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Top 5 Meilleur Abonnement IPTV en France (Guide 2026)

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Le marché de l’IPTV en France connaît une croissance exponentielle en 2026. Avec la multiplication des offres disponibles en ligne, il devient de plus en plus difficile de déterminer quel est réellement le Meilleur IPTV France et quel abonnement IPTV offre un service fiable et sécurisé. De nombreux utilisateurs recherchent également un code iptv permettant d’activer rapidement leur service sur Smart TV, Android ou box multimédia.

Entre les promesses de milliers de chaînes, le streaming en qualité 4K, les serveurs ultra-stables et les différentes options d’IPTV pas cher, chaque fournisseur prétend proposer la meilleure solution. Pourtant, la réalité peut être très différente : la stabilité des flux, la qualité d’image, l’ergonomie de l’interface et la réactivité du support client varient considérablement d’un service à l’autre.

Dans ce guide complet, nous passons en revue tous les critères essentiels pour choisir un abonnement IPTV fiable en France : compatibilité multi-appareils, catalogue de chaînes, qualité HD/4K, fonctionnalités VOD, test IPTV gratuit et rapport qualité-prix. Nous comparons également les principaux fournisseurs IPTV français pour vous aider à identifier ceux qui offrent un service réellement performant et sécurisé.

Que vous soyez passionné de sport, amateur de séries et films ou simplement à la recherche d’une alternative pratique au câble traditionnel, ce guide vous permettra de faire un choix éclairé et adapté à vos besoins en 2026.

Classement 2026 des Meilleurs Abonnements IPTV en France :

Si vous avez peu de temps, découvrez ici un résumé des services considérés comme le Meilleur IPTV France actuellement :

  • Premier IPTV

Premier IPTV est un fournisseur IPTV très apprécié en France, qui se distingue par la qualité de son service, la richesse de son catalogue et sa compatibilité avec de nombreux appareils. Avec un abonnement IPTV flexible, il permet de profiter des chaînes françaises et internationales, des films et séries en VOD. De plus, un test IPTV gratuit est proposé, ce qui permet de vérifier la stabilité et la compatibilité avant de souscrire un abonnement. Ce service s’adresse aussi bien aux amateurs de sport qu’aux passionnés de cinéma ou de séries, offrant une expérience fluide et complète.

Points forts :

1) Large choix de chaînes : sport, actualités, divertissement et internationales

2)  VOD complète : films, séries et contenus internationaux

3)  Multi-appareils : Smart TV, Android, Fire Stick, PC

4)  Streaming stable et rapide

5)  Installation simple et rapide : même pour les débutants, le service est prêt à l’usage en quelques minutes

Inconvénients : 

6)  La qualité peut varier en heures de pointe

7)  VOD parfois pas à jour instantanément

8)  Support parfois lent selon la demande

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  • La France IPTV

La France IPTV est un fournisseur IPTV très apprécié en France pour sa stabilité, la richesse de son catalogue et la qualité de son streaming. Avec un abonnement IPTV complet, il offre un accès facile aux chaînes françaises et internationales, aux événements sportifs en direct, ainsi qu’aux films et séries en VOD. L’interface est intuitive et bien organisée, ce qui permet même aux débutants de naviguer facilement et de profiter de tous les contenus. De plus, un test IPTV gratuit est proposé, permettant de vérifier la compatibilité avec vos appareils et la stabilité du service avant toute souscription. Grâce à ses fonctionnalités avancées et sa compatibilité multi-appareils, La France IPTV s’adresse aussi bien aux amateurs de sport qu’aux passionnés de cinéma ou de séries, offrant une expérience complète et fluide pour toute la famille.

Avantages : 

1)  Plus de 65 000 chaînes TV en direct : La France IPTV offre un large choix de chaînes françaises et internationales, avec des options pour filtrer par région et moins de restrictions lors des événements sportifs.

2)  VOD étendue : Accès à près de 60 000 titres, films, séries et contenus internationaux, souvent avec sous-titres de qualité.

3) Replay TV et EPG : Navigation intuitive pour revoir les programmes des 7 derniers jours et planifier sa watchlist.

4)  Streaming stable : Technologie anti-buffers pour HD et 4K, même aux heures de grande affluence.

5)  Compatibilité multi-appareils : Fonctionne sur Smart TV, FireStick, box Android et PC, avec possibilité de plusieurs appareils par abonnement.

Inconvénients : 

6)  Test IPTV gratuit limité à 2 heures

7)  Support uniquement disponible en français

8)  Connexion internet minimum recommandée : 16 Mb/s 

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Maxtivo propose une expérience de streaming complète en France, combinant qualité, stabilité et large choix de contenus. Avec un abonnement IPTV performant, il permet d’accéder facilement aux chaînes françaises et internationales, aux événements sportifs en direct, ainsi qu’aux films et séries. Son interface intuitive et simple à utiliser rend le service accessible même aux débutants. Ce service est idéal pour les amateurs de sport, les passionnés de cinéma ou de séries, offrant une expérience fluide et riche sur tous les appareils.

Avantages : 

1)  Catch-up TV : possibilité de revoir les programmes diffusés jusqu’à 7 jours auparavant, parfait pour ne rien manquer

2)  Guide électronique des programmes (EPG) : navigation facile, planning complet et alertes pour vos émissions préférées

3)  Anti-Buffering Technologie : streaming fluide même aux heures de pointe, pour une qualité constante

4)  Qualité HD, Full HD et 4K : visuel optimal sur tous les appareils

5)  Pay-Per-View (PPV) : accès aux événements sportifs exclusifs comme le boxe ou MMA

6)  Contrôle parental : sécurisation des contenus pour les enfants

Inconvénients : 

7)  Bibliothèque VOD encore limitée sur certaines séries françaises récentes

8)  Pas d’application dédiée pour iOS et Android : la configuration reste manuelle via IPTV player

9)  Quelques chaînes internationales peuvent avoir un léger décalage de diffusion

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Brikflex nous a tout de suite surpris par sa qualité générale et la fluidité de son streaming ; il n’y avait pratiquement aucun temps de chargement et l’expérience était très agréable. Pour le prix, le service est extrêmement compétitif par rapport à beaucoup d’autres fournisseurs IPTV en France, ce qui lui donne un sérieux avantage.

La configuration initiale est simple et rapide, et nous avons apprécié la variété des chaînes ainsi que la qualité globale du streaming fourni par Brikflex. Le service offre un large choix de chaînes françaises et internationales, ainsi qu’un accès à des films et séries en VOD, ce qui en fait une option très complète pour les familles et les amateurs de sport ou de cinéma.

Pendant les heures de forte affluence, nous avons rencontré quelques ralentissements et petites mises en mémoire tampon, ce qui peut parfois compliquer le visionnage après 20 h. Cela dit, le fournisseur a amélioré la stabilité récemment, mais c’est un point à garder en tête selon votre usage.

Dans l’ensemble, Brikflex reste un bon service IPTV. Certains concurrents offrent plus de chaînes ou une qualité légèrement supérieure en 4K, mais Brikflex se démarque par son rapport qualité-prix, son interface intuitive et sa compatibilité multi-appareils. Si vous aimez la sélection de chaînes et l’organisation du service, Brikflex est un choix solide pour un Meilleur IPTV France.

Avantages :

1)  Live-TV et VOD : plus de 17 000 chaînes et 230 000 contenus à la demande

2)  Streaming HD, Full HD et 4K : images nettes et fluides même aux heures de pointe

3)  Chaînes françaises et internationales : contenu local, européen et anglophone

4)  Sport en direct premium : Ligue 1, Ligue des Champions, La Liga, Serie A et UFC

5)  Mises à jour fréquentes : ajout régulier de nouvelles chaînes et contenus

6)  Navigation intuitive : possibilité de créer des favoris et retrouver rapidement ses chaînes préférées

Inconvénients : 

7)  La télécommande virtuelle peut être un peu compliquée à configurer pour les débutants

8)  Certains contenus VOD populaires sont parfois indisponibles en version originale sous-titrée

9)  La lecture simultanée sur plusieurs appareils peut nécessiter des ajustements manuels pour éviter les conflits

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Qu’est-ce qu’un abonnement IPTV et comment fonctionne-t-il ?

Un abonnement IPTV permet de recevoir des chaînes TV et des contenus à la demande via Internet plutôt que par le câble ou le satellite classique. Avec cet abonnement, vous pouvez regarder des chaînes live, des films, des séries et des documentaires sur différents appareils comme les Smart-TV, les smartphones, les tablettes ou les box de streaming. Selon le forfait choisi, l’abonnement IPTV peut inclure des contenus français et internationaux, des événements sportifs en direct et l’accès à des bibliothèques VOD riches et variées.

Comment avons-nous évalué les meilleurs fournisseurs IPTV en France ?

Pour notre guide des meilleurs fournisseurs IPTV en France, nous avons mis l’accent sur la fiabilité, la pertinence et l’objectivité. Après des dizaines d’heures de tests sur plus de 40 services IPTV, nous avons sélectionné 4 fournisseurs fiables, offrant un bon équilibre entre diversité des chaînes, stabilité et ergonomie.

Nos critères principaux :

  • Qualité du streaming : HD et 4K avec un minimum de mises en mémoire tampon
  • Variété des chaînes : françaises, locales, sportives, internationales et divertissement
  • Compatibilité appareils : Smart TV, box, apps mobiles et PC
  • Support client : chat en direct, e-mail et temps de réponse rapide
  • Respect de la législation : diffusion de contenus légaux et droits autorisés en France
  • Prix et rapport qualité-prix : abonnements flexibles et compétitifs

Signaux d’alerte pour des services IPTV potentiellement illégaux

Faites attention aux services qui :

  • Proposent un nombre exceptionnellement élevé de chaînes à des prix très bas
  • Acceptent uniquement les crypto-monnaies (Bitcoin, etc.)
  • Utilisent des applications non officielles hors App Store ou Play Store
  • Affichent de la publicité intrusive ou peuvent exposer à des malwares
  • N’offrent pas de support client clair ou de conditions d’utilisation précises

Verdict : quel fournisseur IPTV choisir en France ?

Dans ce guide, nous avons présenté quatre services IPTV fiables et performants, chacun ayant ses points forts et son public cible. Voici notre synthèse :

  • Premier IPTV : une solution stable et complète, idéale pour les utilisateurs qui veulent un large catalogue de chaînes et un accès VOD de qualité. Excellente compatibilité multi-appareils et streaming fluide, parfait pour les familles et les amateurs de sport.
  •  La France IPTV : le choix le plus simple et pratique pour les débutants ou ceux qui veulent un service facile à prendre en main. Son interface intuitive et la diversité de ses chaînes françaises en font un service agréable pour un usage quotidien.
  • Maxtivo : parfait pour les passionnés de sport et de cinéma, avec des fonctionnalités avancées comme le Catch-up TV et le Pay-Per-View. Streaming de qualité et contenu exclusif, mais quelques limitations sur la VOD récente.
  • Brikflex : un service moderne et dynamique pour ceux qui veulent explorer un catalogue très vaste de chaînes et VOD internationales. Excellente expérience en HD/4K, avec un suivi régulier des nouvelles chaînes, idéal pour les utilisateurs exigeants et les amateurs de contenus variés.

