A quatre mois de sa sortie mondiale, le très redouté Solo : A Star Wars Story se dévoile enfin via le biais d’une bande-annonce qui entend réaliser l’impossible : donner de l’intérêt sur un film qui compte dépeindre le célèbre personnage par un autre homme qu’Harrison Ford. Ambiance.
On le savait pourtant : dans sa volonté d’expansion de la franchise Star Wars, l’empire Disney a aussi misé sur des histoires dérivées ou spin-off. Si le premier, Rogue One, s’intéressait à la période située entre La Revanche des Siths et Un Nouvel Espoir et le vol des plans de l’Étoile Noire par les rebelles, le deuxième sobrement intitulé Solo : A Star Wars Story se focalisera quant à lui sur l’un des personnages les plus emblématiques de la saga : Han Solo. Un personnage à tel point mythique pour les fans – l’aura de Harrison Ford étant encore très présente – que la naissance même du projet aura causé moult remous, quitte à perturber la dynamique pourtant bien rodée de Disney qui aura attendu le dernier moment (4 mois avant la sortie) pour dégainer les premières images.
Une idée quelque peu hasardeuse, à l’heure où les super-productions vantent leur existence à coup de making-off et autres teasers à peu près toutes les semaines, qui aura derechef pas mal inquiété les fans, la faute à un changement de réalisateurs en cours de route et, selon les rumeurs, un film entièrement retourné. Cependant, il ne sera pas question ici de causer des nombreux couacs rencontrés par la production mais bien de juger le film à l’aune de ces quelques images où l’on apprend quelque chose et où on a droit à plusieurs constats. Le premier, c’est qu’Alden Ehrenreich a, pour parler poliment, la gueule de l’emploi et qu’il s’évertue tant bien que mal dans ce montage frénétique à montrer la jeunesse de Han Solo, laquelle l’a vu officier pour le compte de l’Empire au sein duquel il se développera des aptitudes au pilotage ainsi qu’un gout avéré pour l’insubordination. On pourra évoquer également la classe qui se dégage de ces images tout en déplorant l’audace de celles-ci, loin de la furie pétaradante qu’on était en droit d’attendre de la paire Phil Lord/Chris Miller initialement aux manettes.
Dans tous les cas, la saga Star Wars a toujours clivé, et continuera de le faire avec cet opus manifestement déjà très décrié. Une seule chose à faire désormais : attendre la sortie calée au 23 Mai et espérer que ce bref avant-gout saura se montrer aussi efficace que ne le sont les productions estampillées Ron Howard, assis pour l’occasion derrière la caméra.
Concours : À l’occasion de la sortie en coffret 4 DVD de la série Beauty & The Beast, le 06 Février 2017, remportez votre coffret de la 4ème et ultime saison
SYNOPSIS, INFOS ET BANDE ANNONCE
L’histoire que nous connaissons tous prend une tournure résolument plus sombre dans cette version moderne de la Belle et la Bête ! Lorsqu’une détective au passé trouble, spécialisée en homicides, tombe amoureuse d’un médecin dissimulant un secret mortel, nous sommes en effet bien loin d’une romance de conte de fée. Ne ratez pas la quatrième et ultime saison de la plus excitante histoire d’amour de la télévision. Beauty & the Beast saison 4 contient 13 épisodes inoubliables ainsi que des bonus exclusifs !
Bonus : * Scènes coupées de l’épisode 13 – * La Saison dans le rétroviseur : Adieu, La Bête – * Fin de chapitre : Adieux chaleureux
* Bêtisier 4 DVD – 13 épisodes de 42 mins
Editeur : Paramount Pictures
Création : Jennifer Levin – Sherri Cooper
Acteurs principaux : Kristin Kreuk, Jay Ryan, Nicole Anderson, Nina Lisandrello, Austin Basis
Genre : Drame, Fantastique – Chaîne d’origine The CW
Nb. de saisons 4 – Nb. d’épisodes 70 – Durée : 42 minutes – Diff. originale :11 octobre 2012 – 15 septembre 2016 – États-Unis
Modalités du concours
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Avec Stronger, David Gordon Green revient sur un attentat et ses conséquences dans la vie d’un seul être, censé représenter la nation toute entière, comme ses confrères la même année : In the fade notamment, à Cannes, ou encore le 15h17 pour Paris, que Clint Eastwood semble avoir transformé en un grande pub à la gloire de l’armée et surtout à la capacité « de gens ordinaires de faire des choses extraordinaires ». Mais comment interroge-t-on la figure du héros américain en 2018 ? Réponse en demi-teinte dans Stronger.
Héros malgré lui
Nous voici donc plongés dès le début de Stronger dans la vie plutôt enfantine et maladroite de Jeff Bauman (qui existe réellement puisque c’est une « histoire vraie »), qui vit encore chez sa mère, fait rôtir des poulets et va regarder les matchs de foot avec ses copains en buvant sa « bière porte-bonheur ». Rien ne semble vraiment entacher cette toute petite vie tranquille sauf la « tristesse » d’avoir été largué par sa petite-amie, Erin. Cette dernière se laisse volontiers charmer par Jeff, mais refuse son côté « je ne veux pas vraiment m’engager ». Pour la séduire de nouveau, il lui promet donc de venir la soutenir lors du marathon de Boston. Comme on est en 2013, le spectateur se doute que Jeff se trouvera certainement à proximité de l’attentat perpétré cette année-là. Pour Erin, ce sera donc la fin de l’indifférence gentillette envers Jeff. Elle va s’engager pleinement auprès de lui, sans se poser trop de questions, allant jusqu’à quitter son boulot et s’installer chez la mère de Jeff. On sent bien que le réalisateur tente de nous dire qu’elle reste par culpabilité, mais ça n’est jamais assez et complètement interrogé. Comme s’il n’y avait qu’une seule figure possible : celle de la petite copine courage. Dès lors, Erin va alors se construire une image idéale du petit copain (et futur mari/père de ses enfants) que Jeff voudra bien devenir ou alors qu’il n’aura pas vraiment le choix de devenir, poussé jusqu’à l’extrême dans ses retranchements (dans une scène franchement douteuse).
Des larmes en pardon ?
