltoise
https://www.youtube.com/watch?v=siwwHDLwarg
13/ Kings
Réalisé par Deniz Gamze Ergüven.
Avec Halle Berry, Daniel Craig, Kaalan Walker, Lamar Johnson, Rachel Hilson, Issac Brown …
Synopsis : Début des années 90 dans un quartier populaire de Los Angeles. Mille s’occupe de sa famille et d’enfants qu’elle accueille en attendant leur adoption. Avec amour, elle s’efforce de leur apporter des valeurs et un minimum de confort dans un quotidien parfois compliqué entre son travail, une jeunesse énergique et un voisin turbulent. A la télévision, le procès Rodney King bat son plein. Lorsque les émeutes explosent, Millie va tout faire pour protéger les siens et le fragile équilibre de sa famille.
Pourquoi on l’attend ? : « Après son très ovationné Mustang qui lui avait valu une nomination pour les Golden Globes, la réalisatrice Deniz Gamze Ergüven revient avec Kings et son casting remarqué. À la suite du succès international qu’a connu son premier film très engagé sur les conditions des femmes en Turquie, la réalisatrice a su s’entourer de quelques stars américaines pour son nouveau film, en anglais cette fois. Halle Berry et Daniel Craig seront au cœur des émeutes de South Central dans Kings dont la sortie est prévue en avril 2018. On espère que politique et intensité seront au rendez vous pour filmer au plus près ces évènements et embarquer le public comme elle avait déjà su le faire, dans les émotions de ses personnages. Sans les défauts d’un premier film, Deniz Gamze Ergüven se doit alors de réaliser une œuvre forte sur un contexte critique et un combat jamais terminé. » Par Gwennaëlle Masle
12/ Mission : Impossible 6
Réalisé par Christopher McQuarrie.
Avec Tom Cruise, Rebecca Ferguson, Michelle Monaghan, Henry Cavill, Simon Pegg, Ving Rhames, Alec Baldwin …
Synopsis : Les nouvelles aventures d’Ethan Hunt et de son équipe aux proies d’une menace qui risque d’ébranler l’ordre international actuel.
Pourquoi on l’attend ? : « Les deux épisodes précédents furent absolument remarquables de par leur tension dramatique et la qualité de leurs scènes d’action, dont certaines sont restées dans les mémoires. Alors, l’arrivée d’un nouveau film Mission Impossible, écrit et réalisé par celui qui s’était occupé de Rogue Nation, Christopher McQuarrie (qui fut aussi le scénariste de Usual Suspects, entre autres), laisse présager le meilleur. D’autant plus que ce sixième épisode est présenté comme la suite directe du précédent, avec le retour de Ilsa Faust et des personnages interprétés par Simon Pegg ou Ving Rhames. Un film qui sera sûrement l’un des événements de l’été. » Par Hervé Aubert
11/ Detective Dee : La Légende des Rois Célestes
Réalisé par Tsui Hark.
Avec Mark Chao, Carina Lau, Gengxin Lin, Feng Shaofeng,
Synopsis : Une vague de crime perpétrée par de mystérieux guerriers masqués terrifie l’Empire de la dynastie des Tang. Alors que le Detective Dee se retrouve en charge de l’enquête, ses découvertes prennent vite une tournure surnaturelle. Les sculptures du palais impérial prennent vie et les quatre rois célestes sont plus menaçant que jamais… Il se pourrait bien que le Detective Dee soit confronté à son plus grand défi, alors même qu’il doit faire face aux accusations de sa pire ennemie, l’impératrice Wu.
Pourquoi on l’attend ? : « C’est vrai que la distribution de ses films est très souvent hasardeuse, comme le démontre celle du très sympathique Journey to the West l’an dernier, mais la sortie d’un nouveau film de Tsui Hark restera toujours un événement. Voilà donc le virtuose du cinéma hong-kongais de retour avec le 3ème volet de sa saga d’aventure consacrée à la figure mythique de Di Renjie aka Detective Dee. Comme il l’a démontré avec les deux précédents volets, le cinéaste s’est très bien accommodé à son temps, en témoigne son usage de la 3D et des effets spéciaux dans ces films d’aventures-fantasy particulièrement épiques, et ce n’est pas avec ce 3ème volet qu’il va s’arrêter. En effet il a été annoncé que Detective Dee : La Légende des Rois Célestes sera la première production chinoise tournée en 48 fps. De quoi permettre à Tsui Hark d’exploiter la 3D à fond et d’en mettre encore une fois plein les yeux. » Par Maxime Thiss
10/ Les Animaux Fantastiques – Les Crimes de Grindelwald
Réalisé par David Yates.
Avec Eddie Redmayne, Katherine Waterstone, Dan Fogler, Johnny Depp, Jude Law, Ezra Miller, Alison Sudol…
Synopsis : 1927. Quelques mois après sa capture, le célèbre sorcier Gellert Grindelwald s’évade comme il l’avait promis et de façon spectaculaire. Réunissant de plus en plus de partisans, il est à l’origine d’attaque d’humains normaux par des sorciers et seul celui qu’il considérait autrefois comme un ami, Albus Dumbledore, semble capable de l’arrêter. Mais Dumbledore va devoir faire appel au seul sorcier ayant déjoué les plans de Grindelwald auparavant : son ancien élève Norbert Dragonneau. L’aventure qui les attend réunit Norbert avec Tina, Queenie et Jacob, mais cette mission va également tester la loyauté de chacun face aux nouveaux dangers qui se dressent sur leur chemin, dans un monde magique plus dangereux et divisé que jamais.