En résumé, Premier IPTV et Brikflex se démarquent par leur catalogue étendu et leur qualité de streaming, tandis que La France IPTV et Maxtivo séduisent par leur simplicité et leurs fonctionnalités pratiques pour un usage quotidien. Le choix dépendra de vos priorités : diversité des chaînes, sport, films, VOD ou facilité d’utilisation.

FAQ – IPTV France

Pourquoi IPTV devient-il populaire en France ?
IPTV offre plus de flexibilité que le câble, des contenus à la demande et un support multi-appareils, avec HD/4K et des forfaits adaptables.

L’utilisation d’IPTV est-elle légale ?
Oui, si le fournisseur possède les droits et licences nécessaires. Les services non autorisés peuvent entraîner des sanctions ou des interruptions de service.

Comment choisir le Meilleur IPTV en France ?
Pour trouver le Meilleur IPTV, il faut comparer la qualité du streaming (HD/4K), la variété des chaînes françaises et internationales, l’accès à la VOD, la compatibilité multi-appareils, le support client et le rapport qualité-prix. Selon vos priorités, Premier IPTV, La France IPTV , Maxtivo ou Brikflex peuvent être considérés comme les meilleurs choix.

Peut-on utiliser IPTV sur plusieurs appareils simultanément ?
Oui, mais cela dépend du plan choisi et des règles du fournisseur.

Quelle vitesse Internet est recommandée ?
Au moins 15 Mb/s pour HD et 25 Mb/s pour 4K. Une connexion Ethernet est préférable pour un streaming fluide.

Faut-il un VPN pour IPTV ?
Pas toujours obligatoire, mais recommandé pour protéger la vie privée et contourner les restrictions géographiques.

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Scream 7 : Madeleine de Proust arôme sang neuf

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Ahhh Scream. Une saga qui n’en finit pas de renaître et de faire du nouveau avec du vieux (ou l’inverse ?). Une saga qui a marqué toute une génération et qui commence à en marquer une nouvelle. Alors, en tant que fan de la première heure, on se rue aux premières séances. Verdict !

Synopsis : Lorsqu’un nouveau Ghostface surgit dans la paisible ville où Sidney Prescott a reconstruit sa vie, ses pires cauchemars refont surface. Quand sa fille devient la prochaine cible, Sidney n’a d’autre choix que de reprendre le combat. Déterminée à protéger les siens, elle devra affronter les démons de son passé pour tenter de mettre fin une bonne fois pour toutes au bain de sang.

Une saga increvable

Avant de parler de ce septième opus, une double mise à jour est nécessaire. D’abord, il faut noter que Scream est la saga contemporaine et non interrompue (sous-entendu avec les mêmes acteurs et la même timeline) la plus prolifique encore en activité actuellement, avec celles des bolides de Fast and Furious. Par exemple, les James Bond ne comptent pas, puisqu’on utilise le personnage par cycles, pas plus que, dans le même genre qu’est le slasher, celle des Halloween, puisqu’on a maintes fois changé les personnages et qu’elle est constituée pour une bonne partie de remakes, reboots et autres termes associés. Débutée en 1996, 1997 et 2000 avec la première trilogie, continuée avec un opus solitaire en 2011 et relancée avec succès il y a quatre ans, voilà un exemple admirable de constance et de longévité.

Une gestation pour le moins compliquée

Cependant, ce dernier opus a subi maints soucis qui l’ont retardé, alimenté les rumeurs et fait craindre un film malade dû à cette gestation difficile. En effet, les stars des derniers opus ont quitté le navire. Melissa Barrera a été virée pour ses prises de position politiques et Jenna Ortega est partie pour soutenir sa partenaire. Conséquence directe : les réalisateurs des deux derniers opus, Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett, ont pris pareillement la poudre d’escampette, tout comme le cinéaste censé les remplacer, Christopher Landon, réalisateur des Happy Birthdead.

Pour parvenir à tourner ce septième épisode aux prémices semblant maudits, les producteurs ont donc fait revenir l’héroïne des premiers opus et second rôle du cinquième, Neve Campbell, ainsi que de nombreux autres anciens. Cela faisant d’ailleurs craindre un film rapiécé au trop-plein de fan-service. Pour couronner le tout, c’est le scénariste des deux premiers, Kevin Williamson, qui a été choisi pour mettre en scène le film, alors qu’il n’a réalisé qu’un seul film il y a vingt-cinq ans (Mrs. Tingle avec Helen Mirren). La boucle semblait bouclée. Alors, ce septième épisode est-il celui de trop et le film porte-t-il les stigmates de sa gestation chaotique ?

Chacun ses préférences

Avant d’y répondre, le petit jeu des comparaisons et des classements est amusant. Une telle saga qui dure dans le temps et s’étire sur près de trente ans a forcément des opus moins réussis ou appréciés. Il y a toujours le petit mouton noir ou l’épisode sous-estimé (et le surestimé, cela fonctionne aussi). Mais, bien sûr, c’est propre à chacun, et la seule chose qui fait peut-être quasiment consensus pour les fans comme pour les profanes demeure la suprématie de l’épisode original, le maître-étalon de la saga, celui qui hante encore tous les épisodes suivants et chacun des personnages. Celui auquel on ne manque jamais de faire référence.

L’auteur de ces lignes donnera le troisième (presque une parodie en plus d’être très avare en scènes sanglantes, même s’il était drôle) et le cinquième (piètre et paresseux redémarrage) comme les moins bons. Du bon côté, le second égalait presque le premier et le sixième poussait tous les curseurs de l’improbable en délocalisant malicieusement l’action à New York. Mais l’opus préféré ici, après l’original, est le quatrième, généreux et fou en tous points, et pourtant le moins performant au box-office. C’était aussi le premier épisode d’une seconde trilogie malheureusement abandonnée.

Un épisode dans le haut du panier

Alors où se situe ce septième épisode ? Eh bien dans la moyenne haute, et aussi sympathique que le sixième. Le retour de Sidney est parfaitement intégré à l’histoire et la présence de sa fille semble promettre la relève de celle, avortée, par Barrera et Ortega. Et, surtout, si on retrouve la petite bourgade de campagne comme théâtre de l’intrigue, bien des choses surprennent. Déjà, la sacro-sainte séquence d’ouverture est pleinement jouissive et réussie, et le fait — attention, spoiler — qu’un tueur meure, génialement, lors du premier acte est une première. Et le dernier acte, celui des révélations, propose des Ghostface originaux, malgré un mobile qui a, en revanche, rarement été aussi stupide.

On aime aussi beaucoup les mises à mort. Le créateur de la saga, Kevin Williamson, a dû vouloir prouver qu’il savait donner de sa personne dans ce qui fait l’une des composantes phares de la saga : les meurtres. Et on est gâtés, notamment avec celui de la pompe à bière et celui sur la scène de théâtre, particulièrement sadiques. Alors même si sa mise en scène n’est pas particulièrement remarquable, on se contente de ces petits plaisirs. Enfin, Scream 7 a aussi sa thématique. Et les deepfakes permettent de jouer admirablement avec les fantômes du passé. Côté légèreté, les notes d’humour fonctionnent plutôt bien, comme un vaudeville de l’épouvante avec des jump scares plutôt bien sentis.

Plaisir (non) coupable

Alors oui, quand on aime, on ne compte pas. Scream 7 est une sorte de madeleine de Proust du slasher assaisonnée au sang neuf. Et le plaisir de retrouver Neve Campbell et Courteney Cox pour un nouvel épisode n’est pas déçu. Un huitième opus — et pourquoi pas davantage — ne nous dérangerait pas si les surprises sont là, tout comme le fan-service qui fait partie intégrante de l’ADN des Scream. Cet opus est bien écrit, et malgré quelques ratés comme la scène foireuse et bourrée d’incohérences de la cuisine, ou le retour des jumeaux joués par Mason Gooding et Jasmin Savoy Brown qui se mêle mal au script. En dépit de ces réserves, les aficionados devraient s’éclater et ceux qui n’ont jamais aimé… ne devraient pas plus apprécier. Entre nostalgie et renouveau contemporain, voilà une saga increvable !

Bande-annonce – Scream 7

Fiche technique – Scream 7

Réalisateur : Kevin Williamson
Scénariste : Guy Busick
Production : Spyglass Entertainment & Paramount Pictures
Distribution : Paramount Pictures France
Interprétation : Neve Campbell, Courtney Cox, Isabel May, Jasmin Savoy-Brown, Mason Gooding, McKenna Grace, Asa Germann, Celeste O’Connor, Anna Camp, Joel McHale, David Arquette, Matthew Lillard, Scott Foley, …
Genres : Thriller – Épouvante – Comédie – Slasher
Date de sortie : 25 février 2026
Durée : 1h54
Pays de production : USA

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3.5

Les nains aussi ont commencé petits (1970) de Werner Herzog : anarchie en Absurdie

Ce 25 février sort dans les salles françaises le second volet (« Le Chaos ») des œuvres de Werner Herzog proposées par Potemkine Films. Sorti en 1970, Les nains aussi ont commencé petits est le plus ancien de ces films à (re)découvrir. Son titre sous forme de boutade loufoque illustre parfaitement le propos de cet essai parfaitement indéfinissable. Expérimental, anarchique et imparfait, il livre pourtant déjà plusieurs clés de la personnalité de Herzog… et ouvre la porte aux chefs-d’œuvre à venir. 

Qualifier Werner Herzog de « non conventionnel » relève de l’euphémisme. Sa vie comme sa filmographie ressemblent autant à un long fleuve tranquille que la recherche de l’Eldorado menée par son héros le plus fameux, Aguirre. Le cas qui nous occupe en est une illustration parmi d’autres : le fait de réaliser que Les nains aussi ont commencé petits précède d’à peine deux ans la brillante « colère de Dieu » qui propulsera le metteur en scène dans la catégorie des génies du septième art fait partie de ces anomalies auxquelles le spectateur a intérêt à s’habituer s’il souhaite saisir le cinéma de Herzog.

Sorti en 1970, ce second long-métrage d’un des pères du nouveau cinéma allemand (après Signes de vie en 1968, un succès commercial et critique) doit être resitué dans une période de fascination de Herzog pour le handicap. À la suite de ce film, il réalisera en effet deux documentaires consacrés au sujet, Avenir handicapé (dont l’objectif est de sensibiliser le public à la cause des personnes handicapées) et Au pays du silence et de l’obscurité (dont la protagoniste est une femme sourde et aveugle depuis l’adolescence). Cette fascination n’est par ailleurs qu’un motif parmi d’autres dans la carrière d’un homme qui a toujours nourri une passion pour la radicalité et la marginalité, d’où ses innombrables personnages (réels ou imaginaires) « bigger than life » pour lesquels la condition humaine n’est qu’un carcan bien trop étriqué. On ira même plus loin : ses personnages souvent chaotiques, imprévisibles ou mégalomanes souhaitent s’acquitter des lois que la vie leur a réservé précisément parce qu’ils sont marginaux. Le cinéma de Werner Herzog est une lutte permanente – souvent à mort – contre l’abdication vis-à-vis de ce qui nous dépasse. Face à l’impensable, face à l’impossible, ses héros partiront toujours en croisade, quel qu’en soit le prix.