Mais la véritable chronique que dépeint Stronger est celle de la ville de Boston (atmosphère de 2013 admirablement retranscrite) et de sa nécessité de se forger un héros vivant pour se prouver qu’elle a survécu, qu’elle est encore debout. Jeff va donc devenir héros malgré lui (il a vu le poseur de bombe et le décrit à la police), instrumentalisé autant par les médias que par sa famille de doux-dingues, ce qui donne lieu aux meilleurs moments du film, car les points de vue sont démultipliés. Si Jeff ne ressent pas le besoin d’être « Boston Stronger », il se laisse porter, jusqu’à refuser d’être sous le feu des projecteurs, mais pas pour longtemps. On comprend en filigrane qu’il souffre d’un syndrome post-traumatique, pour cela nous revoyons peu à peu les images de l’attentat et de la réaction de Jeff. Cette construction fait écho à une seconde, celle du récent Un jour dans la vie de Billy Lynn(réalisé par Ang Lee), lui aussi devenu héros suite à une réaction exemplaire lors d’une opération militaire qui tourne mal en Irak. Au cours de sa journée, où lui et sa section doivent faire l’ouverture d’un match lors de Thanksgiving, Billy revit la scène traumatique et interroge sa posture de héros. C’est aussi ce que fait Jeff, lui qui demandera à son sauveur d’aller plutôt aider quelqu’un d’autre. Le récit devient alors celui de la « prise de conscience » de Jeff, mais conscience de quoi, que la vie c’est sérieux ? On ne sait pas vraiment, car tout reste sous-développé et finalement assez convenu. La bascule vers cette construction linéaire et trop « attendue » se fait lorsque Jeff, dont l’évolution/les retours en arrière étaient plutôt bien calibrés au départ, rencontre son sauveur. Ce dernier va lui parler du drame qu’il a vécu et des raisons qui l’ont poussé à le sauver. Le parallèle avec un événement de la vie de Jeff va, semble-t-il, le bouleverser. Or, pour le spectateur ce face à face ressemble étrangement à une scène un peu trop larmoyante pour être vraiment un déclencheur. Au final, la scène où Jeff reçoit les confessions de la douleur d’autres personnes et se drape d’une grande bienveillance, voire d’une complaisance à recueillir la parole endeuillée pour émouvoir, tombe complètement à plat et achève de démolir l’entreprise de construction d’un héros mitigé du film. L’intrigue devient donc classique, larmoyante, peu passionnante. Jeff, qui a perdu ses deux jambes, se relève, l’Amérique aussi et c’est la romance qui prend le pas sur la réflexion. Il n’est pas sûr que l’on rende service aux événements, comme au travail de deuil national ou plus personnel et surtout au cinéma, et à sa capacité à prendre du recul sur la vie, le présent, avec des films comme Stronger.
Stronger : Bande annonce
Stronger : Fiche Technique
Réalisateur : David Gordon Green
Scénario : John Pollono d’après l’œuvre de Jeff Baunam
Interprètes : Jake Gyllenhaal, Tatiana Maslany, Miranda Richardson, Clancy Brown, Carlos Sanz…
Photographie : Sean Bobbitt
Montage : Dylan Tichenor
Producteurs : Todd Lieberman, David Hoberman, Jake Gyllenhaal, Scott Silver, Michel Litvak
Société(s) de production : Lionsgate
Distributeur : Metropolian FilmExport
Durée: 119 minutes
Genre : Drame
Date de sortie : 7 février 2018
La France mise à l’honneur au palmarès de la 25ème édition de Gérardmer. Ghostland remporte l’engouement du jury et du public, tandis que Mutafukaz celui du jury jeunes.
Après 5 jours de compétitions acharnés, le jury présidé par Mathieu Kassovitz a enfin rendu son verdict. Une compétition plus ouverte que l’an dernier où Grave s’était très vite imposé comme le grand favori. Un bon cru donc pour cette édition anniversaire avec des oeuvres radicales, des propositions de cinémas étonnantes et parfois extrêmement jouissives. À noter que cette année, la sélection a été particulièrement riche en ce qui concerne les productions françaises avec notamment Revenge, Mutafukaz et Ghostland, des oeuvres ayant fait un gros impact sur les festivaliers.
Il n’est donc pas étonnant de voir la France remporter la quasi-totalité des prix (pour ne pas dire tous, si l’on prend en compte la production franco-brésilienne Les Bonnes Manières). C’est donc le très attendu et très éprouvant Ghostland, nouveau film du papa de Martyrs, Pascal Laugier qui succède à Grave. Fort de son succès, Ghostland ajoute au prestigieux Grand Prix, le prix du jury Syfy ainsi que le prix du public. Aux côtés de Ghostland, le jury a choisi d’honorer du prix du jury le film de zombies québécois Les Affamés et le film de Loup-Garou franco-brésiliens Les Bonnes Manières. Ce dernier repart également avec le prix de la critique décerné par un jury composé notamment de Phillipe Rouyer (Positif) et Romain Le Vern (LCI/Chaos Reigns). La petite perle d’animation Mutafukaz ne repart pas les mains vides, vu qu’elle se voit décerner le prix du Jury Jeunes ainsi que le prix de la meilleure musique originale pour une partition particulièrement détonante de The Toxic Avenger. Pour finir, le Grand Prix du court-métrage a été remis à Et le diable rit avec moi de Rémi Barbe.
Palmarès du festival du film fantastique de Gérardmer 2018
Grand Prix du Jury – Ghostland de Pascal Laugier ( France, Canada)
Prix du jury– Les Affamés de Robin Aubert (Canada) et Les Bonnes Manières de Juliana Rojas et Marco Dutra (Brésil, France)
Prix de la critique – Les Bonnes Manières de Juliana Rojas et Marco Dutra (Brésil, France)
Prix du jury Syfy – Ghostland de Pascal Laugier ( France, Canada)
Prix du jury jeune – Mutafukaz de Shôjirô Nishimi et Guillaume « Run » Renard (France, Japon)
Prix de la meilleure musique originale – The Toxic Avenger et Guillaume Houzé pour Mutafukaz de Shôjirô Nishimi et Guillaume « Run » Renard (France, Japon)
Grand Prix du court-métrage – Et le diable rit avec moi de Rémi Barbe (France)
Brillante et avec toujours un coup d’avance, Baron Noir s’impose comme l’une des meilleures séries françaises de la décennie. Dissection et critique d’une œuvre aux personnages romanesques et complexes qui tendent un miroir à notre vie politique.
Qui aurait pu penser que la France, si fébrile à l’idée de toucher au genre politique, aurait pu produire une des meilleures séries des ces dernières années ? Baron Noir, lancé en 2016, explore la vie politique française en décryptant les manigances politiciennes et les esprits complexes des hommes et des femmes qui les animent. La saison 1 trace la destinée de Philippe Rickwaert, député PS et maire de Dunkerque, suite à l’élection présidentielle de son ami Laugier (magnétique Niels Arestrup) qui va devoir se frayer un chemin entre les coups foireux, animé par sa ténacité à éviter la prison et son désir de gravir les échelons. Ce qui frappe avant tout, c’est la capacité de la série a avoir su anticiper les rebondissements et moments clés de l’élection présidentielle de 2017 qui ont mené à l’éclatement des partis. Ainsi, toute ressemblance avec quelqu’un ayant déjà existé est fortuite…Philippe Rickwaert est l’alter-ego de Julien Dray qu’Eric Benzekri, scénariste de la série, a longtemps côtoyé au sein du Parti Socialiste. » Le Baron Noir c’est moi » confiait Julian Dray à Marianne. Comme lui, Rickwaert a tiré les ficelles d’une révolte lycéenne. Comme lui, Rickwaert a subi des perquisitions encombrantes suites à des gestions financières douteuses. Comme lui, Rickwaert s’est formé à l’école de la rue du Parti Socialiste.
Entre documentaire et fiction
Le passionné de la politique s’amusera à reconnaître dans cette galerie de personnages nuancés et complexes les véritables personnalités publiques qui se cachent derrière. Anna Mouglalis, technocrate énarque et quadragénaire incarne une version fascinante et féminine d’Emmanuel Macron. A la différence qu’une fois élue présidente, elle ne dispose pas d’une majorité à l’assemblée mais qu’elle décide comme un autre d’ouvrir à la société civile. Le bleu de travail que rapporte Rickwaert à l’assemblée rappelle celui de Patrice Carvalho, député communiste, porté lors de sa première séance en 1997. L’acte fort anticipe également le maillot de foot porté par François Ruffin, député de la France Insoumise, à l’Assemblée Nationale. Alors que la saison 1 met en avant les clés qui vont mener à l’explosion de la sphère politique en 2017 et la question européenne, la saison 2 embrasse l’actualité plaçant au cœur de ses thématiques les attentats, la montée du Front National et la restructuration des identités politiques. Plus fascinant encore, la série quitte rapidement son postulat semi-fictionnel et épouse le documentaire malgré elle. Le spectateur devient rapidement électeur, prêt à voter pour pour la présidente Dorendeu ou le député Balsan. On suit alors les péripéties comme on suit la véritable actualité politique.