Pourquoi on l’attend ? : « Les Animaux Fantastiques prouvait que J.K Rowling avait encore deux ou trois choses à raconter. Avec Les Crimes de Grimdewald, l’auteure annonce que les choses sérieuses commencent. Jude Law reprend la barde de Dumbledore, Johnny Depp se doit de nous prouver qu’il était le bon choix pour incarner le génie du mal, et Rowling a la lourde responsabilité de développer son monde sans donner l’impression de tirer sur la corde. Nous restons juste dubitatif sur l’humour qui a eu tendance à disparaître sur les derniers épisodes (la faute au sérieux pompier de David Yates). Mais malgré ses inégalités d’un film à l’autre, l’univers d’Harry Potter a toujours su garder sa vivacité, et y replonger est toujours un plaisir. » Par Vincent B.
9/ Bohemian Rhapsody
Réalisé par Dexter Fletcher.
Avec Rami Malek, Lucy Boynton, Aaron Mckusker, Joseph Mazello, Aidan Gillen, Ben Hardy …
Synopsis : Le parcours de Queen et de son leader Freddie Mercury, de la formation du groupe à son apparition au concert Live Aid en 1985.
Pourquoi on l’attend ? : « Le biopic sur Freddie Mercury a connu tellement de rebondissements au cours de ces dernières années, que le projet ne peut que piquer notre curiosité au vif. Alors qu’une première mouture était sur les rails depuis 2010 avec Sacha Baron Cohen dans le rôle titre, le film est tombé à l’eau avant de renaître de ses cendres sous l’impulsion du réalisateur britannique Dexter Fletcher, avec cette fois-ci Ben Whishaw en tête d’affiche. Encore une tentative avortée, puisque Fletcher se retire. Il faut ensuite attendre 2015 pour qu’un troisième essai se concrétise avec Bryan Singer aux manettes, et Rami Malek sous les traits du chanteur. On croyait l’affaire dans le sac, mais c’est sans compter l’ultime revers qu’à connu la production en décembre dernier, avec les divergences entre l’acteur et le cinéaste, et le renvoi de ce dernier, remplacé au pied levé par…Dexter Fletcher ! Un jeu des chaises musicales qui alimente un fort effet d’attente, accentué par la métamorphose de Rami Malek, comme l’ont teasé les premières photos du projet : méconnaissable dans la peau de Mercury, l’acteur semble livrer un performance impressionnante. Autant dire que l’impatience est de mise ! » Par Marushka Odabackian
8/ Ready Player One
Réalisé par Steven Spielberg.
Avec Tye Sheridan, Olivia Cooke, Ben Mendelshon, Simon Pegg, T.J. Miller, Mark Rylance …
Synopsis : 2045. Le monde est au bord du chaos. Les êtres humains se réfugient dans l’OASIS, univers virtuel mis au point par le brillant et excentrique James Halliday. Avant de disparaître, celui-ci a décidé de léguer son immense fortune à quiconque découvrira l’œuf de Pâques numérique qu’il a pris soin de dissimuler dans l’OASIS. L’appât du gain provoque une compétition planétaire. Mais lorsqu’un jeune garçon, Wade Watts, qui n’a pourtant pas le profil d’un héros, décide de participer à la chasse au trésor, il est plongé dans un monde parallèle à la fois mystérieux et inquiétant…
Pourquoi on l’attend ? : « Le simple fait de voir Steven Spielberg revenir à la SF constituait déjà un ravissement en soi. Alors, quand non seulement, il se frotte à l’adaptation d’un best-seller causant réalité virtuelle, jeu vidéos, années 80 et qu’il s’entoure de Ben Mendelsohn, Mark Rylance, Tye Sheridan, Olivia Cooke, on est en droit de se poser une seule question et rien qu’une : combien de temps va-on encore devoir attendre avant de voir le game changer cinématographique de 2018 ? » Par Antoine Delassus
7/ L’île aux chiens
Réalisé par Wes Anderson.
Avec Koyu Rankin, Edward Norton, Bryan Cranston, Bill Murray, Jeff Goldblum, F. Murray Abraham, Bob Balaban, Tilda Swinton …
Synopsis : En raison d’une épidémie de grippe canine, le maire de Megasaki ordonne la mise en quarantaine de tous les chiens de la ville, envoyés sur une île qui devient alors l’Ile aux Chiens. Le jeune Atari, 12 ans, vole un avion et se rend sur l’île pour rechercher son fidèle compagnon, Spots. Aidé par une bande de cinq chiens intrépides et attachants, il découvre une conspiration qui menace la ville.
Pourquoi on l’attend ? : « Un nouveau film de Wes Anderson est toujours un événement. Sa dernière œuvre sur grand écran, The Grand Budapest Hotel, était plus que réussie, tant elle sortait des sentiers battus et transportait le spectateur dans un univers merveilleux. En 2018, le réalisateur revient à l’animation, après s’y être essayé une première fois avec Fantastic Mr. Fox, déjà une réussite. Isle of Dogs a tous les attributs pour devenir un grand film, que ce soit son animation léchée en stop-motion ou son casting 5 étoiles ayant de quoi en faire rêver plus d’un. Bill Murray, Tilda Swinton, Harvey Keitel, Yoko Ono ou Edward Norton, pour ne citer qu’eux, nous font trépigner d’impatience. Vivement le 11 avril !» Par Zoran Paquot
6/ Les Indestructibles 2
Réalisé par Brad Bird.