Ce sujet constitue plus que le thème du film Les nains aussi ont commencé petits, il en est le prétexte. Dépourvu d’un scénario au sens traditionnel du terme, le film célèbre en effet l’émancipation anarchiste du début à la fin. Celle d’un groupe de pensionnaires d’un centre de redressement pour nains, qui profitent de l’absence du directeur pour assiéger l’éducateur (lui aussi de petite taille !)… et foutre un joyeux bordel. C’est la rencontre de Lilliput et de Sa Majesté des mouches, à la différence que Werner Herzog n’a rien d’un moraliste, et préfère l’anarchie à la bienséance.

Quel est le rôle de l’établissement disciplinaire ? Pourquoi toutes les personnes sont-elles naines ? Qu’est-ce qui a déclenché la rébellion ? Le spectateur n’aura droit à aucune explication. La forme est pour le moins radicale : loin de toute préoccupation narrative, le cinéaste allemand ne fait que filmer la soif de liberté et de destruction de protagonistes qui, dans tous les sens du terme, ne supportent plus la « petitesse » de leur existence. Tels des enfants terribles qui éliminent soudain toute forme d’autorité, leur liberté totale n’est mise qu’au service de la décadence et de la destruction, dans une pure logique anarchiste. Il est difficile d’interpréter le regard de Herzog sur ses personnages pour le moins atypiques. Leur nanisme suscite certes un sentiment d’étrangeté et d’absurde, d’autant plus que le cinéaste les cadre régulièrement en gros plan, comme une toile de Jérôme Bosch. Ce sentiment est accentué par le décor isolé et volcanique de Lanzarote et par les prénoms hispaniques que portent les nains… alors qu’ils parlent l’allemand ! Pour autant, on ne trouve dans le chef du cinéaste nulle condescendance ni moquerie. Herzog adopte au contraire une position proche de celle de Tod Browning dans Freaks (1932). Ainsi, s’il ne se complaît pas dans l’observation de « bêtes de foire », il ne traite pas non plus ses personnages avec complaisance.

L’émancipation qui est dépeinte ne s’accompagne d’aucun message sociologique ou moral. Le film, d’ailleurs, est particulièrement avare en mots, son intrigue n’étant composée que d’actions successives, celles de nos turbulents héros rivalisant d’imagination pour semer la pagaille. Jamais ils ne se projettent dans l’avenir, leur horizon s’arrête à l’instant présent. Une logique parfaitement illustrée par la remise en état d’un véhicule : loin de leur fournir un moyen de s’évader définitivement de leur prison, il ne leur sert que d’énième outil de saccage absurde. Le film ne constitue pas davantage une guerre d’un camp contre un autre, puisque les protagonistes n’hésitent pas à outrager leurs semblables : l’éducateur et les deux aveugles sont eux aussi des nains, et les seconds se trouvent dans une situation de double handicap encore moins enviable qu’eux ! Les animaux sont eux aussi martyrisés (un cochon est tué, les poules sont balancées sans ménagement, et une procession religieuse est improvisée avec un singe crucifié !). Bref, le titre du film est à comprendre comme : les nains aussi ont le droit de sombrer dans la cruauté, la destruction, la bassesse.

Pour autant, Les nains aussi ont commencé petits constitue un essai très imparfait, un galop d’essai expérimental et épuré que Werner Herzog saura rapidement mettre à profit pour faire mûrir sa vision cinématographique unique. Trop lent, trop long, naïf et truffé d’imperfections, ce film fou et déroutant, entièrement autoproduit par Herzog, n’en demeure pas moins une expérience originale et diablement intéressante pour tous les aficionados du maître allemand.

Synopsis : Le directeur d’un centre de redressement, dont tous les pensionnaires sont des personnes atteintes de nanisme, s’est absenté. Et tandis que l’éducateur de service s’enferme avec un petit délinquant mis en pénitence, les captifs se révoltent. Rien ne leur échappe. La fête prend un caractère sauvage et cruel.

Les nains aussi ont commencé petits : Fiche technique

Titre original : Auch Zwerge haben klein angefangen
Réalisateur : Werner Herzog
Scénario : Werner Herzog
Interprétation : Helmut Döring (Hombré), Paul Glauer (Erzieher), Gisela Hertwig (Pobrecita), Hertel Minkner (Chicklets), Gerd Gickel (Pepe)
Photographie : Thomas Mauch
Montage : Beate Mainka-Jellinghaus
Musique : Florian Fricke
Producteur : Werner Herzog
Société de production : Werner Herzog Filmproduktion
Durée : 96 min.
Genre : Comédie/drame absurde
Date de sortie : 8 mai 1970
Nouvelle sortie en salles : 25 février 2026
Allemagne de l’Ouest – 1970

L’Énigme de Kaspar Hauser (1974) de Werner Herzog : gloire aux inadaptés

Sorti deux ans après le chef-d’œuvre Aguirre, la colère de Dieu, ce quatrième film de Werner Herzog est une ode aux personnages d’inadaptés qui lui sont chers. L’enfant sauvage, vierge au monde, y est célébré de manière poétique comme la dernière forme d’innocence, brisée par une société humaine gâtée. Cette déclaration d’amour à la marginalité ressort en salles ce 25 février. 

Après un tournage éprouvant dans la jungle péruvienne en compagnie du non moins éprouvant Klaus Kinski, Werner Herzog revient « au bercail » en 1974, plus précisément en Bavière. Si ce quatrième opus est forcément moins exotique, son thème n’en est pas moins taillé sur mesure pour le cinéaste allemand. Comme son titre l’indique, L’Énigme de Kaspar Hauser est en effet consacrée à un cas célèbre qui a secoué la bonne société allemande dans la première moitié du XIXe siècle. En 1828, un adolescent est découvert à Nuremberg. Le jeune homme, seul et complètement sauvage, est incapable de s’exprimer. Il porte sur lui une lettre énigmatique qui n’apporte aucune réponse aux habitants qui l’ont découvert. Bien plus tard, quand il aura acquis les bases du langage, il affirmera avoir grandi dans l’isolation la plus totale d’une cellule sombre. Sa vie comme sa mort mystérieuse à l’âge de 21 ans ne cesseront de nourrir les rumeurs les plus folles – entre une éventuelle appartenance à la maison grand-ducale de Bade et des accusations d’imposture. L’histoire fascinante de cet enfant sauvage nourrira les artistes les plus divers, jusqu’à Paul Verlaine qui, en 1881, lui consacrera un poème dans son recueil Sagesse.

Si Werner Herzog s’est donc inspiré d’une histoire réelle, le personnage de Kaspar Hauser se révèle peut-être plus « herzogien » que n’importe quel personnage de fiction peuplant la longue filmographie du cinéaste allemand ! Quel meilleur exemple d’inadapté, en effet, que Hauser ? « Vierge au monde », le jeune homme n’a aucune chance de trouver sa place dans la société de son époque, malgré les efforts de quelques bonnes âmes. Si le Professeur Daumer (interprété par le comédien autrichien Walter Ladengast, qui retrouvera Herzog plus tard sur Nosferatu), seul personnage positif du film, tente d’éduquer le garçon, la compréhension mutuelle est impossible en raison de la difficulté que rencontre Hauser à saisir une multitude de concepts (les émotions, l’apprentissage d’aptitudes, la notion d’espace, etc.). A l’inverse, lorsqu’il s’exprime, il le fait au moyen de sa propre vision du monde, qui est forcément très compliquée à partager avec autrui.

Dans cette confrontation entre un marginal et l’ordre établi, la préférence du cinéaste ne fait aucun doute : chaque représentant de ce dernier est tourné en dérision. Ainsi, lorsque Hauser explique qu’il ne comprend pas la notion de religion et du Créateur, les deux pasteurs qui essaient de le convertir disent entre eux : « S’il ne comprend pas, qu’il croie ! ». On lui demande ensuite de répéter une prière comme on répète une leçon : par cœur. Les principes de la volonté humaine qui s’impose à toute chose sont ridiculisés par la candeur ignare de Kaspar, qui remet en question l’inégalité entre hommes et femmes, entre hommes instruits et gens inéduqués, entre pauvres et riches. Hauser est une page blanche, il n’a été coulé dans aucun moule, n’a subi le corset ni de l’instruction ni des règles sociales ni du catéchisme. Un principe qu’illustre la séquence du professeur venu interroger le jeune homme pour évaluer ses progrès, et qui n’accepte aucune autre réponse à sa question logique (et absurde) que la sienne, or Hauser ne connaît pas les lois d’airain de la logique. Le comportement et l’élocution bizarres de Hauser sont utilisés pour tourner en dérision toutes les couches de la société, qu’il s’agisse du peuple et de ses carcans religieux ou superstitieux, ou la noblesse imbue d’elle-même (notamment le lord anglais qui souhaite le recueillir comme son « protégé », mais finit par le rejeter car son nouveau jouet se comporte de manière trop imprévisible et inconvenante à ses yeux).

La conclusion du film est éloquente : mourant, Hauser fait la démonstration de l’imagination poétique dont son cerveau est capable avec cette fable située dans le désert (qu’il n’a pourtant jamais connu). Sa mort est suivie d’une autopsie au cours de laquelle des médecins disséquant son cerveau croient déceler ce qui faisait le mystère de cet homme. Car dans un monde de science, l’énigme est synonyme de ténèbres, il faut lui trouver une explication rationnelle. On ne s’étonnera pas, dès lors, de constater que le titre original du film (littéralement « chacun pour soi et Dieu contre tous » !) est autrement plus acide que sa traduction française…

Si Werner Herzog est particulièrement en phase avec le sujet de son film, le comédien qui interprète Hauser est également en phase avec son personnage ! Bruno Schleinstein, qui nous a quittés en 2010, n’avait aucune formation professionnelle. Fils illégitime d’une prostituée qui le battit férocement, il passa plus de vingt années dans divers établissements psychiatriques. Herzog découvrit ce musicien et peintre autodidacte grâce à un documentaire qui lui fut consacré en 1970, et décide de lui confier le rôle principal de son film malgré son inexpérience. Si le jeu hésitant voire franchement déroutant de Schleinstein constitue un parti pris qui ne plaira pas à tout le monde, ces défauts finissent par se fondre dans les caractéristiques qu’on attribue bien volontiers à ce personnage hors du commun… En 1976, Herzog ira encore plus loin en offrant à Schleinstein un autre premier rôle dans un film qu’il a écrit en quatre jours à peine, spécialement à son intention. Mais ceci est une autre histoire…

Pour conclure, il est utile de mentionner qu’on retrouve dans L’Énigme de Kaspar Hauser pas mal de points communs avec Les nains aussi ont commencé petit. A l’évidence, Herzog s’intéresse avec passion aux marginaux, traités avec plus de compassion (voire un franc parti pris positif) en 1974. La logique de l’enfermement et de l’émancipation est un autre fil rouge, même si Hauser ne cède pas à des pulsions destructrices… malgré une existence encore moins enviable que celle des nains. Enfin, on constate dans les deux films la présence de bon nombre d’animaux. L’occasion de montrer que les marginaux humains ne sont certes pas bien traités par leurs semblables, mais qu’ils traitent eux-mêmes mal les animaux (ici, un poulet, un chat et un ours de cirque). La logique perverse de la domination humaine est donc partout… sauf dans le chef de Hauser qui, non concerné par le complexe de supériorité typiquement humain, se montre tendre avec les animaux. Entre 1970 et 1974, Werner Herzog a donc conservé et approfondi ses thèmes fétiches, mais il a aussi gagné en empathie pour ses personnages.