Les idées avant l’ego ?
L’implication émotionnelle qu’on éprouve finit littéralement par se rapprocher d’un engagement presque militant pour tel ou tel personnage. L’écriture brillante de ce défilé d’hommes corrompus et avides de pouvoir, transforme l’hostilité qu’on devrait ressentir en compassion pour ces figures politiciennes. Qui aurait pu penser plaindre et défendre François Fillon après son scandale sinon animé par une passion militante ? Cette saga politique et sériel fait écho aux tragédies grecques où les hommes se retrouvent face à des dilemmes cornéliens. Les idées avant soi-même ? C’est le sacrifice qu’épouse Rickwaert, à la fin de la saison 1, acceptant la prison si son acte permet à Dorendeu d’être élue présidente. Balsan est-il prêt à abandonner ses idéaux socialistes pour une place au ministère ? Dorendeu est-elle apte à transgresser les frontières entre les partis pour rester au pouvoir ? Ici l’être politique est partagé entre son idéologie noble et ses intérêts personnels et financiers. L’ambition de la série n’est finalement pas d’adapter la réalité politique mais bien de s’en inspirer pour créer ses propres trajectoires tout en évoquant la nature humaine. Parler de politique, c’est parler de courage, d’ambition, de rêves mais aussi de vilenie et de trahison. Et toute la mise en scène accompagne le propos de l’intrigue. La caméra de Ziad Deoueiri, réalisateur de L’Insulte, évite les contre-champs classiques et déambule autour des personnages illustrant les rapports de force à mesure que leur discussion continue. On peut d’ailleurs voir un rythme qui s’accélère entre la saison 1 et la saison 2 : moins d’expositions des personnages et des intrigues encore plus virulentes et dynamiques.
Tout le casting est impeccable. Kad Merad, excelle à contre-emploi pour endosser le rôle charismatique de Rickwaert, dont l’avenir de président se dessine littéralement à la fin de la saison 2. En effet, sur sa fin, Baron Noir devient le pur reflet de la République : gouvernement multicolore, Parti Socialiste en agonie, Front National éclipsé, toute une gauche à reconstruire. Lors d’une sublime joute verbale dans le dernier acte de la série, Michel Vidal (incroyable François Morel), alter-ego de Jean-Luc Melenchon et leader de Debout le peuple, clame : « On est pas seulement dans un nouveau monde, mais dans une ère nouvelle « . Comme dans un miroir à la fois tragique et optimiste de la réalité, tout reste à reconstruire. Toutes les cartes sont remises en jeu.
Si la série continue à être si ingénieuse, on retrouvera sûrement en la saison 3 quelques clés pour mieux appréhender les prochains événements de notre vie politique. Ou peut-être que la suite de Baron Noir se fait déjà hors-caméra..
Baron Noir : Bande-annonce
Baron Noir : Fiche technique
Une série réalisée par Ziad Doueiri et écrite par Eric Benzekri et Jean-Baptiste Delafon.
Acteurs principaux : Kad Merad, Niels Arestrup, Anna Mouglalis, Hugo Becker, Astrid Whettnall…
Production : Thomas Bourguignon (Kwaï), Stéphanie Carrère (Kwaï)
Premier épisode : 8 février 2016
Nb. de saisons : 1 (2e en cours de diffusion)
Nb. d’épisodes : 12
Nombre de saisons : 2
Producteur délégué : Thomas Bourguignon
Genre : Politique, Thriller
Chaîne d’origine : Canal+
Faisant partie des 15 séries les plus attendues de cette nouvelle année 2018, The Alienist a commencé, à la croisée entre Penny Dreadful et The Knick, depuis le 22 janvier sur la chaîne américaine spécialisée TNT. Un pilote détonant qui pâtit d’un manque criard de subtilité, mais qui n’entache pas notre curiosité. Si la série persévère cependant dans le convenu, elle ne durera pas longtemps. Le deuxième épisode nous rassure sur ce point…
Synopsis : Le caricaturiste criminel John Schuyler Moore (à ne pas confondre avec journaliste !) et le spécialiste des maladies mentales Laszlo Kreizler « alienist » se connaissent depuis l’Université. Lorsque de nouveaux adolescents travestis sont dépecés, le médecin semble particulièrement concerné. Ce sera non sans compter l’aide précieuse de la jeune secrétaire du préfet de police, Sara Howard, que Moore connait aussi…
1898, New York City. La neige tombe sur la ville fraîchement industrialisée. Une main est découverte et l’alarme est donnée par des coups de matraque de policiers sur des lampadaires. La caméra a déjà pris de l’ampleur en s’élevant comme pour nous donner une impression de vertige. Le décor reconstitué apparaît comme dans une petite boîte, une maquette, et la mise en scène prend des allures étranges de jeu. Le cadavre démembré du jeune Giorgio Santorelli, qui se faisait appelé Gloria, est retrouvé en haut du New Bridge (l’actuel Williamsburg Bridge). Un enfant, retrouvé dans le quartier de Bowery, trouve refuge chez le Dr Kreizler et sa bande. Ce dernier vit en effet avec Mary, sa gouvernante, Cyrus, le caléchier et Stevie, le jeune coursier. Cette découverte soudaine devient une affaire d’état et occupe tout l’espace diégétique, malgré quelques ruptures au sein de l’institut pour enfants dans lequel travaille Kreizler. La réalisation de ce pilote, bien qu’un peu fade, nous embarque dans cette nouvelle enquête historique où les légistes sont encore deux jeunes étudiants juifs, Isaacson et le trio de tête, qui se compose trop rapidement pour être crédible. Sara Howard – la première femme embauchée dans la police – refuse catégoriquement de porter du tord à Roosevelt, son supérieur, mais pourtant, apporte, dans la scène suivante, le dossier que Moore lui réclamait.
Si à défaut d’écriture, ce pilote ne s’articule pas de manière vraisemblable, par excès de vitesse peut-être, la réalisation convainc plus largement. Citons les transports en calèche, qui de par les gros plans de face avec un flou artistique sur l’extérieur, sont dépaysants ; la nuit, également, qui atténue les clairs obscurs au profit d’une teinte brumeuse plus dense (cf. Penny Dreadful), comme éclairée par une lune omniprésente, et fait de cette ville industrielle celle qui ne dort jamais… Les intérieurs ne sont pas autant de bon ton, éclairés soit trop haut ou trop bas, ce qui renforce l’aspect artificiel du studio dans lequel est tourné The Alienist. Les extérieurs sont nettement plus soignés, bien que blafards, poussiéreux et grisâtres, excepté le seul qui réunit à nouveau Sara et John, éclairé par une fin d’après-midi. L’Histoire médicale, au centre de cette nouveauté fait écho à l’excellente série partie trop tôt, au terme de deux saisons, The Knick de Steven Soderbergh, qui rayonnait tant par ses acteurs que par les mouvements de caméra suivis et immersifs.
