strange-days-kathryn-bigelow-ralph-fiennes-billet-film
Dans Strange Days, Kathryn Bigelow n'anticipait pas seulement l'affaire Georges Floyd, mais le support de diffusion qui allait conduire à l'embrasement général. C’est parce que le meurtre de Georges Floyd se ressent « comme un film » qu’il est aussi insoutenable, et c'est parce qu'il traduit un point de vue qu'il peut se rapporter à un film. Le chemin vers l’empathie n’est pas jalonné de postures ou de discours creux : il doit être brutal et douloureux pour ne plus laisser le choix à ceux qui l’empruntent. La violence de l'expérience, tel est le prix à payer pour connecter avec la réalité de l'image celui ou celle qui la regarde.
baby-gril-the-subtance-film
Représentation des femmes de 50-60 ans dans le cinéma : entre clichés et nouvelles injonctions" Alors que des films comme The Substance et Baby Girl tentent de redéfinir les rôles féminins pour les actrices de 50-60 ans, ils révèlent aussi de nouvelles formes de réification. Ces œuvres, signées par des réalisatrices, interrogent l’émancipation féminine tout en recyclant des clichés patriarcaux à travers des figures pseudo-subversives. Une réflexion critique sur les contradictions du cinéma contemporain.
La saison 4 de The Morning Show s'annonce comme l'apogée du chaos contrôlé. Face à de nouvelles menaces qui fissurent l'empire UBA, Cory Ellison, en stratège stoïque et charismatique, doit réinventer ses manœuvres. Le personnage de Billy Crudup, plus hypnotique que jamais, incarne cette question cruciale : comment préserver sa loyauté et son intégrité quand le monde exige la froideur du shark ? La série dépasse le drame industriel pour devenir une réflexion vertigineuse sur l'éthique en temps de crise.
Des voix se lèvent, s'élèvent pour dire "stop", pour dire que nous ne voulons plus de ce monde-là. A l'image du "on se lève et on se casse" de Despentes, on veut que ces voix portent et ne soient plus isolées, meurtries, détruites. On veut du "love gaze" partout, pas d'oppositions trop faciles, de violence, de pièges à la Polanski. On ne veut pas désigner des monstres, on veut une société qui se regarde en face. On ne vous donnera pas notre haine, mais on ne va pas se taire.
gerard-depardieu-film-robuste
Nous prenons la parole aujourd’hui pour interroger la vindicte dont fait l’objet un homme. Nous ne sommes pas juristes, ni victimes, ni techniciens de plateau, ni producteurs, ni amis ou ennemis de Depardieu. Ou plutôt nous sommes tout cela. Co- actifs et responsables. Nous sommes au milieu de l’opinion publique qui le met à mort symboliquement et nous nous interrogeons.