Synopsis : Le jour de la Pentecôte, en 1828, à Nuremberg, apparaît sur la grand-place un jeune homme muet et misérable. Personne ne le connaît. Il a l’air idiot. Il est à peine capable de prononcer son nom. C’est Kaspar Hauser. Un homme qui a passé sa vie reclus dans un cachot.

L’Énigme de Kaspar Hauser : Fiche technique

Titre original : Jeder für sich und Gott gegen alle
Réalisateur : Werner Herzog
Scénario : Werner Herzog
Interprétation : Bruno S. (Kaspar Hauser), Walter Ladengast (Georg Friedrich Daumer)
Photographie : Jörg Schmidt-Reitwein
Montage : Beate Mainka-Jellinghaus
Musique : Florian Fricke
Producteurs : Werner Herzog et Walter Saxer
Sociétés de production : Werner Herzog Filmproduktion, Filmverlag der Autoren et la ZDF
Durée : 109 min.
Genre : Drame historique
Date de sortie : 1er novembre 1974
Nouvelle sortie en salles : 25 février 2026
Allemagne de l’Ouest – 1974

Code IPTV 2026 : Acheter IPTV CODE & Xtream Code 12 Mois

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Le code IPTV 2026 est devenu l’une des méthodes les plus rapides pour accéder aux chaînes TV, films, séries et événements sportifs via Internet, notamment pour les utilisateurs recherchant une solution IPTV simple et performante. Grâce à un IPTV CODE, l’activation se fait en quelques secondes sur Android, Smart TV, PC ou box IPTV sans configuration compliquée.

Cependant, entre xtream code, code iptv gratuit, M3U et abonnements longue durée, il est parfois difficile de savoir quelle option choisir. Avant de comprendre les formats et les différences, voici directement les solutions les plus fiables actuellement.

Top 3 Fournisseurs Code IPTV 2026

  • Premier IPTV

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Premier IPTV est souvent considéré comme l’une des solutions les plus stables pour obtenir un code IPTV 2026 fiable. Le service fournit un xtream code ainsi qu’un code IPTV M3U, compatibles avec la majorité des applications comme IPTV Smarters, TiviMate et Smart IPTV.
L’activation est rapide et le chargement des chaînes se fait généralement en quelques secondes, même aux heures de forte affluence. Le fournisseur se distingue par la qualité de ses serveurs, la fluidité du streaming en HD et 4K, ainsi que par la disponibilité d’un code IPTV 12 mois avantageux pour les utilisateurs souhaitant éviter les renouvellements fréquents.
Son support client reste également un point fort, notamment pour accompagner les débutants lors de la première installation.

👉Voir le site et l’offre

2) LaFrance IPTV



Lafrance IPTV est apprécié pour sa simplicité et sa rapidité d’activation. Après paiement, l’utilisateur reçoit immédiatement son IPTV Code, ce qui permet une configuration quasi instantanée sur Android, Smart TV ou Fire Stick.
Le service propose un xtream code 2026 stable avec un bon équilibre entre prix et performance. Les chaînes sportives, les films récents et les séries populaires sont régulièrement mis à jour, ce qui maintient une expérience dynamique.
Lafrance IPTV convient particulièrement aux utilisateurs qui souhaitent acheter code iptv sans passer par des procédures complexes, tout en bénéficiant d’une interface claire et d’une compatibilité multi-appareils.

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 3) Maxtivo

Maxtivo se positionne comme une solution équilibrée pour les utilisateurs recherchant à la fois diversité de chaînes et stabilité technique. Le fournisseur offre un xtream code ainsi qu’un code IPTV M3U, permettant une installation flexible sur Android, box IPTV et Smart TV.
L’un de ses avantages majeurs est la richesse de son bouquet sportif et international, ainsi que la possibilité d’opter pour un code IPTV 12 mois à tarif compétitif.
Le service est particulièrement optimisé pour Android TV, ce qui garantit un chargement rapide des playlists et une navigation fluide. Son support client accompagne efficacement les utilisateurs en cas de difficulté technique.

👉Voir le site et l’offre 

Qu’est-ce qu’un IPTV CODE ?

Un IPTV CODE est un identifiant numérique fourni par un service IPTV permettant d’activer un abonnement sur une application compatible. Ce code agit comme une clé d’accès à des milliers de chaînes et contenus à la demande.

Concrètement, quand tu entres ce code dans une application, elle se connecte au serveur du fournisseur et récupère la liste des chaînes associées à ton compte. Le serveur vérifie que le code est valide, qu’il n’a pas expiré, et qu’il n’est pas utilisé sur trop d’appareils en même temps.

Formats courants :

  • Xtream Code 2026 → URL + identifiant + mot de passe
  • Code IPTV M3U → lien playlist
  • Code d’activation direct

Xtream Code vs M3U

Xtream Code

  • Configuration rapide
  • Moins de coupures
  • Compatible IPTV Smarters, TiviMate, Smart IPTV

Ce format est devenu le standard pour les fournisseurs sérieux. L’application communique directement avec le serveur, ce qui permet des fonctions comme le guide des programmes (EPG), le contrôle parental, et les favoris synchronisés.

Code IPTV M3U

  • Flexible
  • Compatible VLC, Kodi, Android
  • Peut devenir instable s’il est gratuit

Le M3U est un simple fichier texte contenant les adresses de chaque flux vidéo. C’est plus universel — n’importe quel lecteur multimédia peut le lire — mais c’est aussi plus fragile. Si le fournisseur change ses URL, ton fichier devient inutile jusqu’à ce que tu télécharges la nouvelle version.

Code IPTV Gratuit

Un code IPTV gratuit peut servir de test, mais il présente souvent :

  • Expiration rapide (24h à 7 jours max)
  • Qualité variable
  • Coupures fréquentes
  • Chaînes premium absentes

Ces codes gratuits viennent généralement de deux sources : soit des essais officiels proposés par des fournisseurs pour attirer de nouveaux clients, soit des codes piratés ou partagés qui cessent de fonctionner dès que le propriétaire légitime se plaint. Dans le deuxième cas, tu risques aussi d’exposer ton appareil à des serveurs douteux.

Acheter Code IPTV 

Acheter un IPTV CODE permet :

  • Serveurs stables
  • Streaming HD / 4K
  • Support client
  • Mises à jour régulières

Un code IPTV 12 mois est souvent le plus rentable. Avant d’acheter, vérifie que le fournisseur propose un essai de 24h ou 48h. Un vendeur qui refuse tout test a probablement quelque chose à cacher. Regarde aussi les avis sur des forums indépendants plutôt que sur le site du vendeur lui-même.

Pour comparer les offres actuelles, consulte le comparatif IPTV France par Enparlons.

Critères à vérifier avant l’achat :

  • Nombre de connexions simultanées autorisées
  • Présence d’un EPG (guide des programmes)
  • Politique de remboursement
  • Méthodes de paiement (PayPal offre plus de protection que crypto)

Code IPTV Android

Installation simple :

  1. Télécharger IPTV Smarters / TiviMate
  2. Choisir Xtream Code
  3. Entrer les identifiants
  4. Charger les chaînes

Connexion recommandée : 15–25 Mbps.

Si tu utilises une box Android TV, TiviMate offre une meilleure expérience que Smarters — interface plus fluide, zapping plus rapide. Par contre, la version premium est payante (une seule fois, pas d’abonnement).

En cas de problème de chargement :

  • Vérifie que l’heure de ton appareil est correcte (beaucoup de serveurs rejettent les connexions avec un décalage horaire)
  • Essaie de vider le cache de l’application
  • Change de serveur DNS (8.8.8.8 ou 1.1.1.1)

FAQ Code IPTV

Xtream Code ou M3U ?
Xtream Code est plus stable.

Code IPTV gratuit fiable ?
Bon pour test, pas pour usage quotidien.

Durée idéale ?
12 mois reste le plus économique.

Conclusion

Le code IPTV 2026 le plus stable reste le xtream code.
Le code IPTV gratuit est utile pour test uniquement.
Pour une expérience fluide, un IPTV CODE 12 mois auprès d’un fournisseur reconnu reste la meilleure option.

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Casino suisse légal : comment vérifier licence, sécurité et paiements avant de s’inscrire

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En Suisse, beaucoup de joueurs supposent qu’un casino en ligne est légal simplement parce qu’il est accessible depuis leur navigateur. C’est une faute commune. La validité de la licence, les normes de sécurité et la transparence des paiements doivent être vérifiées avant de créer un compte. Ce guide montre comment faire, étape par étape.

Expérience de jeu fiable et critères essentiels en 2026

La réglementation suisse s’est renforcée ces dernières années. Le marché suisse sera confronté à de nouvelles exigences en 2026.

L’évolution constante de la réglementation en 2026 impose aux opérateurs une transparence accrue pour garantir une protection optimale des utilisateurs helvètes. Pour identifier le meilleur nouveau casino en ligne parmi la multitude d’offres disponibles, il est essentiel de s’appuyer sur une expérience de jeu fiable qui analyse rigoureusement chaque site autorisé par les autorités compétentes. Un cadre légal strict en suisse permet désormais d’accéder à des plateformes performantes, alliant protocoles de sécurité avancés et systèmes de paiements innovants comme les cryptomonnaies.

Cette transparence renforcée est cruciale car les joueurs peuvent mieux comparer les plateformes. Les critères objectifs — licence, sécurité, transactions financières — nous aident à voir l’essentiel en évitant les discours publicitaires. Toute évaluation sérieuse doit commencer par vérifier une autorisation légale.

Vérifier une licence de casino suisse

La licence est le premier filtre à appliquer avant toute inscription. En Suisse, le cadre légal est défini par la loi fédérale sur les jeux d’argent (LJAr), et c’est une autorité officielle qui supervise les opérateurs autorisés.

