Critiques films

Hope : Korean Rollercoaster!

Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

L’Île des souvenirs : jamais deux sans toi

Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.

Les filles du Docteur March de Greta Gerwig : une grande cinéaste est en marche

Même en n’ayant pas vu les autres adaptations de ce classique, on peut craindre la naphtaline et les petites maisons dans la prairie, rien qu’avec avec ce titre : Les Filles du Docteur March. Pourtant, la cinéaste américaine Greta Gerwig réussit la gageure de réaliser un film étonnamment moderne, en plus d’être beau.

Le lac aux oies sauvages, de Diao Yinan : un polar et quelques signes

Dans le ventre de la Chine, des paysages de ruelles crasseuses, d'arrière salles où une superbe photo matérialise une dépression collective, la poésie, fille de l’abstraction, perle à travers une fine couche de nuages. La rencontre dans une gare des deux protagonistes, un soir de pluie, donne le ton d'un récit structurellement dépaysant, bien que nourri de polars occidentaux: Diao Yinan est lui aussi hanté d'obsessions, d'images et de gestes des films des années 40 et 50 qui nourrissent ce Lac aux oies sauvages d'atmosphères étalant sa mise en scène dans de grandes nappes aussi contemplatives qu'envoûtantes.

Play d’Anthony Marciano : l’amour des souvenirs

Avec son dernier film Play, co-écrit avec Max Boublil, Anthony Marciano nous invite, dans un kaléidoscope d’images qui sent bon la nostalgie, à faire un retour vers le passé et nous offrir une comédie romantique qui effleure avec passion le temps qui passe et les effluves libertaires de la jeunesse. 

Nina Wu de Midi Z : un voyage intérieur complexe dans la tête d’une actrice traumatisée

Le #MeToo est toujours d'actualité. Nina Wu, qui n'est pas un produit hollywoodien, mais un film du réalisateur taïwanais Midi Z, avec comme scénariste et actrice principale, la remarquable Wu Ke-Xi, en est la preuve, en Asie. Ce long-métrage, en compétition dans la sélection Un certain regard, lors du Festival de Cannes 2019, sort en France, le 8 janvier 2020.

The Lighthouse, de Robert Eggers : Impressionnant récit de folie en eaux troubles

L’américain Robert Eggers a encore frappé avec son nouveau film The Lighthouse, encore plus radical et plus beau que son précédent et premier film, The Witch. Cinéaste brillant, il est l’homme sur qui il faudra compter pour redynamiser un genre, le film d’horreur, en train de ronronner en mode pilotage automatique.

La Vérité de Kore-eda Hirokazu : une affaire de famille

Kore-eda Hirokazu délocalise son regard et son cinéma en France avec La Vérité, son quatorzième long-métrage. Un résultat décevant pour une œuvre amorphe très en dessous de l’œuvre globale de ce cinéaste de renom.

Notre Dame de Valérie Donzelli ou comment « être soi-même » loin des clichés

Donzelli est une fantasque parmi les fantasques, type de réalisateur assez rare, notamment en France, pour être revendiqué ici. On peut lui associer notamment une Sophie Fillières et ses films comme Arrête ou je continue. C'est d'ailleurs un peu le leitmotiv de Notre Dame, une sorte de pépite burlesque où chacun continue plus loin que l'autre tant qu'aucun n'a bien déterminé son périmètre identitaire. Retour sur ce film sorti en salles le 18 décembre 2019.

Les Deux Papes, de Fernando Meirelles : faire tomber les murs

La papauté attire les cinéastes ces dernières années. Après Nanni Moretti, Paolo Sorrentino ou Wim Wenders, c'est au tour de Fernando Meirelles, le réalisateur brésilien devenu célèbre avec La Cité de Dieu, d'entrer sous les ors du Vatican. Au programme : la confrontation entre deux papes (Benoît XVI et le futur pape François), deux visions du monde, mais aussi deux hommes avec leurs souffrances et leurs peurs.

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Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.

Les Naufragés du Lavalette : légende marine

« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ? - Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »

« Le Fantôme de l’opéra » : horreur en musique

Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.

« Géographie du rap » : musique périphérique

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« Le Parfum des feuilles de thé » : reprendre racine

Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.