Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.
Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.
Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.
Mannequin, photographe de mode, artiste surréaliste et correspondante de guerre : le parcours de Lee Miller est aussi fascinant que les images qu’elle a créées. Pour la première fois, cette figure emblématique du XXe siècle prend vie à l’écran dans une fiction réalisée par Ellen Kuras, avec Kate Winslet, intense et charismatique, dans le rôle principal. Le film offre une porte d’entrée sur l’univers riche et complexe de Miller, tout en interrogeant la place des femmes dans les conflits armés et l’impact des traumatismes sur la création artistique.
Le Parrain III marque la fin d'une ère pour la famille Corleone. Avec une mise en scène magistrale, Coppola nous plonge dans les derniers tourments de Michael, tiraillé entre le besoin de rédemption et le poids de son héritage criminel.
Avec cette suite, Coppola poursuit la métaphore religieuse du système capitaliste américain : le père, le fils, le saint-esprit s'incarnent dans la saga des Corleone. Analyse de ce passionnant parallèle.
Là où le poliziesco flirtait avec le genre cousin du « film-dossier » politique (dont le maître est incontestablement Francesco Rosi avec L'affaire Mattéi ou Salvatore Giuliano), Adagio tire précisément vers le film d'auteur mélancolique et désabusé – son compère Sorrentino une fois de plus- comme si parler de la société italienne ne donnait plus vraiment lieu à la scénographie des collusions et corruptions d'une politique viciée mais tentait de gérer la catastrophe et ses conséquences dans une société de toute façon viciée et épuisée. Avec au loin dans la profondeur de champ que dessine le cadre nocturne, non pas l'espoir mais l'incendie pour seul horizon.
Vingt-quatre ans après l'original, "Gladiator II", de Ridley Scott, reprend les enjeux de pouvoir. Maximus est mort mais son héritage demeure dans l'arène. Avec un scénario de David Scarpa, ce film offre des scènes d'action spectaculaires et un nouveau héros charismatique incarné par Paul Mescal.
La Grande Menace : un film catastrophe atypique, mêlant suspense, fantastique et une réflexion sombre sur les dérives de l’humanité. Audacieux, captivant, inoubliable.
La Grande Menace : un film catastrophe atypique, mêlant suspense, fantastique et une réflexion sombre sur les dérives de l’humanité. Audacieux, captivant, inoubliable.
La Grande Menace : un film catastrophe atypique, mêlant suspense, fantastique et une réflexion sombre sur les dérives de l’humanité. Audacieux, captivant, inoubliable.
La Grande Menace : un film catastrophe atypique, mêlant suspense, fantastique et une réflexion sombre sur les dérives de l’humanité. Audacieux, captivant, inoubliable.
Il n'y a sans doute qu'une petite élite de cinéphiles capable de comprendre ce que représente "Justice sauvage" dans l'histoire du cinéma. Ce que Michel-Ange a fait pour la peinture et Beethoven pour la musique, le film de John Flynn l'a fait pour le "vigilante flick" qui tire entre les deux yeux et tape dans les valseuses des sauvageons qui bavent leur dernier souffle devant la porte fermée du paradis. "Do you feel lucky, punk ?", demandait ce bon vieux Harry Calahan. Steven Seagal, lui, ne s'embarrasse même plus de la question. Bienvenue dans les années 90, celles qui portent le catogan, le béret de Stallone dans Demolition Man, et chantent la mélodie des os brisés.
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.