ESBK (Eidgenössische Spielbankenkommission)

Les casinos suisses sont surveillés par la Commission fédérale des maisons de jeu (CFMJ), en allemand ESBK. Elle délivre les concessions aux établissements physiques suisses, qui peuvent ensuite proposer une extension en ligne légale. La liste des opérateurs autorisés est accessible publiquement sur le site de la CFMJ, ce qui permet à tout joueur de vérifier rapidement si une plateforme figure dans ce registre.

Ce qu’il faut vérifier sur le site du casino

Sur chaque plateforme, plusieurs éléments doivent être présents et vérifiables. Le numéro de licence doit être affiché clairement, souvent en bas de page. Le sceau de régulation doit rediriger vers le site web officiel de l’autorité. Un renvoi direct à la page de contrôle de l’autorité montre la bonne foi de l’exploitant.

Les licences étrangères (MGA, Curaçao ou UKGC) ne sont pas toujours légales en Suisse. Un casino international peut se conformer aux lois de son pays d’origine tout en contournant la loi suisse pour les joueurs.

Standards de sécurité : SSL, données personnelles et équité des jeux

La sécurité technique d’un casino en ligne est aussi importante que sa licence. Un opérateur légal et sérieux investit dans des standards visibles et vérifiables.

Chiffrement SSL

Tous les casinos en ligne respectables utilisent le protocole HTTPS sur toutes leurs pages. Ce SSL protège les données personnelles et financières échangées entre l’utilisateur et la plateforme contre les interceptions. L’absence d’HTTPS est une alerte urgente.

Certifications RNG et RTP

Les jeux doivent utiliser un RNG validé par eCOGRA ou iTech Labs. Il faut clairement afficher le RTP de chaque jeu. Ces accréditations confirment l’authenticité des résultats.

Conformité en matière de données personnelles

Les exploitants respectent les normes suisses et européennes en matière de protection des données. Avant l’inscription, une politique de confidentialité explicite et complète est nécessaire. L’absence ou le flou de ce document est révélateur du niveau de sérieux de la plateforme.

Méthodes de paiement et transparence financière

Avant de déposer de l’argent, il est essentiel de comprendre les options disponibles et les conditions applicables aux retraits.

Méthodes de paiement acceptées

Un casino légal en Suisse doit proposer des options adaptées aux joueurs helvétiques. Les méthodes couramment disponibles sur les plateformes sérieuses incluent :

  • TWINT, très répandu et rapide pour les transactions en CHF
  • PostFinance, fiable et reconnu par les banques suisses
  • Virements bancaires suisses classiques
  • Cartes de crédit et de débit (Visa, Mastercard)
  • Cryptomonnaies, de plus en plus acceptées par les nouveaux opérateurs

Conditions de retrait

Il faut préciser les délais de traitement des retraits, généralement de 24 heures à 5 jours ouvrés selon la méthode choisie. Il faut expliquer les exigences de vérification (KYC) avant le premier retrait, pas les imposer soudainement. Les frais éventuels sur les transactions doivent également être affichés sans ambiguïté. Un opérateur qui cache ces informations dans des pages difficiles à trouver mérite la méfiance.

KYC et vérification des joueurs : pourquoi c’est important

Tout casino en ligne autorisé doit vérifier l’identité des joueurs. Elle vérifie l’âge, respecte les règles anti-blanchiment et sécurise les retraits en s’assurant de la bonne transmission des fonds.

Un KYC bien géré assure la sécurité du joueur et de l’opérateur. Un site qui n’effectue aucune vérification — ou qui la demande uniquement après un gain important — présente un risque réel. À l’inverse, un KYC rigoureux dès l’inscription est un indicateur de sérieux.

Outils de jeu responsable et protection des joueurs

Les sites de jeux en ligne suisses doivent offrir des outils de jeu responsable accessibles et efficaces. Ces dispositifs incluent des restrictions de dépôt et de pertes, des systèmes d’auto-exclusion, et des notifications de durée de jeu pour aider les joueurs à contrôler leur pratique.

Pour les opérateurs autorisés, ces instruments sont obligatoires selon la CFMJ pour l’exploitation. Leur présence et leur accessibilité sont donc un critère de conformité légale.

Signaux d’alerte des plateformes non autorisées ou risquées

Avant toute inscription, un joueur devrait effectuer une vérification de base. Les éléments suivants doivent alerter immédiatement :

  • Absence de numéro de licence affiché ou vérifiable
  • Aucune information claire sur la société exploitant le site (nom, adresse, pays d’enregistrement)
  • Offres de bonus aux montants irréalistes, sans conditions de mise visibles
  • Connexion non sécurisée (absence de HTTPS)
  • Politique de retrait floue ou délais anormalement longs sans explication

Aucun de ces points ne devrait être ignoré. Un casino légal et sérieux n’a pas de raison de cacher ces informations.

Conclusion

Avant de créer un compte, vérifier la licence CFMJ, contrôler le SSL et les certifications de jeu, lire les conditions de retrait, comprendre le processus KYC et s’assurer que les outils de jeu responsable sont disponibles — ces cinq étapes suffisent à réduire considérablement les risques. Les casinos légaux en Suisse offrent un cadre de protection solide, mais la vérification personnelle reste indispensable. Aucune plateforme ne devrait être choisie uniquement sur la base de son marketing.

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Quand le jeu vidéo emprunte au feuilleton : la narration saisonnière comme nouveau langage

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Le cinéma raconte des histoires en deux heures. Les séries les étirent sur plusieurs saisons. Le jeu vidéo, lui, a trouvé une troisième voie. Depuis quelques années, les titres en ligne les plus populaires ne livrent plus leur contenu d’un bloc. Ils le distillent, le renouvellent, le transforment au fil de saisons qui rythment la vie de millions de joueurs. Ce modèle, que l’industrie appelle live-ops, ne se limite pas à une stratégie commerciale. Il redéfinit la manière dont on construit un récit interactif et, par ricochet, la relation entre un joueur et son univers de fiction.

Le parallèle avec la télévision n’est pas anodin. Les showrunners de séries comme Lost ou Breaking Bad avaient déjà compris que le temps long crée de l’attachement. Chaque épisode pose une question, chaque saison referme un arc tout en ouvrant le suivant. Les studios de jeux vidéo ont absorbé cette logique et l’ont poussée plus loin. Dans Fortnite, la carte du jeu se transforme à chaque nouveau chapitre. Des personnages apparaissent, des alliances se forment, des catastrophes virtuelles redessinent le terrain. Le joueur n’est plus spectateur de cette évolution. Il la vit de l’intérieur, en temps réel, avec la certitude que ce qu’il voit aujourd’hui aura disparu demain. Cette urgence narrative, le cinéma ne peut pas la reproduire. La série non plus, pas de cette façon.

Le temps comme matière première

Ce qui rend le modèle saisonnier si puissant dans le jeu vidéo, c’est sa capacité à transformer le temps en ressource narrative. Un film de science-fiction peut évoquer le passage des années par une ellipse. Un jeu live-service, lui, fait vivre ce passage. Destiny 2 a supprimé des planètes entières de son univers d’un patch à l’autre, forçant les joueurs à accepter que certains souvenirs de jeu ne reviendront pas. Ce choix radical, impensable au cinéma où tout reste gravé sur pellicule, confère au médium une qualité presque organique. Le monde du jeu respire. Il vieillit. Il meurt parfois.

Genshin Impact a poussé cette idée avec une élégance particulière. Ses mises à jour, espacées de six semaines, ouvrent progressivement de nouvelles régions inspirées de cultures réelles. Chaque version raconte un fragment d’une mythologie plus vaste, et les événements temporaires y ajoutent des couches de narration que seuls les joueurs présents à ce moment précis peuvent vivre. Pour les amateurs de jeux d’aventure et de mondes ouverts, cette approche saisonnière a transformé le genre. L’exploration ne se fait plus seulement dans l’espace, elle se fait aussi dans le temps. Un joueur qui revient après trois mois d’absence découvre un paysage différent, peuplé de personnages qu’il n’a jamais croisés. Cette sensation de monde vivant, autrefois réservée aux descriptions littéraires les plus ambitieuses, est devenue une réalité ludique.

Le spectacle permanent

Il y a quelque chose de profondément cinématographique dans la façon dont certains jeux orchestrent leurs transitions saisonnières. Les événements de fin de chapitre de Fortnite sont devenus des rendez-vous culturels comparables aux finales de séries télévisées. Des dizaines de millions de joueurs se connectent simultanément pour assister à des séquences scriptées où la carte implose, où le ciel se déchire, où un personnage géant menace l’ensemble du serveur. Ces moments ne sont pas rejouables. Comme un spectacle vivant, ils n’existent qu’une fois, dans l’instant partagé.

Epic Games a compris que le jeu vidéo pouvait emprunter au théâtre cette notion d’événement unique. Et les joueurs y répondent avec une ferveur qui rappelle celle des premières projections publiques. On filme son écran, on commente en direct, on partage l’émotion sur les réseaux. Le live-ops ne produit pas seulement du contenu. Il produit des souvenirs collectifs, exactement comme le ferait un blockbuster lors de sa sortie en salle.

La fatigue du feuilleton sans fin

Mais ce modèle a ses zones d’ombre, et elles ressemblent étrangement à celles que connaît la télévision contemporaine. La multiplication des plateformes de streaming a engendré une lassitude chez les spectateurs, submergés par un catalogue infini de séries à suivre. Le jeu vidéo traverse une crise similaire. Quand Fortnite, Apex Legends, Genshin Impact, Destiny 2 et une dizaine d’autres titres réclament chacun leur quota hebdomadaire d’attention, le divertissement se transforme en obligation.

Les passes de combat, ces systèmes de progression saisonnière qui récompensent la régularité, fonctionnent sur le même principe que les algorithmes de recommandation des plateformes de streaming : maintenir l’engagement à tout prix. Le joueur ne lance plus un titre par envie mais par peur de manquer une récompense exclusive. Ce glissement, du plaisir vers le devoir, pose des questions que le monde du cinéma connaît depuis longtemps. Quand la sérialisation devient industrielle, quand chaque œuvre doit retenir son public plutôt que le satisfaire, la qualité narrative finit souvent par en pâtir.

Un langage encore jeune

Malgré ces écueils, le modèle saisonnier du jeu vidéo reste un territoire d’expérimentation narrative fascinant. Des titres comme Sea of Thieves construisent des récits transmédia où les saisons du jeu dialoguent avec des bandes dessinées et des cinématiques narratives. No Man’s Sky a transformé un lancement désastreux en saga de rédemption grâce à des mises à jour gratuites qui ont littéralement reconstruit le jeu sur plusieurs années. Ces exemples montrent que le live-ops n’est pas condamné à la répétition mercantile. Entre les mains de créateurs ambitieux, il peut devenir un mode de narration à part entière.

Le jeu vidéo n’a pas fini de chercher sa grammaire. Le modèle saisonnier, avec ses contraintes et ses libertés, lui offre un vocabulaire que ni le cinéma ni la littérature ne possèdent : celui du récit qui change pendant qu’on le vit. Pour quiconque s’intéresse à la narration contemporaine, c’est peut-être là que se joue l’un des chapitres les plus stimulants de la fiction en ce début de siècle.