Comment expliquer cependant que le spectateur se laisse prendre au jeu ? Car le jeu est en effet la principale thématique. Tout comme celui du chat et de la souris qui séparait Sherlock de Moriarty ou Jonathan Harker de Dracula dans le roman de Bram Stocker de 1897 (les fans de point-and-click horrifique ou d’aventure qui ont émergé au début des années 2000 trouveront leur compte). Le macabre côtoie la quête de vérité et, la plongée dans ce bordel étrange où les jeunes adolescents sont des catins harpies, entre innocence et avidité de chair fraîche, est sensationnelle. Le duo de frères juifs, étudiants en anatomie, apporte un brin de légèreté tandis que Daniel Brühl est un peu trop convaincu par son personnage, quitte à en étaler trop de couches. Le milieu machiste fait écho à l’affaire Weinstein et on assiste sans surprise aux premières heures féministes. Le personnage de la jeune secrétaire orpheline, joué presque machinalement mais brillamment par la grande sœur Fannings, détient un lourd passé rapidement dévoilé dans le second épisode qui la rend d’autant plus intéressante. On peine néanmoins à en savoir plus sur la relation qui unit l’aliéniste du caricaturiste, mais on espère que les cartes se déploieront plus facilement par la suite. Le plus jeune président des États-Unis est encore chef de police et l’Histoire ne fait que commencer. Entre Jack l’Eventreur et The Knick, la plongée est ludique tel le Kinetoscope d’Edison où les premiers spectateurs s’étonnaient de voir des images en mouvement, signe avant-coureur d’un futur surprenant. Les téléspectateurs regardent en arrière, admiratifs : attention à ne pas les perdre par excès de spectaculaire.
Si le premier épisode de The Alienist peine à convaincre, le deuxième rattrape les erreurs. Reste à savoir si le troisième provoquera l’addiction en misant sur la désacclimatation et le fait historique. Le mélange des genres est loin d’être trouble : médical, historique, policier, thriller, bientôt politique avec l’arrivée au pouvoir de Roosevelt ?
The Alienist : Trailer
The Alienist : Fiche Technique
Créateurs : Hossein Amini et Cary Joji Fukunaga
Interprétation : Daniel Brühl (Dr. Laszlo Kreizler), Dakota Fanning (Sara Howard), Luke Evans (John Moore), Brian Geraghty (Theodore Roosevelt), Robert Ray Wisdom (Cyrus Montrose), Douglas Smith (Marcus Isaacson), Matthew Shear (Lucius Isaacson), Q’orianka Kilcher (Mary Palmer), Matt Lintz (Stevie Taggert)
Directeur de la photographie : PJ Dillon et Gavin Struthers
Musique : Rupert Gregson-Williams
Production : Paramount Television, Studio T, Anonymous Content, Vanessa Productions, Ltd
Ditribution : Warner Bros. Television, Netflix (à l’international)
Genre : Historique, Médical, Thriller, Policier
Format : 47 min par épisodes, le nombre d’épisode n’a pas encore été communiqué
Chaîne d’origine : TNT
Diffusion aux USA : Depuis le 22 janvier 2018
Episode 1×01 – « The Boy on the Bridge »
Réalisation : Jakob Verbruggen
Scénario : Hossein Amini
Synopsis : La découverte d’un corps mutilé d’un jeune prostitué amène à Dr. Kreizler à rattacher cette nouvelle enquête avec un crime d’enfant commis sur un de ces anciens patients. Il demande de l’aide à son vieil ami de fac, le caricaturiste Moore, pour rassembler les preuves contre l’opinion hâtive de la police.
Episode 1×02 – « A Fruitful Partnership »
Réalisation : Jakob Verbruggen
Scénario : Hossein Amini et E. Max Frye
Synopsis : Kreizler cherche d’autres victimes du tueur en série accompagné des frères juifs étudiants en anatomie. Sara Howard, la première secrétaire de police apporte un indice important. L’enquête peut enfin commencer…
Écrit et réalisé par le cinéaste franco-géorgien Gela Babluani, qui s’était fait connaître avec 13 Tzameti, Money est un polar sombre, dense et efficace passé inaperçu l’année dernière. Autant dire que cette sortie en DVD permet de rattraper ce retard.
Synopsis : Samuel Mercier, un politicien normand très en vue et en bonne posture pour devenir ministre de l’Intérieur, fait l’objet d’un chantage de la part d’une famille mafieuse. Il permet à un conteneur rempli de drogue de passer la douane sans encombre et, en échange, il reçoit un million d’euros mais surtout un dossier compromettant le concernant est enterré. Trois jeunes gens, Danis, Eric et Alex (qui a été témoin de la transaction), décident de lui voler l’argent.
Money se révèle vite être un film qui respecte parfaitement le contrat du genre. On y retrouve tous les personnages emblématiques du polar : le politicien corrompu et son tueur à gages, les mafieux, les petits délinquants entraînés dans quelque chose qui les dépasse. Et, au milieu de tout cela, une valise bourrée d’argent. Cet argent qui serait tellement utile à tout le monde.
En effet, aussi bien le politicien que les délinquants voient dans cette somme une occasion de repartir à zéro, de se faire une nouvelle vie. D’un côté, nous avons donc les trois petits malfrats. Danis (George Babluani) a perdu sa femme dans un accident de voiture six mois plus tôt et tente de survivre chez sa mère (Anouk Grinberg) avec son bébé en faisant du trafic pour un mafieux local d’origine serbe, Goran. Pour lui, comme pour Alex (qui est amoureuse de lui) et son frère Eric, l’argent est avant tout une opportunité formidable de changer de vie, de sortir du quartier sinistré qu’il habite et d’offrir un avenir convenable à son fils.
Le problème, c’est que le politicien cherche aussi à offrir un nouveau départ à sa carrière, et qu’il pense y parvenir avec cet argent. La valise lui permettra d’acheter le dossier compromettant détenu par une petite frappe et dégagera ainsi son horizon.
Tout ce beau monde va donc se croiser et s’affronter dans un polar bref (87 minutes) et tendu. L’action est resserrée pour se dérouler en une nuit, ce qui impose un rythme rapide, et Gela Babluani parvient à donner à son film une atmosphère âpre.Tout se déroule dans un monde de violence que Scorsese n’aurait pas renié : tout le monde a une arme, et la violence est partout. Violence des médias, corruption de la politique et des institutions officielles, gangstérisme, individualisme et surtout description d’un monde gangrené par l’argent.
Petit à petit, la morale des personnages diminue, comme si le mal se transmettait de façon épidémique. La violence rend de plus en plus violent et émousse le sens moral.
Money est un film bien construit : chaque action contient en elle-même les germes de la suivante, et à chaque fois les personnages s’enfoncent davantage dans les ennuis. La situation dégénère vite et les conséquences de chaque action sont imprévisibles. Les événements s’enchaînent toujours vers le pire. Enfin, la musique souligne très bien l’ambiance sombre en angoissante.
Pour finir, le décor urbain est très bien exploité, depuis la casse du début (qui donne déjà une image symbolique des personnages pressurés, écrasés par des événements) jusqu’au très joli plan final sur le petit jour grisâtre.
Au niveau de l’interprétation on retrouve avec plaisir George Babluani, que l’on avait déjà vu dans 13 Tzameti. Les seconds rôles (dont l’immense Fedor Atkine) sont excellents, à l’exception de Benoit Magimel, qui apparaît engoncé dans son costume et peu crédible en tueur à gages.
Autre défaut, la scène du train est assez ridicule et casse un peu l’ambiance.
