La saison 1 de Supergirl s’envole en DVD et Blu-ray

Ce mercredi sort en DVD et Blu-ray chez Warner la saison 1 de Supergirl, deux ans après sa diffusion sur le réseau CBS. Au programme : une super-héroïne charmante et des super pouvoirs dans une série au super potentiel !

Synopsis : Les aventures de Kara Zor-El, la cousine de Superman, alias Supergirl. A 24 ans, la jeune femme, qui mène sa vie en marge de celle de son célèbre cousin, se sent impuissante face à ses pouvoirs extraordinaires qu’on lui a appris à ne pas utiliser. Employée dans un grand média de National City, elle va se retrouver à mener une double vie pour combattre le crime dans sa ville.

2015 : Supergirl arrive sur les petits écrans terriens

Ce mercredi, Supergirl débarque à nouveau de Krypton sur notre bonne vieille planète bleue, non pas à la télévision mais en DVD et en Blu-ray chez Warner. L’occasion de redécouvrir ou de s’initier à la série créée en 2015 par Ali Adler, Greg Berlanti et Andrew Kreisberg, tous deux responsables du « berlantiverse » constitué par les séries Arrow (2012-), The Flash (2014-) et DC’s Legends of Tomorow (2016-), programmées sur le réseau The CW.

2016 : Supergirl et ses amis

D’abord programmée sur le réseau CBS, Supergirl, qui n’obtient pas les audiences attendues, rejoint The CW pour sa deuxième saison. À noter que The CW est possédé à parts égales par les groupes Time Warner et CBS Corporation. Aussi ce changement de réseau est lié à une stratégie tant créative que monétaire : l’univers DC Comics triomphe à la télévision sur The CW depuis 2014, à l’inverse des grosses machines cinématographiques (on pense par exemple, sans mauvaise foi, à Suicide Squad). Amener Supergirl dans le catalogue du réseau lui permet alors d’accéder à son public ; de plus, à la fin de la première saison, un choix permet d’éclaircir le contexte de l’univers de la super-héroïne. En effet, la production met en place le premier crossover avec un héros de The CW/DC Comics TV en faisant rencontrer l’héroïne et Flash.

Supergirl rencontre Flash en fin de première saison.

Supergirl n’est donc plus un univers coupé de tout dans lequel on parle de héros et super-vilains sans jamais les rencontrer, comme s’ils n’existaient que dans leur propre circonscription, alors qu’ils possèdent des pouvoirs leur permettant de se rencontrer en un flash. On pense notamment au fameux cousin Kal El / Superman, qui viendra alors rendre visite à Kara dans la saison 2, dans laquelle il sera d’ailleurs plus qu’actif. Supergirl viendra aider Arrow, Flash et les Legends of Tomorow dans un épisode prêt à concurrencer les Avengers de Marvel, ou la Justice League qui débarquera bientôt sur nos grands écrans.

2017 : La cape rouge en raie bleue

La lumineuse Melissa Benoist doit faire face aux caprices de la géniale diva Calista Flockhart.

La première saison débarque ainsi ce mercredi en Blu-ray. Et celle-ci, qui s’étale sur vingt épisodes, est imparfaite, en dent-de-scie, avec toujours des super-vilains prêts à gouverner le monde et prendre leur revanche sur la famille des Super-man-and-girls ; une imagerie trop proprette qui va tendre à s’intégrer dans notre monde réel ; des incohérences et trous narratifs jusqu’à plus soif : où est-ce que l’ami de Kara a pu trouver tous ces supers-tissus pour faire son costume ; pourquoi Superman ne vient-il pas saluer sa cousine dès la fin de l’épisode I alors qu’il peut la voir à la vitesse de l’éclair ? On appréciera la reprise des grands éléments du « berlantiverse » : un héroïne aidée par des amis et sa famille ; qui va travailler dans une organisation scientifique pour lutter contre les vilains aux supers-pouvoirs ; la formation du héros qui a tendance à sauver des vies tout en causant des catastrophes… Autant de motifs et concepts qui vont venir enrichir Supergirl, sans pour autant avoir le traitement subtil d’un The Flash. On regrettera de ne pas suivre davantage l’héroïne dans son quotidien, à l’inverse des héros de The CW. Soit, la série doit avoir sa propre identité. Et, toujours à l’inverse des héros de l’autre réseau qu’il rejoindra plus tard, le show se veut spectaculaire avec un style pompier qui n’a pas les moyens d’être proprement réalisés. Aussi, si la série tend à s’amuser des parallèles des vies de Kara et de son cousin Clark Kent/Kal-El/ Superman, on regrettera justement que l’héroïne soit tel son cousin dans le milieu du journalisme. Une certaine forme de redondance super-héroïque qu’on pourrait trouver ailleurs certes, mais qui se ressent particulièrement ici.

Mais rassurez-vous, si ce paragraphe s’est concentré sur les « Dommage » et « Hélas » de la série, sachez qu’elle possède de nombreuses qualités. De son actrice principale (Melissa Benoist) à sa mythologie, de ses seconds rôles (Calista « Ally McBeal » Flockhart en tête) à son ton « girly », Supergirl mérite d’être découverte. Lumineux et courageux, le show a déjà réussi le pari fou de faire oublier pour de bon le nanar filmique de 1984, et d’introduire à nouveau au monde son héroïne.