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Pillion : Bad (BDSM) Romance

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Mettre en images une romance gay avec en option le milieu du sadomasochisme et du bondage est un pari très risqué. Il faut à tout prix éviter d’être dans le jugement et surtout contourner toute forme de voyeurisme ou de graveleux. Harry Lighton s’en sort avec les honneurs en se jouant de la plupart des obstacles inhérents à un tel postulat, à une séquence trop crue et trop longue près. Pillion se révèle pourtant aussi touchant et parfois cocasse que son contexte est particulier et réservé à un public averti.

Alors bien sûr, ce film n’est pas à mettre devant tous les yeux, mais il s’en dégage une tendresse certaine, plutôt étonnante et galvanisante. Et si la mise en scène n’a rien de particulièrement remarquable en soi, le traitement apposé à cette relation de soumission et de domination est vraiment empreint de justesse avec même une pointe de nostalgie finale du plus bel effet. Alors quand en plus c’est porté par deux acteurs incroyables qui osent tout en sortant de leur zone de confort, on dit oui !

Synopsis : Colin, un jeune homme introverti, rencontre Ray, le séduisant et charismatique leader d’un club de motards. Ray l’introduit dans sa communauté et fait de lui son soumis.

À l’heure où la série Heated Rivalry cartonne partout dans le monde et rend dingue aussi bien le public gay que ces demoiselles, une œuvre comme Pillion fait figure de matériau à contre-courant. On est ici (très) loin de l’homoérotisme chic cher à la série canadienne, qui a cependant le mérite d’éviter le niais pour normaliser avec brio l’amour entre hommes. Le film qui nous intéresse ici a séduit pas mal de festivals et s’intéresse à un milieu méconnu et ô combien singulier. Il s’agit de celui des bikers gays adeptes de pratiques BDSM, sous-entendu les rapports de domination et soumission avec pratiques sadomasochistes. Tout un programme et un sujet casse-gueule au possible ! Comment ne pas sombrer dans le crapoteux, le graveleux ou le voyeurisme pour rester accessible à un public adulte large, tout en évitant de verser dans le jugement et la stigmatisation ou de faire paraître cette communauté d’une manière injuste ou « exotique » ? Pas simple…

Pour son premier film de cinéma, Harry Lighton se présente donc comme un jeune cinéaste courageux en adaptant l’œuvre éponyme d’Adam Mars-Jones avec sa collaboration. Et il réussit son challenge. Il ne tombe dans aucun de ces travers et parvient à nous offrir un film empreint de tendresse, toujours juste et parfois même très drôle et cocasse. Bien moins aseptisée qu’une version gay de la saga Cinquante nuances de Grey et son sadomasochisme de pacotille, et bien plus accessible que le thriller glauque Cruising (La Chasse) de William Friedkin qui prenait place dans ce milieu, Pillion sait trouver le juste milieu pour être réaliste. Il dresse une peinture honnête et visiblement très documentée de ce microcosme d’hommes virils aux pratiques parfois extrêmes (mais toujours consenties), où le soumis prend plaisir à obéir au dominant sous toutes ses formes.

Alors bien sûr, le film n’est pas à mettre devant tous les yeux. Un public quelque peu fermé risque de crier au loup et d’être tout de même choqué, et il serait peu judicieux que des spectateurs mineurs assistent à la projection d’un tel long-métrage. En cause, notamment la seule séquence de trop qui va excessivement loin sans que ce soit nécessaire : celle du camping qui finit en orgie. Si le début de celle-ci, bucolique, apaisé et presque drôle, apparaît adapté, elle se conclut sur une scène de sexe presque pornographique qui n’a aucune utilité réelle, puisque ce qu’elle montre ou suggère avait déjà été assimilé. Autant la première rencontre des deux personnages et son côté brut était utile pour incarner la nature de leurs rapports futurs, autant celle-ci est gênante et de trop. On pourra aussi reprocher à Pillion une mise en scène classique et peu inspirée qui n’a rien de remarquable, semblable à un vulgaire téléfilm de la BBC (qui produit d’ailleurs). Pourtant, le sujet laissait espérer quelque chose de plus racé visuellement.

On apprécie en revanche la manière dont l’homosexualité est ici présentée via les parents tolérants et aimants du personnage joué par Harry Melling. Ils apportent douceur et quelques notes d’humour bienvenues à ce récit particulier. La relation entre le dominant et le soumis est bien retranscrite et amuse autant qu’elle surprend et interroge. Mais lorsque les sentiments vont s’en mêler, c’est là que Pillion sort la carte de la tendresse et, in fine, d’une pointe très réussie de nostalgie. Au final, le film fut un récit d’apprentissage — certes peu commun — pour le personnage principal. La fin nous file un bourdon presque similaire à celui de Call Me by Your Name, toutes proportions gardées.

Saluons enfin les prestations courageuses d’Harry Melling, qui n’a peur de rien, et d’Alexander Skarsgård, décidément imprévisible, qui jouent énormément dans la réussite du film. Après son apparition dingue dans le faux documentaire sur Charli XCX, The Moment, son incarnation d’un guerrier viking dans le sous-estimé The Northman ou son second rôle dans l’immense série Succession, le comédien sort souvent de sa zone de confort et montre des talents insoupçonnés. Voilà donc une œuvre qui traite d’un sujet particulier avec la distance et l’angle nécessaires, portée par un duo de comédiens investis et téméraires. On pardonnera donc une grosse faute de goût et une réalisation un peu terne. Âmes sensibles, s’abstenir néanmoins.

Bande-annonce – Pillion

Fiche technique – Pillion

Réalisateur : Harry Lighton
Scénariste : Harry Lighton (basé sur le roman Box Hill d’Adam Mars-Jones)
Production : Element Pictures, BBC & BFI
Distribution : Memento Films
Interprétation : Alexander Skarsgard, Harry Melling, Douglas Hodge, Lesley Sharp, …
Genres : Comédie – Romantisme – Érotisme – Psychlogique
Date de sortie : 4 mars 2026
Durée : 1h47
Pays de production : Royaume-Uni

Note des lecteurs0 Note
3.5

Marty Supreme de Josh Safdie : quand la frénésie devient principe

Avec Marty Supreme, Josh Safdie poursuit l’énergie frénétique qui a fait la signature des Safdie, porté par une performance impressionnante de Timothée Chalamet. Virtuose, tendu, saturé de musique et de mouvement, le film impressionne par sa maîtrise formelle. Reste à savoir si cette démonstration spectaculaire parvient à ouvrir une véritable brèche émotionnelle.

Synopsis de Marty Supreme Marty Mauser, un jeune homme animé d’une ambition démesurée, est prêt à tout pour réaliser son rêve et prouver au monde entier que rien ne lui est impossible.

Speed

Au regard du trio de tête de la filmographie des frères Safdie – Mad Love in New York, Good Time et Uncut Gems –, leur mise en scène s’est imposée comme celle de la suffocation. Caméra nerveuse, montage sous tension, urgence permanente : tout révélait une faille. Derrière l’énergie affleurait la vulnérabilité – un manque, une dépendance, une impossibilité d’échapper à soi-même.

Marty Supreme, signé du seul Josh Safdie, conserve ce geste formel. La caméra propulse les corps autant que le récit. Timothée Chalamet, plus frêle que jamais, traverse le film en mouvement perpétuel, dans une course dont l’impulsion demeure parfois mystérieuse. Inspiré librement du joueur de tennis Marty Reisman des années 1950, coutumier de petites arnaques, son personnage vit à flux tendu et entraîne son entourage dans un tourbillon continu. La bande-son, omniprésente et saturée, volontairement anachronique avec ses choix musicaux empruntant aux années 1990, recouvre systématiquement la moindre respiration.

Cette constance relève d’un choix assumé. La mise en scène impressionne par sa maîtrise et sa cohérence avec l’univers de Josh Safdie. Mais contrairement au triumvirat précité, l’intensité de Marty Supreme ne repose sur aucune fissure intérieure. Elle ne dissimule ni ne révèle de seconde couche de vulnérabilité. L’urgence semble s’auto-alimenter, devenant le centre même du dispositif. On peut alors la percevoir comme performative, presque en pilotage automatique.

La prestation de Chalamet n’est pas en cause – au contraire. Elle épouse pleinement cette dynamique et la devance parfois, dans un jeu presque chorégraphique. Le film lui appartient. Mais cette performance, aussi impressionnante soit-elle, laisse peu d’espace à l’émotion. L’ennemi de Marty n’est jamais Marty ; le conflit demeure extérieur.

L’enthousiasme critique salue une jubilation formelle, et cela se comprend. Plus de deux heures sans relâche, sans temps mort. Le film est virtuose, son énergie indéniable.

La virtuosité éblouit, mais ne bouleverse pas.

Cette réserve ne tient ni à une faiblesse d’écriture ni à un défaut de mise en scène. Elle tient à un déplacement assumé. Avec Marty Supreme, Josh Safdie semble privilégier la démonstration à la vulnérabilité. La frénésie n’est plus le symptôme d’une angoisse, mais un moteur autosuffisant. Le spectacle prime sur la faille.

Accepté comme tel, le film demeure une réussite visuelle incontestable, ce que confirment ses nombreuses nominations aux Oscars. Les résultats plus contrastés aux BAFTA suggèrent toutefois qu’entre admiration formelle et véritable adhésion émotionnelle, le consensus n’est peut-être pas absolu.

🎬 Marty Supreme – Bande annonce

🎬 Marty Supreme – Fiche technique

Titre original : Marty Supreme
Réalisateur : Josh Safdie
Scénario : Josh Safdie & Ronald Bronstein
Interprétation : Timothée Chalamet (Marty Mauser), Gwyneth Paltrow (Kay Stone), Odessa A’zion (Rachel), Tyler Okonma (Wally), Géza Röhrig (Béla), Kevin O’Leary, Abel Ferrara, Fran Drescher, Sandra Bernhard…
Photographie : Darius Khondji
Montage : Josh Safdie & Ronald Bronstein
Musique : Daniel Lopatin
Décors : Jack Fisk
Producteurs : Josh Safdie, Ronald Bronstein, Eli Bush, Anthony Katagas, Timothée Chalamet
Maisons de production : Central Pictures, A24, IPR.VC
Distribution (France) : Métropolitan Filmexport
Durée : 150 minutes
Genre : Comédie dramatique / Film sportif / Biopic stylisé
Date de sortie (France) : 18 février 2026
Année : 2025

Note des lecteurs3 Notes
3

Woman and Child : au pays des mensonges

Après le succès critique de Leïla et ses frères à Cannes en 2022, le cinéaste iranien Saeed Roustaee revient avec Woman and Child, un drame social poignant sur le deuil maternel et le patriarcat. Porté par la performance magistrale de Parinaz Izadyar, ce quatrième long-métrage explore les fractures d’une société iranienne tiraillée entre mensonge social et quête de justice. Une œuvre sous contrainte qui, malgré la censure, affirme la puissance d’un cinéma de résistance.