Avec Craig T. Nelson, Holly Hunter, Samuel L. Jackson, Sarah Vowell, Catherine Keener …
Synopsis : Notre famille de super-héros préférée est de retour! Cette fois c’est Hélène qui se retrouve sur le devant de la scène laissant à Bob le soin de mener à bien les mille et une missions de la vie quotidienne et de s’occuper de Violette, Flèche et de bébé Jack-Jack. C’est un changement de rythme difficile pour la famille d’autant plus que personne ne mesure réellement l’étendue des incroyables pouvoirs du petit dernier… Lorsqu’un nouvel ennemi fait surface, la famille et Frozone vont devoir s’allier comme jamais pour déjouer son plan machiavélique.
Pourquoi on l’attend ? : « Dès la fin du premier opus sorti en 2004, les fans s’attendaient à une suite avec les super pouvoir dévoilés du petit Jack-Jack. L’oscar du meilleur film d’animation remporté l’année suivante réconforte les producteurs et les spectateurs. Le géant Disney ayant racheté en 2006 Pixar annonce il y a 3 ans la mise en production d’une suite. Une décennie après, donc avec un trailer centré sur le petit Jack Jack toujours, la date est annoncée pour le début de l’été. Considéré comme l’un des meilleurs films Pixar avec Le Monde de Nemo,Ratatouille et Vice Versa, Les Indestructibles 2 s’attachera encore à souligner l’anonymat de la famille Parr dans une affaire mettant en péril la mère Hélène… » Par Antoine Mournes
https://www.youtube.com/watch?v=TlfGAUTD368
5/ Phantom Thread
Réalisé par Paul Thomas Anderson.
Avec Daniel Day Lewis, Vicky Krieps, Lesley Manville, Camilla Rutherford, Brian Glesson …
Synopsis : Dans le Londres glamour des années 50, le célèbre couturier Reynolds Woodcock et sa sœur Cyril sont au cœur de la mode britannique, habillant la famille royale, les stars de cinéma, les héritières, les mondains et les dames dans le style reconnaissable de la Maison Woodcock. Les femmes défilent dans la vie de Woodcock, apportant à ce célibataire endurci inspiration et compagnie, jusqu’au jour où il rencontre Alma, une jeune femme au caractère fort qui deviendra rapidement sa muse et son amante. Lui qui contrôlait et planifiait sa vie au millimètre près, le voici bouleversé par l’amour.
Pourquoi on l’attend ? : « Phantom Thread signe le retour du grand Paul Thomas Anderson dans un univers sûr et dans lequel il saura probablement marquer son empreinte, la mode. Surtout, le film sera le dernier du très grand acteur Daniel Day-Lewis. En cela, Phantom Thread est un événement. Nous serons témoins des derniers instants, que l’on espère grandioses, de Day-Lewis collaborant à nouveau avec Paul Thomas Anderson un peu plus de dix ans après le formidable There Will Be Blood. Si l’attente est davantage tournée vers cette ultime réunion au sommet, si elle est surtout portée par ce désir d’apogée entre un cinéaste et un acteur (déjà arrivée entre Anderson et Seymour Hoffman dans The Master), elle n’omet pas d’être caractérisée par la volonté de découvrir un autre univers – avec son récit somme toute déjà vu – réapproprié par Paul Thomas Anderson qui n’arrête pas de nous surprendre depuis qu’il a cessé ses pastiches d’Altman il y a déjà bien des années. » Par Benjamin Deneufeglise
4/ L’homme qui tua Don Quichotte
Réalisé par Terry Gilliam.
Avec Jonathan Pryce, Adam Driver, Olga Kurylenko, Stellan Skarsgard, Joana Ribeiro, Rossy de Palma, Sergi Lopez …
Synopsis : Une adaptation moderne de l’œuvre de Miguel de Cervantès, qui entraîne un publicitaire à la rencontre de Don Quichotte.
Pourquoi on l’attend ? : « Il était une fois l’histoire d’une des plus grandes arlésiennes du cinéma, un film maudit, un périple artistique qui n’en finissait plus : L’homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam. Après 17 ans de galères suite aux problèmes de santé de Jean Rochefort notamment, ou aux décors détruits par la météo, voire aux soucis de financement du film, le cinéaste psychédélique a enfin réussi à finir le tournage de son récit moderne sur Don Quichotte de Miguel De Cervantes. Enfin. Après moults changements au niveau du casting, c’est donc Jonathan Pryce et le nouveau joyau d’Hollywood, Adam Driver, qui vont incarner Don Quichotte et Toby Grosini. Mais les mésaventures ne semblent pas finies : une bataille juridique commence à voir le jour, et le travail en post production, voire la distribution du film sont dans le flou le plus total. » Par Sebastien Guilhermet
3/ Ma Vie avec John F. Donovan
Réalisé par Xavier Dolan.
Avec Kit Harington, Jessica Chastain, Kathy Bates, Susan Sarandon, Nathalie Portman, Michael Gambon …
Synopsis : Une star hollywoodienne entretient une relation secrète avec un jeune britannique, alors que la rédactrice en chef d’un tabloïd tente de détruire sa vie.