Conclusions au cocktail de kryptonite

Une expérience, voilà comment on pourrait qualifier Supergirl. Un nouvel essai télévisuel pour Berlanti, Kreisberg, et Adler, plutôt réussi. Ces derniers vont le travailler, l’expérimenter, le faire planter et surtout briller tout au long de la première saison. En passant par The CW, la série gagnera aussi ses équipes techniques et ses réalisateurs, qui ont l’expérience des Arrow et autres shows super-héroïques.

Une saison 3 de Supergirl a été annoncée. L’héroïne semble plus que jamais avoir gagné ses galons de super-cape face aux spectateurs qui ne semblent plus qu’attendre d’être à nouveau sauvés par Melissa Benoist.

[irp]

Bande-Annonce : Supergirl

https://www.youtube.com/watch?v=Mh8MYFadTmQ

Supergirl – saison 1

Sortie le 05/07/17

Prix de vente conseillé en coffret DVD : 29.99€

Prix de vente conseillé en coffret BD : 34.99€

[amazon_link asins=’B06XYPQ71Q,B01BNGVHQU,B000MTFGNK,2365773001,B000F6ILY6′ template=’ProductCarousel’ store=’cineseriesmag-21′ marketplace=’FR’ link_id=’d749bd29-60f4-11e7-a948-d3e22f0d8d4b’]

Festival

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Cannes 2026 : Ben’imana, le mur du silence

Premier film de Marie-Clémentine Dusabejambo, "Ben'Imana" aborde le pardon, la résilience et la transmission d'une douleur indicible au sein de la société rwandaise, profondément hantée par le génocide des Tutsis. Un drame rempli d'émotions, lauréat de la Caméra d'or, qui invite à s'unir dans l'humanisme au-delà des ethnies.

Newsletter

À ne pas manquer

Scary Movie 6 : l’humour sans danger

Les Wayans voulaient canceller la cancel culture, offenser tout le monde à égalité et prouver que leur humour n'avait pas pris une ride. "Scary Movie 6" prouve exactement le contraire.

Toutes mes sœurs : projection privée

Massoud Bakhshi a filmé ses deux nièces depuis l'enfance. Il nous en restitue le montage, avec l'ambition de parler, à travers ce cas particulier, de la société iranienne dans son ensemble. Le pari n'est que très partiellement tenu.

Saccharine : faussement calorique

Natalie Erika James revient avec "Saccharine", film de body horror ancré dans le culte de la minceur et les injonctions corporelles. Ambitieux, parfois efficace, mais trop chargé thématiquement pour convaincre pleinement. La réalisatrice de "Relic" méritait mieux.

La Bataille de Gaulle – L’âge de fer : l’appel du nanar

"La Bataille de Gaulle : L'âge de fer" d'Antonin Baudry s'annonçait comme le film historique événement de l'année. Pourtant, sous ses airs de fresque ambitieuse sur les débuts de la France libre, le premier volet de ce diptyque consacré au général Charles De Gaulle peine à convaincre. Le récit, très dense, s'essouffle en voulant tout montrer sans rien approfondir. Pire encore, un second degré forcé et une caricature appuyée de certains personnages font glisser l'œuvre vers un registre involontairement burlesque. Un nanar en costume, certes soigné, mais qui trahit le sujet qu'il prétendait honorer.

The Plague : dans la peau des autres

La peste n'a pas besoin d'exister pour faire des dégâts, il suffit qu'un groupe décide d'y croire. Révélé à Un Certain Regard en 2025, "The Plague" est un thriller tendu sur la mécanique du harcèlement chez des garçons de douze ans : comment la violence s'organise, se légitime, se transmet et ce qu'il en coûte de la regarder sans bouger.

Le Maître du Kabuki : le nouveau « trésor national vivant » japonais ?

Davantage qu’une ode à un art théâtral ancestral – par ailleurs difficile à apprécier pour un spectateur occidental – "Le Maître du kabuki" est une véritable saga qui aborde de multiples thématiques dont l’écho résonne bien au-delà des frontières de la péninsule nippone.

La femme qui crie : ce que personne entend

Dans le Taïwan rurale des années 1940, Ah-shih crie et personne n'entend vraiment. "La Femme qui crie" (1984) de Tseng Chuang-hsiang est un film implacable sur la violence conjugale, la complicité silencieuse d'un village entier, et la solitude absolue d'une femme que la société a condamnée avant même qu'elle ait commis sa vengeance.

Natura : Se perdre pour renaître

S'il est de coutume de penser que la beauté est intérieure, "Natura" nous invite à une tout autre mise en perspective : celle d'un environnement naturel à la fois hostile et sublime, qui finit par agir comme un miroir. Une traversée du massif vosgien qui tient à la fois du conte et de la survie, où une femme cherche, dans l'épaisseur de la forêt, quelque chose qui ressemble à une seconde naissance. Mickael Perret réussit à explorer ce décor dans ce qu'il a de plus brut et de plus étrange. Un premier film audacieux et ambitieux, porteur de grandes promesses.