Dès les premières scènes, Woman and Child affiche une certaine retenue, rendant le film moins percutant et moins viscéral que ses prédécesseurs. La condamnation de Roustaee, survenue après les succès de La Loi de Téhéran et de Leïla et ses frères (six mois de prison et cinq ans d’interdiction de tourner, peines finalement levées), a sans doute ralenti son élan artistique. Malgré une censure féroce imposée par le régime islamique, que Jafar Panahi a su contourner dans Un simple accident, le cinéaste a livré une œuvre au-dessus de la moyenne dans une sélection cannoise 2025 particulièrement relevée. Roustaee, en vétéran, tient son rang et continue d’imposer le respect, même si ce quatrième long-métrage apparaît comme une pièce mineure dans une filmographie encore en maturation.

Le film reprend une structure proche de Leïla et ses frères : une présentation progressive des personnages, des enjeux familiaux, avant qu’un événement ne fasse tout basculer. Les conflits intergénérationnels ne sont plus les moteurs du récit, mais restent un point d’accroche initial. Aliyar (interprété par Sinan Mohebi), adolescent rebelle et indomptable, nous entraîne dans son quotidien fait de paris illégaux et de débordements propres à l’adolescence. Électron libre, il bouleverse autant les dynamiques scolaires que domestiques. La vitalité de ces lieux semble dépendre de son agitation. Mais doit-on le juger comme un enfant ou comme un adulte ? Telle est la question posée en filigrane, notamment après une expulsion temporaire.

Cette mise en place, cependant, traîne en longueur. Trop verbeuse par endroits, elle peine à atteindre le cœur émotionnel du film. Ce dernier s’incarne dans le combat désespéré d’une mère épuisée, qui se jette à corps perdu dans une lutte où elle ne trouvera ni répit ni véritable soutien.

Mahnaz, infirmière veuve de 40 ans, souhaite se remarier avec Hamid. Ce point de départ rappelle Life and a Day, premier long-métrage de Roustaee, où Parinaz Izadyar occupait déjà le rôle principal. Ici encore, elle brille dans un rôle tout en nuances. Mahnaz n’est ni une martyre, ni une femme brisée : elle est une femme debout, qui hurle dans sa tête, comme le décrit si bien le cinéaste.

Le mensonge comme fondement social

Dès son ouverture, le film inscrit le mensonge au cœur de son propos. « Le film commence par un plan sur Mahnaz en train de changer de visage. Pourquoi ? Pour plaire davantage à cet homme », explique Roustaee. Cette scène liminaire établit d’emblée la dissimulation comme mode de vie imposé. Lors de la visite de ses futurs beaux-parents, Mahnaz place ses enfants hors de chez elle, à la demande d’Hamid. « Pour lui, elle efface toutes les traces de ses propres enfants. Elle est malheureuse, mais ne le sait pas. »

En Iran, on a de plus en plus tendance à se dire qu’on réglera notre problème plus tard, vite fait, et qu’on verra bien ce que ça donne.

Cette dynamique du mensonge s’étend à l’ensemble de la société iranienne. Le réalisateur affirme qu’il n’est pas le seul à montrer cet aspect. Il s’agit des produits de la société qui font beaucoup de ravages en Iran. À l’hôpital, théâtre principal du film, cette corruption trouve son incarnation : Hamid « vend la vie et les corps des malades », contrairement à Mahnaz qui « est focalisée sur le fait de sauver les patients ». Cette opposition professionnelle préfigure leur conflit personnel. Ce qui est définitivement confirmé dans sa façon d’agir avec Mehri, la sœur de Mahnaz. Il renonce à l’une et l’échange pour l’autre : il continue à faire du commerce.

Tragédie à Téhéran

La tragédie frappe lorsqu’Aliyar meurt après une chute de la fenêtre de son grand-père. Ce drame bouleverse radicalement la structure narrative et fait basculer le film dans une exploration viscérale du deuil maternel. Roustaee ne se contente pas simplement de montrer une femme en deuil : il nous fait assister à sa désintégration progressive. Mahnaz passe d’une professionnelle confiante à une furie inconsolable, avalant des poignées de pilules pour endiguer son chagrin, devenant une terreur pour sa famille.

Le film explore alors la dichotomie entre apparence publique et vérité privée, un thème omniprésent dans la société iranienne (Les Ombres persanes). Le deuil de Mahnaz n’est donc pas qu’une épreuve intime, il devient une bataille contre un système qui refuse de reconnaître sa souffrance et ses droits. « À partir du moment où son fils meurt, elle comprend qu’elle ne peut pas toujours tout faire pour cet homme », analyse Roustaee. Le personnage se retrouve alors face à un choix existentiel : soit elle s’enferme dans le deuil, se retire du monde, et sa vie personnelle est finie, soit elle dépasse ce deuil pour sauver les générations suivantes, à savoir sa sœur, sa fille et son neveu.

Son chagrin, magistralement habité par Parinaz Izadyar, se transforme en rage vengeresse, évoquant une Médée moderne prisonnière d’un système qui la broie. Cette intensité dramatique s’ancre dans la performance exceptionnelle de l’actrice, que Roustaee considère capable d’exprimer un spectre infini de sentiments. Ce qui est le cas.

Le patriarcat et ses complices

Par ailleurs, Woman and Child dépeint avec froideur des rapports de pouvoir dans le mariage, notamment à travers le personnage du fiancé, campé par un Payman Maadi glaçant, incarnation d’une masculinité manipulatrice. Roustaee, fidèle à son esthétique, enferme ses personnages dans des cadres oppressants – travellings en intérieur, jeux de barreaux, reflets, frontières physiques – soulignant la solitude grandissante de Mahnaz, progressivement dépossédée de tout : ses biens, ses souvenirs, et jusqu’à son droit à être mère.

Après le basculement dramatique, le film prend des allures de pamphlet contre le patriarcat. Mahnaz se débat pour obtenir justice, enchaîne les démarches vaines, et affronte une justice structurellement déséquilibrée, qui protège les hommes au détriment des femmes. Sa quête désespérée se heurte à un système qui critique la domination structurelle, la pression sociale et provoque l’effondrement psychologique de celles qui osent le défier.

Mais le propos ne tombe jamais dans le manichéisme. Roustaee pointe également la complicité passive de certaines femmes, intégrées dans ce système patriarcal qu’elles contribuent à maintenir (Les Graines du figuier sauvage). Cette complaisance, ancrée dans les traditions, fait primer l’image et l’honneur familial sur l’équilibre moral ou le bien-être individuel. Le personnage de Mehri incarne cette trahison familiale. Face à ceux qui trouveraient cette histoire invraisemblable, Roustaee rappelle que Mehri et Mahnaz sont inspirées de ses propres cousines. Elles portent les mêmes prénoms et ont vécu la même histoire. Le cinéaste a censuré les faits les plus laids afin de rendre son histoire plus cinématographique.

Les décisions apparemment « folles » de Mahnaz résultent en réalité d’une société qui l’écrase constamment, la privant même du droit d’être reconnue comme mère. Les figures masculines, quant à elles, restent dans la droite lignée de celles des films précédents : lâches, silencieuses, fuyantes. Même à 40 ans, veuve et professionnelle accomplie, Mahnaz ne peut décider seule de son remariage – les négociations doivent passer par les familles, conformément aux traditions qui perpétuent cette domination structurelle.

L’éloquence du silence

Paradoxalement pour un cinéaste aux « films très bavards », Roustaee accorde une importance cruciale aux moments de silence. « Parce que j’écris beaucoup de dialogues, j’ai besoin de produire des respirations, en passant par un jeu de regard, notamment en fin de séquence. » Le film devait d’ailleurs initialement s’appeler Les Regards, titre qui révèle l’importance de cette dimension visuelle.

Inspiré par Constantin Stanislavski qui partait avec ses acteurs dans la rue et observait les passants pour trouver de nouvelles histoires, Roustaee a cherché des artistes dont le visage raconte quelque chose. Cette quête trouve son aboutissement dans le visage de Parinaz Izadyar, comparé dans certaines critiques à celui de Renée Falconetti dans La Passion de Jeanne d’Arc de Dreyer. Le cinéaste confirme cette dimension tragique : son visage devient un masque expressif capable de porter le poids du deuil maternel et de la rage vengeresse.

Et pour ce film, Roustaee a dû composer avec la censure iranienne, notamment concernant le port du voile. Malgré ces contraintes, il affirme avoir réalisé un film de résistance sociale plutôt qu’un film de propagande. Cette tension entre création artistique et surveillance étatique explique peut-être la retenue formelle du film, qui oscille entre réalisme social et mélodrame intense.

On peut estimer que la seconde moitié dérive vers le territoire du soap opera avec des rebondissements qui nécessitent une certaine suspension d’incrédulité. Toutefois, cette approche mélodramatique amplifie l’exploration des différents états de deuil que traverse Mahnaz avant qu’elle ne décide de prendre les choses en main, questionnant sa propre responsabilité dans la mort de son fils et cherchant désespérément quelqu’un à blâmer.

La brèche dans le silence

Le film s’achève sur une scène d’une justesse bouleversante. Sans un mot, par un simple échange de regards, une forme de dialogue intérieur se tisse entre les protagonistes. Ce moment de grâce symbolise le chemin accompli par Mahnaz. Ce dénouement ouvre enfin une brèche dans le silence – un espoir ténu, mais réel. Et de ce geste, naît un ultime plan, où l’amour et le pardon se rejoignent dans une même image, donnant ainsi tout son sens au film. C’est sobre, maîtrisé et profondément émouvant.

Woman and Child demeure un portrait puissant d’une femme confrontée au patriarcat iranien, même si ses ambitions et la radicalité de son propos paraissent bridées par les circonstances de sa production. Le film confirme néanmoins Saeed Roustaee comme un cinéaste majeur du cinéma iranien contemporain, capable d’explorer avec finesse les fractures sociales de son pays tout en préservant une dimension universelle sur le deuil, la maternité et la lutte pour la dignité. Un cinéaste qui, malgré la censure et les pressions, continue de faire des films personnels, fidèle à une vision où le visage et le regard portent autant de vérité que les mots.

Woman and Child – bande-annonce

Woman and Child – fiche technique

Titre original : زن و بچه
Réalisation : Saeed Roustaee
Scénario : Saeed Roustaee
Consultation à l’écriture : Azad Jafarian
Interprètes : Parinaz Izadyar, Payman Maadi, Soha Niasti, Maziar Seyedi, Fereshteh Sadr Orafaee, Hassan Pourshirazi, Sinan Mohebi, Arshida Dorostkar, Sahar Goldoost
Photographie : Adib Sobhani
Décors : Mohsen Nasrollahi
Costumes : Shideh Mahmoodzadeh
Montage : Bahram Dehghani
Musique : Ramin Kousha
Son : Rashid Daneshmand
Conception sonore : Amir Hossein Ghasemi
Effets spéciaux : Tahmineh Azkari
Producteur exécutif : Soheil Larijani
Sociétés de production : Iris Film, Goodfellas
Pays de production : Iran
Société de distribution France : Diaphana Distribution
Durée : 2h11
Genre : Drame
Date de sortie : 25 février 2026

Woman and Child : au pays des mensonges
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3.5

La Spirale : infernale

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Cet album a été inspiré à l’Anglais Neil Bousfield par son expérience dans un atelier d’impression et de menuiserie où il gérait le travail de jeunes en situation d’échec social. Il travaillait pour un organisme social qui prenait ces jeunes en charge pour leur redonner confiance, leur faire prendre conscience qu’un avenir plus attrayant pouvait émerger. L’auteur vient de l’animation et il propose ici quelque chose qui s’en inspire, à savoir un roman graphique sans paroles, confectionné avec une suite de gravures sur bois.