Pourquoi on l’attend ? : « Malgré la déception de son dernier film Juste la fin du monde, un nouveau film de Xavier Dolan est toujours une promesse d’intensité et de sincérité. De plus, l’excitation d’un casting entièrement américain et d’un petit tournant dans la carrière du réalisateur Québécois ne fait qu’ajouter à l’envie de savoir si Ma vie avec John F. Donovan sera de nouveau une rencontre bouleversante après celle de Mommy ou encore de Laurence Anyways. Reste à savoir si les petits nouveaux dans son cinéma (mais mondialement connus), Kit Haringthon, Jessica Chastain, sauront devenir des personnages dolaniens, c’est-à-dire capables d’être complètement paumés et dingues mais de nous émouvoir par leurs regards, leurs échanges et leur amour… Réponse en salle en 2018, en espérant que le succès n’ait pas complètement achevé de réduire le cinéma du prodige à néant. » Par Chloé Margueritte
2/ The Disaster Artist
Réalisé par James Franco.
Avec James Franco, Dave Franco, Seth Rogen, Alison Brie, Jacki Weaver, Zac Efron, Josh Hutcherson …
Synopsis : En 2003, Tommy Wiseau, artiste passionné mais totalement étranger au milieu du cinéma, entreprend de réaliser un film. Sans savoir vraiment comment s’y prendre, il se lance … et signe THE ROOM, le plus grand nanar de tous les temps. Comme quoi, il n’y a pas qu’une seule méthode pour devenir une légende !
Pourquoi on l’attend ? : « Quand l’enfant chéri du cinéma américain alias James Franco annonce qu’il adaptera The Disaster Artist, roman adulé traitant de l’un des films les plus cultes et les plus uniques qui soit, ça donne envie. Alors quand on le voit personnifier Tommy Wiseau avec brio dans la bande-annonce du film, forcément, la seule chose que l’on désire est de voir ce film le plus rapidement possible. Si James Franco n’est pas le premier à s’être attaqué au cas The Room, il est en revanche le premier à proposer une adaptation du roman tiré du film. Choix judicieux s’il en est, puisque ce choix lui permet un détour du côté de la comédie, genre où il s’est le plus distingué. Consolons nous de la sortie tardive du film chez nous, qui a au moins l’avantage de voir se confirmer nos attentes lorsque les premiers échos du film nous parviennent des États-Unis. Et sans surprises, ceux-ci sont positifs. » Par Jean-Pierre Horckmans
1/ The Shape of Water
Réalisé par Guillermo Del Toro.
Avec Sally Hawkins, Michael Shannon, Richard Jenkins, Michael Stuhlbarg, Octabia Spencer, David Hewlett …
Synopsis : Modeste employée d’un laboratoire gouvernemental ultra secret, Elisa mène une existence morne et solitaire, d’autant plus isolée qu’elle est muette. Sa vie bascule à jamais lorsqu’elle et sa collègue Zelda découvrent une expérience encore plus secrète que les autres…
Pourquoi on l’attend ? : « Comment ne pas se languir de la sortie de The Shape of Water ? Le long-métrage de Guillermo Del Toro a déjà remporté le Lion d’Or et le Golden Globe du meilleur réalisateur est venu couronner le cinéaste mexicain. Le film s’annonce comme une romance curieuse entre Elisa, une concierge muette et un monstre amphibien, dans un univers inspiré de l’univers de Bioshock. Tout le monde en parle déjà comme du film de l’année et la performance de Sally Hawkins est unanimement saluée. Alors après le plus anecdotique Crimson Peak, on attend impatiemment The Shape Of Water qui semble convoquer tous les amours et thématiques du passionné Del Toro. » Par Roberto Garçon
En diffusant la première saison de la série allemande Dark, Netflix nous propose un mélange fascinant entre paradoxes temporels, enquête policière et préoccupations écologiques.
Synopsis : 4 novembre 2019, dans la petite ville de Winden, en Allemagne. Le jeune Jonas retourne au lycée après plusieurs mois d’absence suite au suicide de son père. Un de ses camarades, Erik Obendorf, est porté disparu. Avec un groupe de copains, Jonas va vers les grottes de Winden, en pleine forêt, à la recherche de la planque où Erik cachait sa drogue. C’est là que Mikkel, un autre garçon, va disparaître à son tour.
Une citation d’Albert Einstein, placée en exergue du premier épisode de Dark, nous avertit : « la distinction entre le passé, le présent et le futur n’est qu’une illusion tenace ». Quelques secondes plus tard, une voix off en remet une couche : « hier, aujourd’hui et demain ne se succèdent pas, ils sont connectés.
Boucles temporelles
Nous sommes donc prévenus : le temps sera un des personnages principaux des dix épisodes de la première saison de cette série allemande diffusée sur Netflix. Dans l’ambiance de mystère qui plane sur les premiers épisodes, le thème du voyage dans le temps se démarque très vite. D’abord, les événements qui arrivent en 2019 semblent reproduire un schéma similaire à d’autres qui s’étaient déroulés 33 ans plus tôt, en 1986. Helge Doppler, un vieil homme dont le rôle ira croissant au fil de la saison, ne cesse de le répéter : tout recommence exactement comme dans le passé.
Et ce passé, nous allons inévitablement y aller, dès le troisième épisode, qui nous entraîne en 1986. Et plus la saison va avancer, plus l’alternance entre passé et présent va s’accélérer et le schéma chronologique de la série se compliquer. Les temporalités vont se superposer, s’entremêler et influer les unes sur les autres. Le passé va influencer le futur (ce qui est parfaitement normal), mais le futur va aussi influencer le passé (ce qui nous paraît beaucoup moins logique).