Mais Money reste un film franchement réussi, un vrai bon polar âpre, tendu, rythmé et inattendu. On aurait pu espérer au moins un complément de programme, mais finalement qu’importe ! Le film constitue un bon divertissement, et c’est l’essentiel.
Money – Caractéristiques du DVD :
Langue : Français / audiodescription
Son : Dolby Digital 5.1 & 2.0
Sous-titres : sourds et malentendants
Image : 16/9 -2:39
Durée : 87 min.
Date de sortie DVD & Blu-Ray : 07 Février 2018
Avec déjà quatre séries super héroïques diffusées sur son antenne, la chaîne américaine The CW lançait, en ce début d’année 2018, un cinquième super héros : Black Lightning. Après deux épisodes diffusés, il faut reconnaître que Black Lightning propose une alternative intéressante à ses prédécesseurs.
Sur le papier, Black Lightning semblait lancer dans l’inconnu un obscur duo de créateurs : Mara Brock Akil et Salim Akil. Tous deux n’en sont cependant pas à leur première collaboration puisqu’ils ont été tour à tour scénariste, producteur exécutif ou réalisateur sur plusieurs séries (Being Mary Jane, The Game, Girlfriends).
Et c’est peut-être pour cela que, d’emblée, Black Lightning séduit.
Ce n’est pas une histoire d’origine comme les quatre séries actuellement diffusées sur The CW et, contrairement à une série comme Supergirl à laquelle il avait fallu sept épisodes pour trouver son rythme en saison 1, Black Lightning ne tâtonne pas et nous propose d’entrée une narration claire servie par une distribution au diapason.
Rôle certainement le plus important, et par conséquent le plus difficile à caster : Jefferson Pierce.
Pour l’incarner, le choix s’est porté sur Cress Williams, acteur à classer dans les vétérans du petit écran car il a tenu des rôles réguliers dans beaucoup de séries à succès (Code Black, Hart of Dixie, Friday Night Lights, Prison Break, Grey’s Anatomy ou encore Urgences) depuis ses débuts en 1994.
A 47 ans et du haut de son mètre 93, il en impose autant en tant que principal respecté du lycée Garfield de Freetown, que dans le costume de son alter-ego super héroïque.
Son visage familier permet également au public de l’imaginer sans difficulté dans son rôle de pilier de la communauté.
Le reste de la famille est composé de Lynn, son ex-femme (Christine Adams), de la fille aînée Anissa (Nafessa Williams) et de la cadette Jennifer (China Anne McClain). Une excellente alchimie se dégage de la famille Pierce que ce soit entre les parents (séparés), entre les sœurs (même si elles se disputent comme toutes les adolescentes de leur âge) et entre parents et enfants. Il y a d’ailleurs une constante qui ressort de ces premiers épisodes : si les parents ont des vues divergentes sur certains sujets, ils font toujours cause commune quand cela concerne leur progéniture.
Comme tout début de série, ces deux premiers épisodes ont pour but de poser les choses.
Dans le premier, « The Resurrection », on apprend qui est Jefferson Pierce/Black Lightning : qui sont sa famille, ses alliés, ses ennemis, son cadre de vie. Dans le second, « Lawanda : The Book of Hope », c’est le pourquoi qui est mis en lumière : les raisons qui le poussent, et l’ont poussé par le passé, à revêtir le costume. Mais la saison 1 ne comptant que treize épisodes, Black Lightning ne s’attarde pas en bavardages inutiles, dialogues pour adolescents ou scènes d’exposition. Même quand il n’y a pas d’action (physique) dans une scène, le propos de la série évolue. Peu de sujets/détails sont sujets à répétition.
Bien sûr, un super héros ne peut rien sans trois éléments : un comparse au courant de son identité secrète, unvilain à abattreet un proche qui ne se doute de rien.
Dans le premier rôle, on découvre Peter Gambi, tailleur de son état. Incarné par l’acteur américain James Remar, il aidait Pierce dans ses missions super héroïques avant que celui-ci ne raccroche le costume. Son opinion sur les raisons ayant poussé Pierce à être/redevenir Black Lightning est diamétralement opposée à celle de Lynn, et les deux vont avoir une explication certes courte mais franche dans le second épisode.
Dans le second rôle, les scenarii des deux premiers épisodes nous proposent plusieurs profils : Will (Dabier), Lala (William Catlett) et Tobias Whale (Marvin ‘Krondon’ Jones III). S’ils sont tous assez terrifiants (même Lala avec son surnom de Télétubbies), c’est clairement Marvin Jones III qui en impose le plus. Bien que de taille moyenne, sa prestance (appuyée par une voix très grave et son albinisme qui le font davantage sortir du lot) donne du corps à son personnage.
Et enfin, dans le troisième rôle, le policier ami, l’inspecteur Henderson (Damon Gupton), qui n’a pas percé à jour le secret de son ami. Certains regards ou mouvements de caméra font douter le téléspectateur : Henderson n’aurait-il pas démasqué son ami ? Nous devrions en avoir confirmation d’ici la fin de la saison 1 mais en attendant c’est toujours une bonne chose pour un super-héros de devoir être sur ses gardes quant à son identité secrète avec quelqu’un de proche.
Dans ce cercle de proches ignorant le secret de Jefferson, il faut ajouter ses filles : Anissa et Jennifer. De caractères opposés (la seconde essayant de sortir de l’ombre de son aînée), elles font cependant bien souvent front commun. Et ce sont d’ailleurs les actions de la cadette (un peu tête à claques il faut l’avouer), dans cette soif inconsciente d’émancipation, qui vont entraîner le retour de Black Lightning à Freetown. Un retour qui ne devrait sans doute pas être solitaire très longtemps puisque les dernières secondes de l’épisode pilote ont montré qu’Anissa avait des pouvoirs surhumains. Et c’est par elle que la narration de Black Lightning devrait se rapprocher de celle des autres séries super héroïques de la chaîne, avec une histoire d’origine.
Plus mature de par son personnage principal, Black Lightning l’est par voie de conséquence dans son propos, dans les sujets abordés et la manière dont ils sont traités. La violenceest omni-présente dans la majorité des deux premiers épisodes. Mais elle n’est jamais ni gratuite ni outrageusement graphique (la série est diffusée juste après The Flash). Elle sert le propos de la série et est utilisée pour mettre en lumière les sujets abordés.
Ces derniers sont variés et on salue l’absence de fard pour en aborder certains (comme l’homosexualité, la violence des gangs qui gangrène la société ou encore les violences envers les citoyens afro-américains). Des sujets d’actualité bien souvent trop peu mis en lumière dans des productions s’adressant à un public plus jeune (petite exception dans la série Supergirl et le coming-out parfaitement maîtrisé du personnage d’Alex Danvers).
Au final, Black Lightningest unetrès bonne surprise qui détonnede manière positive sur la chaîne The CW. Car si beaucoup auraient parié sur une ressemblance avec Luke Cage (seule autre série à proposer un super héros afro-américain), son ton se rapproche plus de celui de Jessica Jones. La série est plus ancrée dans la réalité que celles qui l’ont précédé et on se surprend à espérer que Black Lightning n’intègre jamais l’Arrowverse et sa narration très tournée vers les adolescents fleur bleue.
Rendez-vous donc fin avril ici même pour la critique de la saison 1 de Black Lightning dans son intégralité. Car si les deux premiers épisodes ont permis à la chaîne de réaliser un très bon score niveau audience, et de recevoir des critiques très positives, il ne faut pas perdre de vue que le sujet est plus mature que les autres productions de The CW. ll faut ainsi que Black Lightning maintienne sa qualité narrative pour ne pas perdre d’audience. Elle a en effet face à elle des poids lourds comme NCIS – Los Angeles (CBS) ou encore This Is Us (NBC). Tout faux pas pourrait condamner une éventuelle seconde saison.