Autant dire que ce qui retient initialement l’attention, c’est le rendu général qui dénote une personnalité étonnante. On remarque un noir et blanc digne des meilleures œuvres de graveurs qui ont marqué l’histoire de l’art (Albrecht Dürer et Frans Masereel par exemple). Masereel est d’ailleurs considéré par beaucoup comme l’inventeur du roman graphique, avec ses histoires constituées exactement comme ici avec une succession de gravures sans texte. Petit rappel au passage, l’éditeur Martin de Halleux propose la collection « 25 images » qui permet à des artistes d’aujourd’hui de rendre hommage à leur façon à cette technique de narration dont un maître actuel est le Suisse Thomas Ott, même s’il utilise la technique de la carte à gratter.

Une vie de travail

Ici, Bousfield s’inspire fortement des personnes qu’il a pu côtoyer lors de son expérience dans l’atelier en question, ainsi que de ses observations générales du milieu ouvrier en Angleterre. Il centre son histoire autour d’une famille. Le père travaille chez « Pack it & Wrap it » (emballez-le et enveloppez-le). On le voit dans un atelier où ils sont plusieurs douzaines, alignés le long de tables, à s’activer de façon répétitive. Jamais rien pour rompre cette monotonie qui dure toute la journée. Alors, forcément, quand il rentre à la maison, il ne songe qu’à s’effondrer sur le canapé pour regarder un programme sans intérêt à la TV. La mère est femme de ménage au même endroit. Et ils ont deux enfants, des garçons, qui vont à l’école et se chamaillent comme tous les garçons.

Le désespoir

L’auteur enfonce le clou avec une vision fantasmée du père. Un soir, lorsqu’il rentre chez lui, il observe au-dessus du porche de l’immeuble où il habite, l’inscription « No hope house » tristement révélatrice. Les conséquences ne tardent pas à se faire sentir. L’un comme l’autre commence à boire au bistrot du coin et ils se chamaillent. La violence entraine de la casse à la maison. Bien évidemment ils ne sont pas les seuls à ressentir ce malaise, puisqu’il y a aussi des bagarres à l’usine. Ce malaise finit par devenir insupportable. Raison pour laquelle l’homme va se laisser entrainer dans un mauvais coup. Bien évidemment, cela finira mal…

Le constat social

Ce que l’auteur montre, c’est combien il est difficile de sortir d’un tel milieu social qui n’est pas seulement défavorisé comme on dit. La sensation de fatalité de l’échec et d’impossibilité de s’en sortir parce que tout s’accumule encore et toujours, des factures en passant par les coups durs. Tout cela s’imprime dans les cerveaux pour conditionner les individus. Alors, même si ici il n’est pas question de désigner des responsabilités, l’auteur fait quand même œuvre sociale et il n’est pas difficile d’interpréter : le capitalisme est à l’origine du travail à la chaine et de l’abrutissement par la répétition des gestes. Ce que l’auteur montre, c’est la difficulté de sortir d’une telle situation qui est une sorte d’enfermement. On observe bien le slogan « Work hard » sur une affiche dans l’école, injonction censée inciter les élèves à travailler dur pour se construire un avenir satisfaisant. Mais il faut voir que la façon de vivre à la maison conditionne beaucoup de choses. Avec des parents toujours fatigués et sous tension, les enfants ne trouvent pas l’ambiance idéale pour apprendre et se dépasser. Ainsi, la génération suivante semble promise au même destin que celui des parents. Pour eux, tout dépendra des hasards de la vie, des bonnes ou des mauvaises rencontres, de quelques opportunités et de leurs réactions face à tout ce qui se présentera. L’auteur montre que le destin peut basculer sur de petits rien et que le positif reste malgré tout possible.

Sublimation par l’art

En 200 gravures, l’auteur fait donc sentir beaucoup de choses et rappelle qu’une bonne histoire peut se passer de mots, si tant est que l’artiste qui la conçoit se montre capable de trouver les situations qui marquent l’œil et l’esprit. Ici, on note d’emblée les attitudes et visages mornes, fatigués et stressés qui les rendent assez moches. Les mots s’avèrent inutiles pour faire ressentir l’ambiance sociale qui va de l’usine à l’habitation en passant par la rue et le bar. Les cadrages et attitudes en disent long. En complément, deux pages de texte permettent à l’auteur d’expliquer son parcours et ses intentions. Tout cela confirme et précise ce qu’on sent en parcourant l’album plusieurs fois. Enfin, le choix de la gravure sur bois met bien en valeur les intentions de l’artiste, avec un noir et blanc de toute beauté qui contraste magnifiquement avec la pénibilité des situations représentées.

La Spirale, Neil Bousfield
Ici-bas : sorti le 26 mai 2022
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3.5

Karl, un androïde au comportement étrange

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Dans un futur relativement proche, Charles Brooks PDG de la Crown-Bank meurt dans un accident de voiture qui survient sur une route déserte en pleine forêt. Pour l’enterrement, Magda sa fille fait le déplacement alors qu’elle n’avait pas vu son père depuis 10 ans. Elle va de surprise en surprise…

Rapidement, Magda doit se rendre à l’évidence, elle ne pourra pas se contenter de régler les affaires de son père pour retourner à sa vie. Il se trouve que lors de l’accident qui lui a coûté la vie, Charles Brooks n’était pas au volant. Il se faisait conduire par Karl, son androïde (ou robot), dernière génération de Life companion (sic) commercialisé par la Randall Company. Magda l’a découvert dans la maison de son père, sans savoir quoi en faire. C’est en accueillant Lars Olsen, un expert en cybernétique qui vient la visiter, qu’elle prend conscience de l’importance de l’androïde dans la vie de son père. Elle se rappelle qu’il lui en avait parlé, au moins une des rares fois qu’elle l’avait eu au téléphone. Magda considérait que son père s’intéressait davantage aux objets qu’aux personnes, ce pourquoi elle avait quasiment coupé les ponts. On observe ainsi dans la maison une sculpture qui ressemble fortement à un Brancusi. Quant à Karl, en veille, il patiente enveloppé dans une housse. La visite de Lars Olsen marque la préparation d’un procès que la Crown-Bank intente contre la Randall Company, avec l’intention de la rendre responsable de la mort de Charles Brooks. Pour Magda, c’est une histoire de gros sous qui l’indiffère.

Karl et ses initiatives

Cet album a le mérite de nous faire réfléchir sur les conséquences que pourraient entrainer les progrès réalisés sur l’Intelligences Artificielles (IA). Ici, on observe le comportement de Karl qui interpelle quasiment d’emblée. En principe, il ne réagit que lorsqu’on lui fait une demande en l’appellant Karl, un peu à la manière du génie de la lampe d’Aladdin (ou de l’application google home). Mais on sait qu’une IA est conçue pour assimiler des connaissances par l’expérience. Dans ces conditions, le doute s’installe facilement et Cyril Bonin en joue très habilement. La première observation douteuse, c’est que Karl manifeste des initiatives, d’abord quasi anodines, puis de plus en plus étonnantes. Ensuite, il émet des raisonnements à caractère philosophique qui s’avèrent d’un grand intérêt. Peut-on raisonnablement attendre d’un androïde qu’il émette des réflexions sur la nature du temps ? A moins qu’il ne fasse que régurgiter un discours trouvé dans ce qu’il a pu assimiler ? Ici, Karl va jusqu’à s’interroger sur ce que serait le temps si toute matière venait à disparaître. En d’autres termes, il se demande si le temps aurait encore une raison d’être si plus rien ne se passait ? Le temps ne serait-il pas plutôt une invention humaine pour évaluer les changements, sachant que la vie est constituée d’évolutions permanentes ? On en vient à se demander si par hasard, Karl ne serait pas parvenu à la conscience. C’est d’ailleurs l’occasion de se demander ce qu’est exactement la conscience. Quand Karl avoue qu’il se demande depuis un certain temps si justement il n’y serait pas parvenu, on se demande jusqu’où le scénario va nous emmener. Plus sérieusement, on se demande jusqu’à quel point de suspicion il faut aller pour confondre un tel raisonnement. Car enfin, peut-on concevoir qu’une machine parvienne à la conscience ? Ceci dit, Stanley Kubrick posait déjà la question dans son film (adaptation du roman éponyme d’Arthur C. Clarke) 2001, l’odyssée de l’espace (1968) avec le super-ordinateur Hal prenant le contrôle d’une mission spatiale. Les artistes ont donc réfléchi à la relation entre les humains et les machines qu’ils conçoivent. Ainsi, alors que les robots n’appartenaient encore qu’à la Science-Fiction, l’écrivain Isaac Asimov énonçait les trois lois de la robotique dans sa nouvelle Cercle vicieux (1942), puis dans le cycle Fondation. La première loi suffira ici « Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger. » En effet, on observe que Karl l’enfreint au moment de l’accident mortel de son propriétaire. Souffrirait-il d’un défaut de fabrication ou d’un dysfonctionnement ?

Multiplicité des questionnements

Cyril Bonin part d’une situation simple qui lui permet de montrer tout ce qu’elle peut entraîner. Et si le questionnement se fait subtil, avec des notions qui dépassent largement ce qu’on serait en droit d’attendre d’une BD, le dessinateur-scénariste-coloriste se montre suffisamment à l’aise avec un medium dont il connaît parfaitement les codes, pour captiver. Certes, seul le personnage de Magda est développé. Mais son face-à-face avec Karl suffit largement à alimenter l’histoire. On note au passage le lien qui se noue finalement entre une personne et un androïde. Comme quoi le besoin humain d’écoute, de dialogue et de compréhension peut, en toute connaissance de cause trouver une certaine satisfaction de cette façon. Voilà qui donne à réfléchir. Quant au style du dessinateur, il trouve ici un sujet pour s’exprimer pleinement, avec l’utilisation parfaitement adapté des couleurs automnales, notamment pour les décors naturels. On arrive néanmoins à la conclusion que Cyril Bonin pousse un peu loin les capacités de Karl, comme s’il cherchait à bousculer nos certitudes : ce qui n’est pas crédible aujourd’hui ne le sera-t-il pas demain ?

Karl, Cyril Bonin
Éditions Sarbacane : sorti le 4 février 2026
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3.5