C’est dans ce labyrinthe de boucles temporelles qu’apparaissent donc des paradoxes chronologiques : un enfant se retrouve plus âgé que son propre père, un homme ne vieillit pas en 33 ans, jusqu’à cette phrase que l’on n’entend pas tous les jours : « je peux changer le cours du passé ».
Les enfants perdus
Ce qui est intéressant dans la série Dark, c’est que ce jeu de paradoxes temporels vient nourrir une enquête policière. Le scénario plutôt malin superpose les disparitions d’enfants et les bouleversements chronologiques, chaque aspect apportant son lot de questions qui alimentent le mystère ambiant. A chaque fois qu’un aspect de l’énigme est traité, cela entraîne un nouveau lot de questions, ce qui fait que le spectateur a l’impression de progresser dans l’histoire sans en deviner le fin mot.
De plus, les allers-retours entre 1986 et 2019 permettent de donner de la profondeur aux personnages. On comprend mieux les liens qui les unissent, les conflits, les jalousies, etc. Au fil des épisodes, c’est toute une communauté qui se dessine, avec des rapports complexes entre ses habitants. Winden apparaît de plus en plus comme une petite ville coupée du reste du monde ; elle est ancrée au fond de sa forêt comme elle est enfermée dans son système de boucles temporelles. Et au fil des épisodes, la tension monte inexorablement alors que les spectateurs ressentent que la ville couve quelque chose de pourri.
Peur du nucléaire
Winden est donc une petite ville qui semble abandonnée des dieux, perdue au milieu de sa forêt. Mais aussi une ville qui vit à l’ombre d’une centrale atomique. Là aussi, on comprend très vite l’importance que revêt ce bâtiment dont les hautes cheminées crachent une fumée menaçante. Quel que soit le mal qui ronge Winden, il a une incidence sur la nature : au détour de quelques plans généraux, on découvre que des pans entiers de la forêt sont morts, comme intoxiqués. Les oiseaux morts pleuvent, et un éleveur découvre un champ entier de cadavres de moutons.
De plus, et ce n’est pas négligeable, lorsque les personnages voyagent dans le temps, ils se retrouvent en 1986, à peine quelques semaines après l’accident de Tchernobyl. Et lorsque l’on remonte encore plus tôt dans la chronologie, c’est pour recentrer encore plus l’action autour de la centrale. « La centrale a transformé Winden. Ça ne ressemblait pas à ça, avant, ici. » La série parvient à faire une comparaison entre l’empoisonnement nucléaire et la dégradation morale de la ville.
Cette première saison de Dark adopte volontiers un rythme lent, mais c’est par cela que la réalisation parvient à implanter une ambiance malsaine et glauque tout autant que mystérieuse. Le travail sur la bande son joue aussi beaucoup sur l’atmosphère, que ce soit par le choix des chansons ou par les compositions anxiogènes de Ben Frost. On pourrait éventuellement reprocher au scénario de s’éparpiller à force de vouloir courir trop de lièvres à la fois : Shakespeare se mêle à Nietzsche et Einstein, les trous de vers rejoignent l’Antéchrist, le nucléaire, l’Éternel Retour et un brin d’ésotérisme. Mais finalement l’ensemble se tient bien et forme un tout cohérent et passionnant. Espérons maintenant que la saison deux soit aussi bonne.
Dark saison 1 : bande annonce
Dark saison 1 : fiche technique
Créateurs : Baran bo Odar, Jantje Friese
Réalisation : Baran bo Odar
Scénario : Baran bo Odar, Jantje Friese
Interprètes : Oliver Masucci (Ulrich Nielsen), Louis Hofman (Jonas), Jördis triebel (Katharina Nielsen), Karoline Eichhorn (Charlotte Doppler).
Photographie : Nikolaus Summerer
Montage : Robert Rzesacz, Denis Bachter
Musique : Ben Frost
Production : Baran bo Odar, Jantje Friese
Société de production : Wiedemann & Berg Television
Société de distribution : Netflix
Genre : drame policier fantastique
Durée : 10 épisodes de 50 minutes environ
Date de diffusion : 1 décembre 2017
Continuant son introspection sur la perte et la disparition, Naomi Kawase nous délecte toujours de son style si vaporeux avec Vers la lumière mais s’enlise dans un récit didactique et empreint de fausses pistes.
Avec Vers la lumière, Naomi Kawase parle de cinéma, de l’interprétation que nous portons aux images, de l’importance des mots que l’on utilise pour analyser une œuvre. Avec son habituelle sobriété, elle caressera son sujet mais n’éraflera jamais l’abîme même de ses personnages : la rencontre entre une audiodescriptrice de films ayant perdu son père et un photographe devenant bientôt aveugle est le fil rouge de son histoire. Certes, la bienveillance de la cinéaste pour ses protagonistes est une bouffée d’air frais pour son film, et permet à ce dernier d’engranger une respiration opportune et humaniste mais malheureusement, la réalisatrice se perd dans l’agencement de ce récit sur la cécité et le poids des images, là où les personnages ne seront que des vecteurs à thématique.
Le problème est qu’on ne ressent pas cette douleur, cette perte d’un univers, la réalisatrice ne catalyse pas toute la puissance sensorielle de son récit. On ne voit pas ou peu le vertige occasionné par l’éveil d’un nouveau monde, d’une compréhension différente de l’environnement. Naomi Kawase fait dire à certains de ses personnages que les mots peuvent parfois être trop « intrusifs » vis-à-vis de l’émancipation de l’imaginaire même de chacun. Ces sessions de travail entre Misako et des non-voyants sont le point fort du film : un espace de dialogue qui laisse place à une émotion certaine. Le travail d’un ou d’une audiodescriptrice n’est pas de détailler un film mais de faire ressentir un espace, d’amplifier la souplesse de l’imaginaire pour amener l’émotion.