Synopsis : Jefferson Pierce, un super-héros qui a raccroché son costume il y a neuf ans pour s’occuper de sa petite famille, est forcé de reprendre du service quand sa ville se retrouve rongée par le crime et le règne d’un gang mafieux. Il redevient alors Black Lightning un méta-humain qui a la capacité de manipuler les champs électro-magnétiques.
Black Lightning : Bande-annonce
Black Lightning : Fiche Technique
Créateurs : Mara Brock Akil et Salim Akil (basé sur le super-héros créé par Tony Isabella et Trevor Von Eeden)
Interprétation : Cress Williams (Jefferson Pierce / Black Lightning), China Anne McClain (Jennifer Pierce), Nafessa Williams (Anissa Pierce), Christine Adams (Lynn Pierce), Marvin ‘Krondon’ Jones III (Tobias Whale), Damon Gupton (Inspecteur Henderson), James Remar (Peter Gambi)
Directeur de la photographie : Scott Peck
Musique : Kurt Farquhar
Production : Salim Akil, Greg Berlanti, Mara Brock Akil, Sarah Schechter, Oz Scott
Sociétés de production : Berlanti Productions, DC Entertainment, Warner Bros. Television
Genre : Action, drame, science-fiction
Format : 13 x 42 minutes
Chaîne d’origine : The CW
Diffusion aux USA : 16 janvier 2018 et 23 janvier 2018
Episode 1×01 – « The Resurrection »
Réalisation : Salim Akil
Scénario : Salim Akil
Synopsis : Un ancien super-héros ayant le pouvoir de contrôler et de maîtriser la foudre, Jefferson Pierce, autrement connu par certains sous le nom de Black Lightning, dévoile les secrets de son passé pour protéger sa ville et sa famille.
Episode 1×02 – « Lawanda : The Book of Hope »
Réalisation : Oz Scott
Scénario : Charles Holland
Synopsis : Une lueur d’espoir apparaît dans la communauté quand Black Lightning revient pour combattre la violence.
Après des études de cinéma dans une branche singapourienne d’une école new-yorkaise, la japonaise Atsuko Hirayanagi met en application dans Oh! Lucy la rencontre des cultures dans un film drôle et grave à la fois. L’actrice Shinobu Terajima y est émouvante.
Synopsis : Setsuko mène une vie solitaire et sans saveur à Tokyo entre son travail et son appartement, jusqu’à ce que sa nièce Mika la persuade de prendre sa place à des cours d’anglais très singuliers. Cette expérience agit comme un électrochoc sur Setsuko. Affublée d’une perruque blonde, elle s’appelle désormais Lucy et s’éprend de John son professeur ! Alors, quand Mika et John disparaissent, Setsuko envoie tout balader et embarque sa sœur, dans une quête qui les mène de Tokyo au sud californien. La folle virée des deux sœurs, qui tourne aux règlements de compte, permettra-t-elle à Setsuko de trouver l’amour ?
L’aventure intérieure
Tiré du court-métrage Oh ! Lucy qu’elle a réalisé en 2014, le premier long-métrage éponyme de la jeune japonaise Atsuko Hirayanagi est un film plein de fraîcheur et de sensibilité qui n’est pas sans rappeler le très récent Jeune Femme de la jeune française Léonor Serraille. On y découvre la même thématique d’une femme jetée et perdue dans le grand bouillon de la vie citadine et qui se débat souvent toute seule pour surnager.
Et pourtant ! Autant la protagoniste incarnée par une Laetitia Dosch –bluffante- est jeune et impétueuse dans le film français, autant Setsuko (Shinobu Terajima) est une femme éteinte qui arrive cahin-caha au milieu de sa vie : elle mène une vie de quadra plus que terne, composée d’un travail aussi insignifiant que ses collègues eux-mêmes et d’une vie privée inexistante et très désordonnée que seuls agrémentent quelques contacts avec Mika (Shioli Kutsuna), la fille plus ou moins intéressée de sa sœur. Lorsque cette dernière lui arrache quelques billets en échange d’un cours d’anglais déjà payé mais qu’elle ne peut plus suivre, Setsuko fait la rencontre de John (Josh Hartnett), le prof d’anglais excentrique, et de Tom/Komori (Kôji Yakusho). Et à partir de cet instant, tout un monde de possibles nouveaux s’ouvre à elle.
Entamé sur un ton badin, très drôle même, Oh ! Lucy est en réalité une comédie plus amère que douce. Petit à petit, la cinéaste effeuille son personnage telle une rose et on découvre au fur et à mesure les couches successives de Setsuko, devenue Lucy le temps d’un cours d’anglais avec un prof qui a l’air tout aussi paumé, tout aussi inadapté que son élève. Avec ce prénom américain, Setsuko se découvre autre, plus libérée, plus libérale. En apprenant ses blessures profondes et ses traumatismes, le spectateur voit le monde avec ses yeux, et très vite, une empathie totale le gagne.
Pour se sauver d’une vie dans laquelle tout doucement elle se meurt, Lucy passe par tous les états. Les Etats d’Amérique d’abord, si l’on ose ce pauvre jeu de mots, car son histoire l’emmènera Outre-Atlantique, dans un enchaînement assez loufoque et poétique à la fois (ici, on pense de manière fugace au burlesque aérien de Fiona Gordon & Dominique Abel). Mais ce sont ses états d’âme variés qui sont la partie la plus intéressante. Cette colère qui gronde en elle, cette révolte qui se réveille soudain face à une injustice ancienne, mais centrale, ce besoin d’amour dont enfin elle prend acte avec parfois de la maladresse, parfois de la méchanceté , cet amour débordant qu’elle adresse au monde un peu au petit bonheur la chance, tous ces sentiments nouveaux qu’elle expérimente nous rendent Lucy infiniment aimable, et nous rendent la cinéaste admirable dans sa capacité à tout montrer sans démontrer.
Oh ! Lucy bénéficie d’un casting très équilibré, avec tout d’abord la performance de Shinobu Terajima qui passe du rire aux larmes, de l’espoir au laisser-aller le plus profond sans aucune difficulté, imprimant sur un visage pourtant assez illisible, comme l’est celui de beaucoup de japonais, des émotions nettement palpables. Josh Hartnett est une bonne surprise, un bad boy charmant qui joue de son physique de Brad Pitt pour affoler la ménagère de 45 ans. Quant à Kaho Minami, l’actrice qui interprète Ayako, la sœur de Lucy, elle excelle à figurer un personnage détestable enfoncé dans des traditions et des certitudes héritées d’un Japon médiéval, voire moins médiéval et peu ouvert aux autres. Enfin, Shioli Kutsuna apporte la légèreté dans un film, mais surtout le grand Kôji Yakusho (de presque tous les films de Kiyoshi Kurasawa) éclaire l’ensemble de son aura de star et de sa stature de valeur sûre.
Ne perdant jamais le fil de son idée, Atsuko Hirayanagi délivre un film deux-en-un, avec l’aventure intérieure de Setsuko/Lucy qui apprend à devenir une Setsuko nouvelle, plus aimable à ses propres yeux, et une critique sociale d’un Japon, et surtout d’un Tokyo toxique, où le suicide fait partie littéralement de la vie quotidienne, tout en se jouant du choc des cultures. Le film n’est pas dénué de défauts, un peu trop dolent par moments, mais l’émotion est là, et on se met à croire dans l’éclosion d’une nouvelle cinéaste japonaise digne d’intérêt.