Pourtant, Naomi Kawase fait réfléchir Misako sur cette nuance-là, mais en oublie de se questionner elle-même sur son cinéma. C’est le point faible d’un film qui manque de légèreté malgré son immense douceur, un cinéma qui ne trouve pas son équilibre entre les envolées esthétiques contemplatives et une récitation plus traditionnelle du script. Si l’on associe le film dans le film et qu’on superpose le travail de Kawase à celui de Misako, la cinéaste fait les erreurs qu’il ne faut pas faire et se contredit assez injustement. Car au lieu de laisser au spectateur la possibilité d’imaginer cette histoire d’amour, de s’émouvoir dans les contours contemplatifs de sa mise en scène, Naomi Kawase s’empêtre à vouloir tout expliquer, à déployer son intrigue par l’instance possessive des mots, à cartographier sa dialectique par un symbolisme pompeux.
Parfois, trop schématique, Vers la lumière se voit parfois sublimé par sa magnifique bande sonore qui suit et harmonise les méandres de Misako et Nakamori. Du coup, Vers la lumière devient un petit objet cinématographique didactique, qui ne surprend jamais son auditoire dans les belles ruelles japonaises et qui rend inaudible une connexion amoureuse invisible et froide. C’est d’autant plus dommage que le film ne manque pas de qualités : une réalisation soignée avec une lumière sublimée et un jeu sur le flou pertinent, un casting en parfaite osmose, une délicatesse et un naturalisme de tous les instants. La preuve en est, le personnage le plus émouvant de Vers la lumière est celui qu’on entend le moins, qui touche par sa simple présence fragmentaire : celui de la mère de Misako, venant de perdre son défunt mari. Personnage loin de la ville et proche de la nature.
Cette nature gardienne protectrice, lieu mystique et fantomatique où se cache la renaissance. Vers la lumière n’a malheureusement pas cette magie, ces moments de suspension que peuvent avoir certaines de ses œuvres précédentes comme La Forêt Mogari ou Still the Water. La réalisatrice ne fait pas assez confiance aux pulsations, au cœur cotonneux de son ouvrage pour le laisser divaguer à sa guise. Les vibrations deviennent une démonstration, perdant l’ambiguïté et la peur sensorielle du spectateur.
Synopsis: Misako passe son temps à décrire les objets, les sentiments et le monde qui l’entoure. Son métier d’audiodescripteur de films, c’est toute sa vie. Lors d’une projection, elle rencontre Masaya, un photographe au caractère affirmé dont la vue se détériore irrémédiablement. Naissent alors des sentiments forts entre un homme qui perd la lumière et une femme qui la poursuit.
Bande annonce – Vers la lumière
Fiche technique – Vers la lumière
Réalisateur : Naomi Kawase
Scénario : Naomi Kawase
Interprètes : Ayame Misaki, Masatoshi Nagase
Photographie : Dodo Arata
Montage : Tina Baz
Société(s) de Production : Comme des cinémas
Distribution : Haut et Court
Genre : Comédie dramatique
Date de sortie : 10 janvier 2018
Un vent de liberté, film iranien réalisé par Behnam Behzadi, sort en DVD ce mardi 16 Janvier. L’occasion de revenir sur ce film méconnu sélectionné au festival de Cannes 2016 dans la section Un certain regard.
Synopsis: Niloofar, 35 ans vit seule avec sa mère. Pour protéger celle-ci de la pollution de l’air de Téhéran, la famille décide unilatéralement que Niloofar devra déménager et vivre avec sa mère à la campagne… Alors qu’elle s’est toujours pliée aux exigences des autres, cette fois elle leur tiendra tête.
Si le nom de Behnam Behzadi reste inconnu en France, il n’en est pourtant pas à son premier essai en tant que réalisateur. En effet, il est déjà l’auteur de deux autres œuvres et un court-métrage, qui ne sont malheureusement pas sortis en France. Ce qui est fort dommage étant donné les qualités indéniables dont Un vent de liberté fait preuve.
Également scénariste, Behzadi a réussi à écrire une histoire intéressante traitant de la difficulté d’émancipation des femmes dans le contexte d’un Iran moderne mais toujours sous le joug des traditions. On suit le parcours de Niloofar, une « independent woman » qui tient un atelier de couture mais qui se retrouve soudainement dépossédée de sa liberté à cause de sa famille. Elle va donc essayer de se battre pour redevenir maîtresse de sa vie. Mais on suit son combat avec intérêt car elle se démarque de ses pairs, n’ayant pas emprunté une voie traditionnelle. Sans mari ni enfant, elle n’est pas considérée comme ayant une vie aussi digne que celle de ses frères et sœurs.
L’actrice principale, Sohar Dolatshahi, livre d’ailleurs une très bonne performance en incarnant une femme ne voulant pas renoncer à son droit de vivre comme elle le souhaite. Les autres acteurs sont également convaincants. La réalisation reste sobre, peut-être même un peu trop. Bien qu’il ne soit pas exempt de défauts, le film reste tout de même à découvrir, ne serait-ce que pour son scénario.
Caractéristiques techniques DVD:
Format image: 16/9ème compatible 4/3, format d’origine 2.35
Son: Version originale perse sous-titrée français 2.0 / 5.1
Durée: 1h21
N’ayant pas bénéficié d’une sortie importante, il n’y a pas de bonus DVD.
Alors que les fêtes de fin d’année viennent de s’achever, des informations en provenance des USA évoquent la sortie imminente de nouvelles éditions de films terrifiants avec les figures emblématiques du genre horrifique.
A peine l’année 2017 écoulée avec les triomphes de Get Out, Jigsaw, Çaet le grand retour de Chucky, 2018 s’ouvre sur une tripotée d’informations sur des sorties imminentes de belles galettes horrifiques ! Des grands classiques de l’horreur des années 1980 et 1990 s’apprêtent en effet à connaître une seconde jeunesse avec de nouvelles éditions au format Blu-ray aux USA. Reste à espérer que les éditeurs aient la bonne idée de proposer ces films dans quelques mois en Europe.
Selon des informations de Mad Movies et de la rédaction de Devildead, la sortie imminente d’un Blu-ray aux USA pourrait ravir les fans de bricolage et les bûcherons. Le troisième volet de la franchise Massacre à la tronçonneuse, signé Jeff Burr, va être réédité dans une toute nouvelle copie. Le casting fascinant de cette pépite méconnue du bis regroupe notamment Viggo Mortensen et Ken Foree (le Zombie de Romero), un peu à la manière du quatrième volet de la franchise se déroulant au Texas (Massacre à la tronçonneuse, La nouvelle génération avec Matthew McConaughey). Le film sera présenté en version « unrated ». La durée annoncée est de 85 minutes. Les bonus déjà présents sur les éditions Dvd seront à nouveau disponibles sur ce Blu-ray (le commentaire du réalisateur, un documentaire The Saw is Family ainsi qu’une fin alternative). La version remastérisée de Leatherface : The Texas Chainsaw Massacre 3 s’apprête à sortir aux USA en ce début d’année 2018.
Les amateurs de littérature fantastique et des œuvres de Clive Barker attendent également avec beaucoup d’impatience la sortie imminente du dernier volet de la saga Hellraiser, assez malmenée ces dernières années par des « direct-to-video » assez faibles. Le cube démoniaque et son armée de cénobites vont donc bientôt refaire surface avec Hellraiser : Judgment, réalisé par Gary J. Tunnicliffe. Le film sera accessible sur le marché américain en VOD, en Dvd et en Blu-ray dès le 13 février prochain. La date de sortie du dixième opus de la franchise se faisait attendre depuis de nombreux mois. Les fans craignaient même le pire avec les remous de la Weinstein Company et des studios Dimension Films. Hellraiser : Judgment sortira finalement sous l’étiquette de Lionsgate. Le comédien Paul T. Taylor est le nouveau visage du terrifiant Pinhead (popularisé auparavant par l’acteur Doug Bradley). L’actrice légendaire de la saga Freddy Krueger, Heather Langenkamp, est également au casting de ce volet inédit de la franchise Hellraiser. Le film s’apparente sur le plan de l’intrigue au tout premier Saw. Des inspecteurs de police vont devoir traquer un tueur en série qui terrorise la ville. Ils découvriront un labyrinthe d’horreur dans le cadre de leurs investigations. Les tourments et les supplices infernaux qui attendent chaque victime pourraient bien s’abattre également sur l’un des membres des forces de l’ordre. En cas de succès commercial, des suites pourraient être envisagées selon des informations de Bloody-disgusting, obtenues auprès du comédien Paul T. Taylor.
Hellraiser : Judgment de Gary J. Tunnicliffe – Bande-annonce (VO) :
Concernant le marché hexagonal, le road trip initiatique Leatherface, sur les origines de l’homme derrière le masque terrifiant et la tronçonneuse, est disponible à la vente et à la location depuis le 03 janvier dernier. Le film, signé par les deux réalisateurs français Alexandre Bustillo et Julien Maury, a été présenté lors de la dernière édition du PIFFF. Le Dvd et le Blu-ray proposent des scènes bonus et une fin alternative. Le long-métrage a malheureusement été lui-même tronçonné par les studios hollywoodiens. Le montage original de deux heures a été amputé de trente minutes ! Le Dvd de Leatherface est actuellement vendu avec le numéro de janvier 2018 du magazine Mad Movies.
Un coffret Blu-Ray collector, sorti récemment en France, risque de satisfaire tous les mordus de cinéma fantastique. L’intégrale de la saga Phantasm de Don Coscarelli est en effet disponible dans une réédition intégrale, depuis le 31 octobre dernier.
Paris etc est la dernière série originale créée par Canal + et diffusée en décembre dernier. Elle peint la vie de cinq parisiennes à travers un quotidien banal qui se transforme au fil des épisodes et plonge totalement dans l’époque.
Synopsis : Cinq femmes. Et Paris. Cinq façons d’être, de pleurer, de hurler de rire, de rater le bus, de serrer les dents, de jouir, de ne pas jouir, de boire trop, de grandir, de résister, de faire un enfant ou pas, de ne pas vouloir rentrer chez soi… Cinq façons d’aimer. Cinq héroïnes du quotidien qui traversent Paris, depuis la rentrée des classes jusqu’aux vacances de Noël.
Cette critique peut contenir des spoilers !