Oh ! Lucy – Bande annonce
Oh ! Lucy – Fiche technique
Titre original : Oh ! Lucy
Réalisateur : Atsuko Hirayanagi
Scénario : Boris Frumin, Atsuko Hirayanagi, d’après le court-métrage éponyme de cette dernière
Interprétation : Shinobu Terajima (Setsuko), Josh Hartnett (John), Kaho Minami (Ayako), Kôji Yakusho (Komori), Shioli Kutsuna (Mika)
Musique : Erik Friedlander
Photographie : Paula Huidobro
Montage : Kate Hickey
Producteurs : Han West, Yukie Kito, Jessica Elbaum, Atsuko Hirayanagi, Coproducteur : Katsuhiro Tsuchiya
Maisons de production : Gloria Sanchez Productions, Meridian Content, MATCHGIRL PICTURES, Coproduction : NHK Japan Broadcasting Corporation
Distribution (France) : Nour Films
Récompenses : Sundance Institute/NHK Award pour Atsuko Hirayanagi
Durée : 95 min.
Genre : Drame, Comédie
Date de sortie : 31 Janvier 2018
Japon, USA – 2017
Sorti sur Netflix depuis janvier dernier, Le Roi de la Polka retrace l’histoire incroyable mais vraie de Jan Lewan (incarné par Jack Black), un chanteur polonais qui a fini en prison pour avoir escroqué ses fans afin de devenir la grande star qu’il a toujours rêvée d’être.
Synopsis : Vivant en Pennsylvanie, le chanteur polonais Jan Lewan, prêt à tout pour connaître le succès aux États-Unis, se lance sur plusieurs années dans une gigantesque escroquerie entraînant ses fans…
Réalisatrice du remarquable Daddy Cool, Maya Forbes revient, toujours avec une histoire vraie (mais pas la sienne contrairement à son précédent film), cette fois-ci sur Netflix avec Le Roi de la Polka. En France, l’histoire de Jan Lewan n’est pas très connue contrairement aux États-Unis. Dans les années 1980-1990, Lewan était un chanteur polonais vivant en Pennsylvanie qui avait fini par se faire sa petite réputation au point de finir dans la course aux Grammy Awards (nommé dans la catégorie « meilleur album de polka » en 1995). Son petit succès ne lui suffisant jamais à ses yeux, il voulait toujours voir plus grand. Arnaquer ses propres fans (la plupart du temps des petits vieux) n’était pas juste le moyen de s’enrichir, c’était le moyen d’accéder à ce fameux rêve américain.
Sur un ton léger voire même humoristique (Jack Black à l’affiche annonçant cette promesse), Le Roi de la Polka raconte alors l’ascension puis la chute de cette star locale cheap (n’hésitant pas à faire intervenir sur scène des personnages déguisés en ours ou en poulet), en passant (un peu trop brièvement) par sa renaissance (car, comme le dit Jan Lewan, « tout le monde a le droit à une seconde chance »). Certes, on ne se fend pas la poire (même si certaines scènes, notamment celle où Lewan promet à ses fans de rencontrer le Pape ou encore celles autour du concours de beauté sont drôles) mais ce ton reste agréable dans le sens où Maya Forbes tente parfois de détourner justement à la fois les codes du biopic traditionnel et de la success story à l’américainecomme on a l’habitude d’en voir. Hélas, on emploie justement le verbe « tenter » car malgré ses nobles intentions, on aurait pu s’attendre à une mise en scène bien plus ambitieuse (même si elle reste tout de même correcte) et un ton qui aurait pu être encore plus corsé et renforcer l’engrenage délirant dans lequel s’était fourré le personnage principal. A noter tout de même une chouette reconstitution de l’époque, kitsch mais crédible.
Jack Black (Jumanji : Bienvenue dans la jungle, Chair de Poule) est complètement à l’aise dans le rôle de Jan Lewan, ce bouffon rêveur touchant même si le film n’excuse jamais ses actes condamnables. Les seconds rôles sont également tous remarquables, surtout la méconnaissable et vacharde JackiWeaver (The Voices, Parkland), qui incarne le seul personnage lucide de l’histoire pour notre plus grand plaisir. Il est certain que Le roi de la Polka aurait pu être bien meilleur, qu’il avait largement les clés pour l’être et que sa réalisatrice ne les utilise pas suffisamment pour tirer son film vers le haut. Reste tout de même un chouette petit long-métrage attachant et sympathique qui mérite d’être découvert.
Le Roi de la Polka : bande-annonce
Le Roi de la Polka : Fiche Technique
Réalisatrice : Maya Forbes
Scénario : Maya Forbes, Wally Wolodarsky
Interprètes : Jack Black, Jenny Slate, Jason Schwartzman, Jacki Weaver, J.B. Smoove
Producteurs : Jack Black, Ben Stiller, Stuart Confeld, Monica Levinson, Priyanka Mattoo, David Permut, Shivani Rawat
Distribution : Netflix
Genre : Biopic, comédie Date de sortie (Netflix) : 12 janvier 2018
Depuis 1994, lorsqu’il a repris le flambeau du festival d’Avoriaz, le Fantastic’Arts ou Festival du film fantastique de Gérardmer est devenu une véritable institution du cinéma de genre en France. À l’occasion de son 25ème anniversaire, il est temps de jeter un œil sur un quart de siècle de découvertes et de revenir sur 5 grands prix ayant marqué le festival.
En 25 ans, pas moins de 200 films se sont disputé le Grand Prix. Parmi eux, des films devenus des classiques incontournables comme Scream, des films high-concepts étonnants comme Cube ou encore des films tombés dans l’oubli le plus total à l’image de Thomas est amoureux. Avec ses sélections éclectiques, ce n’est pas uniquement le fantastique qui a été célébré dans la station vosgienne, mais également l’horreur, la science-fiction, et même le western. Le festival mettant en avant des premiers films a permis également à la France de découvrir des auteurs devenu cultes comme Richard Kelly et son Donnie Darko, Jaume Balaguero avec La Secte sans Nom ou encore Fabrice du Welz remportant le prix du Jury pour Calvaire en 2004. 24 éditions, 24 Grand Prix, difficile tâche que d’en garder 5.
Top 5 des Grand Prix de Gérardmer
Le jour de la Bête, Alex de la Iglesia, Grand Prix 1996.
L’Espagne a depuis toujours été un grand fournisseur pour le Fantastic’Arts, comme en témoigne Jaume Balaguero reparti avec 3 Prix du Jury pour La Secte sans Nom, Fragile et Rec, mais c’est un autre cinéaste culte de la péninsule ibérique qui a eu la chance de remporter un Grand Prix, Alex de la Iglesia. L’invité d’honneur de la 25ème édition a frappé un grand coup auprès du public vosgien et du jury présidé par Rutger Hauer avec son cinéma mêlant à la perfection horreur et comédie cinglante. Dans son 2ème film, et toujours meilleur essai à ce jour, il nous raconte la croisade d’un prêtre, accompagné d’un metalhead et d’un médium star de la TV contre l’antichrist en personne. À la manière d’un vilain garnement, Alex de la Iglesia n’hésite pas à se payer la tronche du christianisme, empilant les séquences cultes comme celle du rituel satanique, le tout ponctué par des gags proches du grand guignol.