Les femmes…
Le public s’attachera ou non aux personnages et aux femmes jouées par Zabou Breitman (Gil), Naidra Ayadi (Nora), Anaïs Demoustier (Mathilde), Lou Roy Lecollinet (Allison) et Valeria Bruni Tedeschi (Marianne), mais il sera difficile de nier l’intelligence avec laquelle la série aborde des thèmes majeurs et très actuels tels que le féminisme. Disons plutôt que ce dernier est sous jacent à toute la série puisqu’elle n’en parle que rarement finalement, mais la démarche mettant cinq femmes modernes au premier plan s’avère être un bel engagement. Les créatrices rompent totalement avec les représentations constantes et coutumières de la femme pour intégrer des figures qui savent ce qu’elles veulent. Chacune à leur manière, elles prennent leur destin en main. De par leurs choix, leur entourage, leurs émotions, elles s’affirment et assument leur statut de femme. Évidemment que la femme moderne n’est pas que l’indépendante sans cœur que l’on se plaît à montrer parfois au cinéma, mais elle n’est pas non plus la femme totalement névrosée et dépendante de son mari. La série fait justement un savant mélange de tout cela en créant cinq personnages qui chacun à leur tour, se détache du rôle cliché que l’on pourrait leur attribuer avec les caractéristiques qui sautent tout de suite aux yeux.
Paris etc, c’est donc cinq femmes débordées, qui doivent être partout à la fois et qui doivent en même temps apprendre à gérer leurs émotions. Résultat : tout déborde, explose et la crise apparaît créant des situations absurdes et souvent très comiques mais aussi des scènes émouvantes jouées avec un talent indéniable par cinq actrices à qui chaque rôle va comme un gant. Les créatrices ne contournent jamais la réalité et jouent franc jeu dans tous les domaines que la vie aborde : la sexualité, la carrière, les enfants, le quotidien…Paris etc livre, à travers ces cinq femmes, une ode aux parisiennes et, de manière même plus générale, une ode à la France et ses françaises qui font tant son charme. Notons d’ailleurs que l’une d’entre elles se nomme Marianne, symbole fort de tout ce qui est représenté dans la série.
…et la société.
Il va de soi que les femmes sont comprises dans cette société dont la série dresse le portrait mais il convenait également de faire une distinction entre les deux pour accentuer les différents thèmes sur lesquels se sont penchées les créatrices. À travers ces cinq femmes était abordé le rôle de celles-ci au sein de cette société contemporaine et comment elle les façonne. Puis d’un autre point de vue, Paris etc livre un tableau collectif sur cette même société en prenant une base bien plus générale mais pas moins intéressante. Chaque épisode navigue entre les thèmes, à l’instar de chaque personnage. De par des phrases lancées de manière anodines ou des scènes de quelques secondes, les dialogues marquent. La série déconstruit les représentations toutes faites. Que ce soit au sujet de la culture, de la communication, de la vision actuelle du couple ou encore plus généralement des normes et des codes sociaux, Paris etc chamboule toutes les constructions sociales et s’engage dans le courant actuel qui consiste à contrer toutes ces définitions pré-établies et ouvrir les esprits sur des choses nouvelles.
Ce qui compte aujourd’hui, ce n’est pas d’avoir de la culture mais d’être curieux : il faut fuir la société qui voue un culte à l’intellectualisme mais qui oublie trop souvent que l’important est de vouloir apprendre et d’aimer le faire, quel qu’en soit le sujet. La série dépeint également beaucoup de problèmes de couple : par manque de communication ou mauvaise, par des situations familiales compliquées (avoir un enfant handicapé), le public voit son époque défiler à l’écran. Dans Paris etc, on parle de sexualité, les couples font l’amour et parlent de leur fantasme dans une époque où tout est devenu tabou. Chaque épisode s’ouvre d’ailleurs sur une scène de coït. Enfin, tout fait écho à beaucoup de sujets actuels : l’harcèlement de rue, les attentats (un colocataire d’Allison blessé lors des attentats du Bataclan) et la peur omniprésente (sécurité à l’école). Tout y est abordé sans jamais endormir le spectateur et en restant relativement vif et frais. La série a aussi son lot de bons moments comme dans l’épisode 11 ; chacune prend son envol sur un air de piano grâce à une décision qu’elle prend pour changer sa vie. La musique joue d’ailleurs une place majeure dans la série. Composée par Benjamin Biolay, elle donne souvent le ton et rappelle au public l’authenticité des thèmes dont elle parle et de la ville qu’elle dépeint.
Paris etc est éminemment politique en réussissant aussi à être un très bon divertissement. La série propose des réflexions sociales en mettant en scène des personnalités plus ou moins atypiques qui font traverser plusieurs étapes de leur vie au spectateur, tout cela sur un ton léger.
Paris etc. : Bande-annonce
https://www.youtube.com/watch?v=Npp8KcZG4h4
Paris etc. : Fiche Technique
Crée par : Zabou Breitman, Maïwenn, Anne Berest
Distribution : Zabou Breitman, Valeria Bruni Tedeschi, Naidra Ayadi, Anaïs Demoustier, Lou Roy Lecollinet, Bruno Todeschini, Yannick Choirat, Hippolyte Girardot, Niels Schneider
Réalisation : Zabou Breitman
Scénario : Zabou Breitman, Maïwenn, Anne Berest, Jérémy Elkaïm, Gabor Rassov, Philippe Lefebvre
Musique : Benjamin Biolay
Producteurs : François Kraus, DEnis Pineau-Valencienne
Sociétés de production : Les films du kiosque,
Format : 30 minutes
Nombre d’épisodes : 12
Diffusée sur : Canal +
Genre : comédie dramatique
Premier épisode : 27 novembre 2017