Scream, Wes Craven, Grand Prix 1997
Alors que le slasher était un peu à la dérive depuis la fin des années 80, il fallait bien l’un des piliers de l’horreur pour donner un grand coup dans la fourmilière et opérer un virage drastique au sein du genre. Après avoir exploré le côté méta avec Freddy sort de la nuit en 1994, Wes Craven décide d’y aller à fond les ballons avec Scream. Bénéficiant d’un script pondu par Kevin Williamson, le créateur de Dawson, c’est toute la pop-culture que le cinéaste convoque dans un slasher à la fois cynique et jouissif. Multipliant les moments de bravoure comme cette séquence d’ouverture devenue absolument culte, développant une imagerie qui fera date dans le cinéma d’horreur au travers du personnage de Ghostface, Scream a surtout lancé toute une vague de slasher méta qui continue encore aujourd’hui d’alimenter les auteurs les plus fous comme Joseph Kahn avec Detention ou même Tragedy Girls de Tyler McIntyre, présenté cette année en compétition. Pas étonnant que le film de Craven soit sorti en tête des sondages organisés par le festival pour désigner le meilleur Grand Prix du Festival.
Morse, Thomas Alfredson, Grand Prix 2009
Avant que Thomas Alfredson ne s’engage hasardeusement dans des adaptations bancales de polars de Nesbo, le cinéaste suédois avait surpris tout le monde avec son premier film, le sublime Morse. Tiré du roman Laisse moi entrer de John Ajvide Lyndqvist, le film d’Alfredson revisite le mythe romantique du vampire au travers de deux enfants, Oskar et Eli. Contemplant la neige immaculée de la Suède, Morse bouleverse avec ses deux personnages marginaux qui se trouvent, qui s’aiment. Avec sa poésie rare, son rythme lancinant, sa claque esthétique, le film dénote. Loin de l’hystérie sanguinolente ou de la loufoquerie d’autres Grand Prix, Morse montre que derrière les festivaliers se cachent des cœurs tendres.
It Follows, David Robert Mitchell, Grand Prix 2015
Autre claque que l’on avait pas vu venir, It Follows. Le jeune cinéaste David Robert Mitchell accouche de l’un des meilleurs films d’épouvante de la décennie, bénéficiant d’un héritage Carpenterien très marqué. Puisant également dans le teen-movie, le film de Mitchell traite de manière frontale le problème des MST au travers de cette entité poursuivant ses victimes, et qui se transmet au cours de rapports sexuels. Porté par un casting impeccable, notamment la révélation Maika Monroe, le film développe une atmosphère oppressante jouant insidieusement avec la peur plutôt que d’avoir recours à des jumpscares faciles. Aidé par la bande son tout bonnement électrisante de Disasterpiece, qui renvoie elle aussi à l’œuvre de John Carpenter, It Follows hantera le spectateur jusqu’à son dernier plan et même sur le chemin du retour.
Grave, Julia Ducourneau, Grand Prix 2017
Il aura donc fallu attendre 24 ans avant que la France soit récompensée par un Grand Prix. Il aura surtout fallu 24 ans pour que le Fantastic’Arts célèbre une réalisatrice. Avec son premier film, Julia Ducourneau décroche un uppercut fatal au cinéma de genre français qui se trouve en état de léthargie depuis pas mal de temps. Film à la croisée des genres, oscillant entre l’horreur, le coming of age, le campus movie, Grave a été une véritable sensation, raflant tout sur son passage et cela dans de nombreux festivals. On ne peut que saluer le tour de force de Ducourneau, qui, bien que peut-être un peu trop sûr d’elle, offre un film organique, viscéral et fascinant sur la jeune Justine et la découverte de son corps. Garance Marillier est la révélation de 2017, et risque très fortement de repartir avec un césar début mars.
En un peu plus de cinquante ans, dont une trentaine sur les planches, Chris Cornell aura marqué des vies : celles de ses proches, qu’il quitte bien trop tôt, mais aussi celles de ses fans ou simplement de ceux qui ont été touchés par sa voix, son jeu de guitare et ses compositions.
« La vie passe vite, très vite, trop vite. Ce qu’on en retient au final : des gens, des lieux et des œuvres ».
Frontman de deux des plus grands groupes de rock de ces trente dernières années, Cornell restera à jamais le papa de Black Hole Sun qui propulse en 1994 Soundgarden en superstar aux côtés de Nirvana (alors que le groupe est formé depuis plus longtemps). Sa voix pouvant passer cinq octaves se fera tour à tour, douce, sensuelle, criarde, rauque, grave, suraiguë jusqu’à se briser dans des élans scéniques mal contrôlés. Ce timbre cassé, mais encore mille coudées au dessus des autres chanteurs de la scène rock, marquera les trois albums du supergroupe Audioslave, où Cornell sera entouré des anciens de Rage against the machine.
Chris Cornell en images :
La musique de Cornell et sa voix ont également orné bon nombre d’œuvres audiovisuelles.
Dans le frais et nerveux Pump up the volume (1990), film culte de toute une génération adolescente, la voix criarde de Cornell (titre heretic de Soundgarden) évoluera en parfaite harmonie avec les images de poupée gonflable habillée en prof, brûlée ; et des foules de jeunes en rébellion.
Les guitares heavy de Soundgarden hurleront leur colère ensuite dans Wayne’s World, True Romance, Basketball diaries, Mission impossible 2 et toute une flopée de films divers et variés.
Cornell et Audioslave feront de même dans Miami vice, où deux des plus beaux titres du groupe seront déroulés en quasi totalité après avoir déjà illuminé l’excellent Collateral du même Michael Mann.
Mais la carrière du grand et beau Chris ne s’arrête pas là puisque c’est à lui que revient l’honneur de composer et interpréter la chanson titre du premier James Bond avec Daniel Craig dans Casino Royale.
Musique Chris Cornell – James Bond Casino Royale
Le retour de Soundgarden permettra au quatuor de composer le générique de fin du film Avengers et d’être mêlé à l’aventure Marvel via un clip efficace et sec comme les riffs l’enjolivant.
Soundgarden – Live to Rise (From Marvel’s THE AVENGERS)
« Paroles Soundgarden – Live to Rise » : What if all you understand Could fit into the center of our hand Then you found it wasn’t you Who held the sum of everything you knew We’re insane but not alone We hold on And let go Like the sun, we will live to rise Like the sun, we will live and die And then ignite again Like the sun, we will live to rise (oh yeah)
What if the one thing that I missed Was everything I need to pass the test And if I fail, what happens then? Can I still count on you as a friend? We’re insane but not alone We hold on And let go Like the sun, we will live to rise Like the sun, we will live and die And then ignite again Like the sun, we will live to rise (Oh yeah, oh yeah, oh yeah, oh yeah)
Like the sun, we will live to rise Like the sun, we will live and die And then ignite again Like the sun, we will live to rise Like the sun, we will live and die And then ignite again Like the sun, we will live to rise (Oh yeah, oh yeah)
Le 18 mai 2017, après un concert avec Soundgarden, Chris choisira de quitter la scène. Si le géant a la voix unique nous a dit adieu, son oeuvre, elle, nous accompagnera encore longtemps, qu’on soit dans le noir, les enceintes à fond avec Audioslave, Soundgarden, Temple of the dogs, ses albums solos ou devant un film et que sa voix apparaisse au détour d’une scène.